Auteur :Dracoqueen22.
Traductrice : Tigrou19.
Série : Ouran High School Host Club.
Titre : An Overlap Of Coincidence.
Rating : T.
Lien vers l'original : s/5690004/1/An-Overlap-of-Coincidence
Résumé : Mori/Kyoya. Pareil à une proie chassée par son prédateur, Kyoya est d'abord courtisé, puis provoqué, et finalement capturé… Drôle comme il ne semble pas s'en formaliser.
Disclaimer : Ouran High School Host Club ne m'appartient en rien. Tout est la propriété de Bisco Hatori. Quant à l'histoire originelle, elle est la propriété de Dracoqueen22. Je ne fais que traduire. Je ne gagne pas d'argent avec ceci.
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xXx An Overlap Of Coincidence xXx
xXx Partie 7 xXx
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Tamaki parlait dans son sommeil ; c'était quelque chose que Kyoya avait une fois considérée comme légèrement mignonne mais qu'il trouvait à présent ennuyant. Il voulait s'asseoir et réfléchir en silence aux récentes situations mais tout ce qu'il pouvait entendre était le nonsense murmuré de Tamaki, retourné sur son futon et agrippé à son ours en peluche comme un petit garçon. De bien des façons, Tamaki n'avait pas grandi du tout, n'est-ce pas ?
Il était tard ; Kyoya lui-même aurait dû dormir. Mais il ne parvenait pas à calmer son esprit assez longtemps pour le sommeil vienne. La fatigue tirait lourdement sur son corps mais même le confort décontracté de sa chambre partagée n'arrivait à le pousser à se reposer.
Tamaki se retourna à nouveau en travers de son lit, ses membres s'éparpillant dans tous les sens. Kyoya secoua la tête. Il n'arriverait pas à réfléchir ici ; pas ce soir, pas avec Tamaki tenant une conversation avec lui-même ou la personne prenant place dans ses rêves. Enfilant un peignoir, Kyoya attrapa sa clé de chambre et sorti de leur quartier partagé. Il valait mieux flâner à travers l'hôtel silencieux que d'endurer l'idiotie de Tamaki, même endormi.
Les couloirs étaient calmes, ce qui était censé vu l'heure tardive. Les gens venaient à l'hôtel et leur onsen associé pour trouver repos et relaxation, ce qui signifiait souvent énormément de temps pour dormir ou d'autres choses. Il était difficilement minuit passé, mais Kyoya croisa quelques personnes, principalement des employés qui s'inclinèrent pour le saluer, reconnaissant en lui l'Ootori qu'il était.
Kyoya fourra ses bras dans ses manches, ne regardant rien en particulier. Ses pensées rebondissaient les unes contre les autres comme une demi-douzaine de balles en plastique piégées dans un petit espace. Il n'avait pas vraiment de destination particulière il errait simplement dans l'espoir que fatiguer son corps fatiguerait également son esprit.
Tournant à un carrefour, Kyoya repéra une alcôve à sa gauche et arrêta de marcher lorsqu'il rencontra une personne familière. Mori-sempai se trouvait devant une large entrée, la porte coulissante repoussée pour révéler la nuit éclairée par la lune. Il se tenait simplement là, fixant l'obscurité, ses bras enroulés autour de son torse. Le pouls de Kyoya s'accéléra sans son consentement quand il aperçut brièvement l'expression de Mori-sempai, sérieuse et contemplative.
Prouvant que ses instincts ne s'étaient pas émoussés à cause du calme et de la paix, Mori-sempai sembla sentir qu'il était observé. Il jeta un œil par-dessus son épaule, son corps se tournant vers le porte.
« Kyoya. »
« Mori-sempai. », reconnut Kyoya. Il fit un pas en dehors de l'alcôve et alla vers le hall principal. C'était un peu plus une sorte de salle d'attente avec quelques canapés et chaises et une télévision pour le moment éteinte. « Tu ne dors pas ? »
Ce qui était plutôt évident, mais Kyoya tentait de se ressaisir. C'était étrange mais pas inconfortable étrange comme dans « tu m'as embrassé et j'ai aimé ça alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? ».
« Pas encore. », répondit Mori-sempai, présentant son profil à Kyoya alors qu'il observait à nouveau à travers la porte coulissante. Le clair de lune formait des ombres intéressantes sur son visage, les transformant en nuances de clair et foncé contradictoires.
Il était beau, plus que Kyoya ne l'avait remarqué auparavant. Bien plus que Tamaki et son attraction de prince, ou Honey-sempai qui était mignon. Mori était beau et viril.
Kyoya s'approcha, se concentrant sur la vue qui avait capturé l'attention de Mori-sempai. Le jardin dans lequel Kyoya s'était installé la veille pouvait être aperçu, vide de toute personne à cet instant. Si proche de Mori-sempai, ses narines se dilatèrent quand il perçut cette odeur significative, et Kyoya dut se retenir. Le soudain besoin de l'atteindre et de le toucher secoua ses pensées.
« Tamaki parle pendant son sommeil. », dit Kyoya, bien que ça ressemble plus à un gargouillement puisque ça ne semblait pas pertinent à cet instant.
« Ah. » Mori-sempai se tourna vers Kyoya. Leurs corps se trouvaient à portée de main, et son regard se balada sur l'autre adolescent, semblant l'apprécier et prendre une décision.
Kyoya observa, sans mot, anticipant quelque chose qu'il ne connaissait pas assez pour deviner. Ses faits, schémas et théories s'étaient tous jetés par la fenêtre – métaphoriquement parlant.
Mori-sempai l'atteignit. Kyoya ne bougea pas, semblant à peine apercevoir cette main venir vers lui. Les doigts se posèrent doucement sur sa joue puis Mori-sempai le regarda, attendant pour sa permission. Et Kyoya pencha la tête sur le côté.
Il observa un fin sourire étirer les lèvres de Mori-sempai avant que le garçon plus âgé ne se penche et l'embrasse. Juste un petit bisou. Un pressement chaste des lèvres, comme la fois précédente. Et puis Mori-sempai se retira, comme ayant l'intention de laisser les choses là. Comme la veille.
Kyoya n'allait pas le laisser fuir, cette fois. Ses mains jaillirent, s'accrochant au peignoir de Mori-sempai et le tirant à nouveau en avant. Leurs lèvres de rencontrèrent ; plus sous forme de collision que de baiser, mais Kyoya s'en moquait. Il l'embrassa pleinement, sentant de la menthe poivrée – dentifrice – lorsque Mori-sempai exhala dans sa bouche. Et Kyoya fut le premier à introduire sa langue, en donnant un petit coup sur la lèvre de Mori-sempai et frissonnant lorsqu'elle fut accueillie par son homologue chaude.
La main glissa de la joue de Kyoya pour empaumer l'arrière de sa tête, les doigts se propageant à travers ses cheveux. Il combattit un grognement, le simple fait d'embrasser Mori-sempai envoyant des vagues de chaleur à travers son corps. Le baiser s'approfondit, leurs langues s'emmêlant lorsque leurs corps s'écrasèrent l'un contre l'autre. Kyoya se pressa contre la chaleur dure de Mori-sempai et ne fut pas surpris de sentir quelque chose de ferme contre son abdomen.
Eh bien, il supposait que le sexe pouvait être le résultat éventuel de ceci, n'est-ce pas ? Le désir et la romance allaient de pair. Et bien que Kyoya n'ait jamais vraiment réfléchi à ça, à en juger par la chaleur se propageant à travers son corps et le staccato vibrant de son cœur, il n'était pas nécessaire d'y penser plus que ça. Son corps répondait à toutes ces questions pour lui.
Il voulait Mori-sempai. Et c'était évident que l'autre homme le désirait en retour.
Kyoya ne savait pas jusqu'où ils seraient allés, ou si la bienséance aurait montré son hideuse tête, leur rappelant les circonstances. Dans tous les cas, le bruit de pas descendant vers le hall fut un avertissement. Les sens quasi-animaux de Mori-sempai répondirent immédiatement, terminant le baiser et mettant une distance respectable entre eux.
Quand l'autre personne passa – juste un autre client de l'hôtel hors de sa chambre pour une marche nocturne –, tout ce qu'elle vit fut deux hommes tenant une conversation, rien d'autre. Et si les joues de Kyoya étaient légèrement rougies, l'étranger ne commenta pas. Il se contenta de bouger la tête en signe de bonne nuit et continua sa route.
Kyoya, pour sa part, pensait désespérément à trouver un peu d'intimité à cause du renflement sous son peignoir.
Mori-sempai le regarda, une nuance affamée dans les yeux. « Tu y as pensé ? »
Et bien que la majorité de cette… Cour se soit passée silencieusement, Kyoya réalisa que c'était en fait le parfait moment pour utiliser des mots. Il n'y avait que peu de choses qui pouvaient être dites avec des actions. Même si ces gestes hurlaient pratiquement le consentement.
« Plus que je ne veux l'admettre. », répondit honnêtement Kyoya, parce que c'était Mori-sempai et qu'il ne jouait jamais ce genre de jeux. Etre direct et honnête lui allaient mieux, et Kyoya comprenait très bien cela.
« Et ? »
Malgré ses meilleurs efforts, Kyoya ne put empêcher ses joues de rougir. Il percevait cela comme une faiblesse et il supposa que c'était censé : c'était quelque chose qu'il n'avait pas calculé, pas prévu.
S'il regardait suffisamment attentivement, Kyoya était certain de pouvoir trouver quelque bénéfice dans cette romance, mais Haruhi avait raison. Kyoya ne pouvait assimiler ceci à une transaction ou à un scenario à choisir. Il devait considérer ceci complètement différemment.
Kyoya hocha la tête et ajusta ses lunettes d'un doigt. « Je suis ouvert à l'exploration de nouvelles possibilités. », commenta-t-il. Et quelque chose bondit d'excitation dans son ventre, spécialement quand un sourire étira lentement les lèvres de Mori-sempai.
« Bien. », dit Mori-sempai qui, après un rapide regard à l'entour pour s'assurer de leur intimité, se pencha pour un autre baiser.
Kyoya fut plus que disposé à y répondre.
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Dimanche 22 Mars - 17 h 25.
