NOUVEAU CHAPIIITRE. Un OS. Et oui. Je préfère les drabbles, donc je vais essayer d'en écrire au prochain, d'autant que le titre ne va finir par plus rien dire si y'a plus de drabbles. Bref. Je vous remercie tous pour vos reviews, c'est super *-*
Bonne lecture~
Bleu Mutant
Charles Xavier était un homme patient, très patient, infiniment patient. Bien sûr, il avait acquis cette patience au fur et à mesure des années. Dans ses débuts, lorsqu'il n'était encore qu'un adolescent, comme tous les adolescents, il n'aimait pas attendre, il n'aimait pas être impatient, il était pressé et voulait que tout se fasse et s'accomplisse très vite. Qui n'aime pas être servi-sur-le-champs ? Cette patience, le Professeur X l'avait acquise, oui.
Mais au prix de nombreuses années. Tout comme l'apprentissage de l'acceptation, par ailleurs. S'accepter tel qu'il était, un télépathe aux puissants pouvoirs. Accepter l'existence d'autres êtres vivants dotés de pouvoirs divers et variés, puissants eux aussi, peut-être même plus. Parfois encore, il devait accepter les trahisons, les alliances, les mensonges et les secrets. Il en avait lui-même. Son expérience l'avait endurcit et Charles n'était plus vraiment surpris par grand chose ou grand monde – sauf peut-être Erik, parfois, mais il devenait tellement prévisible, la vieillesse n'épargnant personne...
- Professeur, l'alerta Diablo le tirant de ses pensées, je crois qu'il y a un problème.
- Qu'y a-t-il, Kurt ?
- C'est-à-dire qu'il y a des étranges traces de pas dans les couloirs et ces choses bleues...
Le Professeur fronça des sourcils.
- Fais-moi voir ça.
Ils sortirent de son bureau et, en effet, ils ne mirent pas longtemps à trouver ces fameuses traces de pas bleues qui erraient dans l'établissement. Kurt Wagner prit les devants et remonta la piste suivit de près par Charles Xavier et son fauteuil roulant dans cette dégoûtante boue bleue.
Ils arrivèrent finalement à destination. Destination qui se trouva être la chambre de l'un des mutants à laquelle Charles n'aurait jamais voulu avoir affaire. Il connaissait le propriétaire. Discuter avec lui équivalait à se frapper la tête quatre-vingt fois contre un mur dans le but de perdre du poids. Autant dire tout de suite que c'était une véritable tête de mule. Il inspira un bon coup avant d'y entrer, parce qu'être un homme télépathe expérimenté de la vie et très patient ne signifiait pas non plus qu'il n'avait pas besoin de souffler et de se préparer psychologiquement de temps à autres.
Assit sur un siège – maintenant dégueulasse – se tenait le grand Wolverine, l'un des hommes mutants les plus importants et prestigieux de cette école. Le grand Wolverine, qui pleurait. Chuintait. Bafouillait. Sanglotait. Bégayait.
En bref, il n'avait l'air de plus rien sauf d'une loque pathétique. Une loque, pathétique, et bleue. Parce que le grand Wolverine de cette chambre n'était plus de couleur beige comme la plupart des êtres humains normaux pourraient l'être – beige ou noire ou jaune ou rouge, mais du moins pas bleus ou violet ou vert. A ses côtés tentait de le consoler plus ou moins avec dégoût et écœurement Hank.
Ce qui donnait d'eux une image assez hilarante. Mentalement, Charles regretta de ne pas avoir d'appareils photos sous la main. Peut-être qu'il pourrait demander à Scott... (il était sûr qu'il ne refuserait pas.) mais ce n'était pas tellement le moment, et plutôt indigne de son rôle de directeur que d'agir de cette manière.
- Hank ? Que se passe-t-il ?
Il releva la tête et, clairement, il ne cachait pas son dégoût, non. Ses vêtements étaient tâchés de peinture bleue, et connaissant Hank, il ne devait pas avoir tellement aimé ça.
- C'est lui. C'est de sa faute. Je l'ai surpris entrain d'essayer de se peindre derrière l'entrepôt, je n'ai pas tout de suite compris et ai tenté de l'interroger mais il s'est enfuit en courant... et je ne comprends toujours pas. Il devait ne pas s'attendre à voir quelqu'un là – et à se faire surprendre.
- Wolverine ?
L'intéressé gémit quelque chose d'incompréhensible avant de se frotter la peau en grimaçant et en tentant de reprendre un minimum de dignité – trop tard, il avait tout perdu pour le coup.
- Pardon ? demanda le professeur.
- Je suis un mutant...
- Oui.
- Je suis James Logan... Wolverine...
- Oui.
- J'ai de grandes capacités...
- …
Personne ne pipa mot. L'homme loup l'aurait sans doute mal pris à l'ordinaire s'il n'avait pas été dans cet état à cet instant précis.
- Et pourtant... pourtant... pourtant...
Il fondit en larmes.
Sérieusement.
Hank soupira et Charles crut un instant que son ami allait perdre patience et le jeter par la fenêtre – oh un petit Wolvy bleu volant dans le ciel, est-ce que ça compte comme une étoile filante et est-ce que ça porte bonheur ?
- Je sais... Mystique me l'avait dit... et pourtant... Je n'y arrive pas... Je n'y arrive pas... Je ne peux pas m'en empêcher... Je les jalouse tellement. Et toi Hank ! Et Diablo ! Vous êtes tellement fiers de vous !
Charles Xavier jeta un regard perdu vers Diablo, puis Hank. Il aurait préféré ne jamais avoir sondé l'esprit de James Logan. Parce qu'il venait de perdre fois en toute l'humanité, et en tout les mutants en deux secondes. Merci Wolverine.
- Hank ?
- Même la nouvelle recrue est bleuuuuuue ! hurla-t-il tragiquement.
…
- Il parle de qui ? chuchota Hank.
- De l'aptéryx il me semble...
Pour la première fois depuis très longtemps, le Professeur Charles Xavier fût surpris, oui. Mais peut-être aurait-il préféré ne pas avoir également ce sentiment d'avoir accueilli dans son école un cas désespéré que de l'être.
J'espère que vous aurez aimé ? Personnellement ce n'est pas mon préféré, loin de là. Mais bon, j'avais l'idée depuis longtemps, je me suis lancée voilà. Et dire "Kurt" pour Diablo me perturbe parce que je suis en plein dans Glee et voilà et du coup je vois Kurt de Glee bleu avec des cornes ou je sais pas quoi C'EST ETRANGE BREF.
Sinon. DES MOTS DES MOTS DES MOTS POUR ECRIRE DES DRABBEUUUULEUUUUH /PAN/ Sivouplé ;-;
A très vite ? (si je vous ai pas encore perdu avec ce dixième chapitre xD).
Plume-now
