Petit chapitre ! Sans plus tarder, lisez la suite si vous vous savoir ce qui va se passer...Bonne lecture !
Pour ceux et celles qui se demande combien de chapitre il reste, je vais répondre que je n'en ai aucune idée ! Quelques uns…la fin est proche ! Alors patientez encore un peu et votre curiosité sera rassasiée ;)
(Présent)
Harry essaya tant bien que mal de se remettre sur pieds. Combien de temps cela faisait-il depuis qu'il avait vu le soleil pour la dernière fois ? Et la lune, elle ? Même pendant la guerre, ces deux éléments leurs avaient été défendu. Le ciel avait été constamment recouvert d'énormes nuages gris, et la nuit, aucunes étoiles n'étaient apparentes. La guerre avait été une routine sans fin, longue et sinueuse. Mortelle. Des images lui revinrent en tête, fraîches malgré les semaines, voir les années depuis qu'elles s'étaient réellement produites…
(Passé)
Le soleil venait à peine de se lever, du moins, de ce qu'ils en déduisaient. Cordés comme du bois dans leurs tentes, les Aurors se levèrent, marabouts, ankylosés après une autre nuit sans étoiles. Cela faisait deux mois qu'ils étaient partis, deux longs mois et il ne se passait toujours rien. Ils commençaient sérieusement à douter des intentions des Mangemorts...De plus, tous les hiboux avaient été interdits entre les sorciers et leurs familles. Question de sécurité. Ainsi, aucun homme n'avait eu de nouvelles de leurs femmes, parents, enfants depuis deux mois. C'était dur. Pour tout le monde. Le moral était bas, tous s'inquiétaient et faisaient du mieux qu'ils pouvaient pour ne pas sombrer dans le désespoir. Être loin de sa maison et de sa vie aussi longtemps était pénible, difficile. Les Aurors s'occupaient l'esprit en jouant à des jeux qui demande une grande concentration, s'entraînaient, s'épuisaient à se perfectionner jour après jour. Mais pour quoi ? Il n'y avait aucune trace de Mangemorts ou de Voldemort dans les parages. Et le Ministre avait prédit leurs attaques dans les prochaines semaines…avait-il mentionné mois ? Peut-être. Qui sait ? Ils ne faisaient qu'obéir. Le Ministre était un homme influent, intelligent et rusé. Grâce à son aide et ses stratégies, ils pouvaient vaincre.
Harry resserra la couverture sur ses épaules. Il faisait vraiment froid ce matin là. Même que son souffle formait un nuage de vapeur lorsqu'il expirait. L'hiver était proche et il ne s'était toujours rien passé. Rejoignant Ron, qui jouait aux cartes avec deux autres Aurors autour d'un feu, il soupira en prenant place à ses côtés.
-'Combien de temps va-t-on être coincé ici, hein ?' demanda t'il, exaspéré. 'Je déteste attendre comme ça, impuissant, sans rien faire. Nous aurions pu passer ces deux mois avec nos familles à la place !'
-'Moi aussi ma femme me manque, Harry,' dit calmement Ron qui fixait son jeu, les sourcils froncés. 'Mais c'est comme ça. Le Ministre nous avait prévenu que ça allait être long.'
-'Long…long…c'est plus que long !' s'emporta le jeune homme en jetant sa tasse de café fumant dans le feu. 'Il y a quelque chose qui cloche ! Ce n'est pas normal !'
-'Tu penses sérieusement que les Mangemorts vont nous attaquer alors que nous sommes ici, prêt à riposter ? Non. Ils vont attendre que nous soyons installés, concentré sur le fait de ne pas s'ennuyer, et ils vont frapper lorsqu'on aura perdu espoir qu'ils viennent. Alors, sois patient. Et occupe toi.'
C'était le jeune sur sa droite qui avait parlé. Ron lui jeta un bref regard puis revint à son jeu. Harry, lui, considéra ses paroles. C'était logique. Mais pourtant…
-'Arrête de t'en faire, vieux,' lui conseilla le rouquin en jetant une carte. 'Tu te fais plus de mal que de bien à réfléchir comme ça.'
Harry se mit la tête dans les mains. Il ferma les yeux, se remémora le visage de Ginny, souriante, pleine de vie. Il essaya de se souvenir de la texture si soyeuse de ses cheveux, de l'odeur si unique qu'elle arborait, du contact de ses mains sur son corps…Mais même ceci commençait peu à peu à disparaître. Tout comme son espoir. Il ne savait pas pourquoi il se sentait si défaitiste. Toute cette guerre était ridicule.
-'Je donnerais n'importe quoi pour revoir Ginny,' marmonna t'il pour lui-même en relevant la tête vers le ciel nuageux.
Personne ne répondit. Ron poussa un cri de victoire en jetant sa dernière carte, récoltant les capsules qu'ils avaient gagées. Il termina sa tasse de café avec un claquement de langue, fier de son coup. Il faut dire que le jeune homme était maintenant rendu imbattable aux cartes.
-'Encore une, messieurs !' s'exclama t'il, sans s'occuper de son ami qui continuait de fixer les nuages. 'Excuse moi, Harry, mais je dois me concentrer sur cette partie. Fais comme tout le monde et ferme ton esprit. C'est le meilleur pour ne pas devenir fou.'
-'Ou insensible,' répliqua sèchement l'Auror en se redressant. 'Ne te rends tu pas compte qu'en fermant ton esprit comme tu le fais, tu fermes ta conscience à ce qui pourrait se produire ? Je veux dire…Ah et puis, n'y pense plus ! On dirait que je parle à un mur !'
En effet, Ron et les deux jeunes hommes étaient replongés dans leur jeu. Harry se leva, fulminant, puis traversa leur campement rapidement. Il s'installa, comme chaque jour, sur une pierre qui surplombait la plaine et attendit, attentif, que les Mangemorts apparaissent.
(Pour le besoin de la cause, ce sera du point de vue de Ginny que s'écrira ce paragraphe d'histoire)
Ginny se réveilla en gémissant. Encore une fois, cela persistait. Chaque matin, c'était le même manège ; elle avait à peine le temps de bailler qu'elle se précipitait vers les toilettes pour rejeter le peu qu'elle avait dans le corps. Ce n'était pas le stress, ni l'inquiétude, elle le savait très bien. C'était autre chose. Cela faisait un mois et demi que ces symptômes étaient apparus, à peine deux semaines suite au départ d'Harry…Harry. Son cœur se serra lorsqu'elle pensa à lui. S'il savait…s'il savait ! Il fallait qu'il revienne. Et vite.
(Retour au campement !)
Trois autres mois avaient passés, ce qui faisait maintenant cinq mois qu'ils étaient partis pour cette guerre. Et les Mangemorts n'étaient toujours pas venus. Les Aurors commençaient sérieusement à s'inquiéter. Que se passait-il ? Pourquoi n'avait-il plus aucune nouvelle du Ministère ? Même les vivres commençaient à manquer…
Harry en avait eu assez de parler de ses mauvais pressentiments, tout le monde refusant de l'écouter. Alors il s'était tu, retiré du groupe et surveillait toujours du haut de sa pierre. Mais il ne voyait rien et savait qu'il ne verrait rien. Le fait que le Ministère ne leur donnait plus de nouvelles confirmait ses peurs. Et il ne pouvait rien y faire.
Lorsqu'il revint au campement ce soir là, il retrouva les sorciers attroupés autour de quelque chose. Il accéléra le pas et se fraya un chemin parmi les sorciers, poussant du coude tellement les hommes se serraient pour voir ce qui se passait. Arrivant enfin au centre de l'attroupement, il remarqua un tas de plume blanche sur le sol, près de Ron.
-'Hedwige !'
Il se précipita vers sa chouette. Elle était vraiment en piteux état. Son aile était brisée, ses ailes étaient ébouriffées, brûlées et tâchées de sang, et ses pattes formaient des arcs inquiétants. Paniqué, Harry se pencha sur elle, n'osant pas la prendre dans ses bras, de peur d'empirer sa situation. Mais elle était inerte. Sa fidèle chouette avait rendu l'âme.
-'Que lui est-il arrivé ?' s'empressa t'il de demander à Ron, qui restait livide à ses côtés.
Il tenait dans ses mains un morceau de parchemin calciné par endroit. Voyant qu'il ne répondait pas, le jeune homme se tourna vers le rouquin et vit que son regard était fixe sur le mot. Harry lui arracha des mains et parcourut le bout de papier rapidement. Il sentit son cœur s'arrêter et, à son tour, pâli soudainement. Des murmures s'élevèrent près d'eux, les sorciers se demandant ce qui pouvait bien se passer pour que leurs supérieurs soient aussi bouleversés. Harry se leva lentement, comme dans une transe, puis jeta un regard terrifié sur l'assemblée. Comme s'il avait oublié de respirer, il expira un bon coup. Il se tourna ensuite vers Ron, qui lui rendit son regard.
-'Co-combien de temps ?' réussit t'il à articuler finalement.
L'Auror pointa nerveusement le coin en bas du parchemin roussit. Presque illisible, la date ne comptait que quelques lettres, mais suffisamment pour que le jeune homme puisse deviner. Août. Quatre mois.
Lorsqu'Harry réalisa ce que cela signifiait, il sentit premièrement une très grande stupéfaction. Quatre mois ! Cela voulait dire que…non…non ce n'était pas possible ! Soudainement, proie à une très grande colère, il hurla à s'en déchirer la poitrine. Les sorciers reculèrent, effrayés par ce comportement. Leur chef était-il devenu fou ? Non. Loin de là. Et ils étaient sur le point de le savoir.
Relisant une seconde fois la lettre, le jeune chercha désespérément une signature, quelque chose. Si cette personne avait utilisé Hedwige, c'est qu'il l'a connaissait…Non. Il ne fallait pas que ce soit elle. Tout mais pas elle. À l'endroit où était supposé apparaître la signature se trouvait un trou béant, cachant ainsi l'origine du parchemin. Puis, très subtile près des contours brûlés, il aperçut une lettre minuscule, seule, presque entièrement effacée. « Y »…Il aurait reconnu ce « y » rond et ample partout…Ginny. Il sentit son corps s'enflammer d'un coup.
-'RETOUR CHEZ SOI !' cria t'il soudainement aux autres. 'ON NOUS A PIÉGÉ ! ILS ONT ASSIÉGÉS LONDRES !'
Peu bougèrent dans les premières secondes, prenant compte de ce que leur supérieur sous-entendait, puis ce fut la pagaille, Rassemblant biens, nourriture, vêtements, les sorciers se précipitaient de-ci de-là afin d'être prêt à partir le plus vite possible. En moins de deux heures, tous étaient attroupés autour d'Harry, tremblant de rage.
-'Nous n'aurons d'autres choix que de marcher !' s'exclama le jeune homme à l'assemblée. 'Ils nous ont bien eu ! Aucun hibou ! Aucune Transplanation ! Ils nous ont piégés ! Ils nous ont envoyés loin afin d'être assuré de pouvoir prendre la ville sans problème ! Je jure devant tout le monde ici que je tuerai le responsable de cette trahison !'
Exclamation des sorciers. Levant les poings en l'air, ils approuvèrent fortement.
-'Ayez la force d'arriver à destination ! La survie de vos familles en dépende ! Vous êtes prêts ? Alors en avant !'
Ils se mirent en branle. Au loin, le soleil perla une fraction de seconde à travers les nuages, puis disparu.
(Ginny de nouveau)
Cinq mois. Cinq mois ! Et Harry n'était toujours pas de retour…Ginny commençait à craindre le pire. Non. Non ! Elle devait espérer ! Elle le savait, il était en vie, quelque part en Angleterre. Cela faisait maintenant 4 mois que les Mangemorts avaient attaqués Londres et s'étaient emparés du Ministère de la Magie par la force. De toutes façons, les sorciers n'avaient aucune chance. Tous les hommes étaient partis en campagne. Quelle galère…Ils s'étaient fait avoir ! Comment avaient-ils pu ne pas le remarquer ? Tout ceci était ridicule !
Ginny sursauta en sentant quelque chose bouger dans son ventre. Elle caressa doucement le petit rebondissement qui, de jour en jour, prenant de l'ampleur. Elle soupira, puis fredonna un petit air en regardant par la fenêtre. Cachée au Terrier, elle ne risquait rien. Depuis quelques années, la maison avait été secrètement ensorcelée pour que personne ne puisse la découvrir. Ils avaient de la chance, Hermione, Evan et elle, d'avoir été en visite chez Mme Weasley alors que l'attaque avait lieu. Sa mère avait ensuite été stricte, lui interdisant de sortir ne serait-ce qu'un seul pied en dehors de la maison ou du terrain. De toute façon, son propre appartement était en poussière…Et c'était dans les jours qui suivirent qu'elle découvrit qu'elle était enceinte. Son enfant. Leur enfant.
(Harry)
Cela faisait plusieurs jours qu'ils marchaient en direction de Londres. Bientôt, ils y seraient. La colère les menait, forts et menaçant, sur la voie de la guerre. Les Mangemorts en verraient de toutes les couleurs. En attendant, ils reprenaient des forces. Ils devaient être prêts pour le jour J. Alors qu'ils montaient silencieusement tentes et abris, n'allumant aucun feu pour ne pas se faire repérer, Harry se dirigea vers Ron, qui regardait au loin.
-'Regarde,' chuchota t'il en lui pointant l'horizon. 'Les lumières de la ville. Nous y sommes presque. Comment comptes-tu attaquer ?'
-'Je ne sais pas,' répondit lentement le jeune homme en se passant une main dans les cheveux. 'Il est certain que dès qu'ils nous verront, ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour nous en empêcher. Et ils ont beaucoup de pouvoir…Je crois….Je crois que quelqu'un devrait aller désamorcé le bouclier de Transplanage…Comme ça, nous pourrions attaquer par surprise…'
Ron approuva silencieusement. Il jeta un regard derrière lui, vers le campement, puis se tourna de nouveau pour fixer l'horizon.
-'Tu as raison. Mais comment ? Et qui ?'
-'J'irai.'
Le rouquin soupira. Il hocha de la tête.
-'Oui, se serait mieux. Tu feras bien attention, hein ? Sinon qui dirigeait cette bande de môme pleine d'adrénaline ?'
Harry esquissa un sourire. Chose qu'il n'avait pas fait depuis longtemps ! Il s'assura que sa baguette était bien dans sa poche, qu'il avait suffisamment d'eau dans sa gourde, puis assena une claque sur l'épaule de son meilleur ami.
-'A plus, vieux…J'enverrai notre signe lorsque la voie sera libre.'
Ron lui répondit en échangeant une forte poignée de main suivit d'une brève accolade, et le regarda partir, la gorge nouée. Ce n'était que le commencement.
Petit chapitre ! Le temps que je mette les choses au point ;) Mais ne vous inquiétez pas ! La suite sera bientôt publiée ! La fin arrive, et vous saurez enfin comment il est arrivé dans ce cachot et s'il va s'en sortir…Qu'en pensez-vous ?Reviews !
