Auteur : Dracoqueen22.
Traductrice : Tigrou19.
Série : Ouran High School Host Club.
Titre : An Overlap Of Coincidence.
Rating : T.
Lien vers l'original : s/5690004/1/An-Overlap-of-Coincidence
Résumé : Mori/Kyoya. Pareil à une proie chassée par son prédateur, Kyoya est d'abord courtisé, puis provoqué, et finalement capturé… Drôle comme il ne semble pas s'en formaliser.
Disclaimer : Ouran High School Host Club ne m'appartient en rien. Tout est la propriété de Bisco Hattori. Quant à l'histoire originelle, elle est la propriété de Dracoqueen22. Je ne fais que traduire. Je ne gagne pas d'argent avec ceci.
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xXx An Overlap Of Coincidence xXx
xXx Partie 6 xXx
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Comme il s'y attendait, Kyoya dormit très peu cette nuit-là. Alors quand l'aurore arriva, brillante et rose, il la rencontra avec des cernes foncés sous les yeux et un grognement à peine retenu ; un peu comme le jour où Tamaki l'avait tiré de son lit et embarqué au centre commercial de prolétaire.
Il s'extirpa à contrecœur de son lit et se prépara pour la journée, se débrouillant pour enfiler sa dernière chaussure au moment où Tamaki fit irruption dans leur chambre partagée, le reste du Cercle sur ses talons. A quelle heure s'était-il levé, Kyoya ne voulait même pas le savoir.
« Kyoya ! », déclara-t-il fortement, les mains levées en l'air en signe de grande joie. « Tu le savais ? Il y a un festival ! »
« Je le savais. », grogna Kyoya. Il regarda Tamaki puis son regard glissa derrière le blond jusqu'à Mori-sempai, restant dans le fond de la pièce.
Comme toujours, le regard de l'étudiant plus vieux ne trahissait rien. C'était décidemment injuste.
« Il y aura du gâteau ! », ajouta Honey-sempai, les yeux pleins d'étoiles.
« On y va tous. Banzai ! » Les jumeaux contribuèrent avec un high-five et une paire de pouces levés en direction de Kyoya.
Dans l'intérêt de ne pas se retrouver embarqué avec ou sans son contentement et sans ses besoins fondamentaux – téléphone portable et portefeuille – Kyoya se leva. Ses soi-disant amis le célébrèrent tandis qu'il se déplaçait à moitié confus, la fatigue tombant sur ses épaules. Il les suivit en dehors de la chambre et de l'hôtel, content de laisser les plus énergiques prendre la tête du groupe pour l'instant.
L'éclat du jour accueillit Kyoya, le soleil étant bas et l'aveuglant presque. Il grimaça et protégea ses yeux, pensant pour lui-même qu'il était beaucoup, beaucoup trop tôt pour se lever pour quiconque étant sain d'esprit. Encore plus pour lui. Peut-être n'aurait-il pas pensé de cette façon s'il n'avait pas passé la nuit à réfléchir, mais les choses étaient ainsi.
« Tu as l'air fatigué, Kyo-chan. », commenta Honey-sempai avec le regard étrangement mature qu'il adoptait occasionnellement, assombrissant ses yeux.
« Il est trop tôt. », grogna Kyoya pour seule explication.
Honey-sempai ne parut pas le croire. Il lança à Kyoya un regard compréhensif, ce qui signifiait qu'il savait probablement. Mori-sempai lui avait sans doute dit. Et Haruhi savait. Les autres devaient avoir des doutes. Après tout, ces présents avaient toujours été laissés à la vue de tout le monde. Quelqu'un devait les avoir remarqués, ce qui expliquait probablement les regards étranges de Tamaki aussi.
Kyoya observa Mori-sempai à la dérobée, ne voyant rien d'autre que son dos large et sa silhouette dépassant celle du reste du Cercle. L'étrange gargouillement dans l'estomac de Kyoya refusa de rester calme, et il se remémora inconsciemment le baiser, qui pouvait difficilement être qualifié de tel à l'opinion de Kyoya. Un simple effleurement des lèvres, tout au plus. Et pourtant, cela l'avait affecté d'une telle manière, comme si Mori-sempai l'avait plaqué en arrière et avait engagé un duel avec leurs bouches.
Le gargouillement se changea en une spirale de chaleur, et Kyoya cligna des yeux, les images affluant au fond de son esprit. L'idée… Ne le révulsait pas, si sa réaction inconsciente avait une quelconque importance. Et la chaleur se propageant sur les jours de Kyoya prouvait certainement son intérêt. Même lorsque l'image soudaine de ses doigts tirant cette silhouette en arrière inondait ses pensées.
Kyoya secoua la tête, forçant les images à sortir de son esprit. Elles persistèrent effrontément. Et une partie de Kyoya regretta d'avoir jamais quitté sa chambre pour la journée.
Surtout quand des foules de femmes commencèrent à se rassembler. Ça n'était pas inhabituel. Six hommes séduisants marchant ensemble attiraient l'attention, et le moment présent n'était pas différent. Pas même la présence d'Haruhi – dont la féminité était boostée par une robe à fleurs que Ranka-san avait empaquetée pour elle – ne dissuadait les regards fixes, les gloussements et les visages rougissant.
Kyoya, dans l'intérêt de se retrouver seul, resta en retrait du groupe et se tint en dehors du regard des femmes souhaitant se rapprocher de lui. Une fille audacieuse se glissa aux côtés de Tamaki, ses deux amies en retrait en tant que soutien, et se présenta. Elle avait choisi le bon. Tamaki était le seul d'entre eux qui ne pouvait se résoudre à repousser une fille, qu'elle soit inconnue ou non. Honey-sempai était également plus que volontaire pour faire son show, étincelant et souriant de façon attendrissante par égard pour l'admiration de leur public.
Ne voyant aucun profit pour eux, Kyoya était content de s'éloigner des bords de la foule et de visiter les boutiques qui parsemaient les rues. Elles possédaient des objets intéressant. Il supposa qu'ils devaient remercier Haruhi de leur avoir présenté cet autre monde. Aucun membre du Cercle n'y aurait accordé d'attention si ça n'avait pas été pour elle. Cela avait aidé Kyoya également ; il avait ouvert les yeux et découvert d'autres aventures possibles.
Il jeta un œil vers ses condisciples membres du Cercle, se gavant de l'attention des filles comme les narcissiques qu'ils étaient. Tous exceptés Haruhi elle-même et Mori-sempai, dont le visage ne trahissait rien, comme à l'accoutumée. Même lorsque des filles se pâmaient devant lui, babillant des commentaires. Se rapprochant de plus en plus, les plus audacieuses osèrent le toucher, tapotant son épaule ou pressant ses muscles.
Pour une quelconque raison, cela irrita Kyoya. Ces étrangères… Que pensaient-elles être en train de faire, à toucher des gens qu'elles ne connaissaient pas ? N'avaient-elles donc aucune manière ? Kyoya les fixa, la chaleur derrière ses yeux non entravée par la barrière de ses lunettes.
Et alors Mori-sempai tourna la tête, regardant dans la direction de Kyoya comme s'il savait déjà qu'il se tenait là. Leurs yeux se rencontrèrent. Une étincelle de chaleur éclata entre eux. Kyoya frissonna, son esprit faisant apparaître un souvenir.
L'odeur de Mori-sempai était sauvage. Comme une forêt. L'odeur s'accrochait à lui comme s'il avait passé des jours à ne rien faire d'autre que de courir au travers des arbres. Kyoya se souvenait d'avoir été envahi par sa hauteur mais pas intimidé. Ses joues rougirent avant qu'il ne puisse s'en empêcher, jurant que la sensation fantôme de ses lèvres sur les siennes était toujours présente. Il s'interrogea négligemment – pensée spontanée – quant à sa réaction si Mori-sempai avait poussé les choses à l'étape supérieure.
Peut-être un contact de cette large main dans le bas du dos de Kyoya. Un effleurement de ses lèvres le long de la gorge de Kyoya, juste à l'endroit qui pulsait. De la peau dévêtue pressée contre une autre, chaude et également nue. Des halètements et des gémissements se faisant écho. Des doigts courant à travers des mèches de cheveux sombres, que ce soit les siens ou ceux de Mori-sempai. Les pensées parsemées de Kyoya se moquaient de l'étape.
« Tu devrais te demander si tu apprécies Mori-sempai, avant de t'inquiéter à propos du reste. »
Ses mots sonnèrent dans son esprit. Il n'avait toujours pas répondu à Mori-sempai. Ce baiser était une confession, n'est-ce pas ?
Puis quelqu'un parla à Mori-sempai, reportant son attention ailleurs et brisant la brève connexion qui s'était formée entre eux. Kyoya cligna des yeux, bougeant lentement, comme recouvrant d'une confusion.
Il regarda Honey-sempai grimper sur les épaules de Mori-sempai, prononçant joyeusement son nom, les femmes se tombant dans les bras devant l'adorable tableau.
Et quelque chose se tordit dans l'estomac de Kyoya.
« Tu cherches des faits et des formules pour répondre à un problème qui ne peut être résolu par eux. Tu devrais regarder ailleurs à la place. »
Ailleurs, avait dit Haruhi. Il devait regarder en lui pour trouver les réponses, présuma Kyoya. Et à en juger par le torrent d'émotions qui tordait ses entrailles, elles ne seraient pas si difficiles à trouver.
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Dimanche 15 Mars - 17 h 45.
