Auteur : Dracoqueen22.
Traductrice : Tigrou19.
Série : Ouran High School Host Club.
Titre : An Overlap Of Coincidence.
Rating : T.
Lien vers l'original : s/5690004/1/An-Overlap-of-Coincidence
Résumé : Mori/Kyoya. Pareil à une proie chassée par son prédateur, Kyoya est d'abord courtisé, puis provoqué, et finalement capturé… Drôle comme il ne semble pas s'en formaliser.
Disclaimer : Ouran High School Host Club ne m'appartient en rien. Tout est la propriété de Bisco Hatori. Quant à l'histoire originelle, elle est la propriété de Dracoqueen22. Je ne fais que traduire. Je ne gagne pas d'argent avec ceci.
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xXx An Overlap Of Coincidence xXx
xXx Partie 5 xXx
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Kyoya avait toujours apprécié le silence. C'était nécessaire pour calculer et contempler. C'était le parfait sol pour cultiver des plans et des complots. Il appréciait le calme parce que c'était entièrement différent du bruit et de l'agitation du Cercle d'Hotes.
Le banc était dur, rien de plus que de la pierre taillée de façon à former des scènes fantaisistes dans le gris pâle. Kyoya était assis dessus car c'était la seule place trouvable dans le jardin ne comprenant pas de pelouse ou quelque chose y étant similaire. Il était entouré par une faible odeur de gardénia et de jasmin et, quelque part au-delà de sa vue, un petit ruisseau, à priori artificiel, gazouillait.
Ses yeux étaient collés aux pages en face de lui, passant de notation en notation, scannant encore et encore sa propre écriture, ses propres mots. Ce calepin particulier, plus petit que les autres et facilement dissimulable, contenait chaque observation enregistrée à propos de ses condisciples membres du club, jusqu'au plus petit et insignifiant détail.
Mais peu importait le nombre de fois que Kyoya les avait parcourues ou comparées, il ne pouvait parvenir à la conclusion que la réalité lui avait servie. C'était Mori-sempai. Mori-sempai était son admirateur. Mori-sempai l'appréciait… Par manque de mot ne sonnant pas juvénile ou collégien.
Kyoya ne comprenait pas. Il n'avait pas vu ceci venir. Rien dans le comportement de Mori-sempai n'aurait pu le mener à croire ceci. Rien excepté le baiser.
Sa main libre se leva, ses doigts se posant en travers de ses lèvres. Malgré l'arôme lourd de fleurs dans l'air, Kyoya jura qu'il pouvait toujours capter un soupçon du parfum boisé et sauvage appartenant à l'étudiant plus âgé. Et chaque fois qu'il pensait à leurs bouches chastement pressées l'une contre l'autre, quelque chose se retournait dans son estomac et une chaleur s'installait sur ses joues.
Kyoya n'était pas ignorant. Il savait ce que cela signifiait, bien plus qu'il comprenait ce que le baiser de Mori-sempai impliquait. Ce qu'il n'arrivait pas à comprendre était pourquoi. Pourquoi lui ? Pourquoi ne l'avait-il pas vu venir ? Qu'était-il supposé faire à présent, bon sang ?
Inutile. Tout était inutile.
Avec un reniflement dégoûté, Kyoya referma sèchement le calepin et le lâcha, le laissant tomber dans un bazar froissé sur l'allée pavée sous ses pieds en pantoufles. Le peignoir qu'il portait était assez épais et confortable pour qu'il puisse supporter l'air nocturne sans avoir froid. Il était tard, et il faisait tellement sombre qu'il aurait probablement dû penser à aller dormir. Mais l'esprit de Kyoya refusait d'abandonner. Il continuait à dériver, passant de sujet en sujet.
Mori-sempai l'avait embrassé.
Peu importait combien Kyoya essayait de tourner ses pensées vers quelque chose – n'importe quoi – d'autre, elles finissaient par revenir au baiser chaud.
« Kyoya-sempai ? »
Il sursauta à la voix brisant ses rêveries, bien qu'elle ait été douce dans l'obscurité. Kyoya se tourna, repérant Haruhi sur le sentier, de l'inquiétude présente dans ses yeux bruns.
Kyoya se redressa et remonta ses lunettes sur son nez. « Je suis surpris que Tamaki te laisse vagabonder sans supervision. »
Elle haussa les épaules. « Je me suis faufilée en douce. » Il aperçut la forme d'une de ses clavicules lorsque sa robe glissa sur le côté. Haruhi la remit nonchalamment en place.
« Comme une fille faisant le mur après le couvre-feu. », commenta Kyoya. Il partagea un sourire secret et savant avec Haruhi.
Il supposait que le fait que ça n'était pas elle ne le dérangeait pas beaucoup. Il appréciait leur amitié et le sens commun qu'elle ajoutait à leur club. Même sans romance, il aurait été heureux de la rencontrer.
Romance.
Kyoya n'y avait pas pensé avant ce moment, mais il supposait que c'était ce à quoi menait le baiser. De la romance. Kyoya ne l'avait pas cherchée mais elle l'avait trouvé de toute façon. Et ça n'avait rien des étincelles florales et vides que Tamaki encensaient lourdement.
« Je suppose. », acquiesça Haruhi avec un gloussement. Elle noua ses mains dans son dos. Ses yeux se fixèrent sur le sol et sur son calepin abandonné à ses pieds. « Je ne t'avais pas catalogué comme étant quelqu'un se relaxant dans un jardin, sempai. »
Kyoya haussa les épaules. « La paix et le calme sont difficiles à trouver au sein du club. », expliqua-t-il, bien que ce fût plus une diversion.
« Tellement vrai. », fredonna Haruhi en signe d'accord, puis elle le regarda à nouveau. « Tu sais, Kyoya-sempai, tout ne se résout pas grâce à une équation. Et il y a des questions, dans ce monde, qui restent toujours sans réponse. »
Kyoya cligna lentement des yeux. « Je ne suis pas sûr de suivre. », dit-il d'un ton prudent.
Soupirant, la jeune fille bougea pour s'asseoir à ses côtés. « Tu cherches des faits et des formules pour répondre à un problème qui ne peut être résolu par eux. », expliqua Haruhi, une brise parfumée se levant et ébouriffant ses mèches de cheveux. « Tu devrais regarder ailleurs, à la place. »
Kyoya voulait la questionner à propos de ce qu'elle pensait savoir. Mais Haruhi avait toujours été plus perceptive que les autres quand il en venait à ce genre de choses. Elle avait été la première à remarquer la vérité derrière son masque, ou à quel point il tenait à Tamaki, même si Kyoya n'avait jamais dit les mots à voix haute. Elle remarquait toujours les petites choses, même si elle le reconnaissait rarement de vive voix.
Et Kyoya suspectait fortement qu'elle fût déjà au courant à propos de l'attirance de Mori-sempai.
« Ailleurs ? », répéta Kyoya, ne se souciant pas de tout ce qu'il avait admis.
Elle donna un petit coup de pied dans son calepin abandonné. « Tu devrais te demander si tu apprécies Mori-sempai, avant de t'inquiéter à propos du reste. Pourquoi et comment devraient être les derniers de tes soucis, sempai. »
Kyoya digéra ses mots. Son regard glissa ailleurs et il fixa un buisson florissant chancelant sous la brise. Quelque part au-delà d'eux, il entendit un rire disséminé jaillir d'une cour extérieure.
C'était étrange, la façon dont il s'était mentalement questionné à propos de ses sentiments pour Tamaki. Et pourtant, quand il en venait à Mori-sempai, il s'inquiétait seulement à propos du raisonnement derrière le baiser.
Haruhi se remit sur ses pieds, coinçant ses mèches de cheveux derrière son oreille. « Ne reste pas dehors trop longtemps. Qu'arriverait-il au Cercle si le Prince des Ténèbres tombait malade, hm ? »
« Je pense qu'il survivrait. »
« Hm. Peut-être. », gloussa Haruhi avant d'emprunter le chemin, rentrant à travers le jardin.
Kyoya la regarda partir pensivement. Ses mots sonnaient dans sa tête, annulant toutes les questions et théories qu'il avait pensées être importantes.
Toutes sauf une. Il y avait au moins une question qui pouvait trouver une réponse avec une certaine certitude. Apparemment, Mori-sempai pouvait voir quelqu'un autre au-delà d'Honey-sempai.
Qui aurait pu deviner que cette autre personne serait Kyoya ?
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Jeudi 12 Mars - 13 h 45.
