Auteur : Dracoqueen22.
Traductrice : Tigrou19.
Série : Ouran High School Host Club.
Titre : An Overlap Of Coincidence.
Rating : T.
Lien vers l'original : s/5690004/1/An-Overlap-of-Coincidence
Résumé : Mori/Kyoya. Pareil à une proie chassée par son prédateur, Kyoya est d'abord courtisé, puis provoqué, et finalement capturé… Drôle comme il ne semble pas s'en formaliser.
Disclaimer : Ouran High School Host Club ne m'appartient en rien. Tout est la propriété de Bisco Hatori. Quant à l'histoire originelle, elle est la propriété de Dracoqueen22. Je ne fais que traduire. Je ne gagne pas d'argent avec ceci.
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xXx An Overlap Of Coincidence xXx
xXx Partie 4 xXx
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Malgré le presque manque de sang-froid de Kyoya et la quasi crise cardiaque provoquée par sa découverte, le Cercle maintenait toujours ses vacances. Et Kyoya, jamais prompt à s'incliner devant les circonstances, pensait qu'il y avait toujours un moyen pour sauver la situation. Si son ami l' « appréciait », alors Kyoya n'avait d'autre chose que de faire face au problème directement, la tête la première.
Avant tout, il devait trier ses propres sentiments. Ce qui aurait dû être simple mais s'avérait relativement complexe. Tamaki était son ami. Et si l'héritier Ootori voulait être honnête, il dirait qu'il était son premier véritable ami ; un garçon qui n'avait pas chassé Kyoya pour ses connections. L'adolescent blond avait été le premier à voir Kyoya et pas le personnage qu'il s'était construit.
Alors oui, il y avait une sorte d'affection. Kyoya tenait à Tamaki comme à personne d'autre, il le savait. Mais était-ce de la romance ? Etait-ce une affection amoureuse ? Etait-ce quelque chose qui amènerait à des baisers – entre autres – et à du tripotage ? Et, par tous les dieux, l'idée d'essayer quelque chose d'érotique avec le perpétuel naïf Tamaki retournait un peu le cerveau de Kyoya…
Et pourtant, tout ceci était nul si Kyoya déniait l'intérêt de poursuivre Tamaki en retour.
Ce devait-il d'être lui ?
Une partie de Kyoya était toujours coincée sur ce point. Au final, c'était Tamaki, et il aurait pu ne jamais le deviner. En fait, le blond était avant dernier dans sa liste. La dernière place était occupée par Honey-sempai.
Kyoya soupira intérieurement. Ceci était compliqué, et plus il regardait Tamaki et plus ses essais pour discerner la vérité absolue empiraient. Et maintenant qu'il pensait à regarder, certaines actions du blond paraissaient quelque peu suspectes.
Comme par exemple cet instant précis.
Ils étaient arrivés à Hokkaido sans encombre, bien que l'heure tardive de leur arrivée déterminait qu'ils pouvaient uniquement se changer avant de diner, ce dont leurs estomacs affamés semblaient ne pas se soucier. Tamaki, évidemment, se tracassait à propos de Haruhi portant un yukata offert par les Hitachiin et elle supportait patiemment le poids de son attention.
Un jour, Kyoya serait amené à lui demander de lui enseigner comment elle gérait quelqu'un comme Tamaki – et son père par procuration puisqu'ils étaient en effet très similaires – de façon si parfaite. Il avait le sentiment que c'était une sorte de tactique qui pourrait l'aider à prendre le contrôle du monde. S'il y était si déterminé.
« Gardez vos mains dégoûtantes loin de ma précieuse fille ! », déclara Tamaki, la voix forte mais heureusement pas assez pour déranger les autres clients. Il essaya un regard sévère, mais vraiment, en face des jumeaux Hitachiin, il échoua misérablement.
« Et si elle veut que nous la touchions ? », demandèrent les jumeaux en stéréo, une expression machiavélique faisant écho sur les deux visages identiques.
Kyoya exhala et laissa leur débat usuel lui passer au-dessus, remarquant que Haruhi arborait la même expression placide. Elle ne s'impliquait pas dans leur habituel étalage de répartie à moins qu'ils ne l'y entraînent. En fait, c'était à peu près la même tactique que Kyoya avait appris à adapter.
A la place, il profita de son repas en silence, notant que les autres faisaient de même. De l'autre côté de Haruhi, Honey-sempai gardait un flot de conversation stable avec elle. Et de sa main libre, Mori-sempai mangeait tranquillement.
« Maman ! », geignit Tamaki en envahissant le côté de Kyoya. « Nos enfants ne veulent pas écouter leur père ! Que devrais-je faire ? »
« Tu es l'adepte de la discipline. », répondit calmement Kyoya, parfaitement conscient que son choix de mots approfondiraient la colère de Tamaki. Mais honnêtement, quand avait-il jamais réussi à maîtriser son idiotie ? « Fais les te respecter. »
Tamaki bouda. Ses grands yeux violacés essayèrent leur magie sur l'héritier Ootori. Malheureusement, ce dernier était le plus immunisé du groupe, même s'il craquait à l'occasion.
Il reporta son attention sur sa nourriture, mais quelque chose sonna ses sens. Un regard qui semblait le mettre au pied du mur. Levant les yeux, il surprit Mori-sempai le regarder directement. Il continua à manger. Pourtant, il y avait quelque chose dans son regard qui envoya un frisson le long de la colonne vertébrale de Kyoya. Pas de peur, mais de curiosité. Il avait l'impression d'être un puzzle immense que Mori-sempai essayer de déchiffrer alors que les indices manquaient. Enfin, la plupart d'entre eux du moins.
Incertain quant à la façon de réagir, Kyoya ne put que renvoyer le regard, se demandant s'ils étaient en train de jouer ce jeu de roturier où l'on fixait l'autre pour voir qui clignerait le premier. Ce fut Mori-sempai qui brisa le lien, son attention demandée par Honey-sempai qui l'embarqua dans l'histoire qu'il racontait à Haruhi. Là-dessus, Kyoya fut soulagé bien qu'il tremblait sous l'effet du regard fixe.
Qu'est-ce que Mori-sempai avait essayé de dire ?
« Ah, c'était bon. », dirent les jumeaux en tandem, se reposant sur le dossier de leur chaise et frottant leurs ventres. Puis ils regardèrent Kyoya. « On s'ennuie, sempai. »
Il déposa ses baguettes sur le dessus de son bol de façon décontractée. « Il y a une salle de jeux en descendant le couloir de droite. C'est ouvert jusqu'à minuit. »
Hikaru et Kaoru partagèrent un high-five et furent levés de table en un éclair. Il ne leur fallut pas longtemps pour tirer Haruhi de sa chaise, l'emmenant avec eux. Cela, bien entendu, ne passa pas bien auprès de Tamaki. Il se leva si vite qu'il bouscula la table un vase rempli de fleurs serait tombé s'il n'avait pas été rattrapé par la main calme de Mori-sempai.
« Vous n'avez pas le droit de vous accaparer Haruhi ! », brailla Tamaki, l'air outragé.
Observant l'idiot, Kyoya douta pendant une seconde qu'il fût celui à l'origine des cadeaux. Il regarda l'adolescent blond se précipiter autour de la table, chassant les frères Hitachiin hilares et leur captive. La porte claqua derrière eux quatre, leurs facéties causant quelques gloussements de la part des invités passant dans le couloir. Eh bien, au moins, ils ne seraient plus ennuyés par le bruit.
« Dis, Kyo-chan, il n'y avait pas du gâteau ? », demanda Honey-sempai. Ses yeux s'agrandirent en signe d'espoir, Usa-chan fermement agrippé sous un bras.
Kyoya essuya sa boucha avec sa serviette avant de la replier et de la placer à côté de son assiette. « Si, Honey-sempai. La carte des desserts ne devrait plus tarder à arriver. »
« Je ne peux pas attendre si longtemps. » Honey-sempai fit la moue et se mit sur ses pieds avec une énergie rivalisant avec l'exubérance du roi. « Je vais aller en trouver moi-même. »
Et avec ça, Honey-sempai fut également parti, passant la porte à la recherche de la carte des desserts et de son assortiment de sucreries.
Kyoya aurait dû savoir et ne pas s'attendre à des vacances relaxantes. Il se mit sur ses pieds, prenant un moment pour étirer ses membres et enlever les plis visibles de son yukata. Il ne pouvait décidemment pas laisser les idiots tous seuls. Qui savait à l'origine de combien de dégâts ils pourraient être ? Ou s'ils dérangeraient les autres clients ?
Seul restant autour de la table, Mori-sempai suivit l'exemple de Kyoya et se leva. Kyoya se souvint de l'étrange regard que Mori-sempai lui avait adressé plus tôt. Comme si ses yeux gris avaient essayé de percer dans ceux de Kyoya. De tout le Cercle, Mori-sempai avait toujours été le plus difficile à lire et le moment présent ne faisait pas exception.
« Ce serait bien de dîner en paix pour une fois. », commenta Kyoya de façon désinvolte même en sachant une telle chose impossible. Et il devait admettre qu'une partie de lui appréciait la joie de vivre associée à leur Cercle. C'était très différent des diners froids et sérieux au manoir Ootori.
« Impossible. », acquiesça Mori-sempai, à sa façon habituelle.
« Au moins, deux d'entre nous ont un peu de bon sens. », ajouta Kyoya alors qu'il prenait la direction de la porte. Pour ce faire, il passa à côté de Mori-sempai qui n'avait pas bougé après s'être levé.
Mais une main s'accrocha au bras de Kyoya et il s'arrêta, surpris par l'action.
« Kyoya. »
La confusion prit le pas sur tout le reste. Kyoya se tourna, une question au bord des lèvres. Et juste comme ça, Mori-sempai fut là, à peine un pied les séparant. C'était sa main sur le bras de Kyoya. Pas qu'il ne l'ait pas déjà deviné. Et alors qu'il le fixait, la main libre de Mori-sempai se leva, ses doigts prenant gentiment sa joue en coupe.
« Ce n'est pas Tamaki. », déclara simplement Mori-sempai, le regard résolu.
Avant que Kyoya ne puisse interpréter ses paroles, Mori-sempai réduisit la distance les séparant à zéro, emportant avec lui cette odeur boisée, sauvage. Ses lèvres se pressèrent contre celles de Kyoya dans un chaste baiser chaud auquel il ne s'était pas du tout attendu. Kyoya se retrouva pétrifié, incapable de réagir, même lorsqu'un flot de chaleur l'envahit de leur point de contact pour parcourir son corps, lui donnant l'impression d'être sous une couverture épaisse.
Le baiser se termina aussi vite qu'il avait commencé : chaste et chaud, laissant Kyoya rencontrer des yeux gris et calmes avec surprise. Mori-sempai n'ajouta rien d'autre. Il se contenta de le regarder, de relâcher se prise sur Kyoya et de sortir tranquillement de la pièce. Comme si embrasser un étudiant plus jeune que lui et également membre du Cercle était quelque chose qu'il faisait tous les jours de la semaine et qu'il n'y avait rien d'inhabituel là-dedans. Absolument rien.
Kyoya fixa son dos et après ça, la porte fermée. Il se tint debout et observa pendant un moment qui dura plus longtemps que ce que la logique le conseillait.
Cela n'avait pas été Tamaki ; Kyoya avait eu tort. Ça n'avait pas été Tamaki. Et pour la première fois dans sa vie, Kyoya était heureux de s'être trompé. Mais Mori-sempai ? La même personne qui remarquait rarement qui que ce soit en dehors de son cousin ?
Malgré tous ses calculs, toutes ses observations, tous ses faits, Kyoya ne serait jamais parvenu à cette conclusion. Et ceci le dérangeait. Il ne l'avait pas vu venir ; il ne l'avait pas remarqué. Il ne supportait pas que, d'une quelconque manière, ce petit détail lui ait complètement échappé.
Eh bien, pas si petit s'il y repensait.
Kyoya leva une main, toucha ses lèvres.
Pas si petit du tout.
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Mardi 10 Mars - 13 h 45.
