Auteur : Dracoqueen22.
Traductrice : Tigrou19.
Série : Ouran High School Host Club.
Titre : An Overlap Of Coincidence.
Rating : T.
Lien vers l'original : s/5690004/1/An-Overlap-of-Coincidence
Résumé : Mori/Kyoya. Pareil à une proie chassée par son prédateur, Kyoya est d'abord courtisé, puis provoqué, et finalement capturé… Drôle comme il ne semble pas s'en formaliser.
Disclaimer : Ouran High School Host Club ne m'appartient en rien. Tout est la propriété de Bisco Hatori. Quant à l'histoire originelle, elle est la propriété de Dracoqueen22. Je ne fais que traduire. Je ne gagne pas d'argent avec ceci.
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xXx An Overlap Of Coincidence xXx
xXx Partie 3 xXx
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L'onsen se révéla être une bonne idée. Kyoya s'était arrangé pour détourner le voyage en entreprise profitable en engageant une équipe de cameramen plutôt discrète pour filmer le Cercle pendant les instants de détente frivoles, même si attirants quelque chose de nouveau pour les photobook qui fournirait un coup de fouet à leurs gains.
Ils devaient partir Jeudi, puisque Vendredi et Samedi étaient des journées où les cours n'avaient pas lieu, et rentrer Dimanche soir, ce qui signifiait que, durant les jours amenant à Jeudi, le Cercle d'Hôtes fut une troupe excitée et décevante. Les derniers jours suintèrent de filles se lamentant sur leur inaptitude à flâner et à être témoins des hôtes dans leurs yukatas, entourés par le flot humide de l'eau.
Ses doigts parcourant son clavier, Kyoya était seulement à demi-conscient des allées et venues autour de lui. Il n'entendait rien d'inhabituel et était donc heureux de constater que sa concentration n'amènerait rien de relatif à la destruction de propriété. A l'exception des filles se pâmant à gauche, à droite et au centre, c'était un jour plutôt calme pour le Cercle – une chose rare, en effet. Et Kyoya en saisissait chaque avantage.
Mori-sempai était du même avis que Kyoya. Et à cet instant-même, il était assis en face de l'adolescent à lunettes, buvant du thé alors qu'il surveillait tranquillement Honey-sempai et le reste du Cercle à la façon dont un professeur le ferait avec ses étudiants. Peut-être une occupation étrange, selon Kyoya, à laquelle associer Mori-sempai, mais cela lui correspondait à ce moment. Une lueur lointaine dans ces yeux gris se concentrait à refroidir son thé alors que Kyoya avait pratiquement fini sa tasse.
C'était pour des moments comme celui-ci que Kyoya appréciait Mori-sempai. Même Haruhi pouvait, à l'occasion, être entraînée dans le vacarme et l'agitation du Cercle. Il n'y avait qu'en Mori-sempai que Kyoya pouvait trouver un minimum de maturité. Kyoya avait le sentiment que si Mori-sempai n'avait jamais été inclus dans le club, le fils Ootori aurait perdu sa santé mentale depuis longtemps. Tamaki l'aurait embarqué dans son monde, et il n'aurait pas pu s'en échapper.
Sans quitter l'écran des yeux, Kyoya mit la main sur le nouveau cadeau qu'il avait reçu. La clé USB reposait que son ordinateur quand il était revenu d'un rapide voyage dans le hall. Elle était enfermée dans une boite blanche inoffensive nouée du même ruban rouge sombre que les autres. Il n'était pas encore certain du contenu, mais Kyoya était presque sûr qu'il n'y avait pas de virus contenu à l'intérieur. Tout de même, il s'assura que son anti-virus était mis à jour et isola prudemment ses données avant d'insérer la clé dans un port USB.
Il sentit les yeux plus qu'il ne vit quelqu'un regarder dans sa direction. Kyoya fit une pause, ses doigts restant sur les touches de son clavier alors que son ordinateur reconnaissait la clé USB. Son regard glissa sur le côté, réalisant le tour de la pièce. Il surprit Haruhi le fixer. La jeune femme, isolée du groupe, le regarda avec une expression que Kyoya ne fut pas certain de pouvoir interpréter. De la curiosité mélangée à… De la satisfaction ?
Vraiment étrange.
Les yeux se rencontrèrent, le regard d'Haruhi semblant dire « Je sais quelque chose que tu ignores » avant que le moment ne soit brisé par l'intrusion de Tamaki.
De plus en plus curieux.
Haruhi pouvait-elle être celle laissant les cadeaux pour lui ? Il supposait que ceci était possible, même si au-delà de sa personnalité. Bien qu'intelligente, elle pouvait se révéler étonnamment aveugle face à une évidence ou de la subtilité. Aurait-elle remarqué tous ces petits détails le concernant ? Peut-être, si elle s'intéressait effectivement à lui. Mais Kyoya n'avait jamais reçu le moindre signal d'elle montrant que leur amitié signifiait plus.
Soupirant doucement, Kyoya essaya de se concentrer sur le contenu de la clé offerte. Un rapide scannage de son anti-virus lui révéla qu'elle n'était pas infectée par quoique ce fut de malveillant ; bon à savoir.
Un seul fichier y était contenu. Et quand Kyoya l'ouvrit, il vit qu'il contenait des images. Des douzaines et des douzaines d'images. Des documents scannés. Des graphs. Des diagrammes. Des rapports de comptabilité. Des piles et des piles d'informations, toutes estampillés d'un symbole très familier.
Kyoya ne put que les fixer, bouche-bée d'étonnement.
Ce… C'était… Seulement chaque détail concernant la Diamond Corporation que Kyoya avait recherché sans relâche – à son plus grand damne – pendant les trois derniers mois ! Et c'était là. Au bout de ses doigts ! Il savait qu'il devait vérifier la véracité des informations, mais Kyoya avait le sentiment très intuitif que tout se révèlerait être vrai chaque document et image était légal.
« Oooh ? »
Ce son intéressé, à la limite du ronronnement, ne pouvait provenir que des jumeaux. Et l'intuition de Kyoya se révéla correcte lorsque Kaoru et Hikaru apparurent tous les deux derrière lui, un de chaque côté de sa tête. Le regard ambré des jumeaux essaya de déchiffrer ce qu'il y avait sur l'écran.
« Qu'est-ce que tu fais ? », questionna Hikaru.
Ou du moins, Kyoya pensait qu'il s'agissait d'Hikaru. Il n'était pas comme Haruhi ; il ne pouvait pas les différencier à leur apparence. Mais leurs intonations de voix étaient suffisamment distinctes et, s'il se concentrait, il pouvait entendre la différence.
Kyoya ne leur accorda pas un regard, fermant nonchalamment le dossier et le garder pour plus tard. Il avait besoin d'intimité pour digérer tout ça, même si quelque chose à l'intérieur de lui couinait presque de joie. Pas qu'il aurait jamais laissé une telle réaction atteindre son visage. C'aurait été inconvenant. Et pire, quelqu'un aurait pu le confondre avec Tamaki.
Ce dernier regardait dans leur direction à ce moment-là, ses yeux violacés brillant de leur habituelle lueur ensoleillée. Il s'était arrêté en pleine cour d'une de ses nombreuses clientes de la journée, le regard étrangement fixé en direction de Kyoya. Il contenait une détermination différente de celle d'Haruhi ou de celle des jumeaux.
« Je travaille. », répondit Kyoya, plus embêté qu'autre chose par le regard fixe de Tamaki.
C'était une expression tellement rare sur son visage. Il portait toujours son exubérance habituelle, mais il y avait aussi quelque chose d'autre.
« Ce que vous devriez faire également. », termina-t-il. Les mots furent ponctués par le tap-tap-tap de ses doigts sur les touches de son clavier, sans que les jumeaux ne s'empressent d'y obéir.
Kyoya soupira intérieurement. Son moment de paix était ruiné.
Kaoru émit un son vulgaire. « Nous sommes en train de travailler. », dit-il avec un soupçon d'espièglerie légère. Son bras tomba sur l'épaule de Kyoya, lourd.
Kyoya était bloqué sur une pensée. Se pourrait-il que ce soit les jumeaux ? Soit l'un des deux, soit ensemble ? Il ne pouvait jamais être sûr de rien les concernant, après tout.
Il s'arrêta et ajusta ses lunettes. « Votre définition du travail diffère infiniment de la mienne. »
« Qu'est-ce que c'est ? », demanda Hikaru, l'ignorant complètement et pointant un doigt vers le clé USB. « Tu n'en n'utilises pas, d'habitude. »
Le fait qu'Hikaru ait remarqué un détail pareil marquait un point pour les Hitachiin. Kyoya était légèrement inquiet concernant la nuisance qu'être l'objet de leur attention pourrait lui apporter. Si c'était réel.
« Cadeau. », gronda Mori-sempai en se joignant à la conversation pour la première fois. Il avait été présent lorsque Kyoya avait ouvert la boite mais pas quand il l'avait trouvée à l'origine.
« Oh ? »
Kyoya entendit leur intérêt en stéréo puisque chaque jumeau se trouvait d'un côté de lui. Leurs corps se pressèrent contre lui, le dos de sa chair comme seul rempart entre eux.
« Kyoya-sempai a un admirateur ? », s'enquit malicieusement Kaoru.
« Qui est-ce ? », ajouta Hikaru.
Les jumeaux parvinrent à l'entourer de leur présence, sentant faiblement quelque chose de fleuri et aux agrumes. Kyoya avait toujours pensé que les jumeaux seraient plutôt associés à l'orange ou au citron vert. Juste assez de couleurs vives pour attirer quelqu'un mais avec une tarte à l'intérieur, attirant la bouche et faisant reconsidérer l'idée d'une autre bouchée.
« Même si je le savais, ce n'est certainement pas à vous que je le dirais. », rétorqua Kyoya, non impressionné par leur tentatives. A la place, il se concentra sur son ordinateur et non la chaleur de leur proximité, se demandant si Mori-sempai avait jugé prudent d'offrir une telle information.
Comme toujours, cependant, le visage de Mori-sempai était illisible. Ses yeux gris portaient un masque soigné. Il observait silencieusement Kaoru et Hikaru essayer d'embêter Kyoya et l'élève de première refuser de mordre à leur appât. Il était beaucoup trop habitué à leurs facéties. Et malheureusement pour les frères Hitachiin, la patience de Kyoya atteignait des niveaux inégalables.
Celle de Tamaki, en revanche, ça n'était pas le cas. Le blond se précipita à la rescousse de Kyoya en criant, atteignant leur coin de la pièce en ligne droite. Les clientes le regardèrent, les yeux en cœurs, de l'espoir révélé par leur langage corporel, toujours anxieuses s'assister à quelque sorte de show entre les membres du Cercle d'Hôtes.
« D'accord, ça suffit ! », déclara fortement Tamaki en essayant de physiquement repousser les jumeaux sur le côté, agissant comme un amant jaloux ou un père protégeant sa fille de poursuivants – ce qu'il faisait d'habitude uniquement avec Haruhi. « N'embêtez pas Maman pendant qu'il travaille ! Laissez-le profiter de son cadeau ! »
Hikaru et Kaoru rirent et taquinèrent Tamaki en retour, mais ils obéirent, donnant de l'espace à Kyoya à contrecœur. Kyoya, à son tour, cligna des yeux et glissa un regard suspicieux sur son meilleur ami agissant bizarrement. Tamaki sembla se figer sous son regard comme un faon devant les phares d'une voiture.
« Parce que… », dit-il avec un rire nerveux et des yeux fuyant. « … C'est un travail important, vous savez. Pour le maintien du Cercle et tout. Pas vrai ? »
Tamaki n'attendit pas qu'il réponde. Il se tourna et hurla encore plus sur les jumeaux, ce qui résulta par un rire de Kaoru et Hikaru alors qu'ils filèrent, à moitié dansant, pour échapper à sa colère exagérée. Kyoya ne manqua pas de remarquer la teinte rouge cerise qui avait pris place sur les joues de son meilleur ami.
Tamaki rougissait.
Kyoya le fixa. Encore et encore. Et encore. Incapable de ne serait-ce que cligner des yeux, la réalisation coulant sur lui comme un seau d'eau vraiment très froide.
Tamaki ? Son admirateur était Tamaki ?
Soudainement, Kyoya se sentit comme piégé dans un très mauvais rêve. Un de ceux rempli de nuages en barbe à papa et de rues en boules de gomme. Tamaki essayait de le séduire. A sa propre façon, étonnamment astucieuse et encore plus étonnamment subtile, Tamaki essayait de lui faire des avances.
Pour la première fois dans sa vie, Kyoya n'avait aucune idée de la fichue conduite à adopter.
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Dimanche 8 Mars - 11 h 20.
