Voilà un nouveau chapitre ! Je l'ai fait un peu plus long, en fait 2 fois plus long que l'autre…j'espère que vous apprécierez N'oubliez pas les Reviews ! ;) Oh, et j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop si je n'ai pas de titre pour le chap 4…disons que je suis nulle pour en trouver :S lol

Chapitre 4

Harry soupira en se remémorant le visage de Ginny à ce moment là. Elle avait sûrement changée depuis le temps, peut-être même était-elle complètement différente. Peut-être était-elle mariée avec un homme riche et qu'ensemble, ils étaient heureux, Ginny ayant complètement oublié qu'elle avait déjà aimé un homme nommé Harry…

Harry secoua la tête. Il détestait imaginer Ginny avec un autre homme.

-'J'espère seulement qu'elle est heureuse…' dit-il à son ami imaginaire.. 'Ce soir là j'ai su, sans aucuns doutes, que Ginny serait la femme de ma vie. Je n'avais plus le goût des autres femmes, je ne voulais qu'elle. Et ce n'était pas parce qu'elle était une des plus belles femmes au monde ou pour des désirs charnelles…c'était parce que j'étais bien avec elle, j'étais moi-même. Et ce n'est pas facile d'être bien avec quelqu'un en étant soi-même, sans avoir peur du jugement qu'on pourrait nous porter. Avec Ginny, c'était différent. Tout était différent…'

Toc Toc Toc !

Harry grogna en entendant un petit bruit sec et agaçant. Il se frotta les yeux, encore endormit, se demandant ce qui avait bien pu le réveiller si subitement. Il parcourut sa chambre du regard, sans rien y trouver d'extraordinaire, puis regarda à sa fenêtre. Toujours rien. Il fronça des sourcils, certain de ne pas avoir rêvé.

-'Harry ? Tu es réveillé ?'

Celui-ci soupira en se laissant tomber sur ses oreillers.

-'Oui,' répondit-il avant de bailler. 'Est-ce que tout va bien Ginny ? Tu as besoin d'aide ?'

Ginny se levait avec l'aube, chaque matin, et réveillait parfois Harry si elle avait besoin d'aide. Il regrettait quelques fois de lui avoir dit de l'avertir si elle avait besoin de quoi que ce soit, car son lit lui manquait énormément après une rude soirée de travail.

-'Tu peux venir à l'épicerie avec moi ?' demanda t'elle d'une voix angélique qu'Harry connaissait trop bien.

Il regarda son cadran ; 8h45.

-'À cette heure ?' s'exclama t'il en se levant péniblement.

-'Vaut mieux être d'avance, sinon il y aura trop de monde. Alors, tu viens ?'

Il poussa un second grognement presque inaudible.

-'Bien sûr, j'arrive.'

Il ne pouvait rien lui refuser. Elle avait le don de soutirer de lui tout ce qu'elle voulait ! Avec un petit soupir, il s'habilla puis rejoignit Ginny dans la cuisine. Elle était prête à partir, manteau sur le dos. Harry se servit un café puis s'assit en face d'elle.

-'Tu n'es pas capable de porter tes paquets ?' la taquina t'il. 'Tu as besoin d'un homme fort et robuste pour le faire ? Trop peur de te casser un ongle ?'

-'Il y a ça,' répondit-elle avec un petit sourire. 'Mais aussi le fait que j'aimerais savoir ce que tu aimes, ce que je dois acheter et ce que je ne dois pas.'

Harry hocha la tête en buvant une gorgée de son café. Il grimaça puis sortit sa baguette. Il murmura une formule et deux cubes de sucre apparurent. Il y goûta de nouveau puis sourit de satisfaction.

-'D'accord, tes raisons sont plausibles mais la prochaine fois, laisse moi une heure de plus pour dormir !'

Elle éclata de rire.

-'Il ne faut pas gâcher de si beaux matins à rester au lit !' lui dit-elle, le visage rayonnant. 'Mais j'ai compris, je te laisserai dormir la prochaine fois ! C'est toi le pire la dedans ! Tu manques de précieuses heures de bonheur pour vaquer à tes occupations !'

Harry ne put s'empêcher de sourire à son tour. Il ne pouvait rien répliquer ; elle avait toujours le dernier mot ! Mais peut lui importait. Il adorait la voir se défendre, d'une manière rieuse et sérieuse à la fois, une lueur farouche dans ses yeux. Elle allait au bout des choses, sachant ou elle va. Une femme qui n'a pas peur de la vie et des épreuves. Harry n'aurait peut-être pas supporté le caractère fort de Ginny chez une autre femme, mais chez la rouquine, c'était un autre de ses nombreux charmes.

Harry déposa sa tasse vide dans l'évier, attrapa son manteau au passage et ouvrit la porte pour laisser passer Ginny.

-'Je ne te savais pas aussi galant !' s'exclama t'elle alors qu'ils s'engageaient dans le couloir de l'immeuble. 'Je croyais que tu étais seulement un macho hyper-sexy !'

-'Eh bien, ce que raconte les gens et ce que je suis semble être deux choses différentes !' se défendit Harry en espérant qu'elle ne croyait pas qu'il soit vraiment comme ça.

Il ne supporterait pas l'idée que Ginny ait une mauvaise image de lui.

-'Je savais bien que tu n'étais pas ce genre de mec,' dit-elle d'un ton malicieux en lui donnant un petit coup d'épaule pour qu'il redresse la tête. 'L'image qu'on peut projeter n'est pas nécessairement celle qui nous représente vraiment.'

Harry approuva en silence. Il remarqua que Ginny ne marchait pas vraiment, elle semblait gambader, un peu comme une enfant, et ses cheveux libres et raides rebondissait sur ses épaules à chaque pas, brillant au soleil. Il regrettait qu'elle ait les cheveux bruns ; il avait toujours aimé sa chevelure rousse et bouclé d'autrefois, d'une couleur un peu plus pâle que celle de ses frères.

-'Tu as eu beaucoup de petites amies ?' demanda soudainement la jeune fille d'un ton nonchalant

-'Quoi ?' fit Harry en sursautant.

Les femmes en générales ont une nette tendance à poser le genre de questions subtiles qui suppose tout. Elles veulent que les hommes soient sincères…en ayant la réponse qu'elles attendent ! Harry s'était toujours méfier de cet sorte de question et redoutait encore plus de répondre.

-'Je veux dire,' reprit Ginny en riant, voyant que Harry était mal à l'aise. 'Est ce que tu as déjà eu une relation sérieuse avec quelqu'un ?'

-'Hum…euh…non,' répondit maladroitement le jeune homme en baissant la tête. 'Disons que je n'ai pas de chance sur ce point…Je suis trop connu pour avoir une relation normale…soit elles sortent avec moi parce que je suis célèbre, soit c'est pour mon argent, mais jamais pour les sentiments. De toute façon, je n'ai jamais rien ressenti pour elles non plus…'

-'Tu es gay ?'

-' Non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire !' nia précipitamment Harry. 'J'aime les femmes mais je n'ai jamais aimé une femme assez pour entretenir une relation sérieuse avec elle.'

-'Parce que tu ne veux pas ?'

-'Non…c'est juste que…mon emploi prend beaucoup de place dans ma vie et…hum…vu ma position vis-à-vis Voldemort et tout ceux qui cherche à me tuer et me faire du mal, ce ne serait peut-être pas une bonne idée, je mettrais une vie en danger…

Il marqua une pause puis poursuivit d'une voix hésitant :

-'J'ai déjà eu un amour, il y a quelques années…mais je ne lui ai jamais avoué que je l'aimais…et je le regrette encore aujourd'hui…'

Harry sentit une vague de chaleur l'envahir et le rouge lui monter au visage. Il n'aimait pas beaucoup parler de sa vie amoureuse, surtout pas avec la fille qu'il avait toujours aimé en secret. Il aurait aimé lui dire que c'était avec elle qu'il aimerait faire sa vie, mais la gêne empêcha les mots de sortir de sa gorge et, une fois de plus, il se déclara vaincu.

-'Je la connais ?'

Harry levant les yeux vers elle. Avait-il rêvé ou avait-il décelé une pointe de jalousie dans le ton de Ginny ? De déception, peut-être ? Et cette étrange lueur dans son regard ?

Harry haussa les épaules.

-'Peut-être...et toi ?' enchaîna rapidement Harry pour ne pas qu'elle s'attarde sur le sujet.

-'Un,' répondit-elle en soupirant. 'Nous sommes restés trois ans ensemble. Nous nous sommes aimés mais pas assez je crois pour faire notre vie ensemble…il ne voulait entendre parler d'enfants ou de mariage alors que moi j'envisageais peut-être de fonder une famille…Je n'y avais pas porté attention au début, je me disais qu'il pouvait changer d'idée. C'est le jour ou je l'ai trouvé avec une autre femme que j'ai enfin compris qu'il ne valait pas la peine, alors je l'ai laissé…je n'ai jamais eu d'autres relations aussi longues après ça. Je semblais toujours tomber sur de parfait crétin qui ne voulait que coucher avec moi !'

Ginny lui fit un grand sourire.

-'J'aime parler avec toi, Harry, tout semble plus facile à dire…'

Harry sentit son cœur fait dix milles tours dans sa poitrine. Il se sentit d'un coup plus léger et un petit sourire illumina ses lèvres.

-'Nous y voici,' s'exclama Ginny en empoignant un panier à l'entrée de l'épicerie. 'J'ai toujours adoré faire les courses de manières moldus ! C'est beaucoup plus amusant !'

Ils sentirent un courant d'air froid leur transpercer les os alors qu'ils pénétraient à l'intérieur et ils furent bien content d'avoir un manteau sur le dos malgré la chaleur qu'ils faisaient dehors. Harry poussa doucement Ginny en insistant pour porter le panier, mais celle-ci le repoussa d'un coup de hanche qui fit frissonner le survivant.

-'Allez, c'est ma responsabilité !' dit Harry en voyant qu'elle ne faisait pas le poids à l'épreuve de force. 'Tu m'as dit de venir, je veux au moins faire quelque chose !'

-'D'accord, d'accord,' soupira t'elle, abandonnant la lutte et entonnant la marche dans les allées. 'J'ai fait une liste de ce qui faudrait acheter. J'ai fait l'inventaire de tes armoires et je trouve que tes cochonneries-'

-'Ah non ! Je garde mes cochonneries ! Tu ne me les enlèveras pas, n'est ce pas ?' coupa Harry, effrayé qu'on puisse lui arracher de force les chips et les barres de chocolat qui garnissait son armoire.

Il ne fumait pas souvent, excepté lors de grands stress. Il préférait se bourrer d'aliment plus mauvais les uns que les autres, ce qui lui procurait la même relaxation que de fumer une bonne cigarette. Il en gardait toujours un paquet chez lui mais ne l'avait jamais ouvert ; il n'avait pas vécu de grands moments stressant ou marquant dans les derniers mois. En fait, tout était calme depuis quelques temps. En plus, de cette façon, il n'aurait jamais de problèmes avec ses poumons…peut-être juste avec son foie.

-'Jamais de la vie !' répondit Ginny en le regardant comme s'il était fou. 'C'est vital ! Ok, peut-être mauvais pour la ligne, mais vital pour le soutien moral ! Je disais seulement qu'il serait temps que tu gouttes à autre chose que des croustilles natures et des barres de chocolat au lait !'

Elle éclata de rire en voyant Harry rougir. Il n'avait habituellement pas beaucoup de temps pour faire l'épicerie. Il se dépêchait le plus possible en prenant ce qu'il y a de plus simple. De plus, il n'aimait pas vraiment goûter à de nouvelles affaires.

-'D'accord, achète ce que tu veux, je prend le risque.' Lui dit-il en haussant des épaules.

-'Parfait, alors,' reprit t'elle en sortant la liste de sa poche. 'Alors, allons par là en premier !'

Pendant plus d'une heure, Ginny l'entraîna dans les rangées, vérifiant sa liste de temps à autre, remplissant le panier de toutes sortes d'aliments. Elle semblait parfois parler toute seule, demandant l'avis d'Harry quelques fois. Elle était belle à voir, sérieuse dans sa sélection, repoussant sans arrêt une petite mèche de cheveux rebelle qui lui tombait sur le visage. Elle semblait vraiment prendre à cœur une activité aussi banale. En fait, elle dégageait une telle énergie que toutes choses banales paraissaient plaisante avec elle.

-'Bon, une bonne chose de faite !' s'exclama la rouquine en sortant de l'épicerie. 'Nous voilà assez fournies en nourriture pour au moins…2 semaines, je dirais ! Quoi qu'avec l'appétit que tu as, je ne sais pas !'

Harry sourit, pliant un peu sous le poids des sacs qu'il portait.

-'Tu es sûr que tu ne veux pas que je t'aide ?' demanda t'elle en tendant la main.

-'Non,' répondit le jeune en évitant Ginny et en s'engageant dans la rue. 'Tout va bien ! Et toi, en bas, ça va ?'

Il avait prit l'habitude, comme il était beaucoup plus grand qu'elle, de la taquiner si elle posait des questions qui mettait sa force à l'épreuve. Il aimait la moue qu'elle faisait dans ces moments, mi contrariée, mi rieuse.

-'D'accord, Monsieur Muscles, je te laisse porter les paquets ! Ah les hommes et leur orgueil !'

Lorsqu'ils tournèrent le coin de la rue qui les séparaient de l'appartement, Harry se figea en sentant son Captomètre vibrer dans la poche de son pantalon. Il jura pour lui-même en déposant les sacs, sortant rapidement l'objet et identifiant l'endroit ou il devait aller. Il fit un mouvement pour partir mais revint aussitôt en voyant Ginny, le visage déformé par l'inquiétude.

-'Qu'est ce que tu attends ?' lui demanda t'elle, surprise de voir qu'il ne partait pas. 'Ils ont besoin de toi !'

Harry ne bougea pourtant pas. Il étudia la situation quelques secondes, fixant son appartement et Ginny à tour de rôle, puis grogna.

-'Je ne peux pas te laisser toute seule…'

-'Mais bien sur que si !' l'interrompit t'elle, le regard en feu. 'Je vais me débrouiller, ne t'inquiète pas ! L'appartement est juste là ! Vas-y, je te dis ! Je ne risque rien !'

L'Auror hésita un moment puis soupira avant de transplaner. Il arriva aussitôt aux côtés de Ron, en plein milieu d'une bataille qui en était venu au poings.

-'T'en a mit du temps, vieux !' s'exclama Ron en voyant son collègue se jeter sur un Mangemort en lui assenant un coup de pied au visage. 'Ce n'est pas que j'ai besoin d'aide mais les choses sont un peu plus rude que prévu ici !'

-'Qu'est ce qui ce passe ?' demanda Harry. 'Qui a été attaqué ?'

-'Une école ! Tu te rends compte ? Des enfants innocents ! Ils sont une vingtaine à l'intérieur, plus loin. Ils les tiennent en otage.'

-'Il va falloir faire vite.'

Les Mangemorts qui montaient la garde disparurent en transplanant, laissant derrière eux deux de leur collègue stupéfiés. Les deux Aurors pénétrèrent alors dans l'immeuble.

-'Je vais à droite, tu vas à gauche, rendez vous dans 1 minutes trente secondes au milieu des escaliers si tu n'as rien trouvé,' murmura Harry avant de se mettre à courir dans le corridor. Il avait le cœur qui battait ; sauver des enfants étaient toujours difficiles. Il ne fallait pas prendre de risques inutiles, ni rien tenter de quasi-impossible. Il sentit soudainement une odeur âcre, qui le fit tousser. De la fumée. Il y avait un feu ! Il accéléra le pas, maudissant les Mangemorts qui leur causaient autant de troubles.

Il aperçut quelque chose plus loin, subtile et discret. Harry s'avança prudemment, baguette levée. Une plainte étouffée retentit alors au bout du couloir et la silhouette disparut.

-'C'est un enfant !' pensa Harry en sentant son cœur battre et il accéléra le pas.

Il arriva vis à vis un placard à balai et découvrit une petite fille terrorisée qui pleurait silencieusement. En le voyant, elle plaqua sa main devant sa bouche pour ne pas crier.

-'Ne me faites pas de mal, monsieur, je vous en supplie !' implora t'elle entre deux sanglots.

Harry s'avança doucement vers elle en lui souriant tendrement.

-'Ne t'inquiète pas, ma belle, on va te sortir de là. Je suis ici pour t'aider. Plus personne ne te fera de mal.'

La fillette sauta aux bras d'Harry et le serra fort en continuant de pleurer.

-'Pauvre petite,' songea le jeune homme en tentant du mieux qu'il pouvait de la réconforter en la berçant. 'Il faut vraiment être un salaud pour vouloir faire du mal à des enfants…'

-'Le monsieur à la cape, il-il voulait nous faire du mal…' finit t'elle par dire au bout de quelques minutes. 'Il voulait…Il voulait nous tuer…Il-Il a dit que-que vous ne seriez jamais capable de-de nous retrouver.'

Harry la prit délicatement par les épaules, plongeant son regard dans celui de la petite fille.

-'Ne pleure plus, je suis là, il ne t'arrivera rien,' la rassura Harry en essuyant une larme qui coulait sur sa joue. 'Quel est ton nom, petite ?'

-'Kimberly…' répondit la fillette en baissant la tête.

-'Écoute, Kimberly,' poursuivit Harry en lui remontant le menton pour qu'elle le regarde dans les yeux. 'Il va être important que tu m'aides, d'accord ?'

Elle hocha de la tête.

-'Bon, dis moi maintenant pourquoi les vilains messieurs ont dit que nous n'arriverions jamais à vous retrouver ? Tu le sais pourquoi ?'

Kimberly hocha encore de la tête.

-'Il-il y a un feu en haut, au troisième,' répondit t'elle d'une voix tremblante. 'Ils ont cachés les enfants partout dans l'école en les menaçant de les tuer s'ils bougeaient. Je ne veux pas mourir, s'il vous plaît, je ne veux pas mourir…'

Harry lui sourit gentiment.

-'Tu ne vas pas mourir…dis moi maintenant, est ce que tu sais ou les autres sont cachés ?'

-'N-non…je n'ai pas vu…'

Le jeune homme soupira. Il jeta un coup d'œil autour de lui puis posa de nouveau son regard sur Kimberly.

-'Suis moi bien, d'accord ? Prend moi la main, je vais te sortir d'ici.'

Il l'entraîna en dehors du placard, jetant un coup d'œil avant toute sortie, puis s'engagea dans le corridor en prenant bien soin de tenir fermement la main de Kimberly.

-'Harry ! T'étais ou bon sang ? Y'a un feu au troisième !' s'exclama Ron en se précipitant vers lui. 'Les Mangemorts sont tous dehors à faire grandir et grandir ce foutu feu ! Faut pas rester ici !'

-'Il faut trouver les enfants d'abord !' s'exclama Harry, sérieusement inquiet à présent. 'Mais comment savoir si nous les avons tous ?'

-'Il y a 30 élèves en tout, monsieur,' marmonna Kimberly en rougissant, consciente d'interrompre une conversation importante.

-'Il en reste 29 à trouver alors ! Pas de temps à perdre !'

Ils fouillèrent l'école le premier étage, trouvant 11 enfants terrifiés dans des classes vides, des placards et même dans les toilettes. Sur le deuxième étage, ils découvrirent 17 enfants dans le même état.

-'Vite !' s'écria Ron en pressant les jeunes vers la sortie la plus proche. 'Ne vous montrez surtout pas aux fenêtres ! Il ne faut pas qu'on vous voit !'

Il se tourna vers Harry, plus anxieux que jamais.

-'Tu es sûr qu'il ne reste personne sur cet étage ? Le troisième est complètement en feu, ça commence réellement à être dangereux. Il faut sortir d'ici au plus vite !'

Harry soupira, réfléchissant à toute vitesse.

-'Je vais au troisième,' déclara t'il en se dirigeant vers l'escalier de secours. 'Je trouverai bien un moyen, je n'ai pas le choix. Il en manque un, je ne peux pas le laisser ici !'

Ron ne semblait pas apprécier cette décision. Il se mordit la lèvre, fixant Harry d'un air impassible.

-'Je vais avec toi,' lâcha t'il enfin. 'Tu ne peux pas y aller seul…c'est trop risqué.'

-'Non,' s'opposa fermement Harry. 'Tu vas avec les enfants en lieu sûr. Ma vie n'est plus aussi importante que la tienne, tu ne dois pas la risquer pour rien. N'oublie pas que tu as maintenant un enfant en route et une femme qui veulent sûrement te voir rentrer ce soir. Alors va, et vite !'

Ron tourna les talons à contrecœur et entraîna les enfants dans l'escaliers pour les emmener en lieus sûrs. Harry les regarda partir puis couru vers la fenêtre. Une échelle de secours. Parfait. Il cassa la vitre d'un bon coup de poing puis grippa rapidement l'échelle. En bas, des Mangemorts riaient à gorge déployées, jetant des sorts qui n'atteignirent pas le survivant. Au niveau du troisième, Harry cassa une deuxième vitre et sauta à l'intérieur de l'immeuble. Il atterrit à genoux, toussa fortement à cause de la fumée abondante, prenant son chandail comme foulard. Il arpenta la pièce du regard, ignorant les pupitres et les murs en feu, recherchant le moindre mouvement qui pourrait le mener sur la piste de l'enfant. Un craquement le fit sursauter ; le toit était sur le point de céder. Rapidement, Harry s'élança à travers la pièce et courut dans le couloir, s'arrêtant à chaque pièce pour une vérification. Soudainement, il entendit un cri plus loin. Il rebroussa chemin et se dirigea vers le bruit. Lorsqu'il arriva dans la pièce, il vit un petit garçon, les yeux agrandit par la peur, entouré de flammes dévastatrices qui se rapprochait de plus en plus. Harry se précipita vers lui.

-'Allez, petit, faut y aller, c'est dangereux !'

-'Il m'a dit de ne pas bouger, il m'a dit de ne pas bouger !' sanglota t'il en hochant la tête. 'Il ne faut que je bouge !'

L'enfant était sous le choc. Il refusait de bouger d'une pouce. Un autre craquement retentit, faisait ainsi battre le cœur d'Harry encore plus vite. Il fallait qu'ils sortent, sinon c'était la mort. Il ne pouvait pas prendre l'enfant par la force, c'était trop risqué. Si le petit se débattait, ils pourraient être carbonisés au moindre faux mouvement.

-'Potter…tu déranges pendant ma classe !' s'exclama une voix glaciale derrière lui.

Harry sentit les cheveux de sa nuque se hérisser. Il connaissait cette voix, oh oui, il l'a connaissait trop bien…

'Je crois que je vais te donner une retenue pour ton mauvais comportement !'

Le jeune homme se tourna lentement vers la silhouette noire qui se tenait à quelques mètres de lui.

-'Malefoy ! Je savais que tu étais derrière tout ça !' maugréa Harry en se levant, cachant l'enfant avec son corps pour le protéger. 'Il n'y a qu'un salaud comme toi qui peut avoir une idée aussi stupide !'

-'Pas stupide, Potter, ingénieuse,' répondit Malefoy avec un sourire narquois. 'La preuve, tu es venu.'

Harry le fixa avec haine. Ce n'était pas la première fois que ce crétin organisait ce genre d'attaque, visant toujours à mettre le plus de gens en danger car il savait que Harry viendrait pour jouer au héros et, chaque fois, Harry passait à un cheveux d'y laisser sa vie. Mais, heureusement, il trouvait toujours un moyen de s'en sortir sans trop de mal.

-'Stupide, comme toi, Malefoy,' répliqua sèchement l'Auror. 'Tu sais très bien que Voldemort veut me tuer en personne. Il te tuerait si tu étais le responsable de ma mort. Pousse toi maintenant et retourne prendre le thé avec tes petits amis !'

Il cracha à ses pieds puis fit un pas vers la sortie. Malefoy éclata de rire.

-'Ouais, c'est ça, Saint Potter ! Dégage ! Sauve les enfants ! Moi, pendant que tu joues le héros, j'vais me tapper la petite rouquine !'

Le Mangemort n'eut même pas le temps de réagir qu'Harry était déjà sur lui et le frappait aussi fort qu'il le pouvait.

-'Si jamais…tu touches à un cheveux de Ginny…je te jure…je te tue,' siffla Harry en l'envoyant contre le mur et le suspendant dans les airs d'une main sous la gorge.

Malefoy, n'essayant même pas de se débattre, sourit de plus bel.

-'Je vois qu'elle ne te laisse pas indifférent, Potter, tu joues à un jeu dangereux,' se moqua Malefoy d'une voix étouffée.

Harry poussa un cri de rage. Il frappa sauvagement le Mangemort contre le mur qui craqua sous le choc. Plusieurs morceaux de plâtre se détachèrent du plafond et le plancher trembla dangereusement. Le feu se gonfla brutalement lorsqu'une vitre éclata à cause de la chaleur et de la pression, alimenter par l'air qui rentrait dans la pièce. Le petit garçon poussa un cri et Harry revint à la réalité ; il n'était pas là pour martyriser Malefoy, il était la pour sauver l'enfant. Il jeta un regard haineux à son ennemi puis le lança au sol avant de se précipiter vers le garçon qui pleurait de plus bel.

-'On se reverra, Potter…aux pieds du corps de ta rouquine…'

Il disparut aussitôt en éclatant de son rire glacial. Harry jura, analysant ses chances de survie sans être blessé puis se ravisa en songeant que ce n'était sûrement pas possible.

-'Que tu le veuilles ou non, on a pas le choix, il faut sortir d'ici, petit !'

Harry le prit dans ses bras et se dirigea rapidement vers la sortie. À son grand contentement, il sentit que le petit garçon ne se débattait pas. Il avait trop peur pour répliquer. Alors qu'ils allaient passer la porte, le plafond et le plancher défoncèrent, laissant place à un immense mur de feu. Harry recula aussitôt, sérieusement anxieux à présent. Il n'y avait aucunes autres issues ; ils étaient encerclés par le feu dévastateur. Il devait faire quelque chose !

Harry déposa l'enfant au sol et se débarrassa de son manteau de cuir et l'entoura autour du jeune. Au moins, ça le protégerait un peu des brûlures.

-'Tiens toi bien.'

Harry prit son élan et sauta par dessus le trou. Il sentit les flammes lui lécher les bras et les jambes avec une chaleur insupportable. Il fut content d'atterrir de l'autre côté du mur de feu et encaissa le choc du contact avec le plancher du corridor. Il se releva rapidement et remarqua que la fenêtre qu'il avait prise pour entrer était la maintenant la proie des flammes. Il jura de nouveau puis courut dans l'autre sens à la recherche d'une autre fenêtre. Il sentait leur heure approcher lorsqu'enfin il vit une fenêtre à l'autre bout du corridor. Il la cassa d'un coup de pied, puis fit sortir l'enfant en lui demandant de bien se tenir en attendant qu'il vienne le rejoindre. Mais le rebord de fenêtre était petit et le garçon avait du mal à se tenir sur ses pieds. Il chancela et tomba dans le vide. Harry le rattrapa juste à temps, le corps encore à l'intérieur, le bras pendu dans le vide, soutenant avec peine l'enfant qui gigotait dans tout les sens en criant.

-'Ne bouge pas ! Ne bouge pas ! RON ! RON ! MERDE RON ! GROUILLE !

Harry grimaça. Son bras était transpercé par une douleur fulgurante, au niveau du biceps. Il ne tiendrait plus pour bien longtemps, il fallait que Ron arrive au plus vite.

Ron accourut quelques instants plus tard, accompagné de tout les enfants. Lorsqu'il les vit ainsi, il lança aussitôt un sort de lévitation. Harry sentit enfin le poids du petit garçon disparaître et il le lâcha en le regardant descendre au sol, en sécurité. Il soupira, la conscience tranquille ; tout allait bien aller maintenant.

Un nouveau craquement se fit entendre et avant qu'Harry ait pu faire quoi que ce soit, le plancher céda sous ses pieds et il se retrouva sur le sol du deuxième étage. Il gémit en essayant de se relever, toussant pour chasser la fumée et la poussière de ses poumons. Chaque centimètre de son corps lui faisait mal à présent. Il se remit difficilement debout, chancelant, puis chercha des yeux une sortie. Le deuxième étage était déjà presque entièrement en feu mais il n'eut pas de mal à se faufiler dans l'escalier pour rejoindre la porte d'entrée et sortir enfin au grand air. Sa tête bourdonnait ; il sentait le sang battre à ses tempes d'une manière insupportable. Il détestait être dans cet état : faible et vulnérable.

Des mains lui agrippèrent les épaules. Harry essaya de s'en dégager mais ses gestes étaient trop lent.

-'Harry ! C'est moi ! Calme toi !'

Il reconnaissait cette voix. C'était celle de Ron.

-'Le compte est bon, vieux ? Les petits vont bien ?' demanda Harry en prenant son souffle, les yeux fermés. 'Tu as rattrapé le petit garçon ?'

-'Oui, ils vont tous bien,' répondit le rouquin en l'aidant à s'asseoir. 'Mais regarde toi, tu es vraiment dans un sale état ! Il faut aller à Ste-Magouste, il faut te soigner !'

-'Pas maintenant, attend, il faut au moins essayer de sauver l'école !'

-'C'est trop tard, le troisième étage s'est effondré juste après que tu sois sorti. C'était moins une !'

Harry soupira. Il avait fait du mieux qu'il pouvait. Au moins, tout le monde était vivant.

-'Je vais tuer ce Malefoy,' maugréa Ron en regardant le feu ravager ce qu'il restait de l'immeuble. 'Il n'y a que lui pour foutre un tel bordel !'

-'Malefoy…' murmura Harry en levant la tête, effaré. 'Oh non…Ginny !'

Il se leva aussitôt et transplana. Malheureusement, ses forces l'abandonnèrent assez vite et il fut obliger de réapparaître en plein cœur de Londres. Il se mit à courir le plus vite possible en direction de son immeuble, sans s'arrêter, ignorant la douleur lancinante qui lui transperçait le corps à chaque mouvement. Il devait retrouver Ginny. Il se devait de la protéger !

Il prononça précipitamment le mot de passe et gravit les escaliers 4 par 4. Il ouvrit rapidement la porte et entra en trombe dans l'appartement.

-'Ginny ! Ou es tu ? Ginny !'

Aucunes réponses. Harry sentit son cœur battre encore plus fort dans sa poitrine. Était-il trop tard…?

Voilà ! Bon…j'ai mit un peu d'action…je voulais qu'il fasse autre chose que de rien faire, Harry est supposer être super occupé ! Alors, vous voyez le genre de travail qu'il a ? Ou trouveras t'il le temps d'aimer ;) ? J'essayerai de faire mon possible pour vous donner le prochain chapitre le plus tot possible ! bisous