Titre : Les Choses Qui Changent 13/26
Rating : NC17
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Persos à JKR et histoire à eutychides (voir profil pour le lien vers le site de l'auteur).

Résumé : Après Poudlard, tout change.

Avertissements : Slash HP/DM, Mpreg, langage.

NdA : desolee pour le retard et merci a tous pour vos reviews !!!


1.

Potter joue le repentant. Draco peut lui dire de se mettre à genoux, il le fera. Draco peut lui dire de rester là, il le fera. Draco peut lui dire de le sucer, Potter le fera aussi. Ses mains essayeraient de toucher Draco, mais le blond repousserait Potter à chaque fois. « Ne me touche pas, » gronde-t-il.

Il est plus que disposé à se branler de temps en temps dans la salle de bains.

C'est gratifiant de voir Potter souffrir comme ça. C'est gratifiant de pouvoir repousser Potter lorsqu'il sent son érection dans le creux de son dos, puis écouter Potter alors qu'il s'enferme dans la salle de bains, sort son sexe, gémit son nom, essayant d'être discret et prétendant qu'il va bien, alors qu'il ne va pas bien du tout.

Draco regarde les enfants jouer de façon impartiale. Il veut que les choses redeviennent comme avant, mais Potter a tout foutu en l'air. Potter mérite de souffrir. Il n'a jamais envie de sourire, sauf lorsque le rayon de lumière sous la porte de la salle de bains brille et tremblote alors que Potter bouge de l'autre côté, et que les sons de claquement et de gémissements parviennent aux oreilles de Draco. Mais même dans ces moments, c'est un sourire narquois forcé, car intérieurement il bouillonne toujours. Un peu moins à chaque fois que Potter croise son regard et a l'air abattu, ou coupable, ou triste.

Aucun d'eux ne parle d'elle. Draco lit parfois la Gazette du Sorcier, contrairement à ce que peux penser Potter. Il n'est pas reclus. Il sait ce qu'il se passe dans le monde, et il sait que la putain est confortablement installée dans le département de Ste Mangouste où se trouvent les fous. Le bout de ses doigts picotent encore parfois sous le contrechoc du sort d'Oubliettes.

« Merci Tante Bella, » murmure-t-il. Elle était folle, et Draco n'aimait pas qu'elle rie toujours de lui, essayant de le rendre fou, mais au bout du compte elle lui avait apprit quelque chose de très utile.

C'est lorsque Abraxas commence à lui jeter de drôles de regard que Draco réalise qu'il est temps de faire quelque chose. Il est toujours dingue, toujours en colère et il peut toujours sentir de drôles d'odeurs sur la peau de Potter quand ils sont au lit. Il scourgifie les draps, mais l'odeur florale ne part pas et, de frustration, Draco finit par jeter un sort d'Incendio.

Potter sort et achète de nouveaux draps, mais il ne dit rien.

Son corps cherche celui de Potter dans son sommeil. Le corps chaud lui manque au printemps lorsque les nuits sont encore un peu fraîches. Le corps chaud lui manque en été, même s'il fait bien trop chaud. Cela fait des mois qu'ils ne se sont pas touchés. Draco est allongé sur le dos et regarde les minous de poussière voler, écoutant les ronflements de Potter. Il pourrait, s'il le voulait, tendre la main, saisir celle de Potter, la passer sous les draps, l'enrouler autour de son sexe, et il sait que Potter le masturberait avec joie, mais –

Il ne le fait pas.

Elle est imprimée sur son corps.

Draco sait que Potter ne lui a jamais promis la monogamie, et que lui non plus, mais… penser à elle le ronge de l'intérieur. Potter est à lui. Potter était à lui. Tout revient au contrôle, à la possession. Les Malfoy ne partagent pas.

Sauf que Abraxas le rend dingue.

Il passe toute sa journée à observer Draco du coin de l'œil, avec son regard qui est le reflet des siens. Il surprendrait Abraxas le fusiller du coin de l'œil, le fixer du coin de l'œil lors du dîner, puis reporter son attention sur son assiette avec des sourcils froncés.

« Tout va bien ? » demande-t-il.

« Tout va bien, » marmonne Abraxas, mais c'est un le genre de mensonges que dirait Potter à Rogue. Qui sonnent complètement faux.

Un après-midi, peut-être en Juin ou début Juillet. Ce n'est pas encore l'anniversaire de Potter et franchement, Draco s'en fout. Potter lui a donné des cadeaux d'anniversaire, un gâteau et un « Joyeux Anniversaire » tendu, suivi d'un regard désireux, mais Draco a fourré les boîtes non déballées dans le placard sous l'escalier et n'y a pas retouché depuis.

Il se tient dans la cuisine faisant couler l'eau et faisant des mouvements de baguette pour nettoyer la vaisselle. Il se sent tellement domestique et il veut dire à Potter de s'acheter un foutu elfe de maison, mais, comme il évite de parler à Potter la plupart du temps, il n'en prend pas la peine.

Abraxas et Pyrrha parlent dans le salon. La télé marche en fond sonore, ainsi que leurs voix, jusqu'à ce que Draco entend Abraxas dire son nom, et pas très gentiment. Il repose l'assiette doucement et marche à pas de loup vers la porte pour mieux entendre.

« Ils se haïssent, » dit Abraxas.

« Non, » répond Pyrrha. « Popa ne hait pas Papa. »

« Mais Papa le hait encore. »

« Non ! Il est juste en colère. »

Draco se penche un peu plus.

« Je pense qu'ils vont faire comme les parents de Tommy West – ils ont divorcé, » dit Abraxas. « C'est ce que font les gens lorsqu'ils se haïssent. »

« Ils ne vont pas divorcer, » insiste Pyrrha. Les enfants restent silencieux un moment, Puis Viola entre dans la pièce et Abraxas lui crie dessus pour avoir renverser quelque chose qu'il avait construit avec les MagieBriques.

Draco s'assoit sur une chaise et pose son menton dans sa main, réfléchissant. Lorsque Potter rentre à la maison, il n'a pas bougé.

2.

Il est au lit et regarde Potter se déshabiller. Mais cette fois, il ne se détourne pas. Il laisse ses yeux parcourir le corps de Potter, le long de son torse, suivant la fine ligne de poils sombres qui conduit à son sexe. Potter saute sur un pied en essayant d'enlever son pantalon, une jambe, puis la deuxième. Draco regarde ses jambes bouger, son cul, son sexe.

Et il laisse Potter le surprendre en train de regarder.

Potter ouvre la bouche, mais la referme après avoir expirer profondément. Il ne détourne pas son regard de celui de Draco, et Draco refuse de baisser les yeux.

« Je – je ne te hait pas, » dit-il, finalement.

Potter soulève les draps et se glisse en dessous, complètement nu. Draco fait courir sa langue sur ses dents, car Potter ne se couche nu que lorsque…

Un frisson parcourt son dos, et cette fois, il se penche vers Potter. Leurs corps froissent les draps alors que Potter se rapproche lentement de lui, se léchant les lèvres.

Au premier frôlement des lèvres de Potter, Draco se demande pourquoi il a attendu aussi longtemps. Cela fait des moins qu'ils ne l'ont pas fait, et il est impressionné qu'il se rappelle toujours comment faire, que cela semble toujours si bien. Potter n'a pas le goût de la salope, il ne sent pas comme elle, il sent la sueur, le savon, le repas et son déodorant. Draco soupire dans le baiser, et re-soupire lorsque la langue de Potter se glisse dans sa bouche et que les mains de Potter glisse le long de ses flancs, sous son haut de pyjama.

« Bon Dieu, ça m'a tellement manqué, » gémit Potter, déposant des baisers tout du long vers le ventre de Draco. Il embrasse partout, sa langue créant des traînées de salive le long de la mâchoire de Draco, son torse, son ventre, ses hanches.

Il pousse la tête de Potter vers son sexe. Les cheveux de Potter sont doux sous ses doigts. Il les brosse au hasard alors que la langue de Potter lèche l'intérieur de ses cuisses, faisant grogner Draco de frustration, haleter, et mordre ses lèvres jusqu'à ce que Potter le prenne en bouche et qu'ils soupirent tous les deux.

Draco enfonce sa verge dans la bouche de Potter, ses hanches tressautent alors que Potter suce plus fort, de haut en bas, sa langue faisant voir à Draco des étoiles sur le plafond. Il agrippe les draps, serrant les poings alors qu'il arque son dos du lit. Potter appuie sur ses hanches, mais pas trop fort.

C'est trop, cela fait trop longtemps, et Draco ne peut se retenir. Son souffle se coupe, il grogne et jouit, frissonnant et tremblant. Après, Potter l'embrasse, et il a le goût de Draco, amer, mais aussi de quelque chose d'autre, quelque chose de plus sucré en-dessous.

Potter ne pousse pas les choses. Mais il pousse Draco dans le lit, et l'embrasse partout une fois de plus, cette fois l'allongeant sur le ventre, embrassant et léchant jusqu'à ce que Draco soit sur les genoux, son cul en l'air et sa tête pendante, ses orteils se courbant alors que la langue de Potter lui lèche les fesses. Il jouit intouché, et son sexe lui fait mal lorsque Potter recommence, alors qu'il n'a pas eu le temps de rebander. Potter ne s'arrête pas, Draco perd le fil alors qu'il est allongé là, gémissant, souffrant et incapable de bouger, incapable de ne serait-ce qu'arrêter Potter, jusqu'à ce que tous les deux s'écroulent dans un entremêlement de membres en sueur sur les draps froissés autour d'eux.

« Ça m'a manqué, » dit Potter, sa plus voix était plus un gros soupir de contentement qu'autre chose. Il ramène Draco vers lui, un bras passé autour des épaules du blond.

« Je ne te hais pas, » dit Draco. « Plus maintenant. Même si je te détestais à l'école. »

Potter se soulève sur un coude et lui sourit de toutes ses dents. Draco tend une main pour dégager une mèche de cheveux de son front. La cicatrice est toujours là, mais a pâli avec le temps et est camouflée sous la rougeur de la peau de Potter. Draco dessine du bout des doigts le contour et retombe sur ses oreillers, souriant à Potter pour la première fois depuis très longtemps.

3.

Lorsque Abraxas commence l'école, Draco ne sait pas quoi faire. Les bavardages bruyants et différents bruits des enfants se font rares avec lui et Pyrrha absents la journée, laissant seulement Draco et Viola, qui a tendance à s'amuser seule avec ses jouets.

Par contre, il pousse un gros soupir de soulagement lorsqu'il l'appelle pour manger un jour et qu'elle lève les yeux de là où elle est assise sur le sol, des crayons flottants autour de sa tête.

« Trois sur trois, » dit Draco à Potter, souriant comme un fou. Potter le presse contre le matelas et rit, embrassant son ventre plus comme les poutous que l'ont fait sur les ventres des enfants quand ils sont bébés. « Arrête Potter ! » crie le blond, essayant de pousser le brun, mais perdant la bataille sans avoir fait beaucoup d'efforts.

Il s'humidifie les lèvres et les ouvre, attendant la bouche de Potter. Ce dernier l'embrasse, envoyant une décharge jusque dans ses orteils alors qu'il ferme les poings sur le torse de Potter.

« Tous les trois, » dit Draco. « Mais bon, je ne suis pas surpris. Père disait toujours qu'un meilleur sang faisait moins de Cracmols. »

Potter grimace et renifle, mais ne réagit pas plus que la phrase qu'il prononce, « Tu étais inquiet avant, Malfoy. »

« Peu importe, » dit-il, levant les yeux au ciel. Potter se jette sur lui et se saisit de son sexe à travers sa robe, faisant gémir Draco avant qu'il ne puisse finir sa phrase, s'il avait autre chose à dire.

Un soir, Potter rentre tard.

Ou plutôt, il ne rentre pas.

Draco bougonne et sort des boîtes de la partie glacée du frigo, les met dans la boîte, et demande à Pyrrha de presser les boutons pour faire cuire le dîner. L'horloge indique huit heures passées, mais toujours aucun signe de Potter. Il met au lit Abraxas et Viola, puis Pyrrha, aussi. Mais Potter ne s'est toujours pas montré à l'heure à laquelle ils lisent habituellement une histoire à leurs enfants.

Draco est inquiet.

Il y a des bruits de grattements dans le salon. Et de quelque chose qui crache. Et qui bouge. Draco saisit sa baguette et descend furtivement les escaliers, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine à la pensée que quelqu'un vienne et le trouve, ou vienne les cambrioler –

« C'est un hibou ! » s'écrie Pyrrha du haut des escaliers.

« Tu n'es pas supposée être au lit ? » demande Draco, plissant les yeux, mais il est plus concerné par le hibou plein de cendres qui vient de voler hors de la cheminée et qui se pavane au-dessus de la télé.

Il hulule vers Draco.

Draco s'approche, mais Pyrrha descend les escaliers en courant, ses longs cheveux blonds volant autour d'elle. « Attends ! » crie Draco. « Cela pourrait être… » Il fixe l'enveloppe attachée à la patte du hibou, « cela pourrait être une Beuglante, ou elle pourrait avoir un sort de traçage. » Il se penche au-dessus de la télé, mais à la place voit un sceau du Ministère de la Magie sur l'enveloppe.

Il ouvre l'enveloppe à l'aide de sa baguette et lit.

Chère Madame Potter,

Nous avons le regret de vous informer…

Il réalise vaguement que Pyrrha lui pose une question tandis qu'il pose la lettre. Potter a été blessé. Un assaut ministériel, des Aurors attaquées dans le Yorkshire. Il trébuche contre l'accoudoir du canapé et s'assoit, clignant rapidement des yeux et essayant de respirer.

« Papa ? » dit-elle. « Papa est-ce que tu – »

« Tout va bien, » dit Draco. Il ne s'offusque même pas que le Ministère se soit complètement trompé. Il n'est pas Madame Potter.

« Il ne peut pas être mort, » murmure Draco avec force. « Foutu Potter n'est pas supposé mourir lors d'un assaut ! » Il renifle et s'essuie les yeux, essayant d'être calme pour Pyrrha, et maintenant Abraxas et Viola qui le regardent du haut des escaliers, les enfants de Potter, tous se tournant vers lui pour des réponses et –

Draco se lève et leur dit d'aller se coucher pour que Potter puisse les trouver lorsqu'il rentrera. Seule Pyrrha croise son regard par-dessus son épaule, l'air inquiète, triste et elle aussi sur le point de pleurer.

Lorsque les bruits dans les chambres se sont calmés, Draco attrape une poignée de poudre de Cheminette et la jette dans la cheminée. « Weasley ? » appelle-t-il. « Weasley, tu es là ? »

4.

« Est-ce que ça va marcher ? » a-t-il demandé à Weasley. Ce dernier avait haussé les épaules et répondu qu'il ne savait pas, mais que c'était censé fonctionner. Draco l'essaya, et oui, ça marchait, mais ça le démangeait de partout. Une nuée de petits boutons rouges apparaissent sur ses bras et jambes, mais sa robe les cache.

La médaille pend lourdement sur son torse. Il presse le déguisement et hoche la tête vers le miroir, satisfait.

« Pourquoi tu as l'air d'une fille ? » demande Abraxas.

« Nous allons rendre visite à votre père à l'hôpital, » dit Draco. « C'est pour que l'on ne sache pas qui je suis. »

« C'est un secret, » dit Pyrrha.

« C'est exact, » confirme Draco. « Un secret. »

Ils se rendent à Ste Mangouste par cheminette. Draco tâte son visage, vérifiant frénétiquement que la Médaille Métamorphe fonctionne toujours, mais Pyrrha touche sa main et dit, « C'est bon. »

Il se penche au-dessus du bureau et utilisant sa plus belle voix féminine, demande à la médicomage la chambre de M. Potter.

« Je suis désolée, » lui dit-elle, « mais M. Potter n'a pas droit aux visites. »

« Je pense que vous ne comprenez pas, » dit-il d'une voix traînante, « je suis sa… femme, » le dernier mot est murmuré. La médicomage se penche pour mieux l'entendre, puis soudainement portent ses mains à sa poitrine.

« Mon Dieu ! Oh – vraiment ? Mon Dieu ! Bien sûr Mme Potter, par ici ! »

La médicomage conduit personnellement Draco et ses enfants le long d'une série de couloirs. Les tableaux murmurent et le montrent du doigt, comme s'ils savaient qui il était réellement, mais le reste de l'hôpital ne remarque rien, jusqu'à ce que la médicomage dise silencieusement « la femme de M. Potter » et à partir de ce moment-là, les gens le fixent. Leurs yeux font frémir la peau de Draco, mais il fait de son mieux pour garder la tête haute alors qu'il traîne une fillette de quatre et s'assure que les deux autres ne s'éloignent pas.

« Nous y voilà, ma chère, » annonce la médicomage tandis qu'elle ouvre une porte et sourit. « Il devrait être réveillé. »

Viola, Abraxas et Pyrrha passent en flèches devant Draco, et ce dernier sait que Potter est réveillé lorsqu'il entend les joyeux « Papa ! » retentir. Il referme la porte derrière lui et entonne un sort de fermeture, plus efficace que ceux de l'hôpital.

Il reste debout dans la chambre, loin de ses enfants, qui sautent, parlent et examinent la chambre, touchant à tout, disant à Potter combien il leur avait manqué. Il croise les bras, mais ce n'est pas la bonne position. Il essaye de s'appuyer contre le mur, mais ce déguisement le rend mal à l'aise.

La tête brune de Potter apparaît au-dessus de celles de ses enfants. Il a mauvaise mine, couvert de bandages tachés, couvrant à peine la peau bleue et blessée, des traces de sang séché sur les côtés. Ses mains aussi sont bandées. Il n'y a que les yeux qui font penser Draco à Potter, ce sont toujours les mêmes.

« Salut, » dit Potter d'une voix rauque. « Joli pare-choc. »

« Salut, » dit Draco. « Mais qu'est-ce qui s'est passé ? » Il essaye de ne pas avoir l'air trop inquiet, mais les yeux de Potter dansent, sa bouche tressaute, et la voix de Draco ne sonne pas bien du tout.

« Une attaque – nous étions dans le Yorkshire là où un Mangemort était censé être et il nous a tendu une embuscade. »

« T'a tendu une embuscade, » le corrigea Draco.

« Ouais, » dit Potter. Il bouge légèrement sur son lit et grimace. Draco s'approche, mais hésite à le toucher pendant un moment, avant de prendre les mains bandées de Potter tout doucement dans les siennes. Potter exhale. « Je ne pensais pas que tu viendrais. »

« Je – et pourquoi ? » réplique sèchement Draco.

Potter l'ignore. Abraxas joue avec un bassin bleu qui se trouve à côté du lit du blessé. Potter dit « C'est un bassin où tu es supposé faire pipi, » et Abraxas qui lâche précipitamment le bassin. L'ex-Gryffondor se retourne vers Draco. Il sent le sang et l'antiseptique.

« Tu en as pour combien de temps ? » demande Draco.

« Quelques jours, » répond Potter. « J'ai reçu la plupart des sorts. »

Draco aimerait faire plus que rester là et prétendre tenir la main de Potter, mais il ne sait pas quoi faire d'autre. Il ne veut pas toucher les cheveux de Potter, car les bandages ne laissent que quelques mèches s'échapper ça et là et que cela doit faire probablement plusieurs jours qu'il n'a pas prit de bain. Il aimerait embrasser Potter, peut-être, mais la lèvre de Potter est fendue et son visage, Draco pense que le baiser ne ferait qu'empirer les choses.

Il déglutit, et se contente de fixer Potter jusqu'à ce que ce dernier ne parle.

« Je te préfère sans déguisement, » dit-il.

« Je t'attendrai à la maison, » répond Draco, « sans. »