Nouveau chapitre ! Sa pas été trop long j'espère :P J'espère que vous apprécierez ! Et je m'excuse d'avance, je dois avouer qu'en terme de guerre et tout, jmy connais pas super bien donc…si jamais cette partie là laisse à désirer, pardonnez moi ! '

(Passé)

Harry utilisa sa cape d'invisibilité, caché au fond de sa poche, pour éviter d'être découvert. Il murmura ensuite un sort pour ne pas qu'on le retrace d'une quelconque façon ; il ne pouvait pas risquer de se faire voir, ou pire, de se faire capturer et tuer. La survie des sorciers en dépendait.

Il n'arrivait toujours pas à croire combien ils avaient pu être aussi stupide ! Comment avaient-ils tous cru à cette histoire de campagne ? De guerre en plein champ, comme il y a des centaines d'années ? Le ministre les avaient bien eus…il pouvait bien rire, caché dans le Ministère, sous la protection du Seigneur des Ténèbres ! Les sorciers sont trop fiers, trop nobles. Et ça a bien failli les faire courir à leur perte. Mais il n'était pas trop tard, Harry en était sûr. Ou du moins, il l'espérait…

Il pénétra avec horreur dans la ville de Londres, ou plutôt, dans ce qu'il restait de la ville de Londres. Les immeubles étaient à moitié détruits et brûlés, les rues étaient jonchés de débris de brique, de poussière de ciment et de saleté, parfois même de corps…Il y avait aussi de gros trous béants encore fumants dans le sol, des poteaux et des fils électriques avaient été littéralement arrachés et jetés par terre, ce qui empêchait toutes voitures ou autres moyens de transport de se déplacer. L'endroit était désert, complètement vide. Pas une âme qui vive. Harrydéglutit, ravalant sa rage en serrant fermement les poings, et osa s'aventurer dans ce qui était maintenant devenu Londres, sa ville bien-aimée. Il fit bien attention de ne pas faire de bruit, conscient qu'un seul son pourrait le mettre dans un sale pétrin. Mais il ne pouvait s'empêcher de sentir ce désespoir en lui, comme s'il son cœur avait été ravagé avec la ville, comme s'il se consumait peu à peu alors que les ténèbres prenaient jour après jour le dessus sur le bien. Il ne pleura pas, ayant depuis longtemps oublié ce qu'était que verser une larme. Il se contenta de ressentir profondément cette déchirure dans son âme, douloureuse, persistante. Et, refoulant son envie de tout abandonner, Harry poursuivit vaillamment sa route, traçant son chemin dans les rues sinistrées.

(Ginny)

Le matin venait tout juste de s'annoncer, éclairant faiblement l'horizon de douces lueurs rougeâtre. Malgré l'épaisse brume, Ginny pouvait distinguer le soleil par la fenêtre de sa chambre. Encore debout à l'aube, elle jetait des regards vers le chemin de terre qui menait au Terrier dans l'espoir de voir apparaître son frère ou l'amour de sa vie. Mais, encore une fois, elle ne vit rien. Elle ne savait pas combien d'heures elle passait à observer, espérer de les revoir, à caresser son ventre arrondi, souhaitant de tout son cœur le retour du père de son enfant. Elle pouvait maintenant le sentir, ressentant les fréquents coups de pieds qu'il donnait. Il était fort, faisait savoir qu'il était là, grandissait en elle tel un miracle de la vie.

Evan se mit à pleurer bruyamment dans l'autre pièce. Ginny fut momentanément sortit de ses rêveries, écoutant les pleurs de son neveu. Sur une soudaine impulsion, elle sortit de sa chambre et alla prendre le jeune garçon pour le calmer. Elle lui fredonna un air que sa propre mère lui chantait lorsqu'elle était jeune. Elle sourit en voyant que c'était effectif, puis contempla l'enfant un instant. Il était si beau, malgré son visage bouffi et rouge de sa récente crise de larmes. Les yeux pleins d'œil, il la fixait de son regard brun pâle, chignant doucement alors que la future maman caressait tendrement sa joue. Ses cheveux, aussi vif que le feu, faisaient bel et bien de lui un Weasley. Elle voyait Ron en lui avec tant de facilité, dans chaque traits, chaque centimètre carré de son corps.

-'Tu ne devrais pas te lever aussi tôt, Gin,' lui reprocha une voix ensommeillée derrière elle. 'C'est mauvais pour l'enfant.'

La rouquine hocha de la tête, sans ajouter un mot. Elle se demandait si elle pourrait voir, elle aussi, une grande similitude dans le visage de son enfant. Elle voulait tant qu'il lui ressemble…

-'Gin…'

Hermione posa sa main sur l'épaule de la jeune femme, consciente de la peine qu'elle éprouvait. Sa grossesse n'avait pas été facile et Ron l'avait supporté pendant tout ce temps. Elle n'osait pas imaginer comment ce pouvait être de vivre cela toute seule. Ginny était forte, elle le savait, mais cela faisait si longtemps qu'elle l'avait vu sourire ou entendu rire…Hermione pouvait sentir la douleur émaner d'elle, une vive et profonde tristesse que seul deux cœurs réunis pourrait apaiser.

-'Tu dois prendre soin de toi,' lui reprocha t'elle d'une voix apaisante. 'Ça ne donne rien d'attendre à ta fenêtre, jour après jour, nuit après nuit dans l'espoir qu'il apparaisse au bout du chemin…Lorsqu'il reviendra, et il reviendra je peux te l'assurer, c'est directement vers toi qu'il ira, sans attendre. Il volera à toi. Ce n'est pas la peine de risquer ce que vous avez de plus cher au monde…'

Ginny leva sur elle des yeux voilés, impassibles, aux pupilles dépourvus d'émotions. Elle avait si mal, elle était si triste que la douleur avait disparu. Elle était devenu cette douleur.

-'Je…j'aimerais seulement savoir qu'il est en vie…qu'il n'est pas mort et que je n'espère pas son retour pour rien…'

Sa voix se brisa en un sanglot étouffé. Hermione la prit aussitôt dans ses bras pour la réconforter, en faisant bien attention à Evan, toujours dans les bras de sa tante.

-' C'est une torture d'essayer de faire un deuil lorsqu'il y a quelques infimes chances qu'il soit vivant…' ajouta la jeune femme entre deux pleurs.

La maman la consola en chuchotant à son oreille, berçant ses épaules alors que la tête de Ginny reposait sur son épaule.

-'Maintenant, va dormir. Tu en as besoin. Si tu veux, aujourd'hui, je veille pour toi. D'accord ? Et si j'aperçois quoi que ce soit, je te réveillerai aussitôt, je te le promets.'

La rouquine approuva en reniflant. Elle donna Evan à sa mère, puis s'en fut sans regarder en arrière. Elle obéit aux ordres d'Hermione et se coucha, restant les yeux ouverts un moment, puis elle sombra dans un profond sommeil sans rêves.

(Harry)

Le chemin jusqu'au Ministère avait été difficile, non pas par les rues détruites et les rares chemins sans encombres, mais par la vue de ce spectacle effrayant. C'était pareil partout. Aucune vie, aucune activité, seulement la destruction d'un ville qui jadis avait été beaucoup plus qu'un champ de bataille. Harry essayait tant bien que mal d'avancer sans sentir la haine lui transpercer les entrailles et la tête. Il ne fallait pas qu'il agisse en proie à des sentiments violents, sur le coup de l'adrénaline. Il avait été entraîné pour agir avec diplomatie, force et endurance. Aujourd'hui était le test ultime.

Le jeune homme s'occupa donc l'esprit, à se remémorer son plan d'attaque, jusqu'à ce qu'il atteigne le poste du Ministère, du moins, ce qu'il en restait. La boite téléphonique avait été arraché, et le téléphone pendait lamentablement au bout d'un fil grugé. Harry jura sous son souffle. Comment allait-il pouvoir entrer ? Les Mangemorts avaient certainement changé la procédure ! Que pouvait-il faire ? Il s'assit, songeur, sur le trottoir craquelé. Il devait attendre, il n'avait pas le choix.

Les heures s'écoulèrent sans que rien ne se passe. Puis, au loin, l'Auror discerna deux tâches sombres qui s'avançaient vers lui. Pas de doute, c'était des Mangemorts. Sans mouvements brusques, Harry se leva, observant attentivement les servants du Seigneur des Ténèbres à la recherche d'un signe quelconque pouvant lui être utile. Mais les deux hommes ne faisaient rien de suspect ; ils parlaient en riant, sans se méfier qu'ils étaient épiés, puis s'arrêtèrent près du téléphone.

-'Tu crois que le Seigneur va nous accorder cette faveur ?' demanda le premier d'une voix incertaine.

-'On lui a été fidèle et nous arpentons les rues de Londres depuis plus d'une semaine…De plus, nous avons trouver cette famille qu'il voulait tant. Alors, pourquoi il ne nous laisserais pas nous amusé un peu avec la rouquine…'

Harry sentit son cœur exploser dans sa poitrine. Rouquine ? Non, ce ne pouvait pas être…En proie à une vive colère, il se jeta sur les Mangemorts, brisant ainsi son anonymat. Il en tua un d'un seul coup de baguette, murmurant les mots du sortilège impardonnable puis immobilisa le deuxième contre le mur de brique roussi.

-'Comment on fait pour entrer ?' siffla t'il entre ses dents. 'Parle !'

Il pointa sa baguette sur son cou. Le Mangemort resta muet, clouer au mur et incapable de faire un moindre geste tellement la peur le terrassait. Harry le frappa sans retenue et reposa sa question. Toujours aucune réponse. Nouvelle baffe.

-'Si tu ne me réponds pas immédiatement, je t'envoie dans le même monde que ton collègue ici présent. Ça te dit ?'

Il l'empoigna par le collet et le lança au sol. L'homme tomba rudement par terre, le souffle coupé. Harry lui assena un coup de pied au ventre, ce qui le fit se plier en deux en pleurnichant. Dégoûté, l'Auror s'agenouilla et lui tira les cheveux.

-'Tu vas me répondre ? Comment on entre ?'

Cette fois, le Mangemort gémit faiblement en signe de soumission. Il leva lentement les mains.

-'Vous…vous n'avez qu'à composer le code.'

-'Qui est ?'

-'Je ne sais pas- Aie !'

Harry avait resserré son étreinte sur ses cheveux graisseux.

-'Pardon, j'ai mal entendu ?'

-'C'est…22434992883040003…'

Harry resta un moment songeur.

-'Tu mens,' dit-il enfin, pointant de nouveau sa baguette sur lui, mais cette fois, au milieu de son dos. 'Dis moi la vérité !'

-'C'est la vérité !'

-'Menteur. Et tu sais comment je punis les menteurs dans ton genre ? Tu as le choix, sois je t'ouvre le ventre et j'en sors tes entrailles ou je te coupe les doigts, puis les orteils, pour ensuite finir en coupant les bras et les jambes. Qu'est-ce que tu préfères ?'

Le Mangemort gémit de nouveau. Harry sortit un couteau de sa botte droite. Il le fit scintiller près de ses yeux.

-'Je vais choisir pour toi. Un mort plus lente et beaucoup plus douloureuse.'

Il effleura ses doigts avec une lenteur sadique. Il ignora les tressaillements de l'homme sous lui, qui s'énervait en sentant la lame froide contre sa peau.

-'Ça va ! Ça va ! Je vais parler !' s'écria t'il en s'étranglant presque alors qu'Harry pesait son couteau contre son annulaire gauche, où scintillait une bague en or.

-'Pas trop tôt. Alors, c'est quoi ?'

-'31, puis….vous me faites mal !'

-'31 et ensuite ?' pressa Harry sans se soucier des plaintes de l'homme.

-'Ensuite...Attendre quelques secondes puis recomposer le 31.'

-'C'est tout ?'

Le Mangemort approuva avec un grognement sourd.

-'Qui me dit que tu ne me mens pas encore ?'

-'Je vous le jure ! C'est la date de fête d'Harry Potter et le Seigneur des Ténèbres compte le tuer le jour de sa fête ! Donc 31, et 31…. Je vous en prie, lâchez moi !' supplia t'il d'une voix geignarde.

Harry le relâcha avec un rictus. Voldemort avait toujours su faire les choses en grand. Il n'était pas près de le tuer !

Il pointa ensuite sa baguette sur l'homme, qui s'énerva.

-'Non ! Ne me tuez pas ! J'ai une famille, des enfants !'

-'Raison de plus...Avada Kedevra !'

Harry se leva sans se retourner et se dirigea vers le téléphone rouge. Il reprit sa cape au passage, la mit sur sa tête, puis composa le 31, attendit un peu, puis composa le 31 de nouveau. La cabine, ou du moins ce qu'il en restait, se mit en mouvement et s'enfonça dans le sol avec la lenteur d'un escargot. C'était à lui de jouer.

Eh voila ! Je sais, Harry est un peu sadique la mais bon ! Il est pas content :P Faut bien qu'il soit quelque peu violent, sinon se serait beaucoup trop facile…Mais pardonnez le ! Il essaye de faire le bien et il est tanné le pauvre lol Je sais que vous avez hâte de savoir la suite mais je fais du plus vite que jpeux ! Reviews !