Voilà. Désolée, vraiment désolée pour le retard ( plus d'un mois ). Ce chapitre a été très difficile à pondre, syndrome de la feuille blanche, je suppose. Et manque de temps. Quoi qu'il en soit, il est là, même si je n'en suis pas tellement fière. Je ne peux rien vous promettre pour le prochain ^^
Voilà, bonne lecture !
On n'a jamais autant besoin de vacances que lorsqu'on en revient
Ann Landers
VI) Nous n'avons pas tous le même mode de vie...
À peine fut-elle descendue du train qu'elle sentit une main empoigner férocement son bras. Elle se serait débattue si elle n'avait pas eu l'habitude. Elle se serait débattue si elle n'avait pas su que ce serait encore pire après. Sans pouvoir riposter ou se rebeller, elle fut inexorablement attirée vers une des cheminées. Son bourreau s'empressa de jeter dans la cheminée une poignée de poudre de Cheminette avant de l'y pousser violemment. Elle eut à peine le temps de faire un petit signe de tête à Anna qui, de toute façon, ne la regardait même pas, avant de sentir les flammes vertes l'emporter dans un tourbillon. Une fois qu'elle fut arrivée, elle sentit la poigne sur son bras se desserrer et, avant qu'elle n'ait pu soupirer de soulagement, elle sentit cette même poigne la tirer par les cheveux et l'emmener de cette manière jusqu'à la salle de torture du manoir. Elle était censée être condamnée depuis des lustres, mais vraisemblablement, ce n'était pas le cas. Elle sentit son cœur accélérer dans sa poitrine et elle déglutit difficilement, mais ses cheveux tirés ne lui faisaient plus mal. Une fois que la porte de bois moisi fut ouverte dans un grincement sinistre, elle fut projetée par les cheveux à l'intérieur de la pièce, et atterrit durement sur le sol de pierre dallé. Sa mâchoire frappa une bosse et un filet de sang coula de sa bouche. Peu importe, elle n'avait plus mal. Son bourreau reprit ses cheveux et posa son pied sur le dos de la jeune fille à terre pour mieux les tirer, tout en enfonçant ses chaussures serties de crampons dans la chute de rein de la victime. Et elle n'avait pas mal.
« J'ai appris pour tes fréquentations ! Hurla le quinquagénaire. Tu es indigne, je devrais te déshériter. Malheureusement, c'est impossible, argumenta-t-il tout en accentuant le contact entre sa chaussure et le dos de la jeune femme. Si tu n'es plus là, tout reviendra à mon traître à son Sang de frère. J'eusse aimé que père et mère le renient pour ça. C'est une souillure ! Et tu n'es pas mieux que lui ! »
Après ce monologue, il raffermit sa prise sur la chevelure, l'enroulant autour de son poing jusqu'à ce que quelques mèches se détachent du cuir chevelu. Puis, soudainement, il la lâcha.
« Lève-toi, ordonna-t-il. »
Elle refusa. De toute façon, il ne lui ferait pas de traitement de faveur alors autant ne pas se soumettre. Mécontent, il la releva de force et commença à détacher sa ceinture, en répétant la même litanie qu'à chaque fois.
« Il y a des choses qu'il vaut mieux faire comme ces bons à rien de Moldus. Chaque coup t'infligera une douleur visible. Ces marques sur ta peau te feront peut-être enfin réfléchir. »
Puis il dégaina complètement sa ceinture et ôta d'un sortilège le haut de sa fille. Il voulait voir les traces que laisseraient ses coups sur son dos laiteux. Il la fit se baisser à genoux, le dos courbé. Puis, saisissant sa ceinture par l'extrémité, il frappa l'attache en fer sur le dos de la jeune fille, laissant une trace rouge d'où dégoulinaient quelques filets de sang. D'ici quelques heures, quelques contusions apparaîtraient et la peau se colorerait d'une couleur violacée. Il frappa, encore et encore. Quand son dos n'eut plus aucune parcelle de peau blanche, il arrêta enfin. C'était pour cela qu'il portait une robe de sorcier avec ceinture. C'était toujours pratique de se balader avec. Ça pouvait servir. Après tout, depuis que le monde sorcier était envahi de Sang-de-Bourbes, la vie n'était plus aussi sûre. La jeune fille, à terre, avait le dos tout endolori. Chaque coup lui avait brûlé la peau plus sûrement qu'un bûcher. Et elle était là, à terre, haletante, pantelante, brûlée. Mais elle ne lui ferait pas le plaisir de pleurer, elle ne lui ferait plus jamais le plaisir de hurler, de gémir, de se plaindre. À force d'habitude, elle n'avait plus mal.
Suivant son habitude, son père sortit finalement sa baguette et la pointa sur elle, espérant lui infliger de la frayeur. Elle se releva. Puis, enfin, il la fixa droit dans les yeux, et fit un mouvement de baguette froid et sec, tout en prononçant ce mot infernal : « Endoloris ».
Le rayon rouge l'atteignit de plein fouet. Esquiver n'aurait servi à rien de toute manière. Des milliards de poignards s'enfoncèrent dans son corps en même temps, la tuant des milliards de fois. Ses muscles se contractèrent douloureusement, tandis que tous ses os semblaient se fracturer de multiples fois. Elle se força à ne pas laisser ses genoux plier, à ne pas tomber, jamais. Elle ne déforma même pas son visage et continua de le fixer dans les yeux, le menton relevé en une moue méprisante.
Foi de Violette Voden, un jour, il le payerait. De sa vie. Misérable.
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Cela faisait tout juste deux jours que Sarah était rentrée chez elle. Noël serait dans trois jours. Daphné Greengrass l'avait prévenue que, cette année, les Feli fêteraient le nouvel an dans le manoir Greengrass. Et c'était assez angoissant de rencontrer ses grands-parents, surtout si ils étaient vraiment aussi sévères et froids que ce que lui avait dit sa mère. Sarah avait réussi à convaincre sa mère de la laisser avoir une mèche en seulement une soirée. C'est pourquoi elle avait en ce jour une mèche dorée qu'elle qualifiait de magnifique. Elle étincelait au Soleil comme un joyau. Les quelques jours précédent Noël furent calmes et relaxant. La famille Feli faisait toujours ses emplettes à l'avance, préférant éviter de s'aventurer sur le chemin de Traverse lorsque celui-ci était bondé. Sarah passait ses journées assise sur le sofa du salon, regardant à la télé des émissions et séries tandis qu'Iris préférait aller sur l'ordinateur. Qu'est-ce que ça lui avait manqué ! Elle se couchait très tard le soir, se levait après midi le matin et, enfin, profitait des vacances. Le matin du vingt-cinq Décembre, Sarah fut réveillée par un petit hurlement de joie mais surtout par deux poings qui frappaient sa porte. Elle s'éveilla de mauvaise grâce et jeta à son réveil un petit regard ensommeillé, avant de grommeler. Il n'était même pas neuf heures. Elle se leva tandis que les deux poings continuaient de maltraiter sa porte, et se prépara à descendre, s'habillant pour ne pas se présenter sur les photos avec sa chemise de nuit affreuse. Elle descendit l'escalier pentu qui menait au salon et, devant le sapin, elle trouva un monticule de cadeaux qui, malgré elle, firent tressaillir le coin de ses lèvres de plaisir. Iris l'avait attendue tant bien que mal et, dès qu'elle l'aperçut, elle se jeta sur les cadeaux et commença à déballer un emballage. Sarah la rejoignit prestement, profitant cependant un peu plus de chaque cadeau pour prolonger le plaisir. C'est avec une joie manifeste qu'elle découvrit un ensemble de bijoux que Maelis lui avait offert, des échantillons du magasin Weasley&Weasley de la part de Roxanne, un parfum sorcier de la part de Shaïla, un livre sur le Quidditch de la part de Mile, un coffret de maquillage de la part de Jane et un livre sur la séduction – qui, au passage, fit lever les yeux au ciel à Sarah – accompagné d'une pleine bouteille de calvados - que la jeune fille s'empressa de cacher à ses parents – de la part de Sasha. Quelques sachets de confiseries lui furent également offerts par quelques connaissances. Il ne resta pour elle qu'un seul paquet sous le sapin : le cadeau de ses parents. D'après la texture, c'était un emballage de carton, estima-t-elle en le prenant dans ses mains. Elle le découvrit de sa couverture de papier cadeau et ouvrit précipitamment le carton, découvrant un téléphone portable. Bien qu'elle fût ravie, elle accorda à ses parents un regard incrédule.
« Toute technologie ne fonctionne pas à Poudlard, leur rappela-t-elle.
- Eh bien ma chérie, répliqua sa mère, tu prends ton balai, tu t'éloignes de Poudlard et tu nous téléphones. Accompagnée, s'entend. Ne t'avise même pas de faire ce voyage toute seule, recommanda-t-elle après réflexion.
- Mais... c'est interdit, rétorqua Sarah, étonnée que sa mère l'exhorte à transgresser le règlement.
- C'est bien pour cela que tu ne le feras pas plus de deux fois par mois et que tu le feras très discrètement avec des personnes de confiance, trancha son père.
- En tout cas merci, sourit finalement Sarah. »
Sarah s'empressa de monter ses cadeaux dans sa chambre, entama joyeusement un paquet de suçacide – ses friandises préférées – et observa ses cadeaux sous toutes les coutures. Maelis lui avait offert des boucles d'oreille en argent et une bague fine absolument magnifique. Elle s'empressa de les mettre à la place la plus précieuse dans son coffret à bijoux, émerveillée par le présent de son amie. Pour sa part, elle lui avait envoyé une chaîne en argent dont le pendentif représentait un loup, son animal préféré. Sarah sourit joyeusement et reprit un suçacide. Mine de rien, elle avait hâte de revoir ses amis.
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« Shaïla, reviens ici immédiatement ! Hurla une femme dans la maison, faisant trembler les murs.
- Quoi ? Aboya Shaïla, énervée au possible.
- Baisses d'un ton avec moi, jeune fille ! Lui ordonna sa mère. On va la refaire doucement, ajouta-t-elle froidement.
- Quoi ? Répéta Shaïla d'une voix dégoulinante de mièvrerie et d'hypocrisie. »
Pour toute réponse, sa mère lui envoya un regard brillant de colère.
« Je t'interdis de partir en tapant des pieds, s'écria sa mère. Et cesse de claquer cette fichue porte ou je te jure que je la décroche ! Et viens mettre la table ! »
Shaïla soupira longuement, énervée et partit sans aucune grâce vers la cuisine.
« Qu'est-ce que je viens de te dire ? Demanda sa mère. »
Shaïla contint sa haine et cessa de taper des pieds contre le sol. Vivement que les cours reprennent !
« Pauvre conne, maugréa Shaïla pour elle-même.
- Tu as bien dit ce que je viens d'entendre ? S'époumona sa mère. »
Shaïla déglutit difficilement avant de répondre avec innocence :
« Quoi donc ? Je n'ai pas parlé ! »
Sa mère lui lança un regard de franc dédain et, enfin, Shaïla referma la porte de la cuisine derrière elle, soupirant de soulagement.
« Et ne ferme pas la porte ! Ordonna une dernière fois Sobia. »
Shaïla rouvrit la porte avec regret et commença à mettre la table. Elle supposa silencieusement que ce devait être la ménopause qui mettait sa mère dans cet état. Puis, pour elle-même, elle chantonna : « Joyeux Noël, joyeux Noël... » d'un ton ironique. Elle se le promettait, dès la majorité atteinte, elle ferait ses cliques et ses claques et elle s'en irait. Loin, de préférence.
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Sarah grommela tout en se parant de vêtements classes. Cela faisait deux heures que sa mère la sommait de se préparer et, si elle avait jusque-là réussi à repousser l'échéance, il lui fallait désormais se vêtir de cette robe trop bleue à son goût. Elle avait eu le malheur de laisser sa mère la choisir et elle le regrettait amèrement. Sarah Feli ne portait que des robes vert émeraude ! Quand elle portait des robes... Elle l'enfila donc à regret, avec tant de mauvaise foi qu'elle se rendit compte quelques minutes plus tard qu'elle était à l'envers. Elle maugréa en la remettant dans le bon sens et se contempla dans le miroir. La robe était trop longue, trop volumineuse et trop bleue. Elle se coiffa soigneusement les cheveux, en prenant garde à laisser compacte sa mèche dorée, se maquilla légèrement et descendit enfin dans le salon. Elle mit des ballerines noires et enfila son manteau, tout aussi noir.
« Sarah, qu'est-ce que tu attends pour te coiffer ? Grommela sa mère en arrivant.
- Mais je l'ai fait ! S'insurgea la concernée.
- Si tu le dis, souffla Daphné, guère convaincue. »
Daphné Feli s'était mis sur son trente-et-un et stressait d'anticipation pour ce qui allait être les retrouvailles entre elle et ses parents. Ils n'avaient jamais été faciles à vivre. Elle enfila ses bottines à talon et regarda sa fille.
« Ramène tes cheveux que je m'en occupe, soupira-t-elle. »
Sarah obéit et se fit coiffer doucement par sa mère. Une fois qu'elles eurent terminé, Daphné s'égosilla sur le retard qu'ils auraient certainement et appela Iris, qui se préparait encore dans sa chambre. Lorsque celle-ci descendit, les deux femmes restèrent coites devant la jeune fille.
« Tu comptes vraiment y aller comme ça ? Demanda précautionneusement sa mère.
- Ben oui, pourquoi ? S'étonna Iris.
- Parce que tu ressembles à un clown, rétorqua Sarah.
- J'aurais plutôt dit une prostituée, réfléchit Daphné à voix haute.
- Maman ! S'insurgea Iris.
- Bon Sarah, nous sommes déjà en retard, je m'occupe de ta sœur. L'adresse c'est Manoir Snobbish, l'informa Daphné.
- Tiens, c'est drôle comme nom, commenta Sarah.
- Et parfaitement approprié, la coupa sa mère. Vas-y, la pressa-t-elle.
- Mais je fais quoi une fois là-bas ? Demanda Sarah.
- Tu te débrouilles, assura Daphné, allez ouste ! »
Sarah se résigna et, à regret, monta dans le bureau de ses parents. Elle s'empara alors d'une poignée de poudre de cheminette et la jeta dans l'antre de la cheminée en prononçant l'adresse. Elle tourbillonna un bref instant avec d'apparaître dans un grand manoir. Devant elle étaient rassemblées cinq personnes : une vieille femme aux cheveux gris attachés en un chignon strict, avec une peau blanche ridée et un visage autoritaire. À côté d'elle se tenait un vieil homme hautain, un quadragénaire au menton fuyant, aux cheveux blond platine et le visage relevé en une moue méprisante, une femme du même âge, avec de longs et épais cheveux bruns et un sourire accueillant très rassurant. Puis il y avait Scorpius Malefoy. Sarah, légèrement intimidée par ces sombres inconnus – pour deux d'entre eux en vérité – bafouilla un :
« Bonjour.
- Enchantée, répondit joyeusement Astoria Greengrass, car c'était bien elle.
- Tu es seule ? Demanda la vieille femme sans lui répondre.
- Ils vont bientôt arriver, assura Sarah.
- Ce bon à rien n'a jamais su être ponctuel, de toute façon, maugréa la vieille mégère, et il a l'air d'avoir eu une très mauvaise influence sur Daphné, affirma-t-elle avec dédain. »
Sarah, profondément outrée, eut beaucoup de peine à se retenir de riposter. C'est avec soulagement qu'elle entendit Astoria dire à sa mère un « Maman... » plein de reproches.
« Quant-à toi, continua la vieille femme en passant outre l'avertissement, laisse-moi t'observer. »
Elle s'approcha de Sarah et commença à la fixer longuement, semblant jauger d'un regard expert la jeune fille.
« Tu n'as pas de formes, remarqua-t-elle. Plate.
- C'est la marque des Greengrass, objecta Astoria avec un sourire.
- Certes, balaya la vieille femme d'un geste de la main indifférent. Tu as la peau trop foncée, des vêtements bon marché du plus mauvais effet, un visage charmant mais dénué de beauté. Tes yeux sont envoûtants, sers-t-en pour t'approprier un bon parti – riche de préférence. Par Merlin, pourquoi ne t'es-tu pas brossé les cheveux ! S'exclama-t-elle enfin.
- Mais je me suis coiffée ! Pourquoi tout le monde dit ça ? S'insurgea Sarah.
- Calme-toi, ordonna froidement la vieille femme. Et cette mèche ! S'écria-t-elle. Merlin, tiens-tu le concept de cette traînée de Narcissa ?
- Excusez-moi ? Interrompit Drago Malefoy d'une voix glaciale.
- Vous m'avez parfaitement entendu, Malefoy ! Confirma-t-elle. Notre mariage était arrangé depuis notre plus tendre enfance, à Lucius et à moi, mais il a fallu que cette... gourgandine ne me vole ma place sur l'autel !
- Calme-toi, ordonna finalement son mari, pris d'une faible jalousie quant-à ce mariage.
- Certes, obéit la vieille femme. Tout cela pour dire que... »
Après un plop sonore, apparut dans la cheminée une jeune fille de onze ans tout au plus, au visage barbouillé de suie.
« Maman a oublié de t'appliquer le sortilège ! Ricana Sarah.
- Je ne trouve pas ça très drôle, répliqua Iris férocement.
- Calme-toi jeune impudente, la réprimanda la matrone. Tu dois respect et obéissance à ton aînée.
- C'est qui elle ? Demanda crûment Iris à Sarah.
- Pardon ? S'époumona la vieille femme, interloquée.
- J'accepte vos excuses, rétorqua insolemment Iris.
- Iris, je te présente notre... grand-mère, expliqua Sarah.
- Elle s'appelle comment ? Demanda encore la cadette.
- Euh... bafouilla Sarah.
- Je toucherai deux mots de votre insolence avec votre mère, jeune fille. Vous ne savez pas à qui vous parlez !
- Non, c'est bien pour ça que je pose la question ! Rétorqua Iris.
- Je suis Romilda Greengrass, sombre dégénérée ! Tu devrais te faire interner à... »
Mais un autre plop sonore l'interrompit à nouveau, et une grande femme svelte sortit de la cheminée.
« Tiens, te voilà ! S'exclama Elizabeth. J'ai deux mots à te dire au sujet de tes filles... »
La table était ovoïde dans la salle à manger. Trois elfes de maisons se relayaient pour servir les différents plats qui constituaient le repas. Sarah, assise à côté de Scorpius, s'ennuyait ferme et faisait tinter sa fourchette sur son assiette de porcelaine, remuant la sauce qui subsistait encore. Le grand sujet de conversation était l'économie et, alors que le sujet était en lui-même fort intéressant, dès que c'était Elizabeth Greegrass qui l'évoquait, c'était d'un comique qui, à trop forte dose, lassait les autres convives. Sarah se retourna vers son voisin et lui dit tout bas :
« Je te parie une peau de banane qu'elle va finir par planter sa fourchette dans son mari ! »
En effet, Elizabeth accentuait son discours de grands gestes de la main. Scorpius tourna vers elle un regard étonné couronné d'un sourcil haussé plus que dubitatif.
« Quand bien même ce serait vrai, qu'est-ce que j'y gagne ? Demanda-t-il justement.
- Aucun humour, bougonna Sarah.
- Si, mais il n'est pas compatible avec le tien qui, vraisemblablement, est inexistant ! Asséna Scorpius.
- Bien que ta phrase soit, en elle-même, paradoxale, je vais passer outre et te répliquer que j'attends de voir, dit Sarah.
- Très bien, répondit Scorpius, décontenancé.
- J'attends toujours, répéta Sarah après quelques minutes de silence.
- Chut, j'écoute ce que cette chère Elizabeth raconte, mentit Scorpius. »
Sarah ouvrit de grands yeux ahuris avant de se mettre à ricaner.
« Pas mal, pas mal, le félicita-t-elle. Mais je persiste à croire que j'ai beaucoup d'humour !
- Si tu le dis, soupira Scopius, lassé de ce dialogue puéril.
- Mieux ! Rétorqua Sarah. Je le dis et je le répète !
- Où est le bouton off ? Pleurnicha presque le blond. »
Comme pour ponctuer la phrase, la fourchette de la matrone s'enfonça profondément dans la chair de son mari, au niveau de l'avant-bras. Le vieil homme retira prestement la fourchette et leva vers sa femme un regard ombrageux avant de se lever de table pour aller se soigner.
« Ah, les hommes, tous des chochottes, commenta-t-elle ensuite, pas le moins du monde désolée de son acte involontaire. »
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Comme toujours, le quai de la voie 9 ¾ était bondée d'individus étranges aux longues et amples robes aux motifs divers et variés, portant de grands chapeaux pointus et ayant dans leurs chariots roulants de grandes cages de fer dans lesquelles il y avait des hiboux. Sarah se fraya un chemin parmi la foule et, enfin, put monter dans le train. Elle était en retard et espérait que ses amis avaient réservé un compartiment. Elle avança dans le couloir, regardant à travers chaque vitre le contenu des compartiments, s'arrêtant de temps à autres pour saluer des connaissances. Enfin, elle trouva Sasha, Jane et Mile assis presque à la fin du train. Elle rentra avec un grand sourire et salua ses amis avec entrain, s'affalant d'un même élan sur une des deux banquettes.
« Yo, ma poule ! La salua Sasha avec un air faussement rebelle.
- Wesh mon poulet, répondit Sarah sur le même ton. »
Elles se sourirent avec complicité tandis que les deux autres ricanaient. Il était bon de se retrouver.
« Sarah, dit soudain Mile, tu te fais mitrailler du regard par sa majesté. »
En tournant la tête vers la vitre, Sarah s'aperçut que, en effet, Violette Voden la regardait fixement avec un regard mauvais. Ses nombreuses cicatrices avaient subi un sortilège de désillusion et les autres étaient cachées par les vêtements amples qu'elle portait. Ne restait de visible que sa tête hautaine et dédaigneuse. Sarah lui adressa un franc regard de mépris et tourna la tête avec indifférence.
« Non mais elle se prend pour qui ? S'insurgea Sasha.
- Pour notre reine, sombre idiote ! Ironisa Jane.
- Elle m'énerve, mais elle m'énerve ! S'énerva Sasha.
- Ne te soucies pas d'elle, répliqua Sarah. Le jour où elle enlèvera le balai de son postérieur – pour être polie – peut-être qu'elle sera enfin abordable.
- Tu es bien optimiste, ajouta Sasha. »
De derrière la vitre, Violette n'avait rien manqué de l'échange et, après un dernier regard assassin, elle tourna les talons et dénicha un compartiment avec seulement quelques gamins qu'elle s'empressa de faire fuir. Son projet de se faire des amis n'était pas très concluant.
C'est au bout de seulement deux heures que Sarah retrouva ses amies alors qu'elle allait aux toilettes. Elles s'étaient installées dans un compartiment rempli de deux sombres inconnues et semblaient faire connaissance avec eux.
« Ah Sarah ! S'exclama Maelis avec un grand sourire. Je te présente Kate Finch-Fletchey et Ferby Stevenson. Elles sont en sixième année, ajouta-t-elle.
- Ah ! Enchantée, les salua Sarah avec une joie factice. Je resterais bien avec vous mais les autres vont s'inquiéter alors... se désista-t-elle.
- Sarah, on a des chocogrenouilles, l'informa Shaïla.
- … mais ce n'est pas grave, je les retrouverai plus tard, finit Sarah en se jetant sur le paquet de sucreries. »
Il s'avéra que, malgré leur air coincé, les deux filles étaient d'une très agréable compagnie, racontant à tout va des anecdotes marrantes sur leurs vacances ou la vie à l'école. Alors que Sarah se levait pour rejoindre ses amis qui, devant son absence d'une heure, devaient – légitimement – s'inquiéter, Ferby lui sourit en prononçant :
« Ravie de t'avoir rencontrée. Tes conversations avec James Potter sont toujours... instructives, mentit-elle en souriant.
- Oh, tu n'as encore rien vu, sourit diaboliquement Sarah en retour. J'ai une certaine vengeance à prendre, figure-toi.
- Préviens-moi alors, dit l'autre avec un clin d'œil. »
Sarah lui fit un grand sourire et sortit finalement du wagon. Elle s'affala sur la banquette à côté de Sasha et, avant que cette dernière n'ait pu faire le moindre commentaire, elle lui posa avec force la main sur la bouche pour l'empêcher de parler.
« Ah, ce doux silence, commenta-t-elle. »
Malheureusement, dès qu'elle parvint à libérer son orifice buccal, Sasha se mit à bouder, le dos tourné à la porte d'entrée et croisa les bras. Quelques heures plus tard, le train s'arrêta enfin et les élèves descendirent en une masse fluctuante des multiples wagons. Les élèves étaient mitigés entre la joie de retrouver leur si majestueux château et l'appréhension de la reprise des cours. Rapidement, les élèves se rendirent dans la Grande Salle pour manger le dîner. En chemin, Sarah eut la mauvaise idée de bousculer malencontreusement son admirateur plus tellement secret : Stephen Ziou. À contre-cœur, elle s'arrêta et lui retourna un sourire hypocrite, entamant avec lui un dialogue plein d'une politesse hypocrite.
« Tu as passé de bonnes vacances ? Interrogea-t-elle mielleusement.
- Oui et toi ? Demanda poliment son interlocuteur.
- Oui, dit juste Sarah. »
Alors que le silence devenait pesant, elle ne trouva rien d'autre à faire que de dire :
« Oh tiens, je crois qu'on m'appelle ! Je crois que c'est la voix de Mile ! Mentit-elle avant de partir sans attendre sa réponse. »
Stephen la regarda s'en aller avec un sourire attendrit et son ami, Leo Axan, leva haut les yeux en voyant sa réaction. Stephen Ziou avait beau obtenir les meilleures notes de leur année, dès que quelque chose concernait Sarah, son cerveau partait en courant. Il saisit le bras de son ami et l'entraîna dans la Grande Salle tout en se disant que, lorsqu'il aurait enfin le courage de faire sa demande, Stephen tomberait de son petit nuage avec fracas.
Sarah, de son côté, soupira de soulagement en s'éloignant. C'était moins une. Elle avait toujours été amie avec le brillant Serdaigle mais, depuis qu'il la dévorait du regard avec un filet de bave dégoulinant de son orifice buccal, la situation était devenue légèrement plus délicate. Et puis, elle n'allait pas se le cacher, le pauvre garçon n'avait pas été gâté par Dame Nature. Sa peau hâlée était parsemée de boutons d'acné éclatés, il avait en permanence un duvet noir qu'il ne rasait jamais et ses sourcils se rejoignaient presque en un mono-sourcil pas le moins du monde attirant. De plus, ses cheveux courts et toujours soigneusement coiffés ne le mettaient pas en valeur et son corps anorexique n'était définitivement pas attrayant. Et puis elle était sûre d'une chose : s'ils venaient à se mettre en couple, par une intervention Merline, malgré qu'elle en aie, elle aurait tôt fait de se lasser. Elle avait besoin d'aventure, d'être surprise. Lui, il était déjà à ramper à ses pieds. Elle voulait se battre pour obtenir ce qu'elle souhaitait, sans relâches. Et c'est pourquoi Stephen n'avait pas l'ombre d'une chance. Ruminant encore un instant, elle retrouva Maelis en chemin et le malheureux prétendant sortit rapidement de sa tête.
« Tu as passé un bon trajet ? S'enquit Maelis.
- Merveilleux ! Sourit Sarah.
- Je voulais te dire, poursuivit la blonde. Si jamais tu as besoin d'aide pour piéger Potter... nous sommes à ta disposition ! S'enthousiasma-t-elle.
- C'est une offre qui ne se refuse pas, accepta Sarah avec un sourire amusé.
- Parfait ! Rit Maelis.
- Tu as une revanche à prendre ? Interrogea Sarah.
- Pas spécialement, avoua la blonde. Je veux juste m'occuper. »
Sarah se sentit bête. Même si il lui arrivait de l'oublier, Maelis, elle, n'oubliait jamais la mort récente de son père. Sarah accusa le coup et fit un sourire désolé auquel Maelis répondit par un hochement de tête indifférent.
« J'y penserai, conclut Sarah. »
Après tout, un peu d'aide ne serait pas de trop. Au final, les élèves s'étaient pratiquement tous arrêtés dans les couloirs qui précédaient la Grande Salle et il fallut à la directrice un sortilège d'amplification pour hurler à tous les apprentis sorciers de se rendre prestement dans la salle à manger. Sous la menace d'être entraînés de force, les élèves reprirent donc leur lente progression. La Grande Salle n'était pourtant pas si loin.
Sarah retrouva Sasha à la table des Serpentards et, de nouveau, elles commencèrent à parler. La directrice fit un bref discours et enfin, les élèves et le personnel enseignant purent se sustenter. Il était étonnant de constater qu'un voyage durant lequel ils n'avaient rien fait pouvait les affamer à ce point.
Maelis rentra dans son dortoir seule ce soir-là. Bien sûr, ses camarades de dortoir ne tarderaient pas mais elle avait eu envie d'être seule. Une fois devant l'aigle, elle attendit patiemment l'énigme. Celle-ci vint sans plus attendre :
« Trois pitiponks sont dans un seau, un meurt. Combien en reste-t-il ? »
Maelis réfléchit quelques secondes puis donna sa réponse, sûre d'elle :
« Il en reste trois, dit-elle. Même si l'un est mort, il est toujours dans le seau.
- Exactement, dit l'aigle avant d'ouvrir la porte. »
Maelis rentra dans sa salle commune et, après l'avoir regardée quelques secondes pour se re-familiariser avec cet endroit, puis pénétra dans son dortoir. Après s'être rapidement préparée à dormir, elle regarda son emploi du temps pour se remémorer son premier cours du lendemain. Défense Contre les Forces du Mal avec les Serpentards. Parfait. Elle se coucha et s'endormit avant même que ses camarades n'arrivent ou, du moins, elle ne les entendit pas.
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Les élèves traînaient des pieds en entrant dans la salle, étouffant quelques bâillements. Ils s'assirent à leurs places réservées et le professeur Wolf entra ensuite.
« Allez, on se motive, sourit-elle avec enthousiasme. »
Elle eut en réponse quelques grognements.
« Nous allons parler dans ce chapitre des Elfes Noirs, expliqua-t-elle. Ouvrez vos livres page 48. Comme vous pouvez vous en douter, ce sera un cours théoriques, vous pouvez d'ors-et-déjà ranger votre baguette. »
Les élèves exécutèrent les ordres et, une fois que tout le monde eut ouvert son livre à la page commandée, elle commença son cours.
« Les Elfes Noirs sont des hybrides entre Elfes et Sorciers. Ils maîtrisent les pouvoirs des deux 'espèces', si je puis dire, et sont donc remarquablement puissants. Ils vivent principalement en communautés restreintes dans les pays Nordiques. Ils ont leurs méthodes d'enseignement et ne fréquentent pratiquement jamais les sorciers, c'est ce qui explique le fait qu'ils soient aussi méconnus parmi nous. Ils ont des facultés exceptionnelles telles que la télépathie, la télékinésie, la maîtrise des éléments et d'autres choses encore. Qui veut lire le cours ? »
Elle interrogea Mona Salti, qui levait bien haut la main, et le cours se poursuivit de la même manière. Les élèves se rendirent ensuite aux multiples cours de la matinée avant de se retrouver dans la Grande Salle pour savourer le repas du midi. L'après-midi passa difficilement, pour les élèves comme pour les professeurs, et ils se réadaptaient petit à petit au rythme scolaire. À la fin de la journée, Leo et Shaïla se retrouvèrent dans un coin isolé du troisième étage et se sourirent en se voyant, heureux de se retrouver. Shaïla se sentait d'humeur taquine en ce jour et, enroulant langoureusement ses bras autours du cou de son ami, elle tapota du bout de ses doigts son dos avant de lui murmurer sensuellement :
« Je te parie que tu seras incapable de résister ! S'amusa-t-elle.
- Même pas en rêve, déglutit le jeune homme. »
Shaïla se détacha de lui et s'écarta de quelques pas. Elle lui sourit en guise de défi et s'en alla définitivement, laissant derrière elle le jeune homme profondément chamboulé, quoique intimement résigné à ne pas se laisser faire.
Ainsi commença leur petit jeu de séduction qui, chaque jour un peu plus, prenait davantage d'ampleur. Ils se retrouvaient pour mieux se frustrer mutuellement et prenaient un malin plaisir à cet effet, bien qu'ils en souffrissent également. Peu importait, sinon la fierté de gagner, de résister et de ne pas se rendre. C'était une bataille qui, à priori, durerait longtemps.
Dans le courant du mois de janvier, alors que Jane marchait dans les couloirs avec son frère, préférant passer un peu de temps avec lui, elle entendit des éclats de voix ponctués de rires tonitruants. C'étaient deux filles relativement âgées, quoique n'ayant pas plus de 16 ans. En s'approchant un peu davantage, elle reconnut les voix : Sarah et Sasha.
« T'es sérieuse, tu as remis le couvert avec lui ?! Ricanait la première.
- Ben quoi ? Se défendait Sasha. Je ne me rappelle même plus de ce qu'il s'est passé alors ça valait le coup de retenter.
- Oui, mais c'est tout de même Terrence Flint, quoi ! Déblatéra Sarah.
- Oui, et alors ? Rétorqua Sasha avec mauvaise foi.
- Il n'est pas réellement un modèle de...
- Beauté, c'est ça ? S'écria Sasha. Mais qu'est-ce que j'en ai à faire des apparences, moi, hein ?
- La réponse tient en deux seuls mots : Maxwell Davies, rétorqua Sarah. Ensuite, je ne lui reprochait pas sa figure si peu désirable car, soyons sincères, sa carrure la compense laaaaargement, mais plutôt sa réputation. Ne dit-on pas qu'il trompe ses copines et les quitte une semaine après le commencement de leur relation ?
- Écoutes, je me fiche des rumeurs pour le moment, soupira Sasha. Tout ce que je veux, c'est une relation sans attaches où je pourrais expérimenter ce que c'est de sortir réellement avec quelqu'un !
- Il fallait le dire tout de suite ! S'exclama Sarah avec soulagement. Moi qui pensais que tu débutais une relation à la guimauve ! Ta phase d'expérimentation est tout à fait légitime !
- Et non, contra Sasha. Tu n'es pas la seule fille sensée sur terre tu sais ? Ironisa-t-elle.
- Eh bien nous sommes deux ! S'exclama Sarah, ravie.
- Ah non, nous sommes trois ! Intervint Jane en se montrant enfin à ses deux amies qui sursautèrent en la voyant apparaître. »
Jane demanda quelques détails à ses amies avant de retourner se balader avec son frère jumeau. Ils s'étaient toujours compris à demi-mots et entretenaient un lien très fort qui semblait inaltérable. Ils se protégeaient l'un l'autre constamment et, c'était sans doutes la raison pour laquelle l'un et l'autre n'avait jamais été en couple. Ce lien terrifiait les potentiels petits et petites ami(e)s. Ce qui, après tout, était légitime.
Les deux groupes partirent chacun de leur côté, parlant pour l'un et se comprenant par une succession de silences éloquents pour l'autre. Et pendant ce temps-là, Iris s'enterrait encore et encore dans la bibliothèque, souhaitant plus que tout la résolution de sa quête. Il est des tempéraments qui ne savent fléchir. Et, foi de Feli, un jour, elle saurait qui était la mystérieuse Dawn Oggen. Point. Mais, pour le moment, ses recherches étaient vaines. Et c'était vraiment frustrant !
« IRIS, cria quelqu'un à quelques centimètres seulement de son oreille gauche, la faisant violemment sursauter, et hurler de manière stridente.
- Quoi ? Haleta-t-elle, le choc passé.
- Ça fait trois plombes que je t'appelle ! Il est temps de quitter la bibliothèque, il est huit heures et j'en ai vraiment marre que tu t'enfermes tout le temps comme ça ! Je ne sais plus où est passée ma meilleure amie ! Se plaignit l'inopportune, soit Lily Luna Potter.
- Mais c'est toi qui m'a demandé de faire toutes ces recherches ! Se défendit Iris.
- Certes... concéda Lily. Mais tu y prends beaucoup trop de temps.
- Bon ! Très bien ! Céda Iris. Allons manger !
- Eh bien c'est pas trop tôt ! S'écria Lily. En plus, il y a cette vieille coincée de Mme Pince qui vient dans notre direction ! »
En effet, la vieille femme arrivait avec un air, tout, sauf avenant, et les deux fauteuses de trouble partirent le plus vite possible après avoir rangé les livres à leur place. Lily était au bord de la crise de jalousie amicale : cette Dawn Oggen prenait décidément beaucoup trop de temps et d'importance. Il allait falloir qu'elle y remédie. Et cette petite peste allait le payer très cher, foi de Lily Potter.
ooo
Deux jours plus tard, la vengeance que préparait Sarah fut enfin au point. Elle était dans son dortoir, avec Sasha, et toutes deux jubilaient avec un sourire sadique tout en se frottant les mains d'anticipation. Après moult recherches, elles avaient enfin déniché un plan parfait pour pourrir pendant un certain temps la vie de James Potter Junior. Maintenant, il ne leur restait plus qu'à trouver un moyen de pénétrer dans le dortoir des garçons et, pour ça, elles avaient besoin de quelques Gryffondors. Parfait, Shaïla et Roxanne feraient parfaitement l'affaire. Et puis, au besoin, même si elle n'en avait pas conscience, Jane avait un coup avec John Ross. Au besoin, elle pourrait toujours le persuader de les aider. Les Fraudeurs n'étaient jamais contre une bonne blague, même lorsqu'elle s'adressait à l'un d'entre eux. Parfait.
Voilà, merci pour vos prochaines reviews ( j'espère, j'espère )
Bisous bisous !
