Voilà déjà le 11eme chapitre ! Je vous fait une fleur, 2 chapitre en moins d'une semaine ! Et j'espère que celui la vous plaira autant que les autres :P Pour Virg05, disons que je ne sais pas encore combien de chapitre, mais il en reste quelques uns pour sûr ! Je dirais p-e 4 ou 5, pas moins. Mais disons que rien n'est décidé ! Et pour Harry et Ginny, je sais que vous vous demandez tous s'ils vont finir par sortir ensemble…eh bien, vous verrez ! Bonne lecture !
(Passé)
Hermione et son enfant s'étaient endormit peu de temps après l'accouchement. Sans bruit, Ron, Ginny et Harry étaient sortis de la pièce pour se retrouver assis autour de la table, un verre d'eau à la main. Le visage brillant depuis que son garçon était apparut dans ce monde, Ron relatait tout les détails qu'il avait remarquer sur son fils, sans sembler en oublier un seul. Chaque parcelle de son être avait été passé au peigne fin !
-'Et tu as vu ces cheveux ! Du Weasley dans le sang, ça pour sûr !' s'exclama t'il pour la troisième fois, sans s'en rendre compte. 'Grand et fort !'
-'Et rapide !' ajouta Ginny qui s'amusait de l'attitude de son frère. 'Un des plus rapide que j'ai vu ! Moins d'une heure, c'est quand même impressionant !'
-'Il avait hâte d'amener des sourires dans ce monde…' dit Harry à son tour, le regard perdu dans le vide.
Depuis qu'Evan était né, car c'est ainsi qu'Hermione l'avait nommé juste avant de s'endormir, Harry n'arrivait pas à se concentrer totalement. La vue de cet enfant avait fait naître en lui un étrange sentiment. Qu'est-ce que cela pouvait bien faire de sentir son enfant contre soi, celui qui avait été fabriquer dans l'amour pur ? Celui qu'on avait attendu pendant des mois avec une ardente patience ? Des mois et des mois à se demander quel visage cet enfant aura…
-'Harry ?'
-'Hein ?' fit Harry en sursautant. 'Quoi ?'
Ginny le fixa en fronçant des sourcils.
-'Tu es sûr que ça va ?' demanda t'elle en posant une main sur la sienne. 'Tu as l'air bizarre depuis tout à l'heure…'
Harry approuva avec un petit sourire. Il n'avait rien. Et c'est ce qui le rendait triste.
-'Alors, ça te dérange ?'
-'Qu'est-ce qui me dérange ?' dit-il, un peu confus.
-'Qu'on reste chez toi…tu n'écoutais pas ?' soupira Ron en croisant les bras.
Le survivant hocha la tête en signe de négation.
-'J'aimerais qu'Hermione reste au moins une semaine ici pour que je puisse vérifier si son enfant va bien et si tout est normal,' expliqua Ginny avec enthousiasme. 'Je serai beaucoup plus en confiance si c'était moi qui s'occupait de lui. St-Magouste est tellement plein et occupé que je m'inquièterais si Hermione et Evan y allait. Et si elle retourne chez elle et qu'elle a besoin d'aide, Ron ne pourra pas toujours être là pour l'aider…Je prendrai une semaine de congé et ne sortirai que pour les urgences. Je veux ce qu'il y a de mieux pour mon neveu. Alors ? Tu veux bien qu'il reste ici ?'
Elle lui fit un regard angélique, si plein d'espoir et de joie qu'il fut impossible pour Harry d'y résister. De toute façon, il était d'accord. Il se sentirait beaucoup confiant lui aussi de savoir Hermione et son enfant chez lui, à l'abri.
-'Bien sûr, sans aucuns problèmes !' s'exclama t'il, de plus en plus heureux à cette idée. 'Installez-vous à votre aise, restez ici tant que vous voudrez.'
Ginny lui sauta au cou et le serra fort dans ses bras. Un grand sourire illuminait son visage.
-'Je vais les installer, tu n'auras rien à faire ! Je vais laissez ma chambre à Hermione, ça ne te dérange pas si on partage la tienne pendant ce temps ?'
Harry, qui était en train de boire, s'étouffa.
-'O-oui,' balbutia t'il après avoir toussé un bon coup. 'Ça me ferait plaisir.'
Ron pouffa d'un rire silencieux. Il fit un clin d'œil discret à son meilleur ami puis se leva, annonçant qu'il allait jeter un coup d'œil à Hermione et Evan. Il ajouta aussi de ne pas l'attendre car il était tard et qu'il allait sûrement veiller sur leur sommeil toute la nuit.
-'J'ai un sac de couchage, si tu veux,' proposa Harry. 'Il est dans le garde-robe du couloir, deuxième étage et les oreillers sont…'
-'Sous mon lit,' termina la rouquine. 'Bonne nuit, Ron. Fais de beaux rêves et embrasse Hermione et Evan pour moi.'
Le tout nouveau père les remercia et prit ce dont il avait besoin avant de s'enfermer dans la chambre de sa sœur. Harry et Ginny restèrent un moment en silence, puis la jeune fille proposa d'aller dormir car demain serait une grosse journée. Le survivant approuva et il conduisit Ginny jusque dans sa chambre, non sans gêne en réalisant qu'il y avait plein de vêtements sur le sol. Il ramassa rapidement ce qui jonchait le sol et fourra le tout dans sa commode. Par chance, le lit avait été fraîchement fait le matin même. Ce n'est qu'à ce moment qu'Harry réalisa qu'il avait oublié un tout petit détail…
-'Je…je n'ai pas deux lit…' bégaya t'il en empoignant un oreiller. 'Je…je vais dormir sur le sol, ou bien dans le salon, comme ça tu seras confortable.'
La seule idée qu'il allait peut-être partager le même matelas lui chauffait le sang des veines à un point inimaginable.
-'Je refuse de te laisser dormir ailleurs, c'est ta chambre,' s'indigna Ginny en arrêtant le geste de Harry et en replaçant l'oreiller. 'C'est à moi de dormir à terre ou dans le salon. J'ai donné mon lit, à moi de subir les conséquences.'
-'Et moi je refuse que tu dormes par terre ou dans le salon,' répliqua le jeune homme en croisant les bras, amusé. 'Ce ne serait pas très gentleman de ma part…'
Il y eut un moment de silence. Harry songea que le fauteuil du salon n'était pas si inconfortable et qu'il y serait très bien.
-'J'ai une idée,' dit soudainement Ginny avec un petit sourire malicieux. 'Comme aucun de nous deux ne veux laissez l'autre dormir ailleurs que dans ce lit, nous n'avons qu'à le partager.'
Les entrailles de l'Auror se tortillèrent douloureusement dans son ventre. Il ne savait pas s'il devait être extrêmement heureux ou très anxieux à cette idée. Dormir dans le même lit que la femme de ses fantasmes n'étaient peut-être pas la meilleure des solutions…mais il n'avait pas le choix. Il savait très bien que les deux étaient aussi têtu l'un que l'autre et que cette dispute pourrait durer encore des heures.
-'C'est vrai,' répondit-il en avalant avec difficulté. 'D'accord, je veux bien, s'il n'y a pas d'autres solutions.'
Le sourire de Ginny s'effaça quelque peu, mais elle le cacha en se retournant et se dirigeant vers sa chambre en disant qu'elle allait chercher son pyjama. Harry se changea aussi, espérant sincèrement qu'elle ne porterait pas la chemise de nuit qu'elle arborait dans ses rêves, car il savait qu'il ne pourrait pas le supporter bien longtemps. Elle revint après quelques minutes, vêtu d'une simple camisole et d'un bas de pyjama bleu. C'était peut-être moins sexy, mais ça avait autant de charme. Elle se coucha sans un mot puis éteignit la lumière de son côté. Harry fronça des sourcils mais ne dit rien. Il fit de même et lui tourna le dos, inquiet. Pourquoi avait-elle subitement changé de comportement ? Elle qui parlait sans arrêt, toujours enthousiaste, était maintenant silencieuse et retirée. Tout ceci était anormal…avait-il dit quelque chose qui ne fallait pas ?
-'Ginny ?' demanda t'il après un certain temps, mal à l'aise. 'Tu dors?'
Elle ne répondit pas tout de suite, mais il savait qu'elle ne dormait pas. Elle finit par bouger, et se tourna lentement vers lui, plongeant son regard bleuté dans le sien. Aucun sourire brillait sur son visage. Même l'éclat de ses yeux avaient disparu…
-'Gin ? Qu'est-ce qui se passe ? Tu es drôle tout à coup…'
Elle baissa les yeux.
-'Est-ce que…Est-ce que c'est si pénible de dormir dans le même lit que moi ?' murmura t'elle d'une voix timide. 'Tu n'avais pas l'air très joyeux à l'idée de partager…'
Harry sursauta tellement par ce commentaire qu'il se leva sur ses coudes, la bouche grande ouverte.
-'Quoi ?'
Ginny se leva à son tour, les joues rouges.
-'S'il n'y a pas d'autres solutions,' récita la jeune fille en soupirant. 'Tu l'as dit toi-même tout à l'heure.'
Sans mot, Harry resta bouche bée. Voilà ce qu'il avait fait de mal ! Il jura silencieusement contre lui-même pour avoir été si stupide.
-'Ce…ce n'est pas ce que je voulais dire…' dit-il maladroitement. 'Je m'excuse…'
Elle lui fit un faible sourire.
-'Je…Gin…écoute…tu sais très bien que jamais je ne penserai du mal de toi, tu es si…tu es si…'
Elle leva la tête vers lui, intriguée. Elle attendit la suite, mais Harry était incapable de continuer.
-'Si quoi, Harry ?'
Le cœur battant, il ouvrit la lentement la bouche, hésitant. Il ne pouvait pas lui dire ça, ce n'était pas approprié…mais il avait commencé, il se devait de finir.
-'Si…irrésistible.'
Il attendit la pluie d'insultes mais elle ne vint jamais. Plutôt qu'être offensée de cette remarque, Ginny éclata de rire. Déboussolé par cette réaction, Harry resta muet un moment.
-'Oh Harry, tu es tellement idiot parfois !'
Le jeune homme haussa des sourcils, amusé.
-'Moi ? Idiot ?' dit-il d'un ton faussement offusqué.
La jeune fille se contenta de lui assener un coup d'oreiller sur le thorax en riant. Sans attendre, ils se lancèrent dans une guerre de polochon sans pitié. Ce n'est que lorsque les draps et couvertures se retrouvèrent sur le sol et qu'ils furent complètement à cours de souffle qu'ils arrêtèrent enfin. Haletants, ils s'étendirent un à côté de l'autre, toujours secoué par leur fou rire.
-'Oh oh, je crois que nous avons réveillé Evan,' murmura Ginny en pouffant. 'Ils ne vont pas tarder à venir me chercher, je vais y aller. J'ai une promesse à tenir. Ne m'attend pas. Tu as besoin de repos, demain tu travailles.'
Elle se leva en lui faisant un clin d'œil, mais Harry la retint par le bras.
-'Attend…'
Elle se retourna, les yeux pétillants et elle se laissa prendre la main avec un sourire en coin.
-'Je…il y a longtemps que je voulais te le dire…je-'
-'Gin ? Tu peux venir m'aider ?'
La voix ensommeillée d'Hermione résonna derrière la porte. Ginny lâcha la main du jeune en s'excusant du regard puis partit, non sans regret. Le jeune homme soupira en se laissant tomber sur le matelas. Malheureusement, il s'endormit aussitôt…
Le cadran sonna à 8h. Harry l'éteignit rapidement en grognant, puis il s'étira avant d'ouvrir les yeux. Il se figea lorsqu'il sentit quelqu'un bouger à ses côtés, mais expira de soulagement en voyant sa rouquine préférée, profondément endormie. Il ne put s'empêcher de sourire en la contemplant, hésitant à tendre la main pour replacer ses longs cheveux. Non, elle était parfaite comme elle était…Il se maudit de s'être endormit aussi vite et d'avoir manqué, encore une fois, une occasion de lui déclarer sa flamme. Il perdait un temps précieux à attendre le bon moment, alors qu'il n'avait besoin d'aucune circonstances spéciales pour avouer son amour. Après tout, ce n'était pas le romantisme qui comptait, c'était la sincérité de ses sentiments pour elle. Il ne devait pas perdre de temps.
Il tendit la main pour secouer doucement Ginny. Alors que sa paume entrait en contact avec la peau de la jeune fille, une voix s'éleva dans l'embrasure de la porte.
-'Désolé de te déranger,' fit Ron avec un ton amusé. 'Mais on doit aller travailler aujourd'hui, pas le temps pour des caresses matinales…et certainement pas sous mes yeux !'
Harry soupira. Encore une fois, il n'avait pas pu mener à bout ses intentions. Grincheux, il se leva, empoigna un jean et un t-shirt, et sortit de la chambre en fermant doucement la porte derrière lui.
-'Comment va Evan ?' demanda t'il en s'habillant rapidement.
-'Bien…il ne dort pas beaucoup par contre. Mais Ginny nous a dit que c'était normal et que ça prendrait des semaines avant qu'il fasse ses nuits complète.'
Ils attrapèrent un léger déjeuner au passage et prirent le chemin du Ministère. Lorsqu'ils eurent transplanés, les deux Aurors se rendirent dans leurs bureaux pour prendre leur courrier. Stu y était déjà, surchargé.
-'Vous tombez bien, vous deux !' s'exclama t'il en les voyant entrer dans la pièce. 'Ne perdez pas une seconde, il y a beaucoup de boulot aujourd'hui. Harry, tu peux t'occuper de ce cas ? Avec tout ce que j'ai ici, je n'ai pas le temps de m'en occuper. Je peux m'arranger pour les autres, mais celui-ci ne peut pas rentrer dans mon horaire.'
Harry prit le parchemin en approuvant. Il arrivait souvent que des avertissements arrivaient en grand nombre dans leur département, et qu'ils se devaient de tout partager pour y arriver car en plus de se battre contre les Mangemorts, ils se devaient aussi de vérifier les lieux des attaques pour retracer tout indices. D'habitude, c'était Stu qui s'occupait de cette partie car il n'aimait pas beaucoup se battre, mais quand c'était nécéssaire, ils étaient tous solidaires et se serraient les coudes.
-'J'y vais maintenant,' dit Harry après avoir jeté un rapide coup d'œil à l'adresse. 'Ce ne sera pas long, je serai de retour avant midi.'
Il salua ses collègues puis transplana aussitôt sur les lieux. Mais le spectacle qui apparut devant lui était la dernière chose à laquelle il s'attendait. Puis, il comprit. Malheureusement, il était déjà trop tard…
Vingt Mangemorts se tenaient devant lui, baguette dressé. Affaibli par la surprise, Harry n'eut le temps que d'éviter quelques sorts, mais il sentit l'effet du sortilège Doloris lui transpercer le corps. Il grinça des dents en supportant la douleur parcourir chaque parcelle de son être et couru jusque dans la maison abandonné qui se trouvait derrière lui. Il ferma la porte rapidement et sentit instantanément l'effet du sort s'apaiser.
-'Attrapez le ! Et surtout, ne le laissez pas s'enfuir !'
Harry savait que ce n'était pas une porte qui allait les empêcher de pénétrer à leur tour dans son abri temporaire. Il se devait de trouver une solution. Et vite. Il monta les escaliers quatre à quatre en évitant les planches pourris et examina brièvement les pièces. Il entra dans la moins endommagé puis se concentra pour transplaner de nouveau. La fuite était la seule solution. Mais rien ne se produisit. Jurant tout haut, il se maudit d'être tombé dans le piège. La maison avait sûrement été ensorcelée, et il était maintenant dans la gueule du loup, sans pouvoir s'enfuir.
-'Pense, pense, pense !' marmonna Harry en regardant partout à la recherche d'une solution miracle. 'C'est pas possible, il doit bien y avoir un moyen !'
Il jeta un coup d'œil par la fenêtre et vit cinq Mangemorts encore en position de combat, leurs baguettes laissant échapper un nuage de fumée bleu. Le reste montait déjà les escaliers.
-'Cherchez le dans toutes les pièces ! Il ne doit pas être loin !'
Paniqué, Harry resta immobile derrière la porte de la chambre dans laquelle il était caché, prêt à se battre. Il contrôla sa respiration qui commençait à se faire un peu trop bruyante puis resserra ses doigts autour de son arme magique. Il était déterminé à ne pas se laisser attraper. Jamais ils ne l'auraient. Jamais.
Il eut un petit sourire de voir cinq Mangemorts pénétrer dans la chambre. Il referma d'un de pied la porte et leva sa main pour pointer sa baguette sur la poutre du plafond.
-'Destructum !'
La poutre s'effondra sur les serviteurs du mal sans qu'ils puissent réagir. Le plancher céda sous leur pieds et Harry tomba malgré lui. Il protégea sa tête avec ses bras et ignora la douleur à sa jambe en se levant et en s'enfuyant dans une autre pièce. Il changea de directement en voyant les Mangemorts descendre les escaliers et se lancer à sa poursuite. L'Auror couru le plus vite qu'il put en lançant des sorts à l'aveuglette. Il monta de nouveau les escaliers et trouva une autre chambre dans laquelle se cacher. Jouer au chat et à la souris, c'est ce qu'il fallait qu'il fasse. Les supprimer un à un. Il devait être rapide et toujours en mouvements.
-'Trouillard ! Montre toi, espèce de lâche !'
Les Mangemorts ricanèrent, mais Harry resta de marbre. Les provocations n'étaient effectives sur lui, surtout pas venant des serviteurs du Seigneur des Ténèbres. Il prit un grande respiration, puis évalua ses chances de s'en sortir. Non, après tout, ce n'était pas une bonne idée. Il en avait assommé cinq, mais il en restait encore dix à affronter. Mais peut-être que si…de toute façon il n'avait pas le choix. Il ferma les yeux un instant pour reprendre sa concentration puis se mit en position. Il avait peut-être une chance.
-'Il est ici !'
Quatre Mangemorts accoururent dans la seconde. Harry ferma la porte, mais cette fois, la scella d'un puissant sort. Il se jeta ensuite sur ses adversaires en les frappant avec ses poings, surpris de ne pas avoir été stupéfier avant. Il en désarma deux et ensorcela les deux autres. La porte craqua, mais tint le coup. Il fallait qu'il en finisse avec ceux là avant de s'occuper des autres. Un homme sur le dos et le deuxième sous son genoux, il se débattit tant qu'il put, le cœur battant. Il ne fallait pas que les autres Mangemorts entre et se joigne au combat, sinon il serait fichu. L'homme sur son dos serra son bras autour de son cou, obligeant Harry à se concentrer seulement sur lui. L'air commençait à lui manquer, mais ce ne fut pas le pire. Il sentit une lame tranchante lui transpercer le ventre et il retint avec difficulté un cri de douleur. Le Mangemort lui prit sa baguette des mains et la jeta par la fenêtre.
-'Dès qu'on se sera occupé de toi, ce sera le tour du rouquin…et de sa sœur.'
Harry sentit la rage grandir en lui à ces mots. Il ne pouvait pas laisser faire ça ! Il ne fallait pas ! Il devait prévenir Ron de tout ceci, il devait lui dire avant qu'il soit trop tard ! Il devait le protéger, il devait protéger Ginny, Hermione et Evan !
Dans un effort surhumain, Harry rejeta l'homme qu'il avait sur le dos et réussit enfin à respirer. Le regard brouillé par le manque d'air, il se leva difficilement et se débarrassa d'eux en leur assenant des coups de poing du plus fort qu'il le pouvait. Enfin libre, il boitilla jusqu'à la fenêtre et sauta dans le vide juste au moment où la porte explosait derrière lui. Il atterrit lourdement au sol et étouffa son grognement sourd en se recroquevillant sur lui-même. Pas de temps à perdre. Il se releva, non sans difficulté, puis attrapa sa baguette avant de se lancer vers les cinq Mangemorts qui maintenaient l'ensorcellement en place. Pris au dépourvu, deux transplanèrent et les trois autres, incertain, maintinrent le sort. Mauvaise idée. En trois coups de baguette, Harry les avait tous mit KO. Un nouveau sort Doloris lui parcouru le corps et il s'écroula en hurlant, incapable de soutenir la douleur plus longtemps. Mais il devait partir ! Il devait prendre toute la force qui lui restait pour transplaner, et ce, sans attendre. Secoué de frisson incontrôlable, toujours habiter par le mal qui l'habitait, il se concentra et disparut juste avant qu'un sort de stupéfixion l'atteigne…
Harry réapparut sur sa rue. Couvert de poudre de plâtre et de sang, il se força à avancer sur sa jambe blesser, appuyant une main sur sa blessure. Il se força à rester conscient, il le fallait. Son appartement n'était plus très loin maintenant…Ses forces l'abandonnaient de plus en plus. Sa vision se brouilla de nouveau et il ralentit, incapable de poursuivre. Il avait du mal à respirer et sa jambe refusait désormais de lui obéir. Sa blessure au ventre saignait toujours autant, tâchant ses vêtements et le sol du liquide rouge. Il tomba sur ses genoux, incapable de continuer. Sa demeure était juste devant lui, il le savait, mais ses membres tremblants ne pouvaient plus bouger…
-'Harry !'
Il reconnut sa voix. Elle était là. Il était sain et sauf maintenant. Tout allait bien aller. Un petit sourire traversa ses lèvres mais il disparut aussitôt, car même ce geste, aussi minime soit-il, lui coûtait trop d'efforts. Il murmura le nom de sa bien aimée, puis sombra dans un sommeil comateux…
Midi était passé et Harry n'était toujours pas de retour. Inquiet, Ron faisait les cents pas dans le bureau.
-'Ce n'est pas normal,' répéta t'il pour la millième fois en jetant un coup d'œil dans le couloir. 'Il devrait déjà être là.'
-'Relaxe Weasley,' dit Stu, presque enthousiaste. 'Tu t'inquiètes pour rien.'
Ron le foudroya du regard.
-'Tu ne dirais pas ça si c'était ton meilleur ami qui était là dehors. Peut-être a t'il besoin d'aide ? Il s'est sûrement fait attaquer…il faut que j'y aille !'
Stu s'interposa, le regard en feu.
-'Tu restes ici. Il est entre de bonnes mains.'
Le rouquin fronça des sourcils. Il recula de quelques pas, méfiant.
-'Tu es étrange depuis ce matin. Ce petit sourire alors qu'un de tes collègues est en danger…ce n'est pas normal…'
Stu se contenta de s'asseoir allègrement à son bureau, souriant à pleine dent. Ron allait ajouter quelque chose mais une chouette blanche entra par la fenêtre et fonça directement sur lui. Il reconnut immédiatement Hedwige et se précipita pour lire la lettre qu'elle tenait à sa patte. Rapidement griffonné, le mot ne comportait seulement que l'essentiel. Harry était dans un mauvais état, toujours inconscient mais vivant. Ginny s'occupait de lui et faisait de son mieux. Soulagé, Ron se laissa tomber sur sa chaise en remerciant le ciel que son meilleur ami soit toujours en vie.
-'Alors, qu'est-ce que ça dit ?' demanda Stu, soudainement mal à l'aise.
-'Il va bien. Il lui est arrivé quelque chose, mais maintenant tout va bien. Je dois aller le voir.'
Stu s'interposa une deuxième fois. Cette fois-ci, il tremblait. De rage ou de peur, c'était impossible de savoir.
-'Quoi ?' murmura t'il sous son souffle. 'Il est vivant ?'
Ron ne bougea pas. Quelque chose clochait chez son collègue.
-'Pousse toi. Je dois y aller.'
-'Non.'
Il essaya tout de même de passer, mais Stu le repoussa fortement et sortit sa baguette.
-'Mais qu'est-ce que tu fais,' s'étonna le rouquin en levant les bras. 'Tu es fou ou quoi ?'
-'Non ! Ce n'est pas possible ! Comment as-t'il pu ! COMMENT !'
-'Calme toi…'
Stu se mit à rire. Un rire étouffer par l'angoisse.
-'Me calmer ?' répéta t'il comme si c'était la chose la plus drôle du monde. 'Tu voudrais te calmer toi si tu savais que ta vie maintenant était complètement fichu.'
-'Quoi ? Mais qu'est-ce que-'
Stu le fit taire en levant son autre main.
-'Il n'aime pas qu'on échoue. Je l'ai vu. Trop souvent. Une seule erreur peut être fatale. Et celle-là, elle était mortelle.'
Ron avala avec difficulté. Il commençait à comprendre…ce n'était pas possible. Lui ? L'espion ? Et il était juste sous leurs yeux depuis tout ce temps. Il se maudit intérieurement d'avoir été aussi stupide. Comment avait-il put ne pas remarquer ?
-'Tu n'es qu'un traître,' siffla le jeune homme. 'Et dire qu'on ta fait confiance…'
-'Vous faites confiance à n'importe qui…Maintenant tu l'as fermes que j'en finisse avec toi.'
Ron serra les dents en contenant sa rage. Stu leva le bras et commença la récitation de sa formule quand le Ministre et ses gardes du corps entrèrent dans la pièce. En voyant la scène, Stu se fit rapidement désarmer et plaquer au sol.
-'C'était moins une,' murmura le rouquin en s'essuyant le front du revers de sa main.
-'Monsieur Weasley, que c'est t'il passé ici ?' demanda le Ministre, choqué. 'Une jeune fille nous a averti que l'espion était ici. Cet homme est l'espion ?'
Il pointa Stu d'un mouvement de tête. Ron approuva en silence puis expliqua ce qu'il savait en jetant un regard dégoutté à son ex-collègue.
-'Emmenez le,' dit simplement le Ministre en sortant de la pièce. 'Et faites le parler avant ce soir, je ne veux pas que celui-ci nous échappe. Vous pouvez prendre congé, Mr Weasley.'
Ron remercia son supérieur et transplana le plus vite possible jusque chez Harry. Il prononça le mot de passe et monta les escaliers, non sans en trébucher, et finit par entrer en trombe dans l'appartement. Il vit que Ginny avait les yeux rougis et qu'Hermione tenait Evan dans ses bras, l'air inquiet. Elle se leva lorsque son mari entra dans la pièce et se précipita vers lui, soulagée.
-'J'ai eu si peur ! Si peur !'
Ron la rassura en la serrant dans ses bras. Il caressa la tête de son bébé, conscient que cette fois, il aurait pu y passer et ne plus jamais revenir. Il serait plus prudent à l'avenir.
-'Et…Harry ?' hésita t'il en redoutant la réponse. 'Il va mieux ?'
Ginny baissa tête en reniflant, puis prit une grande inspiration.
-'Son état est stable. Mais…on a failli le perdre. Ses blessures étaient majeures. Quelques minutes de plus et –'
Sa voix se brisa. Elle fit signe à son frère de la suivre dans la chambre du Survivant. Harry était étendu sur son lit, toujours inconscient. Son visage et ses épaules avaient quelques égratignures et un pansement recouvrait la partie droite de son ventre. Son corps tout entier était couvert d'ecchymoses.
-'J'ai…j'ai pu réparer sa jambe fracturé sans grande difficulté,' expliqua Ginny en s'agenouillant près du blessé. 'Mais un couteau lui a transpercé l'intestin. C'est un miracle qu'il est survécu aussi longtemps. J'ai stoppé l'hémorragie et appliqué une potion de régénération, et c'est ce qui fait que son état est stable. Maintenant, reste plus qu'à attendre de voir si son corps accepte complètement la substance et le guéri complètement de cette blessure. Je…ensuite, je lui mettrai ma potion pour les cicatrices, mais je crains que ce ne soit pas très utile. Cette coupure était profonde et mortelle. Elle restera marquer à vie sur son corps.'
-'Une de plus, une de moins, ce n'est pas si grave,' fit Ron, la gorge serré en essayant de blaguer. 'Tu as fait tout ce que tu as pu, Gin. Tu es la meilleure infirmière. Il va s'en sortir, ne t'inquiètes pas.'
La rouquine se contenta de hocher faiblement de la tête en essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues. Elle prit une des nombreuses fioles qui parsemaient la table de chevet et se contenta d'enduire ses bleus d'une potion rougeâtre pour cacher sa peine. Son frère posa une main sur son épaule.
-'Harry ne te quittera jamais, Gin. Il se battra toute sa vie pour t'avoir à ses côtés, saine et sauve. Il survivra, j'en suis sûr.'
Elle leva des yeux voilés d'eau vers lui et se jeta dans ses bras en pleurant. Ron tapota son dos d'une manière dont seul un frère serait capable de faire, chuchotant des mots réconfortant.
-'Ne perds pas confiance en lui. Et crois moi, il tient à toi plus que sa vie elle même. Maintenant je me sauve. Je dois aller à la maison pour chercher quelques trucs pour Evan et Hermione. Je reviens dans moins d'une heure.'
Il embrassa sa sœur sur le front et lui fit un petit sourire avant de sortir de la pièce. Ginny resta seule aux côtés d'Harry, fixant son visage contracté par la douleur. Elle savait qu'il se battait pour regagner le contrôle de son corps, mais pour combien de temps encore ? Un homme pouvait t'il supporter autant de douleur sans craquer ? Il ne devait revenir, il le fallait. Elle avait besoin de lui…Elle essuya une nouvelle fois les larmes sur ses joues, mais cette fois, avec détermination. Elle avait confiance. Il reviendrait.
Trois jours passa sans qu'Harry se réveille. Ginny le veillait tous les jours et finissait par s'endormir à ses côtés, épuisée. Elle mangea à peine, trop occupé entre soigner le blessé et prendre soin d'Evan avec Hermione. Celle-ci, inquiète, la forçait à prendre manger au moins un peu et dormir quelques heures pendant qu'elle veillait Harry à son tour.
-'Tu es pâle comme une morte, Gin. Va te coucher et cette fois, ne revient pas au bout de quinze minutes en disant que tu ne peux pas dormir. Si jamais il bouge ou parle, je t'appellerai, promis. Maintenant, va !'
À contre-cœur, la jeune fille obéit. Hermione soupira et s'installa sur la chaise berceuse dans la chambre d'Harry, son enfant dans ses bras. Elle en était si fière. Robuste, grand et fort. Il ressemblait beaucoup à Ron, mais elle savait qu'il serait d'une intelligence incomparable plus tard.
Ron revint du travail vers l'heure du souper et rejoignit sa femme.
-'Ma mère aimerait beaucoup voir notre enfant, Hermione. Nous pourrions aller au Terrier ce soir. Elle est impatiente de voir son petit-fils…' murmura t'il après l'avoir embrassé. 'Elle aimerait nous avoir pour souper, à sept heure.'
-'Pas avant que Ginny ait prit du repos,' répliqua doucement la jeune maman. 'Je lui ai promis de veiller sur Harry jusqu'à ce qu'elle se réveille. Alors, je n'irai pas si elle dort encore et je refuse de la réveiller. Ta mère comprendra.'
Ron soupira. Il approuvait sa femme, bien sûr, mais il savait que sa mère se ferait insistante dans les prochains jours. Elle finirait par vouloir venir le voir, et leur reprocherait l'allure de l'appartement, qui était dans un mauvais état depuis qu'Harry était revenu blessé.
-'D'accord…mais si elle se réveille, on y va. Je ne veux pas la colère de ma mère sur mon dos une autre journée, sinon je sens que je vais exploser !'
Ginny se réveilla à six heures et demi. Elle obligea Ron et Hermione à aller au Terrier en leur assurant qu'elle allait manger et qu'elle leur enverrait un hibou si jamais elle avait besoin de quoi que ce soit. Les deux jeunes parents la quittèrent à contre-cœur. La jeune fille ferma la porte derrière eux et tint sa promesse en mangeant une pomme et un morceau de fromage. Elle alla s'installer aux côtés d'Harry, et encore une fois attendit. Les minutes s'écoulèrent, qu'elle passa à le contempler, à espérer qu'il ouvre les yeux et qu'il murmure son nom.
-'Sa respiration est calme maintenant,' constata Ginny. 'C'est bon signe.'
Elle alla s'étendre à ses côtés et vérifia sa blessure au ventre. Sa potion avait fonctionné ; une fine cicatrice s'étendait sur le côté droit de son tronc, souvenir qu'il porterait toute sa vie. Elle posa délicatement son doigt sur la marque et suivit la ligne délicatement. Elle eut un mince sourire en suivant la définition de ses muscles, se surprenant à être captivé par ce corps qui en a tant vu, mais qui pourtant restait si attirant.
-'Gin ?' murmura faiblement le Survivant, sans ouvrir les yeux.
La jeune fille sursauta, le cœur battant. Il avait parlé, elle en était sûre.
-'Je suis là,' dit-il en sentant la joie exploser en elle comme un feu d'artifice. Il était enfin réveillé !
Harry ouvrit lentement les yeux en essayant de sourire. Il leva le bras, non sans grimacer, et alla doucement caresser la joue de la rouquine.
-'Ne pleure pas, ma belle…'
Ginny posa sa main sur la sienne avec un hoquet, puis elle se blottit contre lui, trop contente pour se douter que ce seul geste déboussola complètement le jeune homme.
-'J'ai…j'ai cru que je ne te reverrai jamais…' sanglota t'elle contre son épaule. 'Tu m'as fait si peur…'
Harry ressera un peu l'étreinte avec un rictus. Il la força à lever les yeux vers lui.
-'Tu crois vraiment que je serais parti sans te dire au revoir ? Je ne veux que ton bien et je ne quitterai pas ce monde tant et aussi longtemps que je ne serai pas sûr que tu es en sécurité.'
Ginny ne put s'empêcher de sourire. Elle le croyait. Au plus profond d'elle-même, elle savait qu'il tiendrait cette promesse.
-'Je…je…'
Harry s'attendit à ce que Ron ou Hermione entre en sursaut dans la pièce mais personne ne vint. Il réalisa alors qu'ils étaient seuls dans l'appartement.
-'Je suis inconscient depuis combien de temps ?' demanda t'il en fronçant les sourcils.
-'Trois jours.'
Le jeune homme grimaça en se redressant. Il se rappela la blessure au ventre, et fut surpris de ne voir qu'une simple cicatrice. Ginny était vraiment la meilleure.
-'J'ai…j'ai manqué beaucoup de chose ?'
-'Non…seulement le premier vomissement d'Evan,' blagua la rouquine en reniflant. 'Sinon…tu m'as beaucoup manqué.'
Harry sentit son cœur battre la chamade. Il était sûr qu'elle pouvait l'entendre d'où elle était tellement il battait fort dans sa poitrine.
-'Gin…'
Il hésita. Il se devait de lui dire, c'était maintenant. Ils étaient seuls et personne ne pouvait les déranger. Il avait assez attendu. Mais sa gorge se serra. Comment trois si simples mots pouvaient être aussi difficile à prononcer ? Il se força à respirer, oubliant la douleur qui lui transperçait chaque centimètre carré de son corps, et plongeant son regard dans celui de sa douce. Il vit une lueur brillante dans ses yeux et il sut qu'elle n'attendait que ça. Ils étaient fait l'un pour l'autre et ils avaient perdu assez de temps. Peu importe qui entrerait, peu importe ce qui se passerait, il allait lui dire à ce moment même. Il se rapprocha lentement d'elle, replaçant quelques mèches derrière ses oreilles.
-'Je…je…'
Voilà ! Je sais, je sais ! Je suis cruelle et sadique ! Ne me jetez pas de pierre, j'y peux rien ! Les idées me viennent comme ça et moi-même il y a quelques temps je ne savais pas s'il allait finir par sortir ensemble ! Lisez le prochain chapitre pour savoir s'ils vont finir par sortir ensemble ou bien…encore attendre ! Par ici les reviews ! ;) Je les attends avec impatience !
