Titre : Les Choses Qui Changent 8/26
Rating : NC17
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Persos à JKR et histoire à eutychides (voir profile pour le lien vers le site de l'auteur).

Résumé : Après Poudlard, tout change.

Avertissements : Slash HP/DM, Mpreg, langage.

Béta : Elentári.

NdA: Désolée pour le retard, mais Elentari est débordée et donc n'a pas beaucoup de temps pour corriger les chapitres.

Donc voici quand même le chapitre suivant ( non corrigé ) que je remplacerai par la version finale dès qu'elle sera prête

Merci pour toutes les reviews, ça motive


1.

Il n'avait jamais voulu ça. Jamais, jamais Draco n'aurait accepté de suivre Potter en cheminette s'il avait su exactement ce qu'était le « Terrier » et qu'il y avait une cabane pleine de Weasley roux à l'intérieur.

Il s'assoit à table et boue de colère en direction de Potter, grognant, grimaçant et pensant, Potter ne me baisera JAMAIS plus après ça. Il n'apprécie pas les regards que lui envoie la famille de la belette, le détaillant de leurs sales yeux, le regardant tenir Abraxas à bras et murmurant. Draco sait très bien ce que marmonnent ces jumeaux, et aussi que la boulotte mère belette le regarde avec un froncement de sourcils.

Cependant, il ressent une certaine satisfaction lorsqu'il voit Potter et la sœur Weasley se dire bonjour mal à l'aise, et aussi lorsqu'elle jette des regards mauvais à Draco toute la soirée, surtout lors du gâteau, lorsque le bébé se met à pleurer et que Pyrrha commence à fatiguer, à devenir irritable et à essayer de grimper sur les genoux de Potter.

Parce que Draco lui a enlevé ça. Il sourit narquoisement dans sa direction, la détaillant avec attention tandis qu'elle met plein de crème sur sa part de pudding. Tu voulais Potter et tu voulais ses bébés, et les pauvres petites salopes comme toi sont arrivées trop tard.

Mais il est toujours furieux contre Potter de l'avoir amené ici. La nourriture. L'étrange odeur moisie de pauvreté et de négligence, tous ces pulls Weasley, partout, multipliés par une centaine de Weasley les portant, et maintenant Potter et ses enfants en ont aussi un.

Il est vraiment content qu'on ne lui en ai pas donné un. Il aurai utilisé Incendio le moment même où il pourrait à nouveau jeter des sorts.

Sa poitrine lui fait mal, il est fatigué et veut rentrer à la maison pour nourrir le bébé, mais Potter ne ferme pas sa gueule et il n'y a vraiment pas moyen que Draco aille dans une autre pièce de cette cabane et déboutonne sa chemise. La pression lui fait mal, comme si sa poitrine allait lâcher et que ses tétons allaient exploser, mais il reste assis, les dents serrées. Si Potter était plus proche de lui, il le frapperait sous la table, mais il a bougé pour être assis plus prêt de Granger, de la belette et de sa sœur, qui lui parle et rigole avec une familiarité que Draco ne partagera jamais.

Et qu'il ne veut pas partager.

Il a du vomi sur sa chemise. Il se sent aussi pauvre et sale que les Weasley. On peut entendre une vieille radio en fond sonore et la femme belette lave la vaisselle, faisant s'entrechoquer les bidons et résonner la tête de Draco.

Putain, Potter, ramènes-moi à la maison !

Quand Potter annoncer qu'ils doivent rentrer, c'est parce que Pyrrha s'est endormie dans l'un des sofas criard sur-rembourrés. Draco veut la mettre au bain à la maison, au cas où elle aurait attrapé une maladie Weasley, ou des poux, mais Potter se contente de la monter dans son lit et de la border alors que Draco est trop occupé à déboutonner sa robe et sa chemise.

Il soupire au moment où les lèvres chaudes du bébé se referment autour de son téton, et se détend dans le canapé, ne souhaitant que dormir. Par-dessus les sons de succion du bébé, il peut entendre les pas de Potter descendant les escaliers. Draco essaye de draper sa chemise sur sa poitrine parce qu'il sait que Potter commencera à le regarder et il est trop en colère pour laisser Potter le regarder. C'est un privilège qu'il n'aura plus, pas après avoir traîner Draco chez l'infestation Weasley.

« C'est quoi ton problème ? » demande Potter, s'appuyant contre l'embrasure de la porte.

Draco lui jette un regard noir, puis l'ignore tandis que le brun entre dans la pièce et s'assoit dans une chaise près de Draco, s'appuyant sur l'accoudoir du canapé.

« Va te faire foutre, » siffle-t-il.

« Tu pourrais essayer d'être civil, tu sais, » dit Potter, les yeux rivés sur le bébé. Puis il regarde Draco, clignant des yeux derrière ses lunettes. La lumière des réverbères passe à travers les fenêtres et se reflète sur ses verres.

« C'est juste que – tu dois absolument le dire à tout le monde, n'est-ce pas ? » dit sèchement Draco. Le bébé bouge et se détache du téton, le blond lance un regard plein de haine à Potter et place Abraxas sur le côté gauche. « Je – je vais – si on me trouve- »

« On ne te trouvera pas ! » répond sèchement Potter. Le bébé s'agite et il baisse le ton, « on ne te retrouvera pas, d'accord ? Je – je fais des choses au Ministère. J'essaye, mais les dossiers sont pas faciles à accéder et- »

Draco sent sa bouche s'ouvrir légèrement. Il la referme. « Tu quoi ? »

« Je travaille dessus, » dit Potter. Il soupire et passe une main dans ses cheveux. « J'essaye d'effacer toutes preuves de ta culpabilité dans les dossiers. »

« C'est illégal, » dit Draco.

« Et bien… » Potter rougit. Ou peut-être est-ce la lumière. L'un des réverbères de la rue s'est éteint. « Et bien… oui. »

Draco inspire lentement ; les mains collantes du bébé sont pressées contre sa poitrine, chaudes et réconfortantes. Il baisse légèrement sa chemise, détournant le regard lorsqu'il sent Potter l'observer, le fixant, le regardant et examinant son corps déformé.

« Je déteste toujours tes amis. Et la famille de la belette. Maintenant qu'ils sont tous au courant pour m- pour ça, » dit-il.

Potter reste silencieux un moment. La peau de Draco picote, exposée et observée. Puis Potter dit, « Tout le monde sait pour toi, Malfoy, tout ce qu'ils ne savent pas c'est que c'est toi. »

2.

L'hiver passe et le bébé grandit, tout comme Pyrrha l'a fait. Draco ne s'inquiète pas cette fois à savoir si Potter veut ou non qu'il reste, parce que Potter n'a cessé de le peloter ces derniers mois. Une main sur son bras lors du dîner dans la cuisine, un baiser dans le couloir après avoir mis Pyrrha au lit, lui avoir lu une histoire et fermer sa porte.

Potter secoue la tête et sourit mélancoliquement, puis dit « Je suppose que tu ne vas pas venir à ma cérémonie de remise des diplômes. »

Draco dit non, même s'il aimerait bien savoir qui fait parti de la dernière fournée d'Aurors. Sûrement Weasley : Potter parle tout le temps de lui et de ce qu'ils font en cours. Les autres, Draco n'en a aucun idée. Ce n'est pas comme si il ne voulait pas y aller, mais il s'en fiche légèrement. Potter a sûrement du travailler très dur, mais il a laissé à Draco le désordre, les couches sales, les maux de tête et l'ennui.

Maintenant, il met en route de temps en temps la boîte parlante, avant que Pyrrha ne le fasse. Il regarde les moldus qui bougent et leurs posent des questions, mais ils ne lui répondent jamais et quand Pyrrha le surprend à faire ça, il se sent bête car elle comprend mieux cette boîte moldu que lui et elle n'est qu'une enfant.

Un jour, il passe des images d'hélicoptères.

Draco en rêve la nuit, volant dans ces boîtes mécaniques et terrorisant les moldus, peut-être larguant des bombabouses sur leurs maisons et les mettre en chasse. Il pense que c'est plus facile à piloter qu'un balai, parce que les sorts de confort ne durent qu'un temps alors que les machines moldues existent à jamais – c'est ce qu'avait l'habitude de dire Père.

Il se réveille aux sons de Potter sous la douche. Sous la cascade d'eau, s'il écoute attentivement, lorsque Potter se met sous le jet, il gémit et fait les bruits typiques de quelqu'un qui se masturbe. Draco écoute, le rythme familier, et de temps en temps il entend son nom gémi sous l'eau. Il reste allongé dans le lit, faisant semblant de dormir, bandant à moitié et attendant que Potter parte travailler au Ministère pour pouvoir se caresser.

Il imagine les lèvres de Harry autour de son membre, et essaye de penser à ce que cela ferait. Cela fait tellement longtemps, des mois. Et Potter ne le suce déjà pas souvent, préférant le faire languir et goûter d'autres parties, les parties qui ne sont pas autant masculines. Draco lui en veut pour ça parce qu'il n'est pas pédé, c'est Potter qui veut qu'il le suce et il devrait lui rendre la pareille.

Il hait sa pathétique dépendance de Potter. Et l'envie en même temps. Cela a cessé d'être une revanche il y a longtemps, maintenant il se retrouve à apprécier lorsque Potter rentre à la maison et croise son regard, il aime quand ils dînent et que le pied de Potter caresse son mollet sous la table, mais il fait comme si de rien n'était. Il aime ne pas avoir à travailler. Il n'a jamais vraiment voulu faire ce que son père faisait au Ministère. De plus, il n'aurait aucune influence, pas de présence imposante, pas maintenant, pas si, jamais.

Les souvenirs d'elfes de maison cuisinant et nettoyant les pièces, des bals brillants et des robes hors de prix, le rire de Mère, l'alcool sans prix de Père et la pièce sous le salon s'efface tandis que Draco lit un livre à Pyrrha et agite des jouets en face d'Abraxas, essuyant le vomi et la bave de son épaule et devant constamment faire des bisous-guérisseurs sur les bobos. Pyrrha ne joue pas avec d'antiques kits de potion en or ou avec des elfes de maison en peluche comme lui quand il était petit. Il n'a pas de Main de la Gloire sous le sapin dans la maison de Potter.

Draco pense parfois aux choses qu'il a fait. Il se rappelle la façon dont Tante Bella riait de lui lorsqu'il n'arrivait pas à se protéger de ses sorts de Legilimency assez vite et qu'elle arrivait à entrevoir ses pensées. Il se souvient de la façon que Dumbledore avait de ne pas baisser les yeux même lorsque la baguette de Draco était pointée sur son cœur. Il se rappelle la fuite avec Rogue, ne jamais rester longtemps au même endroit, et principalement il se souvient de cette affreuse solitude, combien pathétique il était, faisant les poubelles et vivant une vie complètement différente des deux dernières années.

Lorsqu'il voit Potter rentrer le soir et lui sourire, juste un peu à travers un soupir de fatigue, il se dit que ce n'est pas si mal après tout.

3.

Draco cède, et l'été venu ils baisent de nouveau.

Potter murmure son nom dans son oreille et Draco jouit presque à ce son, son nom, son prénom sur la langue sibilante de Potter, presque sifflante, comme un Fourchelang. Il ne grogne pas, il siffle.

Il resserre ses jambes autour de la taille de Potter et frotte leurs hanches l'une contre l'autre. Sa main descend le long du dos du brun, sentant la sueur, la goûtant sur les lèvres de Potter. L'air dehors est humide, jaune et brumeux, la pollution s'échappant du cœur de la ville, comme le désir qui coule dans ses veines, partant de son sexe jusqu'au bout de ses doigts, qui sont pressés sur Potter, le touchent et se perdent dans les cheveux du brun alors qu'il abaisse la tête toujours plus bas.

« Pas là ! » marmonne-t-il, tirant la tête de Potter. « Merde – tu ne, » il gémit alors que le souffle chaud du brun se pose sur sa cuisse, et qu'une langue glisse sur sa peau, fluide et humide et « Oh mon Dieu… Potter – suce ma… uuh… » Draco rejette la tête en arrière, se cambrant.

Potter le prend dans sa bouche, ses lèvres se refermant sur le bout de son membre. Il se retient de jouir à ce simple contact,

Potter le prend dans sa bouche, ses lèvres se refermant sur le bout du sexe de Draco. Il se retint de jouir à ce contact, la langue glissante de Potter, la succion, le sentiment siétroitsichaud lui donnant envie de plonger dans cette bouche jusqu'à ce que Potter s'étouffe, et il s'étouffe, aussi. Jouissant jouissant jouissant inlassablement car Potter lui caresse les hanches, là où Draco est chatouilleux mais pas vraiment, ses cuisses tremblent, tendues, ses hanches tressautent alors que Potter suce avec plus de force et passe sa langue autour de son doux doux endroit sous le gland et –

« Oh mon Dieu, » il gémit à nouveau, le souffle court, respirant essayant de continuer de respirer tandis que les sentiments montent, l'engourdissent, et il se fige, frissonne et jouit, s'étouffant, tremblant, gémissant et s'accrochant à Potter avec des mains fantomatiques alors que de son sexe jaillit cette douce délivrance.

La fenêtre est ouverte mais aucun vent ne fait voleter les rideaux et assécher la sueur sur leurs corps alors qu'ils restent allongés là, après, tous les deux épuisés et repus. Les draps sont tombés du lit, en vrac. Le sexe de Potter est flasque et collant contre la cuisse de Draco et il préfèrerai qu'il n'y soit pas, mais il est trop fatigué pour bouger. Ses hanches lui font un peu mal et il aura sûrement des marques là où Potter l'a tenu tandis que Draco le chevauchait.

Le blond étend un pied qui dépasse du lit, soupirant.

Potter le regarde de l'oreiller, les yeux écarquillés sans ses lunettes, voyant mais ne voyant rien à la fois. Il se met sur un coude et dit, « Alors, tu voulais que je te lèche, mais tu ne veux pas le faire par le cul. »

Draco lève les yeux au ciel. « Les homos font ça. Et de plus, tu ne me lèches pas, Potter, tu me suces. C'est diffèrent. »

Potter réfléchit pendant un moment, ses sourcils se fronçant. Il passe sa langue sur ses lèvres et retombe sur le dos. Au-dessus le ventilateur tourne en cliquetant, une secousse par tour. Au lointain, on peut entendre un chien qui aboie et le bruit des voitures. Aucun de ces bruits n'est aussi calmant que la lente respiration de Potter. « Si j'avais une langue fourchue, » dit-il, « je pourrais faire les deux à la fois. »

Un frisson parcourt Draco. Il se mord la langue pour s'empêcher de gémir à cette pensée, la langue de Potter partout là en bas, ici et là à la fois, ce serait… « Et tu parlerais en Frouchelang ? » demande Draco. « Avec ta langue ? »

« Je peux le faire maintenant, » dit-il, se penchant. Il passe sa langue dans le creux de l'oreille du blond, sa langue s'enfonçant dans les creux et faisant se serrer les orteilles de Draco.

Il repousse Potter et secoue la tête. Il ne comprend toujours pas pourquoi Potter veut le toucher. Il n'a toujours pas perdu tout le surpoids de la grossesse d'Abraxas et alors que lui s'en moque, il ne veut pas que Potter touche un corps comme le sien. Personne dans sa famille n'a jamais été gros, mais Mère parait si mince et svelte comparée à ces minuscules bourlets qu'il a et qui ne semblent pas vouloir partir. Et les cicatrices ont disparues, mais pas entièrement.

Lorsque Potter dort, il passe ses doigts sur cette peau distendue, et grimace. Puis la main de Potter, ostensiblement endormi, attrape la sienne et la ramène contre le torse du brun.

« Je m'en fiche, » murmure-t-il.

Draco rougit dans le noir, sa peau ressortant encore plus fiévreuse dans la lumière de cet été chaud.

« Elles font que tu es à moi, » grommelle la voix de Potter, pleine de sommeil.

Draco reste allongé là un moment, pensant à ça, jusqu'à ce qu'il se demande s'il était éveillé ou endormi, parce que Potter se réveille à l'aube, comme tous les matins, et commence sa journée comme si de rien n'était.

Il dit silencieusement les mots alors que Potter prend sa douche, les gravant dans sa mémoire.

4.

Draco dit à Potter qu'il refuse d'en avoir d'autres. « Juste au cas où tu commences à penser comme un Weasley, » ajoute-t-il alors que Potter enfonce sa tête dans le cou de Draco. Il se recule et les mains de Potter se posent sur son torse, ses doigts traçant ses tétons. Draco frissonne. « j'ai dit que je- »

« Je t'ai entendu, » marmonne Potter.

Potter revient à la maison un soir, avec une petite boîte. Draco n'y prête pas attention, même s'il est confus à pourquoi Potter a une boîte de petits Romains. Lorsque les lumières sont éteintes et que les enfants sont couchés, Potter l'embrasse dans le cou, à grands coups de langue, il sort la boîte et déballe un paquet.

Une seule fois suffit.

« N'utilise pas ces choses ! » dit sèchement Draco par la suite. Ca le démange pendant trois jours, et peut-être est-ce une réaction allergique à ces choses moldues ou peut-être c'est juste dans sa tête comme lui dit Potter, mais il n'aime pas non plus la sensation de ces choses.

« Je préfèrerai, » sentir ton sexe contre moi, et pas recouvert de caoutchouc, te sentir glisser contre moi, nu et peau contre peau comme ça devrait l'être, « que tu n'utilises pas ces insanités moldues, » dit-il à Potter.

Plus tard dans la semaine, Potter ramène une autre petite boîte. Il la place sur la table de cuisine et verse un verre d'eau, le posant devant Draco lors du dîner. « J'ai des… euh… pilules que tu peux prendre, » dit-il.

« Moi, » demande Draco. « Pourquoi pas toi ? »

« Parce que je n'ai pas de- »

Le regard noir de Draco l'arrête. Il suit les instructions, s'étouffant à moitié sur la pilule alors qu'elle se coince dans sa gorge, sèche, malgré l'eau pour la faire passer.

Il prend la pilule pendant deux mois. Deux d'enfer et de saignement. De type saignement normal, mensuel.

« Non ! » siffle-t-il. « Je ne la prends plus, » dit-il après avoir vaguement décrit avec des gestes ce que Potter devait lui acheter pour éponger le sang qui coule entre ses jambes. « Pas moyen que je continue. Ces pilules m'ont complètement détraquées. »

« Hermione dit que ça lui arrive tous les mois, et que ce n'est pas normal sinon. »

« Et bien, qu'elle aille au Diable ! » crie Draco. « Pas moyen du tout que je- »

« J'ai dit mentir au pharmacien pour les avoir, » lui répond Harry en criant. « Ils ne les donnent pas sans ordonnance ! »

« Et tu peux les rapporter à ton putain de pharmacien ! » Draco jette la boîte par la fenêtre. Elle tombe sur la route en tourbillonnant, telle une plume flottant dans le vent.

La description que Harry fait des autres méthodes – piquer du métal dans sa chair – lui donne des cauchemars où Draco se fait piquer partout et saigne comme un porc. Il se réveille en hurlant, embarrassé et couvert de sueur froide et Potter ne dit plus rien à ce propos.

Finalement, Potter revient à la maison avec une boîte de fioles. « Je les ai acheté chez l'Apothicaire. C'est une potion. »

« Ca, je le sais ! » dit sèchement Draco. Il tient une des fioles à la lumière, examinant les dépôts qui flottent à travers le verre.

Il prend cette potion une fois par semaine. Après deux semaines, il ne supporte plus l'arrière-goût de poubelle et la nausée. Il est fatigué et irritable, et répond sèchement à Pyrrha lorsqu'elle lui demande de lui lire un livre.

Il vide le reste des fioles dans les toilettes et ne dit rien à Potter. Mère disait que si tu souhaites que quelque chose arrive, un sorcier peut l'exaucer. Draco souhaite de ne pas retomber enceint et laisse Potter le baiser dans le lit, sous la douche, sur le canapé, contre la table de cuisine jusqu'à ce qu'il s'accroche à Potter et serre le sexe de Potter à l'intérieur de lui lorsque Potter jouit, grognant son nom la plupart du temps.