Bonjour à tous ! Eh oui, déjà un nouveau chapitre ! J'ai essayé tant bien que mal de la finir avant lundi, mais je n'ai pas réussi, il est minuit et vingt six. Je suis désolée  J'ai fait de mon mieux ! Bref, je crois que vous allez apprécier ce chapitre. Il est quand même long, ce qui veut dire qu'il se passe beaucoup de chose…À vous de le découvrir ;)….N'oubliez pas les reviews ! Sa me fait toujours plaisir d'en recevoir, sa m'encourage à écrire

(Passé)

Harry ne su pas combien de temps ce supplice dura. Les jours passèrent, sans qu'il en est conscience, sans savoir ce qui se passait là-bas, dehors. Avaient-ils gagnés ? Les Mangemorts avaient-ils été repoussés ? Ron était-il vivant ? Et ses hommes ?

Ces questions étaient la pire torture qu'il pouvait subir. Peu lui importait les coups qu'il recevait, tout ce qu'il voulait savoir était si tout le monde allait bien. Bien sûr, Voldemort savait cette faiblesse. Lors de ses visites, il évitait délibérément d'en parler. Il venait seulement voir comment le prisonnier se portait, les yeux avides de vengeance. Et il ne venait pas souvent. Peut-être une fois toutes les semaines ? Enfermé dans ce cachot, pour la plupart du temps seul, il avait complètement perdu la notion du temps. Il ne savait plus quand était le jour ou la nuit. Il dormait quand il était fatigué, ne mangeait et buvait presque pas, seulement les rations de survie que Malefoy ou un autre Mangemort lui apportait et lui faisait avaler de force. Quotidiennement, Harry recevait la visite de Drago qui se faisait un plaisir de lui faire le plus de mal possible. Parfois, Voldemort y assistait, sans jamais le faire lui-même, et savourait de voir le jeune homme se faire torturer ainsi. Puis, sans un mot, ils partaient, le laissant à ses blessures et à lui-même.

Harry s'était habitué à l'obscurité. Il pouvait maintenant parfaitement voir dans le noir, ce qui lui permettait d'observer l'endroit où il était et chercher d'éventuelles issus. Peine perdue. Le cachot était fait de pierre, sans aucune fenêtre. Il y avait seulement une porte, à quelques mètres devant lui, qui était magiquement scellée. Aussi solidement que ses chaînes, il en était sûr. Malgré le mal qui lui traversait le corps, Harry se refusait de laisser tomber. Ginny avait besoin de lui, ses hommes comptaient sur lui pour mettre fin à cette guerre interminable. Il se devait de s'en sortir, il n'avait pas le choix. Il regarda son corps et fit une grimace. Il était couvert d'ecchymoses et de plaies, sans parler de la saleté et du sang. Il devait avoir l'air pathétique ainsi.

La porte s'ouvrit soudainement à la volée. Voldemort entra, visiblement hors de ses gonds. Il marcha directement vers lui d'un pas furieux, les yeux en feu, puis leva sa baguette et hurla un sort. Harry sentit son corps brûler comme s'il se consumait. Le jeune homme retint son souffle, fermant les yeux en essayant d'ignorer la douleur. Lorsqu'elle cessa, il expira bruyamment, essoufflé. Son corps lui faisait encore très mal, mais il avait plus important à penser. Pourquoi Voldemort se donnait la peine de venir le voir pour le torturer alors qu'il avait un de ses fidèles qui se faisait une joie de faire ce travail ? L'Auror en conclut que quelque chose se passait. Son cœur se mit à battre ; seraient-ils en train de triompher sur eux ?

-'Ôte ce regard d'espoir de ton visage à l'instant, Potter,' siffla le Seigneur des Ténèbres avec dégoût. 'Si tu crois que tes petits amis sont à la hauteur de mon armée, tu te trompes royalement.'

Il se planta devant lui, le fixant intensément.

-'Depuis combien de temps es-tu ici ? Le sais-tu seulement ?'

Harry ne répondit pas. Il ne se rappelait même plus la dernière fois qu'il avait parlé…Et il était bien déterminé à ne pas le faire. Voldemort jura.

-'Pas un son, hein ? Même sous torture. Je dois t'avouer que tu m'impressionnes, Potter. Un homme normal aurait craqué il y a longtemps.'

L'Auror sourit. À quoi s'attendait-il ? Qu'il lui lèche les pieds en pleurant ?

-'N'aie pas cet air de victoire, tu te réjouis trop vite. Je n'abandonnerai pas. Tu finiras par craquer, crois-moi. Je viens d'avoir une petite idée, qui je crois te plaira.'

Sur ces mots, il agita sa baguette et murmura une formule complexe. Des étincelles rouges illuminèrent la pièce, obligeant Harry à fermer les yeux tellement la lumière était intense, puis, un cri résonna dans le cachot, se répercutant contre les murs. Puis un deuxième et un troisième. Des cris de douleurs, déchirants. Des plaintes et des pleurs. Le jeune homme ouvrit finalement les yeux, effrayé par ce qui l'attendait. Devant lui était apparu un écran où des images flous défilaient, imprécises. Mais Harry pouvait voir, il pouvait sentir ce qu'étaient ces images. Des hommes, des femmes, des enfants qui souffraient, torturés, tués. Leurs voix se répercutaient dans sa tête d'une manière insupportable.

-'Tu es capable de supporter la torture,' dit Voldemort d'une voix lente. 'Mais sauras-tu supporter celle des autres ?'

Le Seigneur des Ténèbres sourit, puis tourna les talons et partit.

Harry n'en pouvait plus. Il entendait ces cris sans cesse, toujours différents, mais tous lançant ce même message d'aide. Et il savait que c'était vrai. Il pouvait sentir la détresse de ces gens au plus profond de lui-même, il pouvait sentir la douleur qu'ils ressentaient tous alors qu'ils voyaient leurs proches mourir devant leurs yeux. La tête douloureuse, l'Auror supportait du mieux qu'il pouvait les sons puisqu'il n'avait pas le choix, mais il était incapable de regarder l'écran. Trop de mal, trop de souffrance y était concentré. Il se sentait près de craquer.

Le temps passa, toujours aussi lentement, où il supporta ce supplice tant bien que mal. Il finit même par s'y habituer et arriva parfois à dormir lorsqu'il était exténué. Il n'avait qu'à penser à Ginny pour que tout aille mieux, pour qu'il oublie ce qui se passait sur l'écran. Ginny, son amour. Il l'imagina, dans un endroit en sécurité, préparant à manger pour Hermione et Evan, regardant par la fenêtre dans l'espoir de le voir revenir. Il s'imagina aussi qu'il remontait ce chemin jusqu'à elle et qu'il la serrait dans ses bras, pendant des heures, et qu'il passait le reste de sa vie à la protéger, à ses côtés, sans la quitter des yeux. Comme si elle était le plus précieux des bijoux.

Voldemort n'était pas revenu depuis qu'il avait jeté ce sort. Ni Malefoy. Ni aucun Mangemort d'ailleurs. Il était seul. Complètement seul.

(Ginny)

Les éclairs argentés avaient alertés toute la famille. Ginny, fixait l'allée avec des yeux anxieux, de peurs que des Mangemorts découvre leur maison. Si elle les voyait de loin, ils auraient peut-être le temps de s'enfuir. Hermione étaient restés avec Mrs Weasley, qui semblait sur le bord de l'hystérie. Elle avait perdue plusieurs fils depuis le début de cette guerre et elle n'avait jamais pu s'en remettre complètement. La joie de vivre qui émanait d'elle autrefois avait entièrement disparu, laissant place à une nostalgie et une tristesse qui avait creusés ses traits, grisonnés ses cheveux. La maison était propre seulement grâce aux deux jeunes filles, qui s'efforçaient de la tenir en ordre.

Le temps passa. Un jour, deux jours. Elles étaient sur leurs gardes, alertes aux moindres bruits. Puis un soir, alors que le soleil commençait à peine à se coucher, Ginny vit une silhouette se découper dans le ciel orangé. Son cœur fit un bond. Tremblante, elle courut jusqu'en bas et ouvrit la porte brusquement pour poursuivre son chemin sur la route de pierre. Elle s'arrêta subitement, n'en croyant pas ses yeux. Ron. C'était Ron ! Elle reprit sa course, un peu embêtée par son ventre arrondi, et lui sauta dans les bras. Pleurant à chaudes larmes, elle resta accrochée à son cou pendant quelques instants avant de plonger son regard plein d'espoir dans le sien.

-'Où est Harry ?' demanda t'elle rapidement. 'Où est-il !'

Ron baissa les yeux, contemplant son ventre évident. Son visage se défit devant ce spectacle. Sa lèvre trembla lorsqu'il répondit.

-'Oh Gin…je suis tellement désolé…'

Il du retenir la jeune fille pour ne pas qu'elle tombe au sol. Sous le choc, Ginny sembla avoir perdu la tête. Le regard vide, elle respirait difficilement, regardant de tous les côtés comme si elle cherchait quelque chose.

-'Non…' murmura t'elle pour elle-même. 'Non.' ajouta t'elle plus durement en regardant Ron. 'Il est vivant, je le sais. Je le sens.'

Ron serra les dents. Il n'eut pas le temps de répondre qu'Hermione apparut dans l'encadrure de la porte de la maison. Lorsqu'elle le vit, elle poussa un petit cri et se mit à courir dans sa direction. Le jeune homme fit de même et le couple s'enlaça passionnément, avec tant d'espoir et de bonheur qu'ils semblèrent n'être qu'une seule personne pendant un instant. Mrs Weasley se joignit au groupe, Evan dans ses bras. Lorsqu'il vit son fils, les yeux de Ron s'emplirent d'émotions. Il le prit délicatement dans ses bras, l'observant avant tant d'admiration que le cœur de Gin en fut brisé. Son enfant ne vivrait jamais cela. Jamais.

Dans les heures qui suivirent, Ron raconta ce qui leur était arrivé, Evan sur ses genoux. Il raconta premièrement ce qui s'était passé au camp, comment ils avaient découvert, grâce à la lettre de Ginny, que les Mangemorts dominaient Londres. Lorsqu'il expliqua comment ils avaient pu revenir à la charge dans le Ministère, Ron ayant surveillé pendant des heures le moindre signe leur permettant tous de transplaner, sa voix se remplit d'émotion lorsqu'il parla de son meilleur ami.

-'Il était là, près de moi, et se battait fièrement, facilement. Rien ne l'arrêtait,' expliqua le rouquin avec fierté. 'Nous étions en train de gagner…Puis, Voldemort est apparut. Il a pointé Harry et dans un éclair vert, il a disparu. Je n'ai rien pu faire…Nous avons tous continué de nous battre, puis ils ont battus en retraite.'

Il s'arrêta un moment pour fixer son fils, puis reprit.

-'Je sais que ce n'est pas fini…Voldemort est toujours là quelque part, rassemblant ses troupes. Il sait qu'il peut encore régner sur Londres sans le Ministère. Nous n'avons pas la situation en main. Nous devons les empêcher de faire leur massacre. Ils n'ont plus peur de se cacher, ni de tuer devant nous. Nous les avons vu. Nous ne sommes pas en sécurité encore.'

Hermione serra sa main dans la sienne. Un seul regard et elle comprit qu'elle ne pourrait pas le retenir. Ron était maintenant l'un des plus haut placé de leur armée et il devait commander. Elle baissa la tête, le cœur en miettes.

Ginny était restée silencieuse. Elle avait entendu la moitié de l'histoire, trop plongée dans ses pensées pour écouter. Elle fermait les yeux, laissait son cœur chercher à sa place. Harry était vivant, elle le savait…

-'Pour quand ?'

La jeune fille sursauta. Ron se tenait à présent devant elle, une main posée sur son ventre.

-'Avril…' répondit-elle doucement.

Son frère baissa les yeux.

-'Gin…je...je m'excuse…J'aurais du…j'aurais du le protéger…C'est ma faute s'il n'est pas là ce soir avec toi…'

Ginny leva la tête vers lui. Elle prit son visage dans ses mains, voyant briller dans ses yeux une telle sincérité que son cœur se serra dans sa poitrine. Elle repoussa une mèche sale de devant ses yeux, puis sourit. Un sourire brisé, mais un sourire tout de même.

-'Ce n'est pas ta faute…Harry a un destin à accomplir, je devais m'y attendre…'

Tous hochèrent de la tête silencieusement.

-'Mais je sais qu'il est vivant, quelque part.'

Personne ne répondit. Ron se leva, prit son fils dans ses bras et Hermione par la main. Ils montèrent se coucher, laissant la cuisine bien tranquille tout à coup. Ginny se leva à son tour et alla s'étendre dans son lit. Il était vivant, elle le savait. Mais où ?

Les mois passèrent, où les Mangemorts ne cessèrent aucunement leur massacre. Introuvable. Les Aurors essayaient tant bien que mal de tout contrôler, sans succès. Ron revenait à la maison très tard le soir, exténué, et repartait tôt le matin. L'atmosphère était lourd, chargé d'inquiétude. Evan était le seul qui était capable de sourire et de rire dans ces temps sombres.

Le ventre de Ginny était maintenant bien évident. Son enfant bougeait constamment en elle, ce qui l'empêchait souvent de dormir. Épuisée, la rouquine passait ses journées au lit, entre le sommeil et la réalité. Elle ne pensait plus. Tout ce qui la préoccupait pour le moment était de mettre au monde son bébé pour rendre hommage à son mari. Depuis le retour de Ron, elle avait compris qu'elle devait prendre soin d'elle. Harry risquait de ne plus jamais revenir et si elle mettait la vie de son enfant en danger, elle effacerait la seule partie qui lui restait de lui. Elle devait lui rendre honneur, ajouter à cette vie sombre la lumière qu'il avait tant espéré…

Mars sonna bien plus vite qu'elle ne l'eut cru. Le peu de neige qui était tombée pendant la nuit avait fondu au lever du soleil, laissant la terre mouillée et boueuse. Ginny enfila une veste et sortit à l'air frais. C'était une belle journée. Elle inspira un bon coup en admirant le paysage, un des seuls qui n'est pas encore été dévasté. Elle réalisa qu'elle avait de la chance d'être encore en vie, dans un endroit comme celui-ci…Le petit s'agita en elle. Elle aggripa son ventre alors qu'une crampe l'assaillait. Elle respira profondément, habituée, puis attendit que cela se calme. Il avait été très agité la nuit dernière. Ginny se jura de ne plus manger de chocolat pendant un long moment... Son appétit avait triplé depuis trois mois, l'obligeant même à se lever en pleine nuit pour dévaliser le frigo. Elle semblait tout simplement ne pas avoir de fond. Mis à part les maux de dos atroces et les envies d'aller au toilette constantes, Ginny appréciait sa grossesse. Sentir un être en elle, si vivant et si fort, lui donnait un sentiment impossible à décrire. Une sorte de joie immense, d'accomplissement. Elle créait la vie et c'était le plus beau miracle du monde.

-'Plus qu'un mois, mon amour,' murmura t'elle d'une voix douce à son intention.

Une violente douleur lui perça le bas ventre. Elle poussa un petit cri, surprise. La douleur avait était vive et brève. Ginny s'inquiéta soudainement. Son bébé allait-il bien ? Avait-elle fait quelque chose qui ne fallait ? Il faisait froid ce matin, mais quand même pas au point de faire du mal à son enfant, bien au chaud en elle ? La douleur reprit, plus intense et un liquide brûlant coula entre ses jambes. Elle comprit aussitôt. La rouquine rebroussa chemin jusqu'à la maison calmement, puis alla trouver Hermione. La jeune maman, qui jouait avec Evan dans le salon, la fixa d'un air inquiet.

-'Tu vas bien Gin ? Tu as l'air toute pâle…'

-'Je…je crois que j'ai perdu les eaux…'

La maman pâlit, puis se leva rapidement. Elle prit Ginny par les mains et l'obligea à s'asseoir.

-'Ça va aller ?' demanda t'elle anxieusement. 'Tu m'as l'air bien calme…'

La jeune fille sourit.

-'Je suis infirmière, Herm. Je sais comment se passe des accouchements.'

Ginny serra la mâchoire en sentant une autre contraction. Elle comprima vivement la main de sa belle-sœur.

-'Il faut que je m'étende.'

Hermione l'aida à se lever et à monter les escaliers. Mrs Weasley, nerveuse, emmena Evan dehors avec elle. Elle s'excusa de ne pas pouvoir la supporter dans cette épreuve, mais de voir un autre de ses enfants souffrir l'achèverait. Les deux jeunes femmes acquiescèrent, la rassurant que tout irait bien. Ginny s'installa dans son lit, prenant de grandes respirations lorsqu'une contraction lui torturait le ventre.

Les heures passèrent et les contractions se rapprochèrent, de plus en plus forte. La jeune femme avait l'impression que tous les muscles de son corps brûlaient lorsqu'une contraction la harcelait, sadiquement, jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus et qu'elle se mette à crier pour calmer la douleur. Ses cheveux, sa peau et ses draps étaient trempés de sueur. Elle essayait tant bien que mal de donner les instructions à Hermione, lui demandant d'apporter de l'eau chaude, des serviettes et de la glace.

-'Il en met du temps…' gémit-elle après une vive contraction. 'Hermione, je ne sais pas si je vais être capable de tenir…'

Des larmes se mêlèrent à la sueur. La jeune maman serra fortement sa main.

-'Ne t'inquiète pas, ma puce, tout va bien aller…' la rassura t'elle en épongeant son front, esquissant un sourire. 'Bientôt, tu auras ton enfant au creux de tes bras et tu verras, la souffrance va te sembler bien pauvre comparée au bonheur que tu vas ressentir…'

Ginny se mordit la lèvre, s'empêchant d'éclater en sanglots alors qu'une autre contraction, encore plus vive que les autres, la poignarda.

-'J'aurais aimé qu'Harry soit là…' dit-elle d'une voix brisée. 'J'ai besoin de lui…je…je ne peux pas faire ça…'

Elle se mit à gémir en supportant la douleur qui la menaçait sans cesse maintenant. Elle n'arrêtait plus ! Elle n'avait même pas le temps de respirer qu'elle réapparaissait, plus forte que la fois précédente.

-'Il est prêt à sortir, j'en suis sûre,' haleta t'elle. 'J'en peux plus, il faut qu'il sorte…'

La contraction suivante lui arracha un cri déchirant. Elle poussa de toutes ses forces, Hermione comptant jusqu'à dix pour l'encourager.

-'Herm, je ne peux pas ! ' sanglota t'elle en sentant une autre vague de douleur ravager son corps fatigué. 'Je ne peux pas…'

-'Allez, c'est bientôt fini…Prend celle-la et pousse, Gin ! Un, deux, trois-'

La porte s'ouvrit à la volée. Ron fit son entrée, le visage déformer par l'inquiétude. Lorsqu'il vit sa sœur étendue sur le lit, en pleine agonie, il jura.

-'Ron !' s'emporta Hermione. 'Ce n'est pas la peine d'être vulgaire tout de même !'

Ginny ne put s'empêcher de rire, ce qui fut une grave erreur puisque la douleur s'intensifia. Elle se mit à crier de nouveau et ses mains tâtonnèrent le matelas à la recherche de quelque chose à serrer. Ce fut la main de Ron qu'elle retrouva. Une main forte et fraternelle qui la rassura. Elle se mit à pousser de nouveau et cette fois, elle le sentit. Il bougeait. Il descendait.

-'Je vois la tête !' s'écria Hermione joyeusement. 'Vas-y, Gin ! Une autre poussée !'

Les épaules passèrent, puis le reste du corps. Dans une dernière poussée de désespoir, Ginny se laissa tomber sur ses oreillers, incapable d'en supporter plus. Elle semblait sur le bord de la défaillance.

-'C'est un garçon, Gin !'

La jeune fille se redressa, aussitôt revigorée lorsqu'elle entendit son fils crier à plein poumon. Elle tendit avidement les mains, pleurant abondamment alors qu'elle prenait son enfant dans ses bras. Mais elle n'eut pas le temps de le contempler que la douleur revint. Elle se cramponna au matelas d'un main alors qu'elle essayait de soutenir son enfant de l'autre. Ron s'empressa de le prendre et de le mettre en sécurité contre lui. Il interrogea Hermione du regard, qui pâlissait en voyant Ginny de nouveau en grande douleur.

-'Ce n'est pas normal !' dit la rouquine entre les dents. 'Ce n'est pas normal !'

Quelque chose clochait. La douleur était trop forte. Tout devait être fini à l'heure qu'il était !

Hermione jura sous son souffle, en proie à une vive anxiété. Les cris de Ginny résonnèrent longtemps dans la nuit…

(Harry)

Harry s'était assoupit. Il était épuisé, sur le seuil de la mort. Sa tête ballonnait contre sa poitrine marquée par la torture. Cela faisait longtemps qu'il était là. Trop longtemps.

-'Alors, Potter, on a l'air moins dur maintenant ?' le nargua une voix dans la pénombre.

L'Auror ouvrit péniblement les yeux. Était-il en train de rêver ? Non. Malefoy était bien devant lui. Harry en fut presque content.

-'Tu as l'air pathétique,' dit-il d'une voix enjoué alors qu'il examinait le jeune homme. 'Complètement à bout. C'est le Maître qui va être content.'

La bouche de Harry se déforma pour exprimer ce qui sembla être un sourire.

-'Je…ne…suis…pas encore…mort,' dit-il d'une voix faible et hachurée. 'Il…m'en…faut plus…que…ça…'

Malefoy éclata de rire. Il sortit un couteau de sa botte droite et l'approcha de sa gorge. La lame scintilla sous la lumière de l'écran.

-'Bientôt, ce seront tes cris qui rejoindront ceux de ton misérable peuple,' marmonna le Mangemort entre ses dents. 'Tu ne t'en sortiras pas. Nous te tuerons et le monde sombrera dans un chaos total.'

Harry retint son souffle. Heureusement, Malefoy retira la lame. Il la fit descendre lentement le long de son torse. Il fit premièrement une encoche sur une de ses côtes, puis dessina la marque des ténèbres dans sa chair. Soudainement, Harry se raidit. Un cri avait résonné dans la pièce, secouant son âme comme une alerte. Ce cri…Gin ! Il aurait reconnu sa voix n'importe où ! Sa tête se tourna aussitôt vers l'écran. Les images étaient toujours aussi imprécises et flous, lui empêchant de discerner quoi que ce soit, mais il vit son visage, il en était sûr. Ce roux était celui de sa chevelure et le rouge était….

En proie à une vive colère, l'Auror tressaillit. Malefoy recula et le fixa d'un air mi-apeuré, mi-défensif. Que lui arrivait-il ? Lui qui était à peine capable de lever un doigt il y a une seconde était maintenant en train de se débattre avec force pour se libérer. Un nouveau cri résonna, plus fort cette fois. Gin ! C'était Ginny, il le savait ! Elle souffrait, on lui faisait du mal ! Cette idée lui était insupportable. Il devait aller l'aider, il avait juré de la protéger ! Avec une force surhumaine, Harry força ses chaînes, le visage déformé par l'effort. Dans un grognement, elles éclatèrent en morceaux et allèrent percuter les murs avec un bruit sourd. Le jeune homme tomba au sol, un peu dérouté. Un nouveau cri secoua son corps entier et il se mit aussitôt sur ses pieds. Malefoy, effrayé par cette soudaine force, leva son couteau pour se protéger tandis que son autre main cherchait nerveusement sa baguette sous sa cape. Trop tard. Harry empoigna le Mangemort par la gorge et le cloua au mur.

-'Dites leur d'arrêter,' murmura t'il d'une voix menaçante. 'ARRÊTEZ LES TOUT DE SUITE !'

Malefoy s'agita, étranglé par la main qui lui enserrait le cou. Aucun mot ne pouvait sortir de sa bouche tant la poigne était solide. Son visage tourna au bleu bien vite, puis, dans un dernier spasme, il arrêta de se débattre. Ses yeux devinrent vitreux et son corps se ramollit. Harry le laissa tomber au sol avec dégoût. Il cracha même sur son cadavre. Un nouveau cri résonna. Aussitôt, il se tourna vers la porte et essaya de la défoncer. Rien à faire, elle était encore scellée. Enragé, il se précipita vers le corps de Malefoy et fouilla les poches de sa cape à la recherche de sa baguette. Lorsqu'il posa les mains dessus, il sentit l'espoir monter en lui. Il allait pouvoir sortir, transplaner et sauver Ginny. Il y arriverait ! Il pointa la porte et murmura le sort. Avant qu'il puisse le conjurer, il sentit la baguette lui échapper des doigts. Il suivit sa trajectoire et son cœur arrêta de battre lorsqu'il vit Voldemort la rattraper, le visage calme.

-'Harry, Harry, Harry…Qu'est-ce qui se passe ici ?'

Il vit le corps de Malefoy et haussa les épaules. D'un coup de baguette, il fit disparaître son corps.

-'Je vois que tu as retrouvé tes forces…Cela change un peu mes plans…Je suis assez désappointé. Tu gâches toujours tout, toi ! Mais bon, j'en ai assez, finissons-en.'

Il lui lança la baguette, qu'Harry attrapa sans comprendre. En l'examinant de plus près, il vit que c'était la sienne. Il la fixa, impassible.

-'Le plus fort de nous deux gagnera. Alors, en position. J'ai d'autre chose à faire que de me battre avec toi. Quoique je prendrais des jours entiers à regarder ton cadavre.'

Il leva sa propre baguette, ses doigts blancs allongés aux ongles longs contrastant le bois dur. Harry ne leva pas les yeux. Il réfléchissait. La magie ? Il n'était pas un aussi bon magicien que lui, il le savait. Et que pouvait-il faire ? Se battre comme lorsqu'il était en quatrième année à Poudlard ? Non. Non, ce n'était pas la solution. Il prit la baguette entre ses mains, comme par intuition, et la brisa en deux. Elle brilla un instant, la magie se consumant elle-même, puis s'assombrit. Elle n'était maintenant plus qu'un vulgaire morceau de bois. Harry la lança dans le coin de la pièce alors que Voldemort éclatait de rire.

-'Tu es plus fou que je le croyais !' s'exclama t'il, vraisemblablement ravi. 'Tu me rends cette tâche beaucoup plus facile…'

Harry recula de quelques pas et se pencha pour ramasser le couteau qui traînait près de l'endroit où Malefoy gisait quelques instants plus tôt. Encore une fois, le Seigneur des Ténèbres se mit à rire.

-'Tu crois vraiment pouvoir me tuer ainsi ?' demanda t'il en haussant ce qui aurait du être ses sourcils.

Harry eut un rictus. Il contempla la lame un instant.

-'La prophétie ne parlait pas de magie,' dit-il lentement. 'Elle mentionnait que l'un allait mourir de la main de l'autre, c'est tout.'

Le sourire de Voldemort s'effaça. Le jeune homme s'élança. Le Seigneur des Ténèbres leva aussitôt sa baguette et Harry s'arrêta d'un seul coup. Il sentait la magie noire parcourir ses veines, pulvérisant ses organes, brûlant son sang. Il sentait la mort entrer lentement dans son corps alors que le sortilège impardonnable était lancé. Une lumière verte illumina la pièce, imprégna ses yeux et tout devint noir. Il était en train de mourir. Un cri, plus fort, plus intense que tous les autres perça le néant, résonna dans sa tête comme un écho dans les montagnes. Ginny….Elle souffrait, elle avait mal. Et il n'était pas là pour la protéger. Nouveau cri. Il sentit son âme frissonner violemment, comme si une décharge électrique lui secouait le corps. Il ne pouvait pas, elle avait besoin de lui. Son amour. Sa vie. Elle avait besoin de lui. Il avait besoin d'elle. Son amour. Ginny….Ginny !

Il sentit une force plus forte, plus grande que la mort repousser celle-ci d'un seul coup. La lumière verte s'évapora en un nuage de fumée et Harry se releva, inspirant profondément pour chasser la douleur de son corps. Il fixa ensuite Voldemort, qui avait blêmit en le voyant se relever, avec un petit sourire.

-'Comment,' murmura t'il, sans comprendre. 'C'est…c'est impossible !'

Harry s'avança vers lui. Le Mage noire recula, jetant des sorts ineffectifs. Harry avait une force que Voldemort n'avait pas, il le savait. L'amour. La seule véritable magie qui triomphe toujours.

Lorsque l'Auror planta son couteau dans le cœur de son pire ennemi, aucun sang ne coula. Aucun cri ne résonna. La pièce se vida soudainement de tout bruit, de toute lumière. Le sol se mit à trembler et la poussière se souleva. Le Seigneur des Ténèbres cria mais Harry ne l'entendit pas ; il écoutait son cœur battre. Boum boum. Un, deux. Boum boum. Un, deux. Harry s'accrocha à ce compte alors que l'air tournoyait autour d'eux. Il sentait son énergie s'envoler alors que Voldemort éclatait en mille morceaux, ne laissant rien derrière lui. Il était mort. Pour de bon. Lorsque tout redevint normal et que la pièce se stabilisa, Harry n'eut plus la force de se tenir debout. Il s'écroula sur le sol, inconscient.

Ah la la, j'ai travailler un bon coup pour vous donner rapidement la suite ! Sa ma prit environ 5 heures non-stop ! J'espère que vous avez apprécié ce long chapitre et que vous avez hâte de savoir ce qui va se passer ensuite ;) Pour ceux qui aimerait le savoir, ceci était l'avant dernier chapitre. Donc, officiellement, il en reste un seul. J'espère que vous n'êtes pas trop déçu. Cette histoire va me manquer ! Je ne sais pas encore si je vais en entamer une autre, mais c'est dans mes plans. Ceux qui voudront lire mes prochaines fics n'auront qu'à regarder mon profil. Au prochain chapitre, que j'écrirai certainement dans les prochaines semaines, et n'oubliez pas les reviews !