Je vais faire quelque chose que je ne devrais absolument pas faire ! Un bonus à la toute fin !
Bon. Le début n'est pas très joyeux, je pense que vous vous en doutez. Et en plus, je finis le côté avec Bilbo pas vraiment comme il se doit. J'ai de quoi me faire haïr pour des siècles !
Il doit rester des fautes incommensurables ! Mes excuses. Je n'ai vraiment pas eu le temps de le relire dans les formes, vérifier mot par mot si tout était juste. Ce n'est pas aujourd'hui que vous aurez un chapitre tout brillant sans faute ! J'ai une béta-lectrice ! Mais voyez-vous, elle est en vacances dans un coin perdu où il n'y a pas internet. Et avec ses partiels à la rentrée, je n'ai vraiment pas le cœur à vous faire attendre encore trois mois alors que ce chapitre est finit et que la quatrième se construit un petit peu.
Au cas où, sachez que je ne suis pas contre une de vos corrections, si vous vous proposez. Et non, ma Béta ne sera pas du tout vexée ! (Je la noie sous mes chapitres de Legend of Zelda, vous savez !)
Pour le moment, je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre Trois
« Rien ne peut compenser une seule larme d'un seul enfant. » Fiodor Dosteïvski
Si ses deux protégés avaient pu s'endormir pour quelques heures bienfaisantes, Bilbo lui, n'arrivait pas à fermer l'œil. La pièce était bien insonorisée pourtant : il n'entendait rien qui pouvait provenir de l'extérieur. Aucune conversation entre les malfrats atteignait ses oreilles, il n'entendait même pas lorsque l'un d'eux venait apporter leur maigre repas de la journée.
S'endormir –même pour une heure ou deux- lui était totalement impossible. Le maître de ce jeu macabre attendait surement une somnolence profonde pour lui retirer Fíli et Kíli de sa surveillance ! Si Bilbo s'était retrouvé seul dans cette situation, il se serrait rebellé ! Mais les enfants étaient présents, deux proies faciles qui l'obligeaient à courber l'échine. Et cet homme l'avait bien comprit.
L'adulte caressa tendrement le dos de Fíli lorsque celui-ci toussa un peu contre sa poitrine. Bilbo fit de son mieux pour le garder au plus proche de son corps : l'air se rafraîchissait au fil des jours. Et ce n'était pas avec la petite couche de vêtement qu'ils avaient sur le dos qu'ils pouvaient rester au chaud ! Bilbo avait demandé une couverture (même trouée !) pour les enfants : tout le monde lui avait rit au nez.
Au bout du compte, la sécurité et la santé des enfants importaient peu aux kidnappeurs. Tous ce qui les intéressaient, c'était le fric ainsi que le retrait des protections informatisées dans les banques et une prison d'une renommée macabre au Mordor protections créées et mises en place par la société Oakenshield. Et le jeune homme se demandait encore pourquoi ainsi que comment, des gens pouvaient faire autant de mal à des enfants ! Trois êtres innocents ! L'un d'eux avaient pu être libéré mais il en restait toujours deux. Eux qui n'avaient rien demandé et avaient suffisamment subi en étant plus jeune.
Fíli gigota un peu. Il poussa sur ses jambes, pour se coller un peu plus à son protecteur. Il porta un bras sur son frère, pendant que son front se posait contre la gorge de Bilbo. La chaleur soudaine le détendit, mais la peur qu'il n'arriva pas à taire depuis l'évènement, ne fit qu'augmenter. Ce qu'il redoutait le plus arriva : Fíli était malade. Kíli se trouvait surement dans le même état !
La gorge et son estomac se serrèrent violemment.
Il berça ses petits garçons un long moment, durant des heures. Ses mains tremblaient contre leurs petits corps. Il devait convaincre l'homme responsable de cette situation, de lui fournir des médicaments adaptés (autant pour les symptômes que pour leur âge !). Le meneur n'avait négocié un bon million de pièce d'or pour chaque enfant pour assurer leur sécurité, pas leur santé … Aucun de ces hommes ne leur ferait du mal. La sécurité passait surement aussi dans l'habitat où ils étaient contraints de vivre ?
Bilbo ne savait vraiment plus !
- Me sens pas bien Bilbo … déclara une voix pâteuse enrouée
L'adulte embrassa le front du petit blond. Il se retient de grimaçait avec la haute température que ses lèvres percevaient.
- Je sais Fíli…
- On rentre quand ?
- Je ne sais pas.
L'étudiant remonta Fíli dans ses bras, le callant un peu mieux contre son corps un peu engourdie.
- Fíli, tu veux bien être un grand garçon ?
Un faible hochement de tête lui donna une réponse muette.
- Tu as besoin de médicaments pour aller mieux. Il faut de je convaincs l'un des méchants messieurs pour en avoir. Je vais devoir dire de gros-gros mensonges.
- Mentir ce n'est pas bien !
- C'est vrai. Mais si je ne mens pas, tu iras de plus en plus mal. Et Kíli aussi, pourrait tomber malade…
Le petit blond hocha un peu la tête, ses lèvres mordillées.
- Fíli. Ils vont surement m'obliger à sortir.
- Non !
- Fíli …
- Ils vont nous faire du mal !
- Ils ne le feront pas. J'ai les arguments qui les dissuaderont.
- Tu reviendras ?
- Je reviendrai, je t'en fais la promesse.
- Je veillerai sur Kíli !
Bilbo sourit et embrassa le front de l'enfant une nouvelle fois.
- Tu es courageux et un bon grand-frère.
- Maman me le disait aussi. On n'ira pas la rejoindre, pas vrai ? On est trop jeune !
- Nous avons encore plein de chose à découvrir avant de rejoindre ta maman.
Fíli, satisfait de sa réponse, frotta sa joue sur l'épaule de Bilbo. Bien que le toucher soit désagréable, il passa bon nombre de fois sa petite main dans les cheveux de Kíli pour les démêler. Sa voix toute râpeuse résonna une nouvelle fois dans la pièce de longues minutes plus tard :
- Maman aimait nos cheveux, tu sais ?
- Elle vous aimait plus que tout.
- J'aimerai la revoir. Je n'ai pas eut le temps de lui dire que je l'aimais. Kíli non plus.
Bilbo lui baisa le front et l'obligea à relever sa tête. Le jeune homme retint un frisson en voyant les yeux entièrement rougis : La couleur bleue des pupilles de l'enfant ressortait à peine.
- Il y a une chose qu'une mère sait toujours, Fíli.
- C'est quoi ?
- Que ses enfants l'aiment.
Le petit blond se permis un sourire. Il se recala dans les bras de son aîné. Même s'il se retenait, Fíli finit par tousser, de plus en plus fort. Lorsque la toux sèche devint grasse et que les traits de l'enfant furent tous tendus par la douleur, Bilbo ne pouvait plus rester là assis sans rien faire ! Il plaça les deux enfants contre le mur, réveillant Kíli par ses mouvements saccadés.
- Je suis désolé Kíli… murmura-t-il en retirant son gilet pour recouvrir les plus jeunes, Mais il faut que je vois le chef pour qu'il aide ton frère.
- T'en va pas !
- Je reviens le plus vite possible. Je l'ai promis à Fíli, et je te le promets.
Bilbo embrassa le front du cadet, soupira de soulagement en ne sentant aucune fièvre. Il baisa la tempe de l'aîné, le couvrant un peu plus avec son gilet. L'adulte commençait à ressentir le froid de la pièce, il regrettait de s'être débarrasser de son pull pour rester qu'en simple t-shirt. Il se réchauffa un peu en se disant que les enfants iraient peut-être un peu mieux.
C'est avec un pincement au cœur qu'il regarda Kíli s'accrocher désespérément à un Fíli fiévreux. Bilbo reviendrait, il leur en avait fait la promesse…
Il commença à tambouriner à la porte. Cette pièce était insonorisée. Certes. Mais essayer ne coutait rien ! Au moins pour avoir l'espoir que l'état de Fíli ne s'aggraverait pas. Il ne pouvait pas non plus prendre le risque qu'il contamine son frère. Joignant les coups de poings et de genoux dans la porte, il se mit à jurer dans toutes les langues qu'il maîtrisait ainsi qu'à appeler quelqu'un pour qu'on lui ouvre et qu'il s'en tienne une discussion.
- Je veux m'entretenir avec votre chef ! MAINTENANT !
L'adulte se retint de justesse lorsqu'il s'apprêtait à administrer un nouveau coup. La poignet s'était abaissée et la porte s'ouvrait sur un homme cagoulé –pour ne pas changer.
- Je. Veux. Voir. Votre. Chef. Maintenant ! dit-il en articulant tous ces mots avec force
L'homme face à lui paru un instant surprit. C'est que lorsqu'il percevait la toux brusque des enfants, qu'il agrippa le bras de l'étudiant pour l'attirait vers lui. Il referma la porte d'un geste brusque, recevant un petit cri de frayeur de la part de Kíli.
Bilbo fut sans ménagement trainait dans divers couloir. Il trébuchait sans arrêt, absolument pas habitué à mettre tant de vitesse pour marcher. Celui qui le guidait finit par le lâcher brusquement, en le jetant sur un bureau. Son front se cogna au bois, la douleur vrilla ses sens, mais pas suffisamment pour qu'il sombre dans l'inconscience totale.
- Il a réussit à s'échap- …
- Non Monsieur. Il voulait juste s'entretenir avec vous.
- Vraiment ?
Le chef de cette organisation contourna son meuble de travail pour s'approcher de Bilbo : il tentait de se remettre de son choc.
- Je vous écoute Monsieur Baggins. Faites vite, je n'ai pas la journée.
Ceci dit, il lui attrapa une poignée de cheveux et lui tira la tête, l'obligeant à se relever. Une fois qu'il fut sur ses deux jambes, il plaqua son dos sur le bord du bureau
- Les enfants sont malades. Leur température est trop élevée pour leur âge !
- Qu'est-ce que ça doit me faire ?
- Vous saviez qu'à une certaine température, qui se différencie selon l'âge de certain, le cerveau fond ?
- Je réitère ma question : Qu'est-ce que cela peut me faire ?
- Si vous ne fournissez pas des médicaments –adaptés à leur âge- ils vont mourir. Pensez-vous une seule seconde que Thorïn Oakenshield acceptera de vous donner la totalité de votre argent lorsqu'il apprendra que ses neveux bien aimés sont morts ?
- Il n'en saura rien.
- Pour mille pièces d'argent en plus, chaque jour, vous l'appelez pour qu'il puisse les entendre. Vous l'avez fait depuis le début, se serait étrange que ça s'arrête subitement !
- Qu'aurais-je en échange ?
- Envoyer la facture à leur oncle.
- Non, des boites de médocs ne sont que des centimes inutiles. Mais vous, vous me donneriez quoi en échange de ma bonne foi ?
Bilbo resta silencieux un instant. Son ravisseur eut envie de rire à gorge déployée : tous les même ! Lorsqu'il faut offrir quelque chose, il n'y a plus personne.
Son sourire fut vite gommé :
- Qu'est-ce que vous souhaiterez en échange ?
- Votre index gauche.
Le plus jeune tendit son poing serré, seul l'index était tendu. Au grand étonnement du ravisseur. Il sourit un peu. Sans regarder son acolyte, il tendit vers lui sa paume pour recevoir un couteau.
- Vous êtes vraiment courageux, Bilbo Baggins.
L'étudiant ne recula ni d'un pas ni sa main lorsque le ravisseur attrapa son doigt, posant sur sa peau délicate, la lame aiguisée, brillante sous la lumière artificielle. Il plongea son regard dans celui de l'homme qui avait tout orchestré depuis le début.
- Pendant ce temps là, à l'hôpital pour enfants Estë -
- Soyez doux commissaire. Ses frères l'ont peut-être rassuré, mais il reste effrayé.
- Merci mademoiselle.
L'infirmière lui fit un petit sourire compatissant, puis retourna dans les autres chambrés, terminer son tour et distraire les enfants de leur douleur.
Dwalïn toqua, attendit le « Entrez ! » puissant de son collègue pour pénétrer dans la petite pièce blanche, agrémentée de touche de couleur par des stickers de toutes formes et de toutes couleurs.
- Bonjour Ori. Tu te rappelle de moi ? demanda le grand chauve après avoir refermé la porte
- Oui. Vous êtes Monsieur Dwalïn. Dori vous a invité l'année dernière.
Nori caressa les cheveux de son cadet, désignant d'un signe de tête, un siège proche du lit au policier. Dori lui, serra encore une fois son petit-frère contre lui, toujours révolté par le règlement intérieur du commissariat.
- Je suis venu voir comment tu allais. Tu savais que tes frères ont mis un grand bazar dans les bureaux de la police pour te rechercher ?
- Pour de vrai ? questionna l'enfant ses yeux grands ouverts par sa surprise
Le silence de ses frères et leur inattention soudaine affirma les dires du chauve.
- Ils ont tout rangé après ?
- Ils ont eut un peu de mal, mais ils l'ont fait. On a tous eu peur pour toi. Et on a encore peur pour Fíli, Kíli et Bilbo. C'est aussi pour cela que je suis là, Ori. J'aimerai te poser des questions le plus rapidement possible.
- Pourquoi ce n'est pas Dori ? Il est policier lui aussi !
Ses deux frères eurent un petit sourire désolé. Ils ne pouvaient pas, c'était la procédure. Dwalïn lui répondit par une petite explication interactive :
- Quand tu joues à des jeux, entre amis ou en famille, il y a toujours des règles.
- Oui, sinon, ce serait un grand méli-mélo ! C'est Dori qui me le dit tout le temps !
- Voilà ! Et, vois-tu, dans n'importe quel métier, il y a aussi des règles. Encore plus pour un policier, un militaire ou un pompier. Tu sais pourquoi ?
- C'est parce que ce sont des métiers très dangereux ?
- Oui. Dori est ton frère. Maintenant qu'il t'a retrouvé, il doit uniquement s'occuper de ton bien-être, te rassurer, te faire des câlins, des bisous, t'offrir des bonbons, te raconter une histoire, dormir avec toi. Les questions que je vais te poser vont te rappeler de mauvais souvenirs, tu vas peut-être pleurer, crier, trembler de peur. Mais Dori et Nori seront là. Il n'y aura pas que Nori, tu auras tes deux frères à tes côtés. C'est l'une des règles.
Ori serra son loup gris contre son ventre, jetant un regard à ses deux aînés ils lui sourirent tendrement. Dori embrassa même son front. Ils seront là tout le temps qu'il faudra et bien plus encore.
- Vous allez les retrouver ?
- Oui, tes réponses nous seront d'une aide précieuse. Mais nous comprendrions si tu veux attendre encore un peu.
- Non ! Fee et Kee m'ont protégés, eux ils attendent encore leur tonton ! Bilbo aussi il attend ! déclara le petit roux de nouvelles larmes sur les joues, Ils leur font peut-être du mal, alors ce n'est pas parce que j'ai peur et que moi j'ai pu partir que je ne répondrais pas aux questions !
Dwalïn lui attrapa ses petites mains. Il lui offrit l'un de ses rares sourires sincères (et non ceux de façades).
-Tu es très courageux Ori. Alors dis-moi tout ce qui te revient en mémoire, sur les gens qui t'ont fait tout ce mal et qui continue à en faire sur tes amis.
- Ils sont beaucoup, et ils ont commencé bien avant la rentrée ! C'est ce que dit Fíli …
(/\)
Ils se cognèrent contre un mur de la chambre. Noyés dans leurs sentiments en pleine expression et concentrés sur leur baiser ardent, ils oublièrent bien vite la douleur.
Le brun promenait ses mains dans la douce chevelure de son (futur) amant, frottant par moment le lobe des oreilles de ses pouces. Son compagnon, lui, s'agrippait à son cou, frottant sans pitié ses paumes chaudes sur la surface froide de la nuque.
Des soupirs leur échappaient parfois, si ce n'était des gémissements.
Ils se collèrent l'un à l'autre, ne retenant pas leur glapissement de surprise mêlé au plaisir, lorsque leur virilité gonflées, gênées dans leur pantalon, rentrèrent dans la pressions douce qu'ils accentuèrent.
La respiration manquante, ils finirent par séparer leur bouche. Tous deux haletants, ils collèrent leur front ensemble, s'échangeant des baisers papillons. Bientôt, les lèvres du grand brun descendirent le long de la mâchoire puis baisèrent la clavicule. Sur l'épaule partiellement dénudée, il y déposa sa bouche, il mordit la peau délicate au goût tendre de cannelle. Il lécha ce bout de peau tout en l'aspirant.
Son compagnon fut parcouru de long frisson. Il le vit clore les paupières et mordiller ses lèvres. Comme si gémir était banni. Il s'en amusa un peu. Il laissa sa main taquine passer sous sa chemise, caresser les flancs, le ventre du bout des doigts. Il continua jusqu'au, s'amusant à savoir l'épiderme tellement sensible.
Quand il eut finit de s'attaquer à son épaule, il n'arrêta pas ses caresses, mais reprit les lèvres tant désirée, ne laissant à son (futur) amant de murmurer son nom :
- Thorïn.
- Tonton Thorïn !
- Tonton !
Thorïn se réveilla en sursaut, acculé dans son lit par deux petits monstres, un blond en petite colère et un brunet passablement excité de la journée à venir. Ce dernier se mit debout sur le matelas et commença à sautiller.
- Bilbo i vient aujourd'hui !
- On dit « il », Kee ! gronda doucement son frère avant de reprendre son attention sur son oncle dont le village ressemblait plus à une tomate qu'à un visage, Allez, debout tonton ! Il va bientôt arriver !
- Bilbo i vient aujourd'hui ! répéta Kíli en sautillant un peu plus, sa voix s'élevant toujours plus haut dans les aigües
Tentant d'oublier son petit problème personnel, ainsi que de le cacher à la vue des ses turbulents neveux, Thorïn se redressa un peu tout en baillant longuement. Une douche chaude était recommandée. Suivit d'une froide. Il eut du mal à faire rasseoir Kíli sur son grand lit.
Le PDG avait l'étrange impression de ne pas avoir beaucoup dormit. Il ne savait pas qu'un rêve érotique non finalisé pouvait à ce point épuiser le corps et l'esprit.
- Dépêche-toi tonton ! On doit tous se préparer ! Parce que …
- Bilbo i vient aujourd'huiiiiiiii ! compléta Kíli en se redressant d'un coup
- J'arrive les garçons. Allez m'attendre en bas.
- OUAIS ! hurlèrent-ils en ce précipitant dans la cuisine.
Dans un soupire, Thorïn retomba dans ses oreillers. Il avait au moins cinq minutes de tranquillité pour finir ce qui n'avait pas abouti pendant la nuit. Pour faire le moins de bruit possible (car, il est fou qu'à cet âge là, les enfants entendent tout !) Il se courba sur le côté, et mordit dans son oreiller.
Cependant, une fois face à face avec son réveil, il comprit…
- FÍLI ET KÍLI DURIN, RETOURNEZ VOUS COUCHEZ IMMEDIATEMMENT ! hurla-t-il
…Pourquoi il était si épuisé : il n'était même pas cinq heure du matin ! Et allez savoir pourquoi, toute envie de masturbation l'avait refroidit : quand les enfants allaient-ils apprendre à lire l'heure ? Et puis, c'est qu'il comprit aussi son erreur. Il venait de hurler trop fort …
En bas, surement dans la cuisine, quelque chose tomba et se brisa (un verre ou un bol), et l'un des deux (Kíli, il en était sûr), venait de se mettre à pleurer.
Il se leva. Un seul versait sa peur. Mais il avait les deux à rassurer …
- Une poignée d'heures plus tard -
Avant que la demie de la neuvième heure sonne, Thorïn ouvrit la porte sur un Bilbo souriant, un sac-à-dos gris sur son dos. Un sac qu'il n'avait pas vu la dernière fois. Il changea de bras pour soutenir son plus jeune neveu endormit sur son épaule, afin de serrer la main à son baby-sitter.
- Bonjour Monsieur Durin.
- Monsieur Baggins.
- Kíli dort ?
- Oui. Il y a eu un petit incident cette nuit, vers quatre heures du matin. Fíli a récupéré… Son frère reste encore trop jeune je pense.
Une tornade blonde descendit quatre à quatre les escaliers. Les deux adultes n'attendirent pas plus longtemps pour entendre un hurlement de joie. Bilbo eut tout juste le temps de se baisser et tendre les bras avant de réceptionner un Fíli joyeux comme tout.
- Tu es vraiment revenu ?
- Oui ! J'avais promis de vous apprendre à faire peur aux orcs ! gloussa l'étudiant avec un petit clin d'œil
Il fit la bise à Fíli et le garda dans ses bras, le petit s'étant agrippé à son cou et ayant enroulé ses jambes autour de sa taille. Kíli était porté par quelqu'un, pourquoi pas lui ? En plus, il était plus léger que les autres enfants de son âge, alors on ne lui refuserait pas cela ! En plus Bilbo était un super-héros super fort ! Et il sentait bon les épices ! Joyeux comme un paon, il se colla un peu plus à lui, un sourire de bienheureux sur son visage.
Thorïn se maîtrisa du mieux qu'il pu pour ne pas repenser à son rêve pendant qu'il montrait le fonctionnement de la cuisine –agrémenter des commentaires du jeune Fíli. Tonton Thorïn a beau dire ! Il ne sait pas cuisinier !
Bilbo écouta tout soigneusement, autant les remarques de son patron que celles du plus jeune. C'était tellement attendrissant … Par moment, Kíli s'agitait dans les bras musclé de son oncle, donnant son avis par le balancement de ses pieds ou son mécontentement dans des petits gémissements (c'était surtout lorsque Thorïn parler qu'il fallait trouver un bon moyen pour manger les fruits et les légumes. Et surtout les légumes ! Les fruits, ça pouvait passer encore puisque c'était sucré ! Mais les légumes …)
- Si j'ai réussi à faire manger à Ori des carottes, je ne pense pas que ce soit difficile avec eux.
- Vous allez en avoir deux, cette fois-ci.
- J'ai eu mes dix cousins en même temps, vous savez !
- Ah oui … deux ne vous poseront pas de problème.
- Pourquoi il faut manger des légumes Bilbo ? intervient alors Fíli les sourcils froncés par ses réflexions enfantines
Sa nouvelle nounou lui répondit avec un naturel incroyable, baissant le ton pour une confidence que seul le blond, son frère et son oncle devait entendre
- Pour vaincre les méchants orcs !
Les yeux bleus s'écarquillèrent de surprise et de compréhension. Fíli hocha vivement la tête, même s'il préférait les pâtes aux légumes. Comme beaucoup d'enfants de son âge. Si ce n'est tous les enfants de la Terre du Milieu.
Après quelques dernières mise en garde et informations sur l'électroménager de la maison, le petit blond descendit des bras de son super héros et y laissa la place à son frère, toujours endormie pour que son oncle puisse partir au travail comme il se doit. Un patron en retard est un mauvais patron !
Vers onze heure, Kíli émergea enfin, pour un des plus beaux des réveils du monde ! C'est Bilbo qui le portait. Na !
Le jeune homme leur fit faire des puzzles qu'ils adoraient, puis, lorsque midi sonna, il les laissa dessiner dans la cuisine, pendant qu'il préparait un repas.
- Nous sommes d'accord les garçons, comme c'est le premier jour aujourd'hui, on mange un gratin de pâte au jambon. Mais ce n'est pas dit que la prochaine fois on mange la même chose.
- Oui Bilbo ! répondirent les deux petits garçons regardant par la vitre du four ; leurs dessins devenant qu'une occupation de seconde zone
Il n'y eut aucune incidence pendant le repas. Même lorsque Thorïn téléphona pour s'assurer que ses deux petits monstres ne détruisaient pas la maison en cendre (ces enfants sont deux piles électriques ! qu'il disait). Ils racontèrent aussi à Bilbo leurs merveilleuses vacances à la plage à Laketown chez leur oncle Bofur et Bomdur.
La vaisselle rangée, les dents brossées, Bilbo leur sorti enfin le secret pour vaincre les monstres. Et pour ce faire, l'adolescent sorti de son sac à dos gris, deux masques en carton et toute une tripotée de peintures, de paillettes, des ficelles multicolores et divers autocollants.
- Pour vaincre les orcs, il vous faut confectionner un masque !
- Pourquoi ?
- Eh bien, plus le masque ressemblera à un orc, plus les orcs ne vous débusqueront pas et mieux vous pourrez leur tendre des pièges pour les renvoyer dans leurs sombres cavernes !
- Mais les paillettes, intervient Kíli, c'est pour les filles et pour faire joli !
- Sans les paillettes, répondit alors Bilbo avec gentillesse, tu ne pourras pas reconnaître ton frère. C'est pour que vous puissiez vous reconnaître.
Les deux petits garçons se mordirent les lèvres, impatients. Avec l'aide du jeune Baggins, ils découpèrent l'emplacement des yeux, puis, peignèrent assez grossièrement le carton de plusieurs couleurs (notamment du gris et du noir ! Ainsi qu'un rouge bizarre pour la bouche). Ils usèrent de la corde multicolore élastique pour faire tenir le masque sur leur tête. Et, pendant que la peinture séchait, ils saupoudrèrent généreusement leur déguisement de paillette argentée et dorée. La touche finale fut de déposer des autocollants !
Avec un peu de découpage, Fíli fit comme si des vers-de-terres sortaient du nez de sont masque. Kíli, lui, préféra faire des dents en forme de cœur qu'il recouvrit de peinture ocre (pour bien montrer que les orcs, eux, ça ne se brossaient pas les dents !). Le blond mis des gommettes rondes de couleur bleues et vertes pour les joues, son frère préféra coller des semblants de boucle d'oreille et forme d'os. Si l'aîné usa de la corde multicolore pour faire les cheveux, le petit brun demanda de faire des cornes pointues avec le restant de carton.
Bilbo les prit quelques fois en photo durant leur dur labeur de concentration, qu'il envoya par mail à leur oncle qui ne cessait de demander par message si tout allait bien avec ses petits monstres (Lorsqu'ils s'y mettent, sachez qu'ils sont intenables ! insistait le grand PDG).
Une fois finit, les deux enfants refusèrent catégoriquement de s'en séparer. Même lorsqu'ils préparèrent avec leur Dieu Bilbo la tarte au pomme pour le goûté ! Ils allèrent jusqu'à suivre une recette pour une potion magique qui prenait la forme de cette tarte sucrée et ô combien succulente.
- Tu donneras ta recette à Tonton !
- Non, c'est toi qui la feras ! Tonton ne sait pas cuisiner comme toi !
Et face à tant d'assurance, Bilbo ne pouvait que rire et sourire avec eux.
Lorsque la pâtisserie cuisait et même après l'avoir généreusement engloutis, il joua avec eux à pourchasser les méchants orcs. Enfin, il était devenu « la sublime princesse » à délivrer de la forteresse faite de peluches, des répugnantes créatures ! Et dès qu'il était libéré, une nouvelle histoire débutée, et même lorsque les deux petiots se contredisaient dans leur scénario abracadabrantesque, l'adolescent suivait, sans les interrompre.
Peu d'enfants étaient encore comme ça. Les parents préféraient les laisser devant la télévision ou des écrans de consoles de jeu. C'était plus facile pour eux, les adultes vaquaient bien mieux à leurs propres occupations ! Un enfant devait développer son imagination ! C'était un élément primordial pour sa croissance et le développement de sa conscience !
Bilbo s'écroula au sol, réceptionnant ses deux petits lutins déguisaient.
- Vous êtes mes deux sauveurs préférés !
- Même Shrek ne nous arrive pas à la cheville ?
- Même Shrek ! approuva le baby-sitter
Les deux enfants retirèrent leur casque pour mieux serrer leur super héros.
- On aurait aimé que papa soit comme toi. grogna Kíli collant son visage dans la poitrine de l'étudiant
- Vous avez votre oncle maintenant.
- Tonton n'a pas de Tata à lui, alors il ne peut pas être notre papa !
- Pourquoi donc ?
- Parce qu'il n'a pas trouvé trouvé son amoureuse !
- Ou son amoureux ! réprimanda Fíli avec un petit rire
- Bilbo, tu savais que mon Fee, c'est mon amoureux à moi ?
- Vraiment ?
- Oui ! Je suis l'amoureux de Kee.
- Vous allez faire des petits jaloux à l'école !
- Les filles elles sont jalouses parce que j'aime Kee !
- Dis Bilbo !
- Oui Kíli ?
- Pourquoi je ne peux pas être dans la même classe de Fee ? Je n'aime pas lorsqu'il est loin de moi et d'Ori !
Les maintenant avec douceur, Bilbo se redressa et cala son dos contre le mur. Un enfant sur chaque jambe, il les recoiffa tandis qu'il cherchait des mots simples pour que le plus jeune de la fratrie comprenne bien que quoi il en retournait.
-Tu n'as pas le même âge que Fíli.
- Mais je suis un grand garçon !
- Je n'en doute pas ! rit Bilbo allant frotter son nez contre celui du petit brun qui parti dans un éclat de rire, Ton frère a tout de même deux ans de plus que toi. Il est né le premier, il est donc en avance sur toi.
- Oui, mais toi, Tonton nous a dit que tu allais dans les grandes classes alors que tu n'avais pas l'âge pour !
- Je suis une exception !
- Pourquoi t'es une exception ? questionna le blond
- Parce que je suis intelligent et que j'ai une mémoire pas comme les autres.
- Ta mémoire « éditique » ?
- Ma mémoire eidétique, tout-à-fait.
- Comment on fait pour l'avoir ?
- Il faut naître avec.
- Mais comment je fais pour être dans la même classe que Fee ?
- Avoir les meilleures notes et passer des tests très durs pour changer de classe.
- Je n'aime pas les choses dures !
Fíli offrit un câlin réconfortant à son petit frère. Le jeune brun boudait bel et bien, très déçu de ne pas avoir eut une réponse positive à son changement de classe. Au moins, il aurait son frère aux récréations et à la maison. Et puis, s'il lui arrivait quelque chose en classe, son aîné viendrait toujours le rejoindre, comme lui accourrait toujours vers son frère, quoi qu'il puisse arriver !
Et puis, tous deux se détachèrent de Bilbo pour aller voir à la fenêtre, où ils firent de larges signes de mains.
- Votre oncle est déjà arrivé ? s'enquit l'adolescent
Une demi-heure d'avance tout de même ! Et aucun message pour prévenir.
- Non ! C'est un monsieur à casquette ! Il passe tous les jours à la même heure. On ne le connaît pas, mais on lui dit quand même bonjour et il nous répond !
Intrigué, Bilbo s'approcha à son tour de la fenêtre, une impression désagréable dans le ventre. Cet homme ne lui inspirait pas confiance comment pourrait-il juste avoir foi en lui, alors qu'il est tout de noir vêtu, le bas du visage caché, et un regard si froid qu'il vous tuerait sur place ?
- Thorïn est au courant ?
- Non. C'est notre secret avec le monsieur à casquette !
L'étudiant s'accroupi pour être à la hauteur des deux enfants, qu'il obligea à se détourner de la fenêtre pour avoir leur pleine attention.
- Écoutez-moi bien tous les deux. Il y a des gens gentils, et des gens méchants. Les grandes personnes que vous ne connaissez pas, il ne faut pas aller les voir tant que votre oncle n'ai pas venu vous dire que vous pouvez être amis avec.
- Les inconnus peuvent être méchants comme papa ?
- Oui. Il y a des gentils et des méchants. Et les méchants vous voudront toujours du mal. Je ne veux plus que vous disiez bonjour au monsieur à la casquette tant que vous ne savez pas si c'est un gentil monsieur !
- C'est promis !
Bilbo leur accorda un sourit ravit Pour les détourner de cette histoire, il leur proposa une histoire jusqu'à l'arrivée de leur oncle. Un conte que les enfants acceptèrent avec joie.
…
L'homme, assit dans sa voiture, regarda le directeur des entreprises Arkenstone sortir de la berline noire pour rentrer chez lui. Une fois la porte de la maison luxueuse fermée dans un accompagnement de nombreux cris de joie de deux enfants, il décrocha son téléphone pour composer un numéraux qu'il connaissait désormais par cœur.
Les sonneries se suivirent une à une, avant que son interlocuteur ne lui accorde cette communication.
- Oui ?
- Durin a bel et bien pris un nouveau baby-sitter pour ses neveux.
- Un ?
- Oui, c'est un adolescent cette fois. Je ne l'ai pas beaucoup vu, mais il a éloigné les enfants de la fenêtre, comme Lobelia Baggins, monsieur. Et comme elle, il ne les a pas laissé retourner voir si j'étais toujours là à leur faire signe.
- Tant que nous n'avons pas plus d'informations sur ce garçon, nous allons retarder notre opération. Préviens le reste de l'équipe.
- Je le ferais monsieur !
La conversation finie, l'homme attendit encore un peu que l'adolescent sorte, accompagné de son employeur et de deux enfants. Il prit le plus de photos qu'il pu à la dérobée et parti en trombe.
Ils avaient encore du boulot !
- To Be Continued -
Petit bonus de fin d'année [Vous n'en aurez pas tous les jours !]
Dwalïn avait tout fait pour paraître calme face à l'enfant. Cependant, son côté tendu et scandalisé n'avait pas échappé à l'œil vigilant de Dori. Lui-même avait comprit certaines choses révoltantes et dans les paroles de son plus jeune frère, il y avait d'autres mots, qui l'avaient entièrement révolté.
Il fixa la porte qui venait tout juste d'être refermer. Dori voulait rester auprès d'Ori, tout comme il voulait retourner sur l'affaire, régler le compte à ces sales malfaiteurs (personne ne faisait du mal à son cadet sans en subir les conséquences !).
- Dori ! Dori !
- Oui, Ori ?
- Pourquoi t'es dans la lune?
- Pour rien mon chaton, pour rien !
Le petit roux se défit de ses couvertures et se traina jusqu'à son frère. Il atterrit sur les genoux de Dori et lui fit sans tarder un de ses plus gros câlins.
- Dori ?
- Oui Ori ?
- Monsieur Dwalïn, il peut-être mon n'amoureux ?
(Ah oui ! Personne ne devait lui faire tourner la tête -surtout pas à cet âge !- sans en subir les conséquences !)
Alors, non ! Bilbo ne perd pas son doigt. On se rassure sur ce point ! Il lui arrive pire. Yep. Non, il n'a pas perdu ça main ! C'est pire que ça encore. Je ne prévois pas de le dire dans le prochain chapitre, mais plus tard encore. Sauf si vous trouvez tout de suite.
Pour ceux qui ne le savent pas, Estë est la valeur de la santé. Je veux faire un câlin à petit Ori ! Qui se joint à moi ?
Aucun commentaire sur mon début de lime pourave ! C'est mon premier sur The Hobbit ! Observez plutôt la merveilleuse imagination des enfants ! En parlant d'eux, vous commencez à comprendre ce qui a pu leur arrivée ? Si non, c'est encore plus éclaircit dans le prochain chapitre. A moins changement –cruel- de ma part.
L'homme à casquette, qui c'est, qui c'est ? C'est un des grands méchants qui retient Bilbo et les enfants ! Qui lui saute dessus pour lui faire la peau ?
Pour cette fois, j'aime ma fin !
Outre les fautes récalcitrantes, qu'en avez-vous pensez de ce chapitre ?
A la prochaine mes chéries !
