Voilà enfin le 8eme chapitre ! Il est un peu court, mais je crois que je vous ai assez fait attendre lol ! J'ai eu un été chargé et une rentrée occupée ! Jvais essayer de poster un peu plus souvent ;)

(Présent)

Harry s'arrêta un instant, attentif au silence, puis soupira. Il était habitué à la solitude, mais parfois il trouvait difficile de passer ses journées à attendre. Lorsque la présence de son ami imaginaire ne suffisait pas pour apaiser ce sentiment, il essayait de dormir en parlant à Ginny par ses pensées.

Ginny, c'est moi. Tu m'entends ?Je suis là. Je suis toujours vivant…Je pense encore à toi, mon amour. Tu es ma lumière dans cet endroit sombre. Ma seule lumière. J'espère que tu es heureuse. Je déteste penser ça, mais si tu t'es trouvé un autre mari, et que tu as maintenant des enfants, comme tu en a toujours voulu, alors je suis content pour toi. Si tu mords de nouveau dans la vie, j'en serai très heureux. C'est tout ce qui compte, ton bonheur. Tu te rappelles cette journée à Poudlard lorsque nous étions plus jeune ? Tu portais une robe bleue, et tu étais tellement belle. On est allé se promener, tu te souviens ? Dans les bois, derrière le château. On était sorti en cachette, sous ma cape, car tu voulais voir la pleine lune. J'ai tellement voulu te dire ''je t'aime'' à ce moment, mais je n'ai pas pu. Je suis resté à ta regarder alors que tu posais ta tête sur mon épaule pour fixer les étoiles…

Un bruit étrange ramena Harry à la réalité. Un murmure, à peine audible, une voix lointaine, sifflante, qui résonnait dans sa tête. Alerte, le cœur battant, le jeune homme se leva lentement. Avait-il bien entendu ? Il avança de quelques pas, mais il était trop tard. La voix avait disparut.

Harry se secoua la tête. À force d'être enfermé dans ce cachot, il allait devenir fou ! Il se rassit, déjà exténué de sa journée, puis continua son histoire…

(Passé)

Harry se réveilla doucement, sans ouvrir les yeux, confortablement couché dans un lit qu'il n'était pas le sien. Les images de la veille lui revinrent en tête et il sentit une douleur lui transpercer le cœur alors que le visage de Charlie apparaissait devant ses yeux. Il resta immobile un long moment, se retenant de frapper un oreiller tellement l'injustice de son monde le faisait rager, puis se détendit peu à peu en enfouissant sa souffrance très profondément dans son âme.

Il entendit soudainement un petit gémissement près de son oreille, et ouvrit instantanément les yeux. Ginny se trouvait toujours à ses côtés, profondément endormie contre lui. Ses longs cheveux roux reposait derrière elle, comme de grandes flammes flamboyantes sur ses couvertures blanches. Harry retint son souffle, de peur de la réveiller et gâcher ce moment unique de la contempler, trait par trait. Il frôla son corps de sa main, l'a recouvrit de caresses invisibles, senti l'odeur sucré de sa peau, et posa un léger baiser, à peine perceptible, sur ses lèvres. Il pouvait entendre son cœur battre contre le sien. Une brûlante envie naquit en lui, violente et sauvage, mais douce et tendre à la fois. Il voulait son corps comme il n'avait jamais désiré auparavant, une sensation si forte de se sentir en elle, de goûter à ses lèvres et à sa chair, de la posséder entièrement.

Mais il ne pouvait pas. Ses principes le lui empêchait. Il ne pouvait pas profiter d'elle, il s'était jurer de ne jamais lui faire de mal, ni de la faire souffrir. Ginny comptait beaucoup trop à ses yeux pour gâcher ce qu'il avait dans une partie de jambe en l'air.

Il se dégagea de l'étreinte de la jeune fille à contrecœur, et sortit de la pièce après avoir jeté un dernier coup d'œil. Elle semblait si paisible…Avec un soupir, il ferma la porte derrière lui et se rendit à la cuisine. Son ventre criait famine, comme toujours. Mais il n'avait pas le goût de manger ; il avait assisté à plus d'une mort, mais celle d'un être proche lui était toujours plus difficile à accepter. Il referma la porte de son armoire après avoir regarder le contenu, découragé. Il vit alors sur le comptoir une bouteille de Whisky Pur Feu et la prit dans sa main, songeur. Il haussa des épaules et sortit un verre pour se servir…plutôt généreusement. Il ne buvait pas souvent, mais quand l'occasion se présentait, il n'arrivait pas à se poser des limites.

Il s'installa à la table, fixant le liquide ambré d'une regard vague, l'esprit ailleurs. Il en but une gorgée d'un geste lent, presque machinalement, puis grimaça en avalant la boisson amère.

-'Je croyais que tu en buvais souvent avec Ron, dans les bars ?'

Harry eut un rictus, ne pouvant s'empêcher de sourire.

-'C'est vrai,' répondit-il en tournant sa tête vers Ginny. 'Mais jamais plus de deux verres. Je n'arrive pas vraiment à m'habituer à ce goût.'

Il se maudit intérieurement d'avoir dévoilé cette faiblesse. Mais Ginny ne se moqua pas de lui ; elle ne fit que hocher la tête et vint s'asseoir près de lui. Elle croisa les bras, comme une petite enfant ayant froid l'aurait fait, et soupira. Une larme glissa lentement sur sa joue, mais elle la chassa rapidement d'un revers de main.

-'Il faut que j'aie voir ma mère,' dit-elle finalement d'une voix sombre. 'Perdre un frère, ça fait mal, mais perdre un fils, ça doit être insupportable…Elle aura besoin de moi.'

Harry approuva en silence et repoussa son verre. Entendre parler Ginny ainsi, si forte contre la vie, meurtrissait son cœur. Elle voulait paraître solide, capable de prendre le mal des autres sur elle, mais au fond, elle était aussi fragile que n'importe qui, peut-être même plus.

-'Je vais venir avec toi,' murmura Harry en lui caressant tendrement le bras. 'Tu n'as pas à supporter ça toute seule. Je serai à tes côtés.'

Elle eut un mince sourire, puis appuya sa tête contre l'épaule du jeune homme. Elle resta appuyée contre lui un bon moment, sans parler, se laissant bercer et consoler. Puis, elle se redressa lentement et plongea son regard embrouillé dans celui d'Harry. Le jeune homme sentit le monde fondre autour de lui ; il n'y avait plus qu'eux maintenant. Il replaça doucement une mèche rousse derrière l'oreille de Ginny, puis frôla sa joue, ses lèvres, son cou, ses cheveux avec une tendresse dont il ne se croyait pas capable. Il ne voulait pas la brusquer, ni la forcer ; il voulait seulement profiter de ce précieux temps qu'il lui était accorder. Lentement, leurs têtes se rapprochèrent. Le cœur battant, Harry attendit l'impact de leurs lèvres. Il avait rêvé de cet instant depuis si longtemps ! Et là, dans quelques secondes, son rêve serait réalité…

La porte s'ouvrit subitement. Sursautant, Harry se leva rapidement et protégea Ginny de son corps, baguette sorti. Mais il baissa sa garde aussitôt avec un grognement.

-'On cogne avant d'entrer chez les gens, Hermione !' lança t'il en lui jetant un regard noir.

-'Ginny !' dit-elle en ignorant la remarque d'Harry et se précipitant vers la jeune fille. 'Oh je suis tellement désolée !'

Elles se serrèrent dans leurs bras en s'offrant leurs condoléances. Harry, découragé d'avoir manqué une si bonne occasion, regarda la scène sans rien dire. Il observa Hermione, et remarqua qu'un petit renflement commençait à se voir au niveau de son ventre. Il sourit intérieurement.

-'Je viens avec Ron et toi au Terrier,' dit Hermione d'une voix compatissante. 'Je viens t'aider à te préparer.'

-'Elle n'est pas infirme, tu sais ?' répondit Harry en roulant les yeux. 'Et j'étais là pour l'aider si elle en avait besoin.'

Il avait été sec en disant ces mots, mais il lui en voulait un peu d'avoir gâché ce moment unique.

-'Je le sais très bien,' répliqua t'elle d'un ton cassant. 'Mais tu n'es pas une femme, tu ne peux pas comprendre ce qu'on ressent, donc tu ne peux pas agir en conséquences.'

-'Je fais de mon mieux, et pas besoin d'un livre « Comment comprendre les femmes pour les nuls » pour savoir comment agir !'

-'Eh bien je crois que tu devrais le lire ! Tu en apprendrais beaucoup plus que tu ne le crois !'

-'Ça suffit !' s'exclama Ginny en s'imposant entre eux. 'Harry, calme toi. Hermione, je te remercie, je vais me débrouiller seule. On ira au Terrier, tout les trois. Maintenant, arrêtez ces enfantillages ! Je me croirais revenu à Poudlard, c'est pas croyable !'

Harry et Hermione se turent aussitôt et baissèrent la tête, honteux. Ginny éclata de rire en voyant leurs expressions.

-'Je vais me laver et m'habiller, essayez de ne pas vous tuer pendant mon absence !'

Sur ces mots, elle se dirigea vers la salle de bain, après leurs avoir jeté un dernier coup d'œil. Un silence s'installa dans la pièce. Harry évita le regard d'Hermione, toujours un peu blessé par son interruption soudaine dans sa maison.

-'Oh !' s'exclama Hermione en portant sa main sur son ventre.

-'Est ce que ça va ?' s'inquiéta Harry en oubliant sa rancune en s'approchant d'elle. 'Tu vas bien ?'

Hermione eut un grand sourire.

-'Le bébé a bougé ! Il donne des coups de pieds ! Tu veux toucher ?'

Le jeune homme sourit à son tour devant l'enthousiasme de la nouvelle maman. Il posa sa main sur le ventre de son amie, et attendit quelques instants. Il sentit en effet de petits coups et ne put s'empêcher de s'attendrir à ce contact.

-'C'est un miracle que tu portes en toi, Hermione,' murmura Harry plus pour lui-même que pour elle. 'Un vrai petit miracle…'

Harry, Ron, Hermione et Ginny arrivèrent en transplanant au Terrier. Ils apparurent dans la cuisine et aperçurent Mrs. Weasley, acharné à faire à manger. Il y en avait partout. La table était jonché de pâtés, bouillons, ragoût, de gâteaux et biscuits, et les comptoirs étaient remplis de légumes, fruits, farine et autres composants servant à faire à manger. La mère des rouquins sursauta, et portant la main à son cœur en soupirant.

-'C'est vous, enfin,' dit-elle avec un sourire forcé. 'Vous tombez à pic, j'ai fait à manger et … euh … je … Assoyez-vous, assoyez-vous ! Laissez-moi juste…finir…je…Oh Harry, mon chéri ! Contente de te voir ! Tu vas bien, oui, à ce que je vois oui, bien sûr. Tu es sain et sauf…c'est bien…assieds toi, fais comme chez toi…je termine ceci…et euh…'

Ils échangèrent tous des regards inquiets devant les paroles presque incompréhensible de la mère des rouquins.

-'Maman, ça va ? Tu devrai peut-être t'asseoir…'

Ginny fit un mouvement pour l'aider, mais Mrs.Weasley la repoussa gentiment.

-'Non, je ne peux pas, j'ai tout ça à terminer…il va y avoir beaucoup de gens dans les prochains jours, je dois être préparer…il faut bien que je les reçoivent comme il se doit…des tas de gens…beaucoup de gens…ton père devrait arriver aujourd'hui, il revient de mission…et euh…je dois finir de faire à manger maintenant. Ginny, Hermione, aidez-moi si vous le voulez bien. J'ai…je dois faire des tartes aux bleuets…c'est…c'était le dessert préféré de Charlie…'

En prononçant le nom de son fils, elle éclata en sanglots. Ginny et Hermione se précipitèrent sur elle et l'aidèrent à s'asseoir.

-'Pourquoi mon petit Charlie,' dit-elle entre deux hoquets. 'Pourquoi lui ?'

Les filles essayèrent du mieux qu'elles pouvèrent de la consoler, lui apportant des mouchoirs et en la serrant dans leurs bras. Harry resta à l'écart, accompagné de Ron, mal à l'aise devant cette scène.

-'Je déteste la voir ainsi, c'est insupportable…' marmonna Ron entre les dents. 'Je tuerais l'enfant de chienne qui l'a tué…'

-'Ceci n'avancerait à rien, et tu le sais…' raisonna Harry d'une voix calme. 'La vengeance pourrait apporter plus de mal que de bien…surtout, ne fais aucunes conneries. Je ne suis pas sûre que ta mère supporte de perdre un autre fils, qu'Hermione trouve facile la disparition de son mari et que ton fils soit heureux de grandir sans père.'

Ron ne répondit rien. Il fixa le vide un instant, puis soupira.

-'Tu as raison…Merlin que je déteste m'avouer vaincu !'

-'Tu n'es pas vaincu, tu es juste plus intelligent. Ce sont des jeux d'enfants, et c'est exactement ce qu'ils veulent. Que tu te jettes dans la gueule du loup.'

Ron resta silencieux encore une fois. Lorsqu'il ouvrit de nouveau la bouche, sa voix était à peine plus qu'un murmure.

-'Je tuerais quiconque touche ma femme et mon enfant, Harry…je jure sur ma propre tête que je me battrai et ferai souffrir le salaud qui fera du mal à ma famille…'

Cette fois-ci, ce fut Harry qui ne parla pas car il approuvait Ron intérieurement. Lui aussi ferait souffrir quiconque toucherait à un cheveux de Ginny…

Mrs. Weasley était inconsolable. Mais, tout comme Ginny, elle était une femme forte. Elle enferma ses sentiments en elle et se comporta comme il se devait. Par contre ses yeux la trahissait ; on pouvait maintenant y voir un voile de tristesse, imprégné dans son âme pour le restant de sa vie.

Eh voilà ! Qu'est-ce que vous en pensez ;)? C'est un peu plus léger, ya pas beaucoup de faits, c'est à suivre. C'était un chapitre pour me remettre dans le contexte lol j'avoue avoir oublier certaine affaire ! Il était vraiment temps que je me remettre à écrire ! N'oubliez pas, si vous avez des questions, des commentaires, laisser des reviews, sa fait tjs plaisir !