Titre : Les Choses Qui Changent 5/26
Rating : NC17
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Persos à JKR et histoire à eutychides (voir profile pour le lien vers le site de l'auteur).
Résumé : Après Poudlard, tout change.
Avertissements : Slash HP/DM, Mpreg, langage.
Béta : Elentári.
NdA: merci à Elentári pour son travail de correction, et à tous ceux qui ont laissé une review!
J'aimerai également préciser car apparemment certains ne l'ont pas remarqué, mais ceci est une traduction de Euthychides ( aussi connue sous le pseudo de Ociwen ), je n'ai donc que le mérite de la traduction :)
Bonne lecture :)
1.
Granger est le Gardien du secret et Weasley est le parrain. Draco ne sait pas lequel est le pire.
Même six mois après, Potter reçoit toujours des ballons d'hélium et des courriers haineux à son bureau. Qui est-elle disent certaines des lettres. Je t'aime, Harry Potter ! disent d'autres.
Draco n'est ni une femme, ni amoureux de Harry Potter, et malgré tout ces filles et femmes, et de temps en temps un garçon, demandent à savoir qui est cette femme secrète et mère de ses enfants que Potter aurait caché dans une banlieue moldue d'après la Gazette du Sorcier. Il rit à cette pensée, mais il garde toutes les lettres dans une grande boîte marron de la chambre d'ami, et les relit quand il s'ennuie.
Depuis Noël, rien n'a été dit entre Potter et lui à propos du Baiser. De ces Baisers, se rappelle-t-il. Ils vivent des vies parallèles, dans la même maison, mangeant la même nourriture, faisant les mêmes choses avec le bébé, mais ils ne font rien ensemble. Ce n'est pas la vie que ses parents avaient, sa première famille. Sa mère et son père s'embrassaient, se touchaient, dansaient, parlaient de choses autres que des généralités telles que le temps, le Quidditch, les vêtements pas lavés de Potter qui laissait de nombreuses robes sales et pleines de sueur à travers la maison.
S'il avait épousé Pansy, peut-être aurait-il eu cette vie qu'il mourrait d'envie de mener. Elle prenait soin de lui, elle l'embrassait, le touchait, lui caressait les cheveux, ses mains se trouvaient constamment sur son corps à l'école. Il avait l'habitude de s'en débarrasser, mais il ne pensait pas qu'il serait contre un bras enserrant sa taille maintenant. Quelques fois, lorsque Potter met en route la boîte parlante le soir, Draco a la soudaine envie d'étendre le bras derrière le brun, mais il n'ose jamais.
Il ne sait plus ce qu'il veut. Il surprend ses yeux à s'attarder sur Potter lorsqu'il sort de la douche le matin, vêtu uniquement d'une serviette. Il se surprend à attendre impatiemment que Potter rentre le soir avec le repas, pour qu'il puisse lui raconter ce que Pyrrha a fait dans la journée (puisque lui ne fait jamais rien). Il veut que Potter rie de ses blagues et lui sourie, et pas ce sourire à moitié forcé qu'il reçoit de temps en temps.
Il n'a jamais quitté la maison de Potter. Il veut savoir ce que le brun veut : il ne pourra certainement pas rester jusqu'à ce que Pyrrha aille à l'école, ce qu'elle fera, Draco en est sûr. Il n'y a pas eu un seul Cracmol dans sa famille depuis son arrière-arrière grand-oncle Flavius et personne ne parle de lui car il a vécu plus de quarante ans enfermé au grenier.
Il veut de l'attention. Il regarde les piles de lettres et cartes de la boîte, et s'imagine aller à la Gazette du Sorcier avec son histoire. Cependant, il doute franchement qu'on le croie, à moins qu'il n'apporte des preuves, et il n'y a pas moyen qu'il montre ce que la potion lui a fait, même pas à Potter.
2.
C'est son vingt-et-unième anniversaire demain. Il se demande si Potter est au courant. Chaque sorcier connaît la date d'anniversaire de Potter et lui-même la connaît depuis qu'il est petit, mais il doute que quelqu'un se soucie de l'anniversaire de Draco Malfoy, premièrement, parce que ses amis l'ont déshérité et sa famille est morte, deuxièmement, parce qu'il est censé être un ex-Mangemort porté disparu, potentiellement et probablement armé et dangereux.
Il n'a même pas essayé de convaincre Potter qu'il n'était pas un Mangemort, puisque Potter ne lui a jamais posé la question et il ne veut pas avouer à Potter qu'il a toujours été un lâche ; il n'a pas pu tuer Dumbledore, il n'a pas pu tuer des moldus, il était faible et pathétique, et c'est pour ça que sa famille a été tuée. La culpabilité le ronge de l'intérieur, malgré tout le temps qu'il a eu pour y réfléchir en détail.
Quand il voit sa fille lui sourire, avec son sourire baveux et ses yeux brillants, il se dit que tout ne s'est peut-être pas si mal passé.
Elle a de fins cheveux clairs maintenant. Les cheveux noirs et duveteux sont tombés il y a plusieurs mois et il avait pratiquement paniqué, allant jusqu'à envisager de se rendre au Ministère pour qu'elle puisse être examinée à Ste Mangouste par un Médicomage pour s'assurer qu'elle n'avait pas attrapé de maladies moldues. Mais Weasley – maudit Weasley – avait dit à Potter que plusieurs de ses frères avaient eu des cheveux noirs jusqu'à ce qu'ils tombent.
Draco avait alors craint le pire, une tête de Weasley roux comme dernier membre de sa famille, mais quand les cheveux avaient repoussé, tels une couronne dorée, il avait soufflé de soulagement.
Potter ne lui parle presque pas lorsqu'il passe la porte à sept heures et demie. Draco est déconcerté, ça fait deux heures qu'il attend ce putain de dîner et il demande « Où étais-tu, Potter ? » lorsqu'il s'aperçoit que le brun ne porte pas de sac de nourriture. « Que veux-tu que je mange pour dîner ? »
Potter roule des yeux et passe à côté de Draco en traînant des pieds. Il lance à peine un regard au bébé, qui babille gaiement au milieu du tapis et joue avec un jouet à mordiller, comme un chien bien dressé. Il laisse tomber son sac et sa cape par terre dans la cuisine, et sort une bière du frigo.
« Et bien, » dit Draco d'un ton brusque, « j'ai faim ! »
« T'as qu'à commander une putain de pizza ! » lui répond sèchement Harry. « Est-ce qu'il faut que je fasse toujours tout pour toi ? »
« Je ne sais pas de quoi tu parles » dit Draco avec raideur, tournant le regard vers la machine sonnante sur le plan de travail. Il l'ensorcelle au silence dans la journée parce qu'il déteste le bruit et ne sait pas comment font les moldus pour l'arrêter. Potter ne lui a jamais dit.
Potter finit par appeler la pizzeria et une heure plus tard, Draco peut enfin manger une pizza au fromage bien graisseuse qui lui remplit l'estomac. La nuit est chaude et sa fenêtre est ouverte, mais il tremble sous les draps, convaincu que Potter le hait plus que d'habitude. Quand il ferme les yeux, Potter lui parle brusquement. Est-ce que je dois tout faire à ta place ? Mais qu'est-ce que tu fous ? Tu m'as drogué, Malfoy !
Il s'endort après l'aube et quand Pyrrha se réveille une heure plus tard, exigeant d'être nourrie, changée et qu'on joue avec elle, il peut à peine garder ses yeux ouverts, et encore moins se rappeler quel jour on est. Potter est déjà parti travailler, mais Draco préfères être seul de toute façon.
Il fait la sieste lorsque Potter rentre. Il est quatre heures, selon les horloges moldues que Potter a placé un peu partout dans la maison. Le tic-tac des horloges de parquet du Manoir lui manque. Ces sons étaient apaisants, familiers et physiques, contrairement aux sons digitaux de ces objets moldus inamicaux.
Quelque chose secoue son épaule et il se frotte les yeux. Potter se tient dans la pièce, tenant Pyrrha contre son épaule. « Lèves-toi, » dit-il.
« Pourquoi ? »
« Lèves-toi, c'est tout, » répète-t-il.
Draco soupire et essaye d'aplatir ses cheveux à l'aide d'un sort, parce qu'il peut sentir une mèche biquer bizarrement. La partie droite de son visage, sur laquelle il a dormi, est chaude. Lorsqu'il descend dans la cuisine, il fronce les sourcils et réalise à quel point il a l'air débraillé parce que Weasley et Granger se tiennent là, Weasley ayant l'air vraiment inconfortable et regardant la machine à griller le pain avec grand intérêt.
« Voilà, » dit Potter, tendant le bébé à Granger. Draco grimace intérieurement à la façon dont elle tient le bébé, ses mains de sang-de-bourbe partout sur elle, mais il ne dit rien et serre les dents, jusqu'à ce que Potter lui tende aussi un paquet de couches.
« Qu'est-ce que tu fais ? » siffle-t-il à Potter.
Les lèvres de Granger se contractent nerveusement et Weasley plisse les yeux. Potter hausse les épaules et dit, « Hermione et Ron ont dit qu'ils la gardaient ce soir. »
« Mais - pourquoi ? » il dit, adressant un rictus méprisant à Granger, qui continue de le regarder avec un regard étrange qui le met définitivement mal à l'aise, même s'il est dans la maison de Potter, où il vit depuis au moins six mois.
« C'est pas ton anniversaire aujourd'hui ? » demande Potter, s'appuyant nonchalamment sur le plan de travail.
Oh. Ca.
Draco cligne des yeux et émet un sort de grognement. Il n'aime pas voir Pyrrha lui sourire, perchée sur l'épaule de Granger tandis que cette dernière et Weasley quittent la maison, mais ce sentiment est remplacé par quelque chose de complètement différent lorsqu'il sent le bras de Potter se glisser autour de sa taille. Ses entrailles se figent, et il est incapable de bouger, tout dans son ventre est chaud et léger ; il se retourne pour dire quelque chose, n'importe quoi à Potter, mais la lueur dans les yeux de Potter, la façon dont il regarde la bouche de Draco fait s'arrêter le monde de tourner.
« Je – je veux dire, nous sommes seuls et donc – et bien, je pensais que tu aimerais- » Potter se mord les lèvres et sa main commence à quitter la taille de Draco alors qu'il secoue la tête. « Je veux dire, si tu ne veux pas, je- »
Draco met un moment à comprendre ce que veux dire Potter. Il voit ses joues rouges et la façon dont les doigts du brun agrippent sa hanche le fait frissonner. Il hoche la tête et dit « Ouais. »
Ils s'assoient sur le divan, rien qu'eux deux. Potter ferme les rideaux et le regarde, avec un énorme sourire qui menace de faire le tour de sa tête. Il touche le menton de Draco et celui-ci frissonne, parce que jamais personne n'a caressé aussi légèrement sa peau de ses doigts, tel un fantôme, mais si chaud et si vivant.
Lorsqu'il a drogué Potter, c'était différent. Il n'y avait pas ces contacts hésitants, légers. Une main sur son genou, qui monte légèrement jusqu'à ce que Draco secoue la tête. Un pouce sur ses lèvres. Une bouche dans le creux de son oreille, suivie par une langue si chaude, que ça lui coupe le souffle. Avant, c'était physique, il y avait un but. Maintenant il n'y avait plus de but, seulement eux.
Draco ne sait pas quoi en penser. A la place, il se laisse porter, ouvrant la bouche alors que la langue de Potter danse doucement à l'intérieur et le brun allonge le blond sur le divan, son poids à la fois lourd et confortable sur Draco. Les jambes de Potter bougent le long des siennes alors qu'il frotte son corps, testant, regardant, découvrant de ses mains, doigts, bouche, tout.
Le temps n'existe plus. Draco compte les minutes par les halètements de Potter lorsqu'il s'éloigne, ses yeux vitreux et ses lèvres brillantes de salive. Il compte les heures par les doigts de Potter s'infiltrant sous sa chemise ; il sursaute au toucher – c'est trop intime et il ne sait pas quoi en faire, alors il rentre le ventre et marmonne, « Non » parce qu'il ne veut pas que Potter voit ses cicatrices, il ne veut pas que Potter aille trop loin parce que son corps le veut et il sait que dès que Potter s'en apercevra, le sentira, saura ce qu'il y a là en bas, tout sera gâché.
Des voix se font entendre dehors et ils se séparent. Draco essaye d'aplatir ses cheveux, mais Potter ne prend pas la peine, à la place il va joyeusement ouvrir la porte à Weasley et Granger, ne se souciant pas que son tee-shirt soit froissé ou que ses joues soient rouges. Draco refuse de les regarder et emmène Pyrrha se coucher sans un mot.
« Est-ce que la sale sang-de-bourbe t'a infectée ? » murmure-t-il, l'examinant à la recherche de désordres ou de moldutés. Sa couche, pas assez serrée, son pyjama, un peu retroussé. Il fronce les sourcils et la met au lit, sur le dos dans son panier, qui semble rétrécir de jours en jours.
Il rêve de Potter qui lui coupe le souffle à force de baisers, et d'yeux verts perçant son âme. Il se réveille au milieu de la nuit, frissonnant, et son ventre est collant là où il a jouit.
3.
Des fois, Potter fait à dîner. Habituellement, cela en consiste en des toasts et du bacon mal cuit, des fois une omelette ou du poulet grillé avec des pois qui sont trop mous au goût de Draco, donc il essaye de les donner à la cuillère à Pyrrha. Elle aime bien, mais il passe plus de temps qu'elle avec des petits pois sur ses habits.
Des fois le week-end, ils vont marcher dans le parc voisin. Draco pousse la poussette, les jointures de ses doigts blanches à force de serrer, et ne dit rien car sa langue est paralysée par la peur que quelqu'un les voit, qu'il soit moldu ou sorcier. Il ne veut pas être envoyé à Azkaban, même si Potter dit qu'avec l'élection du Ministre de la Magie qui s'approche, ils seront trop occupés pour le rechercher activement. Il ne veut pas que les moldus les voient, lui et Potter, avec le bébé, et pensent que ce sont des putains de pédés ! Parce que Potter marche près de lui, se penche vers lui, lui murmure des choses, d'une voix basse, le type de voix que les amants utilisent lorsqu'ils sont seuls, et parfois à la maison il fait le genre de choses que les homos font mais il ne l'est pas, il aime juste passer du temps avec Potter.
Des fois, Potter et lui restent éveillés tard et s'embrassent. Sur le canapé, dans la cuisine, debout dans les escaliers. Il a beau sentir le vomis de bébé, le talc, et les petits pois, Potter ne dit jamais rien, ne se plaint jamais. Potter a le goût d'ail, de chocolat, de Cherry-Os, et parfois de curry. De thé et de jus de citrouille aussi. Draco s'appuie alors contre le mur, agrippant les cheveux de Potter tandis que la langue de ce dernier se balade dans son cou, le long de sa mâchoire, sur ses épaules. Il a envie de fondre. Potter rend ses genoux faibles et il s'accroche, enfonçant ses doigts dans le dos du brun. Le Gryffondor le rend faible, parce qu'il veut cela, et il veut plus.
Une fois arrivés en haut, ils trébuchent et tombent contre un mur, leurs dents s'entrechoquant et leurs nez se cognant, et Draco se recule pour siffler « Fais attention ! » Potter marmonne une excuse, rapidement oubliée alors que ses mains descendent vers les hanches de Draco et que sa langue revient dans la bouche du blond, chaude, mouillée, et avec le goût du repas de ce soir. Ses lèvres sont brutales, sa langue est douce, et il se frotte contre la cuisse de Draco.
Il aime sentir le sexe de Potter à cet endroit, de savoir que Potter est assez excité pour le vouloir de cette façon. Il aime sentir le désir de Potter à travers son pantalon. Lorsqu'il est assez intrépide, il passe une main entre leurs deux corps et presse la verge de Potter, la prenant dans le creux de sa main et Potter se fige et halète sur son épaule.
La main de Potter est sûre lorsqu'il attire Draco vers sa chambre. Sa main est sûre lorsqu'il enlève son pantalon et déboutonne sa chemise. Draco regarde les vêtements tomber sur le sol, gardant ses yeux plongés dans ceux de Potter alors qu'il grimpe sur le lit et l'embrasse, féroce, possessif et un peu trop violent. Une tente se forme dans les sous–vêtements de Potter et il se frotte contre Draco, de plus en plus, pompant entre ses cuisses, grognant et fléchissant les hanches comme c'était du vrai sexe, et pas juste du frottage. Il a déjà vu Potter comme ça, oui, une fois, mais il faisait noir et il gardait les yeux fermés, essayant d'en finir au plus vite.
Maintenant, il aime balader ses mains sur le torse de Potter. Il aime le sel de la sueur qui se trouve sur la lèvre supérieure de Potter. Il aime le poids du brun sur lui et ses joues rougies.
Mais lorsque Potter essaye de passer une main entre leurs torses et s'acharne sur les boutons de sa robe, il le repousse toujours. « Non ! » siffle-t-il. « Ne fais pas ça ! »
Potter remet ses lunettes en place et secoue la tête. « Je pensais que tu voulais- »
Draco reste silencieux un moment. Il s'assoit et marmonne, « Ne le fais pas, c'est tout, Potter. » Potter essaye de poser sa main sur son épaule, mais il la repousse et dit, « Dégages. »
Le bébé est endormi, et si elle ne l'avait pas été, le regard sombre de Potter laisse présumer à Draco qu'il n'aurait pas hésité à lancer quelque chose, lui jeter un sort, ou crier. A la place, il renifle simplement, ses lèvres se retroussant en un rictus méprisant, et dit, « Alors sors. »
Draco est allongé sur le dos, écoutant le grincement des criquets dans le jardin sous sa fenêtre. Il touche sa verge sous les draps, et se demande ce que cela ferait de sentir la main de Potter là, quelque chose de différent que ses propres caresses prévisibles. Mais il sent toujours quelque chose d'autre, derrière ses testicules et il sait que même si Potter le voulait lui, voulait un garçon, alors il en voudrait un normal.
4.
Le jeu est cyclique. Ils s'embrassent, se touchent, Potter emmène Draco dans sa chambre et essaye de toucher d'un peu trop près et Draco panique, Potter s'énerve et ils ne se parlent pas, ne se touchent pas, ni rien du tout pendant trois jours, puis tout recommence du début. Ils parlent, bien sûr, mais seulement à propos de Pyrrha. Draco reste assis et marine, jouant avec la nourriture que Potter a cuisiné. Il déteste les spaghettis, mais il est trop fier pour le dire à Potter alors qu'il est en colère pour d'autres choses.
Ils se disputent aussi, maintenant. Lorsqu'il repousse Potter, Potter lui dit d'arrêter, qu'il peut sentir Draco travers ses robes. Draco le sait aussi, il bande et il préfèrerait largement avoir quelqu'un qui remue son chaudron pour lui que sa propre main, mais il finit toujours par casser une lampe ou jeter l'affreuse horloge moldue de Potter contre le mur et sortir précipitamment de la pièce.
Pour ne pas y revenir pendant trois jours.
Cela dure environ un mois, peut-être plus. Peut-être que le bébé le remarque. Elle est morose et grincheuse, Draco se demande si c'est à cause des disputes ou si c'est parce qu'elle va bientôt faire ses dents.
Lundi, après que Potter soit rentré du travail, il annonce d'une voix sèche qu'il sort le lendemain avec Weasley et Granger pour son anniversaire. Il ne regarde pas Draco dans les yeux. Il donne des coups de couteau à son poisson, encore et toujours, jusqu'à ce que ce soit de la bouillie. Il descend une bouteille de bière et en ouvre une deuxième avant même que la première soit finie.
Le lit de Draco est moite et inconfortable. Il a laissé la fenêtre de la chambre d'ami ouverte toute la journée et il y a eu des averses dans l'après-midi. Maintenant il en paye le prix, restant allongé là, son estomac grondant, un étau froid se formant autour de son ventre. La nuit dernière, ils se sont encore disputés. Cette fois, c'était Potter qui avait crié « Pourquoi est-ce que je me prend la tête avec toi ? Tu es toujours aussi lâche qu'à l'école ! » Draco était tellement en colère, qu'une fenêtre a explosé derrière lui, mais les mots de Potter lui restaient à l'esprit.
Il ne veut pas être un lâche, et il a peur que Potter en ait assez et le jette hors de la maison, en même temps que hors de sa chambre. Il n'a rien et nulle part à part ça. Il se tourne et se retourne dans son lit, et le pyjama qu'il a piqué à Potter lui colle aux jambes. Il ne dort pas, jusqu'à ce que épuisé et désespéré, le sommeil le prenne juste avant l'aube.
Il y pense toute la journée pendant que Potter est au travail. Il n'a jamais été une personne impulsive. Son père disait toujours qu'il valait mieux réfléchir avant d'agir, et Draco pense que c'est vrai, à moins d'être Londubat et n'avoir rien avec quoi penser. Il se sent complètement idiot de ne serai-ce qu'envisager ça, mais après que Potter rentre comme une furie, déposant de la nourriture à emporter et changeant de robe, puis reparte en transplanant, Draco rentre quand même sous la douche.
L'eau est fraîche, mais son corps est chaud. Il peut pratiquement voir la fumée s'élever de sa peau. Il est si pâle car il ne sort jamais et il est pratiquement malade rien que de penser que quelque chose pourrait mal tourner. Mais son sexe est gonflé et il se touche, malaxant ses testicules dans ses mains, passant son pouce sur la tête de sa verge jusqu'à ce qu'il jouisse, s'appuyant contre le mur carrelé et haletant un nom qu'il a peur de dire tout haut.
Pyrrha dort à poings fermés dans la chambre d'ami. Il lui jette un coup d'œil rapidement, puis entre doucement dans la chambre de Potter. Même dans le noir, il peut voir à quel point la pièce est dénuée de détails. Le lit de Potter, au milieu, un calendrier accroché au mur, une lampe, cassée et réparée inlassablement, pareil pour l'horloge. Il a laissé des habits traîner par terre. Draco ramasse une chemise et la renifle rapidement, avant d'inhaler profondément l'odeur. De la sueur, du curry à emporter, de l'eau de Cologne bon marché, du savon, du dentifrice et quelque chose d'autre les faisant se mélanger tous ensemble, une odeur musquée et forte.
Est-ce ce que je veux ? pense-t-il. Il n'a pas de réponse, mais il laisse tomber son peignoir et se glisse entre les draps de Potter, frottant ses membres humides contre le tissu. Etre allongé nu dans un lit est différent. Il se sent très sensuel et ses mains dérivent vers le bas entre ses jambes, restant un moment avant qu'il ne les retire.
Il regarde les chiffres de l'horloge changer. A 11:56, il entend la porte du bas s'ouvrir tandis que Potter se glisse à l'intérieur. Il arrête de respirer et reste allongé aussi rigide qu'une planche, écoutant les faibles sons des pas de Potter montant l'escalier. Il ne peut quasiment rien entendre au-dessus des sons de son cœur, tapant dans sa cage thoracique.
La porte de la chambre de Potter s'ouvre et la faible lumière du couloir réussit à passer. Potter reste là un moment, auréolé par la lumière et dit, « Malfoy ? »
Dans sa tête, il a un petit discours de prêt. Je suis nu. Je suis consentant. C'est ton anniversaire. Maintenant fais quelque chose avant que je ne change d'avis. Cependant, il se sent si léger et lourd à la fois, confus, anxieux et soucieux que Potter ne se mette à crier, ou peut-être s'écroule au sol, aussi bourré que le gardien de Poudlard, que tout ce qu'il réussit à dire c'est, « Je suis à poil. »
Potter est silencieux. Il traverse la chambre d'un pas sûr, refermant la porte derrière lui. Ses habits sentent la bière, la friture, la nourriture de bar, mais il les enlève, restant debout un moment, aussi nu que Draco. « Je vais… » il soupire. « Quelle que soit la façon que tu veux, ça me va. »
« C'est ton anniversaire, » dit Draco d'une voix rauque. Il s'éclaircit la gorge pour réessayer, mais Potter place un doigt sur ses lèvres et secoue la tête.
« Tais-toi, Malfoy, » dit-il. Il soulève alors le drap, assez pour pouvoir s'y glisser, mais pas assez pour pouvoir voir Draco. Ce dernier en est soulagé, mais son torse s'est gonflé et il ne peut plus respirer, pas avant que la bouche de Potter ne rencontre la sienne, alors il halète à l'intérieur de cette dernière, goûtant l'alcool sur la langue de Potter.
Potter le veut. Potter veut ça. Il peut sentir le sexe du brun pressant contre sa hanche et cela fait se tendre sa propre verge, parce que Potter est lucide, Potter contrôle, les mains de Potter descendent le long de ses flancs, s'arrêtant sur ses hanches. Ses mains sont chaudes et moites, et maintiennent Draco en place. Il y a un genou entre ses jambes, des lèvres, une bouche, une langue sur son cou. Il gémit et passe ses bras autour de Potter, parce qu'il a peur de tomber, parce qu'il a peur de trop vouloir cela.
Les draps se froissent sous son dos, qui se cambre, se cambre alors que Potter descend vers son ventre. Il fait sombre, il ne peut pas voir les marques, les souvenirs, mais Draco peut les sentir, Draco sait qu'elles sont là et il se demande si Potter s'en rend compte. Il halète. Il ne peut rien voir à part la tête sombre de Potter, avec ses cheveux doux, sentant la fumée, comme ses vêtements. Ses cuisses tremblent, enroulées autour de Potter, et il gémit, grogne, se tient à Potter comme à une bouée de sauvetage, mais il n'arrête pas, pas même lorsque ses doigts s'enfoncent entre ses jambes et sentent quelque chose.
Draco ferme les yeux, le souffle coupé. Il est tellement excité, il est en feu, son sexe est tellement gonflé qu'il en est douloureux de besoin. Le nez de Potter effleure le côté de sa verge et il siffle, ses orteils se recourbant d'anticipation. Lorsque les doigts de Potter se courbent à l'intérieur de lui, dans cette place chaude derrière ses testicules, qu'il ne devrait pas avoir, il s'étrangle. Choc, peur se fondent en désir car Potter fait un mouvement de va et viens avec ses doigts, dedans et dehors, lent et régulier alors que sa langue goûte le sexe de Draco.
La chaleur, l'humidité, son corps frissonne, se figeant un instant, avant de se laisser aller, le nom de Potter sur les lèvres, les cheveux de Potter dans ses poings.
Il s'extrait des draps, en faisant attention, avec des genoux tremblants, et enjambe les cuisses de Potter, ses mains restant sur les hanches du brun, mais Potter le repousse. « Non, non- Je veux… » il laisse sa phrase en suspend, mais ses mains restent posées sur Draco,étalant du bout des doigts la sueur sur le sternum du blond. « Je veux juste être en toi ce soir, » murmure-t-il.
« Pas mon cul, » répond doucement Draco, effrayé que Potter pense qu'il est pédé.
« D'accord, » murmure Potter, commençant déjà à se mettre au-dessus. Son souffle est chaud dans l'oreille de Draco. Cela le fait frissonner. Il veut que Potter lui murmure encore des choses, pour que ses cheveux se hérissent encore dans sa nuque et que son dos se cambre, mais il reste silencieux alors que Potter descend le long de son corps, ses membres bougeant, s'entremêlant à la manière des mouvements d'un serpent autour de ceux de Draco, se mouvant ensemble et se collant l'un à l'autre.
Il est mouillé à l'intérieur, attendant Potter. Ses cuisses sont collantes, de sperme aussi, mais surtout de son jus interne. Il est engourdi à l'intérieur, souffrant, suppliant pratiquement Potter de s'y enfoncer et de satisfaire cette douce douleur. Le dos de Potter est glissant sous ses doigts. L'odeur de l'air est enivrante, sexe et désire. Il peut le sentir sur sa langue, entre les baisers.
Potter s'enfonce à l'intérieur et ce n'est pas noyé dans une brume d'alcool, comme la première fois. Potter s'enfonce et il sait que le brun est là, il peut sentir la verge de Potter, pulsant à l'intérieur de lui, tout autour. Le souffle de Potter est court sur son visage, haletant chaudement sur ses lèvres. Draco les lèche, goûtant tandis qu'il resserre ses muscles. Potter a le souffle coupé et ses coudes, sur lesquels il était appuyé, lâchent, ses hanches saillant, son membre faisant des va et viens à l'intérieur.
Draco brûle à l'intérieur, doucement mais sûrement, pas avec la hâte d'une branlette, mais avec une montée douceâtre qu'il veut relâcher, bientôt, mais pas encore. Il gémit sous Potter, sa tête enfoncée profondément dans l'oreiller, ses cuisses se serrant, mais Potter tombe le premier, haletant, frissonnant et giclant, chaud et profond à l'intérieur.
Il passe sa main dans la chevelure trempée de Potter, tandis que ce dernier se repose sur le torse de Draco, faisant se dresser et retomber des cheveux invisibles. « Joyeux anniversaire, Potter, » murmure Draco.
