Bonjour à tous et à toutes, SS ( SmilingSparrow ) est dans la place ! Voilà voilà, pour tout vous dire, ce que je fais c'est pas bien parce que je viens tout juste de finir le chapitre trois et que je voulais commencer lorsque j'aurais écrit le chapitre 10... en vérité, le chapitre 3 m'a tellement plu que je voulais qu'on y arrive rapidement. Tout ça pour vous dire que si je commence à publier au feeling comme ça, je vais encore finir par vous faire de graaaaaaaaaaands intervalles entre chaque chapitre... excusez-moi d'avance.
Mille mercis à Barbiemustdie, La Plume de Sucre et Didi-Elizabeth, vos reviews m'ont vraiment fait plaisir !
C'est un peu un chapitre de transition puisque c'est le premier jour de la cinquième année de Sarah. Les décors et les personnages prennent peu à peu leurs aises, mais je pouvais pas faire plus vite. Bref, voilà, bonne lecture !
L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
Jules Renard.
I) Surprises Poudlardiennes
Près de quatre années s'étaient écoulées depuis que Sarah Feli était entrée à l'école de sorcellerie mondialement réputée qu'était Poudlard. Comme toujours, lorsque son réveil sonna, indiquant huit heures et demi, Sarah grogna en émergeant difficilement du sommeil, puis se rappela qu'aujourd'hui aurait lieu la rentrée de sa cinquième année à Poudlard. Suite à cette observation, elle se leva directement, quoique toujours en pestant contre les dirigeants de Poudlard qui avaient eu la Ô combien bonne idée de programmer le départ du Poudlard Express à onze heures précises, ce qui n'arrangeait pas du tout les personnes non-matinales, comme elle par exemple. Elle s'habilla avec des vêtements moldus, mangea un frugal petit déjeuner, se prépara puis hâta ses parents pour qu'ils l'emmènent à la gare de King's Cross. Pour la première fois, Iris harcelait tout autant ses parents. En effet, la petite Iris Feli, fillette adorable et attachante, quoique parfois insupportable, impatiente et colérique, rentrait enfin en première année à Poudlard. Alors que pendant quatre ans, elle avait dû se contenter de voir partir sa sœur aînée dans la grande aventure qu'était Poudlard, elle ferait cette année partie intégrante dudit voyage. Iris avait atteint très récemment ses onze ans, les ayant eu très exactement le huit Août. Si elle avait été au courant du monde dans lequel sa sœur évoluait, elle n'avait appris que très récemment que ses parents y appartenaient également. D'un caractère un peu plus emporté que son aînée, elle s'était un peu énervée après ses parents mais ils avaient su la convaincre que c'était pour leur bien. Pour une fois aidée d'Iris, Sarah entassa ses bagages et ceux de sa sœur dans le bureau de ses parents et tous se rendirent à la gare en empruntant la cheminée. Une fois sur la voie 9 ¾, les quatre individus évoluèrent jusqu'à l'entrée du wagon numéro trois du Poudlard Express. Iris avait longuement supplié Sarah de passer le voyage avec elle et ses amies, ayant trop peur de se retrouver toute seule. Sarah avait objecté que c'était de cette manière qu'elle avait trouvé lesdites amies mais avait plié devant les traits angoissés de sa sœur et ses yeux remplis de larmes difficilement contenues. Elle n'avait pu qu'accepter. Iris avait une chevelure châtain foncée, une peau blanche et une multitude de tâches de rousseurs parsemées sur son visage fin. Elle ressemblait davantage à sa mère, Daphné, purement anglaise, blonde et blanche, qu'à son père, Malik, Marocain arrivé en Angleterre il y avait de cela près de vingt-six ans, au teint basané et aux yeux tout aussi noirs que ses cheveux. À l'inverse, Sarah avait hérité de son père une peau naturellement bronzée.
Après avoir rapidement trouvé un compartiment étant donné que pratiquement tous étaient encore libres, Sarah et Iris ressortirent du train et retrouvèrent leurs parents. Cette année-là serait particulièrement dure pour eux. Il s'étaient fait à la longue à l'absence de Sarah mais à partir de cette année, leurs deux enfants partiraient. Ils prenaient ça en rigolant, argumentant qu'ils seraient enfin libérés de la charge de leurs deux agaçantes filles mais Sarah n'était pas dupe. Après de longues embrassades, Daphné et Malik Feli lui permirent de retrouver ses amies, restant encore un peu avec Iris.
Sarah s'éloigna de quelques pas scruta la foule maintenant dense à la recherche de la crinière blonde de Maelis, de la serpillière rousse de Roxanne, comme elle aimait à l'appeler, et de l'amas de paille noir de Shaïla. Contrairement à ce que tout laissait à penser, l'amitié entre les quatre filles s'était renforcée et avait perduré lors des quatre années qu'elles avaient passées ensembles, malgré leurs différentes maisons. En vérité, l'éloignement avait encore plus renforcé leur amitié ; n'étant pas souvent les unes avec les autres, elles ne pouvaient pas se lasser. Si Sarah considérait Sasha Thomas et Jane Udan, qu'elle fréquentait tout le temps, comme ses meilleures amies, ce n'était pas comparable avec les liens qui liaient les quatre filles ; elles étaient comme des sœurs.
Elle finit par apercevoir la serpillière de Roxanne parmi les innombrables membres du clan des Weasley, membres qui avaient d'ailleurs pratiquement tous la même serpillière que Roxanne - ce qu'elle ne s'aventurerait pas à dire à voix haute devant les concernés. Elle tenait à la vie tout de même. Elle s'avança prestement à la rencontre de Roxanne, qu'elle finit par atteindre au prix d'innombrables efforts. Lorsque cette dernière la vit, elle lui sauta dans les bras et les deux jeunes filles s'empressèrent de s'enquérir de la santé l'une de l'autre et de ce qu'elles avaient fait pendant les vacances.
« Si vous pouviez baisser d'un ton, les morigéna George Weasley d'un ton faussement sévère. »
Sarah sourit et le salua. Si, au début, George Weasley lui avait un peu fait peur à cause de ses mimiques parfois assez terrifiantes, elle avait vite changé d'avis à son sujet lorsqu'en deuxième année, elle avait logé quelques jours chez Roxanne. Il s'avérait que George était en fait un grand farceur plein d'un humour débordant qui n'attendait que d'être exploité, ce qu'il faisait très bien. Le père de Roxanne était le directeur d'une multitude de magasins appelés Weasley&Weasley, farces pour sorciers facétieux, dont un qui avait été placé stratégiquement à Pré-au-Lard pour inciter les élèves à se faire des farces. Il n'était donc pas rare de voir dans la Grande Salle des élèves se transformer en poussins avec les crèmes canaris ou encore de voir des élèves tomber subitement malade durant le cours qu'ils aimaient le moins avec les incontournables boites à flemme. Ce magasin ravissait d'ailleurs beaucoup les quatre intrépides de Gryffondor qui prenaient un malin plaisir à piéger leurs adorables camarades à l'aide de farces très amicales. Les meilleurs et les plus réputés farceurs de Poudlard étaient incontestablement les Fraudeurs, un groupe qui était constitué de James Potter, John Ross, Tom Lunch et Frederick Gutten. Ils avaient autrefois eu un cinquième membre, Johnattan Condor, mais il avait été « banni » depuis qu'il avait trompé Roxanne l'an dernier et l'avait jetée comme une vieille chaussette. Les Weasley étaient reconnus pour être très protecteurs les uns envers les autres et James n'excluait pas à la règle. C'était d'ailleurs selon Sarah sa seule qualité. Johnattan était « tombé en disgrâce » quelques semaines dans l'esprit de chacun, au plus grand bonheur de Roxanne, même si elle s'était bel et bien remise de cet affront, elle ne se désistait jamais lorsqu'il fallait piéger d'une quelconque manière celui qui lui avait fait du mal. Il avait ensuite rejoint à nouveau ses amis quelques semaines plus tard on ne brisait pas ainsi une si longue amitié.
Sarah salua ensuite Angelina Weasley puis adressa à Fred, le frère de Roxanne qui entrait en septième année à Poufsouffle, un bref salut. Fred les avait vues une fois venir chez eux et ne s'était nullement intéressé à ces trois petites fillettes qui parlaient sans cesse de sujets moins intéressants les uns que les autres.
« On va voir tes parents ? Proposa Roxanne. »
Sarah s'empressa d'acquiescer et elles se retrouvèrent toutes deux quelques minutes plus tard devant lesdits parents, que Roxanne salua joyeusement. Daphné Feli avait beau connaître Roxanne depuis maintenant près de trois ans, elle ne s'habituait toujours pas aux habits absolument affreux dont se vêtait la rousse. Daphné adorait toutes les couleurs qui ressortaient et il n'était pas rare de la voir dans la rue vêtue de son incontournable pantalon jaune poussin mais il lui fallait un minimum de concordance entre les vêtements. Concordance que Roxanne n'avait définitivement pas. En effet, cette dernière se promenait sur le quai 9 ¾ vêtue d'un short pour homme très large, blanc rayé de fins traits bleus foncés, d'un T-shirt à manche courte vert pomme et de savates usées. Roxanne aperçut d'ailleurs le regard médusé de Daphné et ne put s'empêcher d'en profiter.
« Excusez l'inconvenance de mes vêtements, s'excusa-t-elle platement, mais ma matine à laver étant en panne, j'ai dû prendre mes vêtements des grandes occasions, bien qu'ils soient un peu trop fastueux pour ce jour si commun, ajouta-t-elle avec un sourire espiègle.
- Machine à laver, corrigea machinalement Sarah sans réagir davantage, trop habituée aux plaisanteries de son amie. »
Ladite plaisanterie n'eut pas l'effet escompté malheureusement pour Roxanne, Daphné Feli en avait vu d'autres en sept ans de scolarité.
« Où est Iris ? S'étonna Sarah, venant seulement de remarquer l'absence de sa petite sœur.
- Je te félicite pour tes dons d'observation ! Se moqua Malik, son père. Elle s'est fait une amie en près de deux minutes, ton record est battu ! »
En observant autour d'elle, Sarah remarqua qu'effectivement, Iris était en compagnie d'une petite fille rondelette aux cheveux blonds. Elle ne s'étonna pas plus que ça, sa sœur étant d'un naturel très sociable. Elle ne s'étonna pas davantage lorsque ladite sœur vint la voir pour l'informer qu'elle ne passerait finalement pas le trajet avec elle. Les parents de Sarah dirent une dernière fois au revoir à leurs filles puis partirent du quai pour retourner dans le monde moldu. Les autres sorciers commençaient tout juste à arriver mais ils savaient par la force de l'habitude qu'ils seraient de trop lors des retrouvailles entre leur fille aînée et ses amies.
« Ce ne serait pas Maelis là-bas ? Demanda Roxanne.
- Si, je crois bien, répondit Sarah après avoir observé dans la direction qu'indiquait Roxanne. On va la voir ? Proposa-t-elle.
- Tu as de ces questions, railla Roxanne en levant les yeux au ciel. Évidemment !
- Je ne sais pas, se défendit Sarah, tu n'avais peut être pas envie de la voir ! Ajouta-t-elle sur le ton de l'évidence alors qu'un grand sourire amusé étirait ses lèvres.
- Ah oui c'est vrai, j'avais oublié, se rappela Roxanne. Au temps pour moi !
- Vous maniez l'ironie à ravir, très chère, la félicita ironiquement Sarah tout en commençant à marcher à travers la foule.
- Je ne vous retourne pas votre compliment, chère, mais j'accueille le votre avec joie ! Se moqua Roxanne.
- Mais euh, se plaignit Sarah, offusquée.
- Nananère, ajouta Roxanne.
- C'est moi qui suis censée être perfide, rappela Sarah.
- C'est malgré moi, je te dépasse en tout ! Mentit effrontément Roxanne.
- Je ne sais pas pourquoi mais j'ai très envie de rire, tout à coup, pouffa Sarah. »
Elles se saisirent la main pour ne pas se perdre de vue dans cet empilement d'humain puis accélérèrent l'allure de peur de voir Maelis leur échapper. Alors qu'elle regardait ses tennis grises pour voir si les lacets n'avaient pas été défaits par les multiples écrasements dont les chaussures avaient été victime, elle ne fit pas attention à éviter les personnes devant elle. La collision fut inévitable. Sarah tituba quelques brèves secondes puis se ressaisit. Ses excuses moururent sur ses lèvres lorsqu'elle reconnut la victime et un sourire moqueur prit place.
« Potter, dit-elle narquoisement. Comment vas-tu depuis ce temps ?
- Très bien merci, Cobra, grogna le concerné sans lui retourner la politesse. »
Cobra, c'était le surnom que James lui avait donné. Il trouvait cela apparemment beaucoup plus amusant que de l'appeler Serpent.
« Avant que tu ne me le demande toi-même, ironisa Sarah, je vais très bien, lionceau ! »
Et elle ressaisit la main de Roxanne, qu'elle avait lâchée durant la collision et partit sans prendre le temps d'écouter une quelconque réponse de James Potter. Les relations entre eux-deux étaient purement non-amicale et ils avaient passé pratiquement toute leur scolarité à se faire des farces sans cesses. Par exemple, Sarah s'était retrouvé métamorphosée en naja, un serpent noir particulièrement beau. C'était, une énième fois, une blague destinée aux Serpentards, que James Potter et ses acolytes ne tenaient pas en leur cœur. Sarah avait rampé jusqu'à James et l'avait entouré de son long corps flexible tout en le menaçant avec ses crocs. Le jeune homme avait blêmi et lui avait rendu sa forme humaine. Elle s'était retrouvée collée à lui et s'était empressée de se reculer et de lui adresser un sourire diabolique, sous les rires des élèves autours d'eux. Sarah avait malgré tout décidé de se venger, comme à son habitude. Le problème avec ce genre de conflits, c'était qu'il fallait toujours redoubler d'inventivité et, sans la précieuse aide de Sasha, Sarah ne savait pas si elle aurait pu innover à chaque fois.
Les deux filles arrivèrent enfin devant Maelis et, sans se concerter, lui sautèrent dessus de façon synchronisée, faisant dangereusement tituber la pauvre blonde. Elles consentirent à s'écarter et les trois filles discutèrent longuement de leurs vacances. Les deux opportunes ne se rendirent compte qu'un peu plus tardivement de la présence des parents de Maelis à côté de cette dernière. Jean-François, un vieil homme marqué par le temps mais très charmant, et Jeanne, une femme ayant à peine trente-cinq ans et qui avait un joli visage strict cachant un cœur d'or, avaient en effet assisté à la scène de retrouvaille entre les trois filles et souriaient, charmés par le spectacle. Les deux filles s'empressèrent de les saluer puis scrutèrent ensuite les alentours à la recherche de Shaïla, le dernier membre de leur quatuor.
« Elle a le don pour arriver en retard, pesta Maelis.
- Mais non, elle a juste décidé de venir à pied, expliqua Roxanne.
- Non, mieux, à vélo ! Rectifia Sarah.
- Ah bah non, elle est là, les informa finalement Maelis en levant les yeux au ciel. »
Et en effet, on pouvait apercevoir devant la barrière magique une chevelure noire qui scindait la foule. La mère de Shaïla la précédait. Sobia Sayda était une femme assez petite, ne dépassant pas le mètre cinquante cinq, aux cheveux tout aussi noirs que ceux de sa fille aînée, et pleine de caractère. Suivaient également Zoe et Samir, la cadette et le benjamin de cette famille, respectivement en quatrième et en deuxième année. Zoe était une Serdaigle très intelligente et très sympathique, Samir était un valeureux Gryffondor assez asocial et passionné de football malgré la non-existence de ce sport dans le monde sorcier.
Enfin, tous durent monter dans le train qui menaçait de partir sans eux aux vues des volutes blanches de plus en plus épaisses qui sortaient de la cheminée de la locomotive. Les quatre filles se rendirent dans le compartiment qu'avait réservé Sarah et s'y installèrent tout en bavardant de choses et d'autres. Le train s'ébranla et commença à défiler aux fenêtres le paysage campagnard anglais. Alors que le Poudlard Express était parti depuis quelques minutes, la porte du compartiment s'ouvrit et les Fraudeurs entrèrent sans gêne aucune afin de s'asseoir sur les banquettes.
« Il n'y avait pas d'autre compartiment de libre, expliqua nonchalamment James Potter en apercevant l'air mi-ahuri mi-réprobateur des quatre jeunes filles.
- Ça, se ressaisit Roxanne, c'est ce que tu dis ! Au fond, tu avais juste envie de passer tout le trajet avec moi !
- Par Merlin, je suis démasqué ! Fit semblant de se lamenter James.
- Vous ne nous souhaitez pas la bienvenue ? S'enquit Frederick Gutten, en quelque sorte le boute-en-train de la bande de joyeux lurons.
- Je peux vous souhaiter la malvenue, marmonna Sarah.
- Ou la bienrevoir, ajouta Roxanne. C'est selon.
- Ah ! Ah ! Ah ! Mais quel humour, fit semblant de rigoler James.
- Oui, on me le dit souvent, dit crânement Roxanne.
- Vous, les filles, dit galamment John Ross à Maelis et Shaïla, vous n'avez aucune objection à ce que nous asseyons nos petites personnes dans ce compartiment ? »
John Ross était le garçon le plus intelligent et le plus rationnel de la bande, il entretenait une apparence d'élève modèle auprès des professeurs pour œuvrer plus tranquillement dans leur dos. Il avait des cheveux bruns foncés plutôt longs, n'allant cependant pas plus loin que le haut de sa nuque, et des yeux gris brumeux. Il était parfois trop sérieux mais il faisait soupirer beaucoup de filles.
Tom Lunch était le plus discret d'entre eux, étant peu loquace depuis le décès de sa mère, atteinte de Dragoncelle, lorsqu'il avait huit ans. Il n'était cependant pas en reste lors des farces et il était l'ami le plus proche de James Potter. Il avait les cheveux d'un blonds cendré, les yeux bleus, une peau bronzée et une musculature développée. Tom était un tombeur mais il ne semblait pas attiré par une quelconque fille que ce soit, au plus grand désespoir de ses nombreuses groupies.
Frederick était dégingandé et atteint d'embonpoint, sans attrait ni charme avec des traits non harmonieux. Il était attachant cependant. Il avait une peau acnéique, des yeux verts comme la mousse et des cheveux noirs. Il n'était pas très actif lors des farces mais était très drôle, quoique indélicat.
James Potter avait hérité de la chevelure noire et ébouriffée de son père, apparemment impossible à coiffer, qu'il s'amusait à désordonner davantage pour se donner un air plus cool. Il avait des yeux couleur ambre, loin du vert émeraude de son frère cadet et de son père, et la parfaite réplique de ceux de sa mère. Il était grand et mince, avec une fine musculature. D'aussi loin que Sarah s'en souvienne, il avait toujours collectionné les petites amies et en changeait comme on changeait de chemises.
Quant-à Johnattan, il était grand, musclé, roux - c'était d'ailleurs un point sur lequel Maelis, Shaïla et Sarah avaient insisté pour réconforter Roxanne : il fallait varier un peu, il y avait déjà suffisamment de rouquins dans leur famille ! - et il avait des yeux bleus. Il ne parlait jamais lorsqu'il était près de Roxanne et baissait les yeux à son approche, ce qu'aimait particulièrement la rousse.
« Ne cherche pas à nous amadouer, rétorqua Shaïla. Non, vous n'êtes définitivement pas les bienvenus !
- Ce n'est pas très sympathique, fit remarquer Tom, pourtant avare de paroles.
- C'est bien beau tout ça, fit remarquer Maelis, mais il est grand temps que je me rende dans le wagon des préfets. Bonne chance, dit-elle aux filles.
- Je vais t'accompagner, ajouta Sarah. Après tout, dit-elle crânement, tu as devant toi la préfète de Serpentard !
- Je dois m'y rendre aussi, leur apprit John. Je vous accompagne ? Proposa-t-il à Maelis et Sarah.
- On a le choix ? S'enquit Maelis.
- Pas tellement, non ! Plaisanta-t-il.
- Alors c'est d'accord, maugréa-t-elle. »
Shaïla avait vu le titre de préfète lui être dérobé par Leonora. Cette dernière, si elle avait de moins bonnes notes, n'avait jamais été suspectée lors d'une farce, au contraire de Shaïla. Heureusement pour elles, Sarah et Maelis avaient toujours eu davantage de chances. Mais au final, Roxanne n'en était pas mécontente de ne pas se retrouver seule dans le compartiment avec quatre garçons, dont son ancien petit ami.
Les trois préfets sortirent du compartiment et marchèrent dans le couloir vers la locomotive. En effet, le compartiment des préfets se situait tout au début du train. De wagons en wagons, ils arrivèrent finalement à l'endroit où ils le souhaitaient et ouvrirent la porte avant de s'installer.
« Il ne nous reste plus qu'à attendre Alice Londubat et nous serons au complet, leur annonça le préfet-en-chef. »
Elle arriva quelques courtes minutes plus tard en s'excusant platement. Alice Londubat était une fille assez petite, au visage lunaire, aux cheveux blonds clairs et aux yeux bleus. Assez calme et posée, elle avait d'excellentes notes et était toujours un peu effacée à cause de sa timidité et de sa maladresse. Son père, le professeur Londubat, la surveillait certainement, empêchant la jeune fille de s'épanouir.
La réunion put commencer. Les deux préfets-en-chefs, Meredith Clark, une fille de Serpentard, et David Lawrence, un garçon de Poufsouffle, commencèrent le discours explicatif aux nouveaux préfets, leur récitant leurs devoirs envers leurs camarades, leurs responsabilités et les punitions qu'ils pouvaient infliger. Une fois que la réunion fut terminée, lesdits nouveaux préfets, qui étaient suspendus aux lèvres de leurs aînés, durent effectuer quelques rondes dans le train avant de pouvoir enfin rejoindre leurs amis.
Pendant ce temps là, dans le compartiment composé des élèves de Gryffondor de cinquième année un silence pesant avait pris ses aises et chacun tentait désespérément de le rompre à sa manière. Roxanne embêtait tout le monde, Shaïla révisait les sortilèges de l'an dernier, faisant apparaître des étincelles multicolores dans le compartiment, James et ses acolytes discutaient de tout et de rien, de filles et de farces surtout. Mais toutes les conversations sonnaient faux personne n'y trouvait vraiment un intérêt quelconque et tous s'ennuyaient. Au comble de la lassitude, Tom sortit un livre et commença sa lecture. Les autres le regardèrent un instant en silence puis chacun s'occupa comme il put, certains à regarder la fenêtre et d'autres à lire, plisser distraitement leurs vêtements ou encore fixer leurs yeux dans le vide tout en réfléchissant. C'est ainsi que les trouvèrent John, Sarah et Maelis, qui revenaient enfin de leur devoir de préfets et qui s'étonnèrent de l'inaction de leurs camarades. La jeune brune le fit d'ailleurs remarquer d'un commentaire sarcastique :
« Quelle ambiance ici ! Railla-t-elle. Sérieusement, il va sans dire que votre enthousiasme est à la hauteur de celui d'un enterrement ! On te disait metteur d'ambiance, Potter, mais je me dois de constater que cette rumeur est... erronée ? »
Elle ne pouvait pas s'empêcher de mettre en doute à chaque fois ce que tout le monde pensait de James.
« Je confirme, ajouta John, amusé par la réplique de son homonyme de Serpentard.
- On se languissait de vous, rétorqua James, irrité. Sans votre si enjouée présence, nous ne savions plus comment être heureux, c'est si compliqué ! Ironisa-t-il.
- Elle a raison, approuva Roxanne d'une voix tragique, sa phrase appuyée par les hochements de tête approbateurs des autres fautifs. »
Maelis soupira tout en souriant, amusée, ne continuant cependant pas cette conversation qui allait inexorablement s'enliser. Elle prit place entre Sarah, qui s'était déjà assise à côté de Shaïla, et la fenêtre et contempla le paysage tandis que John s'asseyait entre Frederick et Tom. L'ambiance ne fut plus aussi morose que précédemment, James Potter, souhaitant vivement démentir l'accusation de Sarah. Lui, pas drôle ? C'était le monde à l'envers ! Redoublant d'humour, il fit rire ses camarades de nombreuses fois par des blagues et des pitreries en tout genre. C'était surtout le fait que la moquerie vienne de la Serpentarde qui le poussait à prouver son humour. Tout n'était toujours que compétition entre eux.
Sarah entama avec ses amies une conversation portant sur leurs vacances. Il s'avéra que, par le hasard le plus complet, Shaïla et Sarah s'étaient retrouvées toutes deux dans la même ville, Tanger, dans le même pays, au Maroc, au même moment, durant le mois d'Août, sans le savoir.
« Quand retournes-tu à Tanger ? Demanda soudainement Sarah à Shaïla, interrompant James alors que celui-ci racontait une blague.
- Je dois normalement y retourner en Août, répondit Shaïla, surprise par la soudaine question. Nous y allons toujours à ce moment-la. Pourquoi ?
- C'est parfait ! S'enthousiasma Sarah. On allait toujours au Maroc les deux mois quand j'étais petite mais mes parents ont arrêté de nous y emmener. Cependant, ils ont pris la décision de le faire à nouveau, expliqua-t-elle à Shaïla. Si j'arrive à les convaincre d'y aller en même temps, on pourrait se voir là-bas !
- Ce serait super ! S'enthousiasma Shaïla.
- Quand j'y pense, s'incrusta Roxanne. Chaque année, un voyage en famille est organisé et un membre de la famille à tour de rôle doit choisir la destination, expliqua-t-elle. Cette année, c'est le tour de mon oncle Bill et, comme il m'adore, ajouta-t-elle non sans vantardise, je pourrais le convaincre d'aller à Tanger !
- Je suis désolé, rétorqua James, mais c'est moi qu'oncle Bill aime le plus !
- Non, c'est moi ! Affirma Roxanne.
- En plus, ce sont des vacances en famille, Roxanne, rappela James, narquois.
- Oui, merci je s... répliqua Roxanne. Merlin, pourquoi es-tu mon cousin ? S'écria-t-elle sous le regard moqueur dudit cousin.
- Comment ça ? S'étonna Frederick, prenant part à la conversation.
- James fait partie de ma famille, expliqua Roxanne. Donc, il viendra, logiquement...
- Tu as l'air ravie, fit narquoisement remarquer James.
- Argh ! S'étrangla Sarah. C'est une malédiction ! S'écria-t-elle.
- Enfin bref, coupa Maelis,vous avez décidé de partir sans moi, conclut-elle en boudant faussement, quoique réellement blessée.
- Par Morgane, jura Sarah. Excuse-moi mais je t'avais presque oubliée !
- Tu m'en vois flattée, grommela Maelis.
- Je peux peut-être demander à mes parents de t'emmener, tu sais. L'appartement contient assez de lits pour y aller à six alors une personne de plus ou de moins...
- Tu peux nous inviter aussi, alors ! Plaisanta John Ross en mentionnant Tom, Frederick, Johnattan et lui.
- Non, désolée, rétorqua Sarah, mais mon père n'acceptera jamais que j'emmène des garçons ! De plus, je n'en ai aucune envie, ajouta-t-elle avec un grand sourire moqueur.
- Tu ne sais pas ce que tu perds, affirma avec arrogance John. »
La conversation continua ainsi. Tous étaient désormais de bonne humeur et discutaient de tout et de rien, se moquant les uns des autres. Sarah sortit ses lunettes de sa besace et entama un livre policier. Si, dans ses plus jeunes années, elle avait dû les porter en permanence, sa correction, naturellement faible, s'était encore affaiblie et elle en avait désormais uniquement besoin que pour la lecture. La paire de lunettes était noire avec des grands verres. Et elles avaient la faculté de la faire passer pour une bonne élève auprès des profs et de cacher ses cernes, toujours présentes.
Iris, quant-à-elle, faisait dans le même temps connaissance avec Laury Manchester et Camelia Harris, une blonde et une brune toutes deux nées dans une famille sorcière. Heureusement pour elle, grâce aux nombreuses explications de sa sœur et de sa mère sur la magie, Iris pouvait aisément participer à la conversation, même si elle ne comprenait pas toujours tout. Qui était ce Sirius Black qui avait été accusé à tort pour un meurtre et surtout qu'est-ce qu'était Azkaban ? Elle demanda des réponses à ses deux nouvelles amies qui s'empressèrent de lui répondre. Laury et Camelia étaient peut-être toutes deux un peu orgueilleuses, elles étaient sympathiques, d'après ce que Iris avait pu en voir. Immanquablement, les trois fillettes se demandèrent dans quelle maison elles voulaient être réparties. Iris ne savait pas mais le fait que sa sœur ait été répartie à Serpentard l'influençait forcément, même si elle se forçait à rester impartiale, comme sa mère le lui avait recommandé. Camelia affirma vouloir justement suivre les traces de ses ancêtres dans la maison des serpents et Laury penchait plutôt pour Serdaigle. Tout était très différent de la vie qu'elle avait vécu jusque là mais la petite Feli s'accommodait parfaitement de ce nouvel entourage.
Enfin, le train arriva à Poudlard et tous descendirent. Sarah et ses amies montèrent dans une des calèches qui avançaient toutes seules et la majestueuse silhouette du château s'éleva soudain dans la nuit, éblouissant de par sa taille et sa structure les plus jeunes autant que les plus vieux. Poudlard recelait des secrets aussi immenses que sa taille et personne au monde ne pouvait affirmer les avoir tous trouvés. Les quatre jeunes filles s'escrimaient pourtant depuis leur deuxième année à découvrir tous les passages secrets mais il y en avait trop. Les calèches dépassèrent le portail de Poudlard sur lequel étaient sculptés des sangliers ailés puis le chemin s'arrêta et les élèves descendirent. On voyait au loin, dans le lac, les barques des premières années qui avançaient doucement, entraînant avec elles des dizaines d'élèves terrorisés. Les élèves à partir de la deuxième année se hâtèrent de s'installer dans la Grande Salle et regardèrent les professeurs installer le tabouret et le choixpeau magique.
Ce fut à ce moment-la que Sarah rejoignit enfin ses amis de Serpentard.
« Tu as passé de bonnes vacances ? S'enquit joyeusement Sasha Thomas.
- Merveilleuses, et toi ? Répondit Sarah.
- Encore mieux que les tiennes, exagéra moqueusement Sasha.
- Vous dites ça parce que vous ne savez pas ce que j'ai fait, intervint crânement Jane Udan.
- Et moi alors ! Ajouta Mile. »
La conversation continua en ce sens sans que, au final, quiconque ne sache ce que les autres avaient fais. A force de les observer, Sarah fut stupéfaite de voir combien ils avaient changé en un été.
Sasha Thomas était une charmante jeune fille de petite taille dont les cheveux noirs ondulaient sur les épaules en boucles anglaises parfaites, aux yeux gris perle, avec des fossettes et une gaîté à tout épreuve. Elle était d'une compagnie vraiment très agréable et, de tous ses condisciples de Serpentard, c'était celle avec qui Sarah avait eu ses plus beaux fou-rires. Sasha était pour Sarah ce qui se rapprochait le plus d'une meilleure amie, excepté bien sûr Maelis, Roxanne et Shaïla.. Elle était extravertie au possible et elle s'entendait avec tout le monde, toutes maisons confondues. Elle avait expliqué à Sarah qu'elle était la fille d'un cousin de Dean Thomas, un des héros de guerre, ce qui expliquait sa blancheur. Si les commentaires dont riaient Sasha et Sarah entre elles étaient parfois méchants, cela ne les dérangeait pas plus que ça. Commenter les manies des autres était un de leur passe temps favoris, et elles l'avouaient sans honte.
Jane avait des yeux bleus clairs et des cheveux bruns aux reflets blonds. Elle atteignait presque le mètre soixante dix et devait toujours se baisser pour regarder Sarah, qui faisait près d'une mètre soixante cinq, et Sasha, qui ne mesurait guère plus que le mètre soixante. Si elle était plus réservée que ses amies, elle pouvait faire preuve d'un humour désarmant avec les personnes qu'elle connaissait. Elle était toujours dynamique et sur-active. Elle avait un frère jumeau réparti à Poufsouffle et passait beaucoup de temps avec lui. Ils ne semblaient faire qu'un et se comprenaient à merveille, c'en était assez troublant. Les parents de Jane étaient tous deux issus de familles de Sang-purs, bien qu'elles ne soient pas connues, et elle vivait dans un assez grand manoir situé en Irlande du Nord. Elle était moins moqueuse que ses amies et semblait respecter la nature humaine avec une dévotion qui semblait parfois dérisoire mais qui ne pouvait manquer d'être admirée.
Mile Bones était le meilleur ami de Sarah. Il mesurait plus d'un lètre quatre vingt, avait les cheveux noirs plutôt longs et toujours impeccablement coiffés, des yeux marrons, une peau assez bronzée et un physique agréable à regarder. Sarah et lui étaient sortis ensemble pendant une durée de cinq mois en troisième année avant qu'ils ne se rendent compte tous les deux qu'ils n'étaient pas fais pour être ensembles. Ils étaient heureusement restés en très bons termes et leur amitié en avait même été renforcée. Il était hautain et se croyait sans doutes un peu supérieur mais il pouvait faire preuve de beaucoup d'humour. S'il n'était pas à proprement parler le confident de Sarah, il était un de ceux en lesquels elle avait le plus confiance.
Maelis, quant-à-elle, retrouvait ses amies de Serdaigle également. Si elle était parvenue à s'entendre avec tout le monde, elle ne les appréciait pas forcément.
Eva Connor était une fille vraiment très drôle et sympathique. Elle mesurait plus d'un mètre soixante dix, à l'égal de Maelis, avait des cheveux blonds platine, des yeux bleus et des lunettes transparentes. Eva était une fille vraiment superbe et Maelis s'entendait vraiment très bien avec elle. Lorsqu'elles s'étaient rencontrées, Eva avait le visage ravagé par les boutons d'acné. Après avoir bu une potion à base de pus de bubobulb, conseillée par Molly et concoctée par l'infirmière de Poudlard, Madame Pomfresh, ses boutons avaient laissé place à un visage certes pas très beau, mais harmonieux.
Ashley Hasbrook avait tous les attributs de la séductrice née, avec ses cheveux blonds lumineux et bouclés, ses yeux marrons noisette et sa fine silhouette d'un mètre soixante quinze. Ashley était une Serdaigle taciturne depuis la mort de ses parents en première année, elle était sous la tutelle de sa grand-mère maternelle qui la surprotégeait. Elle avait perdu sa vivacité d'autrefois et s'était refermée sur elle même, de sorte que peu de personnes pouvaient affirmer la connaître vraiment. Et Maelis avait la chance d'être de ceux-la. Si Ashley était discrète et effacée, elle était réellement intelligente et était très fidèle envers ses amis. À l'égal de Sasha, personne ne pouvait la détester tant sa gentillesse était touchante.
Mona Salti mesurait à peine le mètre cinquante cinq, avait des origines italiennes, des cheveux noirs et bouclés lui arrivant aux omoplates, un teint pâle et des yeux bleus. Elle se maquillait beaucoup et portait de grandes lunettes noires. Si elle n'était, aux dires de ses amies, que douceur et amabilité, elle détestait cordialement les trois meilleures amies de Maelis pour cause de jalousie affective. Si Maelis l'avait tout d'abord réellement appréciée, elle s'était finalement lassée de sa jalousie intempestive et de sa manière de toujours vouloir s'accrocher à elle d'une quelconque manière que ce soit. Mona n'avait pas vraiment d'amis, non pas parce que tout le monde la rejetait mais parce qu'elle refusait de faire des connaissances et parlait dans le dos de tout un chacun. Elle passait le plus clair de son temps avec son petit ami, Jean Kein, un élève de son année à Poufsouffle. Jean était sans doute le plus grand de tous les élèves de cinquième année, un peu vantard et plutôt populaire.
Molly faisait partie de la très célèbre famille Weasley, regroupant les héros de guerre et étant la famille la plus étendue d'Europe. Elle avait de longs et épais cheveux roux, des yeux verts foncés et une ribambelle de tâche de rousseurs. Si Molly et Roxanne se ressemblaient beaucoup en apparence, il n'en était rien pour le comportement. En effet, au contraire de Roxanne, Molly était une fille très sérieuse et respectueuse des règles, jusqu'à vénérer la directrice. Elle était d'une logique étonnante et débordait d'intelligence. Toutefois, il lui arrivait de se laisser gagner par la douce folie de ses amies.
Leo Axan était métisse, plutôt grand et musclé. Ses cheveux étaient noirs, plutôt longs et lisses, et ses yeux étaient marrons clair. Il fallait avouer qu'il était très plaisant à regarder. Malheureusement pour les filles de Serdaigle, il ne semblait avoir d'yeux que pour Shaïla, qui lui retournait la pareille. S'ils ne sortaient pas ensembles, ils finiraient en couple dans peu de temps. Leo avait de l'humour et possédait une grande intelligence, mais il restait très sympathique, quoique parfois un peu lourd.
Stephen Ziou était d'origine japonaise, et avait les paupières un peu plissées devant des yeux bleus foncés. Il était plus petit que Leo et avait les même cheveux que ce dernier, quoique un peu plus courts et plus hérissés. Il avait les meilleures notes des cinquièmes années, toutes maisons confondues, et avait une mémoire impressionnante. Ses résultats, il les obtenait sans travailler énormément. Il avait par contre la mauvaise habitude de toujours se rabaisser pour mieux chercher les compliments, manie que détestaient beaucoup de ses amis. Beaucoup avaient d'ailleurs quelques soupçons quant-à la personne qu'il aimait la manière qu'il avait de regarder Sarah ne trompait personne, même pas cette dernière, qui s'était d'ailleurs éloignée de lui lorsqu'elle s'en était rendue compte.
Quant-à Roxanne et Shaïla, elles rejoignirent la table des Gryffondors et prirent garde à s'asseoir le plus loin possible de Leonora. Cette dernière avait trouvé comme camarade de gloussement une fille de sixième année du nom de Brenda MacDonnald. Roxanne et Shaïla n'avaient pas pu nouer des amitiés avec les personnes de leur maison pour la simple bonne raison que personne ne leur correspondait. C'est pourquoi elles restaient constamment ensembles, ne se séparant pratiquement jamais. Il était évident qu'elles étaient plus proches entre elles que les deux autres mais ce n'était pas flagrant. Elles vivaient trop ensembles pour souhaiter davantage la présence l'une de l'autre.
Enfin, les jeunes élèves entrèrent, provoquant un vacarme assourdissant. Chaque applaudissement qu'ils recevaient enflammait leurs joues un peu plus. Sarah remarqua que les applaudissements les plus forts, justement, venaient des Fraudeurs. Elle leva les yeux au ciel puis détourna son regard. Iris était à l'arrière de la foule des jeunes élèves, accompagnée d'une blonde et d'une brune. Sarah reconnut la blonde comme étant celle qu'elle avait vue sur le quai 9 ¾ mais ne reconnut pas la brune. Il y avait parmi la foule Lily Potter, la sœur de James, et Hugo Weasley, le frère de Rose. Cette dernière avait été répartie à Gryffondor malgré son sérieux et son intelligence et se battait avec force dans l'espoir d'obtenir les meilleurs résultats possibles. Hugo n'avait pas l'air aussi soucieux des études qu'elle et paraissait beaucoup plus tranquille, calme et drôle. Les jeunes élèves avancèrent et, une fois devant l'estrade, le choixpeau magique commença sa chanson, sous les regards surpris des personnes qui ne connaissaient pas la procédure de répartition.
« C'est moi le choixpeau magique,
Chacun de mes choix est véridique !
Mettez-moi juste sur vos têtes,
Je découvrirai tout votre être
Petits chenapans je vous tiens
Chacun de vos songe sera miens.
Je vous répartis dans vos maisons,
En fonction de votre fond,
Je vois chacune de vos pensées,
Et aussi chacun de vos secret,
Vous ne pouvez rien me cacher,
Puis c'est à moi de juger,
Dans quelle maison vous serez.
Je sais que je suis bien pratique
Et que ce n'est pas théorique
De voir un chapeau parler,
Comprendre chacune de vos pensées
Mais ce pouvoir me fut apporté
De la magie même des quatre sorciers
Ils m'ont insufflé l'intelligence
Sans aucune remontrance
Je répartis chacun de vous
Dans la maison qui lui est propre
Serpentard vouait la ruse
Gryffondor le courage
Serdaigle l'intelligence qui fuse
Poufsouffle les enfants sages.
Il n'y a rien à dire du destin
Qui il y a mille ans devint miens
Je vous répartis par-delà le temps
Depuis les débuts d'antan
Si vous avez beaucoup de courage
Que la témérité vous engage
Votre chemin est tout tracé
A Gryffondor vous irez
Si la loyauté vous anime
Que la fidélité vous domine
Poufsouffle sera votre voie
J'y apposerai mon choix
Si vous êtes rusé
Que vous êtes fait de persévérance
A Serpentard vous trouverez
Toute votre importance
Si l'intelligence et la réflexion
Sont deux mots qui vous qualifient
A Serdaigle vous irez donc
Votre cerveau vous suffit.
Voici venue la fin de cette chanson
Approchez, mes enfants
Vous subirez mes décisions
Et chaque choix sera le bon. »
Il y eut un tonnerre d'applaudissement puis le professeur Londubat, directeur adjoint de Poudlard, se leva et appela par ordre alphabétique les élèves à répartir. La première à être répartie fut Shirley Addams, qui entendit sur sa tête le choixpeau s'écrier « SERDAIGLE », et qui fut d'ailleurs bien vite rejointe par Stella Axan, la sœur de Leo Axan, un garçon de cinquième année à Serdaigle avec qui Shaïla s'entendait à merveille. Sarah attendit avec appréhension le tour de sa sœur et, quand celui-ci arriva, elle croisa les doigts sous la table. Iris semblait très angoissée mais arrivait à contrôler tant bien que mal les tremblements de ses membres et c'est avec une assurance feinte qu'elle s'assit sur le tabouret et posa le choixpeau sur sa tête. Ce fut direct le choixpeau cria « GRYFFONDOR » et elle rejoignit la table située à l'extrême gauche en jetant un dernier coup d'œil à Camelia, se demandant si leur amitié pourrait subsister malgré les différends qui existaient entre Gryffondors et Serpentards. Irène s'assit sagement à côté d'une fille de son âge prénommée Dawn Oggen, aux yeux d'une teinte extra-ordinairement violette et au visage blafard encadré d'épais cheveux noirs.
Comme elles avaient affirmé vouloir y être réparties, Camelia et Laury furent réparties respectivement à Serpentard et à Serdaigle. Les traits d'Iris s'affaissèrent un tant soit peu et elle adressa une moue déçue à son assiette en or massif.
Camelia Harris avait été préalablement rejointe par une certaine Lucy Zabini et elle semblait bien s'entendre avec cette dernière. L'arrivée de Lily Potter améliora cependant l'humeur d'Iris et les deux fillettes firent connaissance rapidement. Lily Potter était toute mignonne avec ses lisses cheveux roux attachés en un chignon serré, son visage blanc et les nombreuses tâches de rousseurs qui parsemaient son visage. Elle avait tout de la petite fille gâtée, la gentillesse en plus. Hugo Weasley vint engraisser les rangs des Gryffondors à son tour lorsque vint la fin de la répartition. Il avait d'indomptables cheveux roux qui partaient un peu dans tous les sens, ayant hérité de la couleur de son père et de la forme de sa mère, des yeux marrons et un visage agréable. Iris les apprécia tout de suite.
Enfin, lorsque la répartition fut terminée, la directrice se leva pour faire un discours plus étonnant que ceux de toutes les années précédentes réunies, évoquant une nouvelle réforme qui changerait du tout au tout l'enseignement de Poudlard.
« Bonjour à tous et à toutes, élèves et professeurs. Pour ceux qui ne me connaissent pas, discourra-t-elle, je suis la directrice de Poudlard, Minerva MacGonagall. Je vous informe ou répète, cela dépend, qu'il est interdit d'aller dans la forêt interdite sous peine de mort il y rôde des animaux dangereux de toute sorte. Il est interdit de pratiquer la magie dans les couloirs et la liste complète de tous les objets à sanctionner est affichée dans le bureau de Monsieur Rusard, notre surveillant. Cette année, une réforme a été votée définitivement suite à des propositions, des insistances et des pétitions au sein même de l'école je parle bien évidemment de l'ajout de cours facultatifs supplémentaires : les cours de langues étrangères. Des professeurs de Russe, Italien, Français et Espagnol ont été engagés et, de plus, des élèves sachant parler une autre langue pourront enseigner cette langue. Cet enseignement donné, quoique à but non lucratif, apportera des points de plus aux élèves enseignants pour les examens de fin d'années, que ce soit les tests normaux ou bien les B.U.S.E.S et les A.S.P.I.C.S. Les élèves ne pourront pas enseigner si ils ne sont pas au moins en quatrième année pour des raisons évidentes : ils ne sauraient que difficilement se faire respecter de leurs aînés. Si un élève ose dispenser un cours alors qu'il ne connaît pas un traître mot de la langue enseignée, il sera sévèrement sanctionné. Les cours commenceront dans deux semaines. Je pense avoir fait le tour. Les fiches d'inscription seront affichées dans vos salles communes et élèves et professeurs devront écrire leur nom ainsi que la langue qu'ils veulent apprendre ou enseigner. Bon appétit à vous tous ! »
Tous applaudirent joyeusement, heureux de voir que la réforme avait finalement porté ses fruits après deux ans de lutte acharnée.
Le copieux repas se termina finalement et Sarah dût accompagner les nouveaux élèves à leurs dortoirs, en compagnie de Mile.
La raison pour laquelle Sarah avait tout fait pour être préfète était la suivante n'ayant pas oublié qu'elle devait chercher le nom de jeune fille de sa mère, elle avait attendu d'être préfète pour enfin pouvoir fouiller dans les archives de Poudlard. Elle résoudrait le secret qui entourait sa famille, d'une manière ou d'une autre !
« Ce sont les dortoirs des premières années, expliqua finalement Sarah aux trois fillettes qui la suivaient. Vos bagages ont été installés au pied de vos lits, je vous conseille de dormir rapidement. Si vous avez un problème, frappez à la porte de mon dortoir il est situé un étage en dessous de la salle commune, au troisième couloir en partant de la gauche. Je pense avoir fait le tour, bonne nuit ! »
Pendant ce temps-la, dans la tour des Serdaigles, Maelis énonçait un discours à peu près similaire aux quatre filles qu'elle accompagnait.
Voilà voilà ! Ce chapitre est également plutôt long, je crois qu'ils vont peu à peu raccourcir mais je ne voulais pas en faire un beaucoup plus court que le prologue, ça aurait paru étrange. Cette histoire, je la finirai ! Promis, juré, craché, argh peuh ( bruit du crachat ). Vous avez vu, je n'ai pas précisé quand :-) j'ai trop la flemme de le relire alors peuvent subsister quelques fautes. Faut me comprendre aussi : après l'avoir lu une bonne dizaine de fois, il m'ennuie ce chapitre. Je veux de l'action ! Et du sang ! Et des morts ! (je les aurai bientôt niark niark niark )
Allez, n'aie pas peur, lâche un com ! ( merci Norman )
Bisous à tous,
A dans deux semaines !
