Titre : Les Choses Qui Changent 14/26
Rating : NC17
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Persos à JKR et histoire à eutychides (voir profil pour le lien vers le site de l'auteur).

Résumé : Après Poudlard, tout change.

Avertissements : Slash HP/DM, Mpreg, langage.

NdA : merci pour toutes les review d'encouragement, notamment Yuki-chan :) et désolée pour ce retard

bonne lecture !


1.

Le 1er Août, Pyrrha reçoit une chouette.

Venant du jardin, Harry rentre dans la maison, de la sueur coulant sur son visage. C'est un été chaud, et désherber à midi ne fait qu'empirer les choses. Viola est toujours à l'extérieur en train de jouer à faire des gâteaux de boue, mais Abraxas est avachi devant la télé, regardant le foot.

Il ouvre le frigo et se sort une bière. Il la décapsule et se redresse pour fermer la porte.

Malfoy est penché au-dessus de lui. Ses yeux si grands et sa bouche tant serrée que Harry ne sait pas quoi dire à part, "Quoi?"

« Ta. Fille, » répond Malfoy à travers ses dents, « pense qu'elle va aller à Poudlard. »

Harry sourit de toutes ses dents. « La chouette est arrivée ? »

Malfoy claque la porte du frigo. Les bouteilles à l'intérieur s'entrechoquent et Harry faillit se prendre un pot de moutarde qui est tombé. Malfoy se précipite sur lui, pointant son visage du doigt. Harry grimace et essaye de s'éloigner, mais Malfoy continue d'avancer. « Si tu penses qu'elle va aller là où ils vont tous poser des questions sur notre famille alors tu es complètement – »

Harry secoue la tête, riant légèrement. Malfoy sourit narquoisement. « Malfoy, le sort Fidelius a tenu toutes ses années, pourquoi s'arrêterait-il juste parce qu'elle va là-bas ? » Malfoy cligne des yeux, et Harry continue. « De plus, ne veux-tu pas qu'elle apprenne la magie ? »

Malfoy cligne à nouveau des yeux. « Durmstr – »

Il est en train de fléchir. Harry sourit, posant une main sur la hanche de Malfoy et l'attirant vers lui, mais d'une façon moins menaçante, d'autant plus que Malfoy se presse contre lui sans résister, leurs corps s'emboîtant comme les pièces d'un puzzle. « Elle te manquerai trop si elle était à l'autre bout de l'Europe de l'Est, non ? »

Malfoy ne veut pas admettre que Harry a raison, donc il ne répond rien et retrousse légèrement sa lèvre, mais Harry sait très bien que c'est juste pour la forme.

« Tout ira bien, » dit Harry, « maintenant, fais-moi voir la chouette. Je pense que nous devrions encadrer sa lettre. Ce n'est pas ce que font les parents ? »

Malfoy crie pour appeler Pyrrha. Elle descend en trombe les escaliers, agitant quelque chose dans sa main et la mettant sous le nez de Harry, criant, riant et parlant tout à la fois, « Ils m'ont envoyé une lettre, Papa ! Ils m'ont envoyé une lettre ! »

Harry la déplie, regardant Malfoy avec un sourcil haussé. Malfoy hoche la tête, lentement et prudemment, et Harry commence à lire, son sourire grandissant à fur et à mesure qu'il lit les mots familiers :

Chère Mademoiselle Potter,

Nous avons l'honneur de vous informer que vous avez une place...

« Alors, je peux y aller ? » demande-t-elle, un grand sourire aux lèvres.

« Bien sûr, » dit Harry.

Malfoy renifle.

2.

Pyrrha embarque dans le Poudlard Express sans encombre. Et il n'y a aucun journaliste de la Gazette du Sorcier les attendant à King's Cross, comme Malfoy s'en était plaint à la maison.

Luna vient à sa rencontre sur le quai. Elle sourit à Pyrrha et gratte son menton avec une plume qu'elle a sortie de derrière son oreille. « Tu es contente de commencer Poudlard ? » demande-t-elle.

Pyrrha hoche la tête frénétiquement. Elle serre un peu plus la main de Harry.

« Tu ne te sens pas vieux, de la regarder partir pour l'école ? » demande plus tard Luna lorsqu'ils font un crochet pour prendre un thé.

Harry fait tourner son sachet de thé dans la tasse par la ficelle. « Chépa, je pense. C'est comme si... j'allais à l'école il n'y a pas si longtemps. Comme si, j'attendais d'y retourner et de trouver Dumbledore dans la Grande Salle, Rogue souriant d'un air mauvais dans les cachots et de retrouver mon vieux dortoir. »

« Ca te manque ? » demande Luna, soupirant rêveusement. « Des fois j'ai l'impression que ça me manque, mais j'aime de ne pas avoir à y retourner. C'est agréable de travailler avec des gens qui font des voyages en Février pour chercher les Rufflebeaked Flagwicks dans les îles Orkney. »

Harry dit "Ouais" alors qu'il sourit à Luna. Les rails tremblent et la gare siffle alors qu'un train passe à toute vitesse sur les rails devant eux. Luna crie quelque chose à Harry, tapote sa montre, et Harry lui dit au revoir de la main alors qu'elle s'en va pour attraper un Portauloin.

« Tu te sens vieux ? » demande-t-il à Malfoy alors qu'ils sont couchés.

Malfoy relève la tête de là où elle était posée sur le torse de Harry, où sa joue était pressée chaudement. « Quoi ? » dit-il d'une voix traînante, fronçant les sourcils.

« Je veux dire, tu te sens vieux, maintenant que Pyrrha est à l'école ? A Poudlard ? »

Malfoy hume et dépose un baiser sur la mâchoire de Harry. « Pourquoi ? » murmure-t-il contre sa peau. « Tu penses avoir besoin de t'acheter des potions anti-vieillissement tout d'un coup ? »

« Non, » dit Harry. « Je veux juste dire... c'est comme si on y était il n'y a pas si longtemps, mais... en même temps comme si ça faisait très longtemps. Notre fille y est maintenant. C'est... »

Malfoy hausse les épaules, et se remet sur son oreiller. Sa main joue avec les cheveux qui se trouve derrière l'oreille de Harry, les enroulant autour de son doigt et passant ses mains dedans tel un peigne. « Arrêtes de penser à ça, Potter, et dors. Ou prends-moi. Je suis fatigué. Et je me fiche que tu aies une crise émotionnelle. Tu as trente et un ans, tu ne peux pas attendre encore au moins vingt ans ? »

Pourtant, Malfoy n'a pas l'air si calme lorsque le premier hibou de Poudlard arrive trois jours plus tard. Il arrive pendant le dîner, et attend patiemment sur la boîte aux lettres au bout de l'allée jusqu'à ce que Harry prenne l'enveloppe.

« Elle est quoi ? » siffle-t-il, arrachant la lettre des mains de Harry après qu'il l'ai lu tout haut à Abraxas et Viola.

« A Gryffondor ! » dit bruyamment Harry, laissant la fièreté grandir à l'intérieur et lui faire bomber légèrement le torse. « Je le savais. Elle est parfaite pour Gryffondor - MacGonagall doit être ravie, finalement trois générations de Potter ! »

« C'est horrible, » grogne Malfoy, soupirant dramatiquement et enfouissant sa tête dans ses mains, comme s'il avait mal à la tête. Peut-être est-ce le cas, Harry ne sait pas, ou s'en fiche, car c'est juste pour la forme. « Elle est faite pour ma Maison. A Serpentard. »

« Ne penses-tu pas que ce serait un peu bizarre si elle était à Serpentard ? » demande Harry. « Après tout, tu ne figures pas sur les documents et si un Potter était à Serpentard, cela serait... un peu bizarre. Rogue pourrait se poser des questions. »

Draco grogna.

« Je veux être un Serpentard ! » Abraxas rajoute son grain de sel. « Comme Papa ! »

« Je veux pas ! » dit Viola.

« Qu'est-ce que tu veux être ? »

Elle hausse et écrase sa glace dans son bol. « Je sais pas encore. »

Les discussions futiles comme celle-la semble toujours finir de la même manière, avec Harry haletant au-dessus, derrière ou simplement en Draco, grognant son orgasme, leurs membres entremêlés et plein de sueur, Malfoy gémissant, courbant le dos et griffant le dos de Harry, leurs baisers longs et profonds et des fois frénétiques d'intensité.

Cette fois-ci se termine pareille. Malfoy retombe sur le lit, avec Harry sur son torse, leurs cœurs battants à l'unisson, le sort de Silence scintellant et tombant comme un rideau au-dessus de leurs corps.

« Et bien au moins elle est pas à Pouffsouffle, » dit Malfoy.

Les choses ont peut-être changées, mais pas Malfoy.

3.

Malfoy est beaucoup plus fier de lui lorsque la première lettre d'Abraxas arrive par hibou deux ans plus tard. Il agite la lettre sous le nez de Harry, souriant d'un air narquois alors qu'il dit, « Finalement l'un d'eux est dans la meilleure Maison. »

Harry sourit et lève les yeux au ciel. Malfoy n'est pas aussi fringant lorsque Harry murmure un sort d'Attachement et que ses poignets sont attachés à la tête de lit. Il passe sa baguette le long du torse nu de Malfoy. Ce dernier fait passer sa langue sur ses dents et frissonne.

« Fais moins le malin maintenant ? » murmure Harry dans son oreille, entourant le sexe du blond de sa main et donnant un coup sec.

Malfoy fait un bruit étranglé et courbe le dos. « Tais-toi, » gémit-il alors que Harry glisse sa main de bas en haut sur sa verge, assez lentement pour le faire haleter et bouger les hanches, poussant dans l'air. « Tu aimes me tourmenter, » dit-il entre ses dents.

Léchant le téton de Malfoy, Harry répond, « Peut-être » autour de sa peau, appuyant ses dents, souriant lorsque le corps de Malfoy frissonne sous le sien.

Pyrrha leur écrit régulièrement, mentionnant des noms dont Harry se rappelle vaguement, racontant combien elle adore l'Etude des Moldus et l'Arythmancie. Malfoy grimace en lisant les lettres et marmonne quelque chose dans sa barbe à propos d'"Eckeltronics" et d'"inutiles", mais cela fait sourire Harry lorsqu'il voit la grande écriture enfantine de sa fille sur l'enveloppe d'un hibou, et il sait que secrètement Malfoy adore aussi les recevoir. Et Harry était rentré plusieurs soirs trouvant la maison avec une odeur suspicieuse de gâteaux et de bonbons, et Viola léchant les plats avec des restes de pâte à cookies.

Il a envie de dire "Pourquoi n'admets-tu pas que tu envoies des bonbons à Pyrrha et Abraxas?" mais Harry pense que Malfoy aime à penser qu'il est rusé. Il se rappelle, également, les paquets que Malfoy avait l'habitude de recevoir à Poudlard, probablement envoyé par sa mère. C'est presque doux-amer de penser à ça, car aussi agréable que cela puisse être, Harry n'avait jamais reçu de tels paquets. Et maintenant, étant adulte, il n'aura jamais cette chance.

Puis, un soir alors que Harry est assis sur le canapé à regarder le foot à la télé avec Malfoy allongé à côté de lui, la cheminée verdoie et Harry peut voir la tête familière en ressortir, appelant sèchement son nom.

Les entrailles de Harry se serrent. Il fronce les sourcils et s'avance vers la cheminée. « Que voulez-vous, Rogue ? » demande-t-il.

L'œil de Rogue tressaute légèrement, mais vu que Harry n'est plus un de ses élèves, il ne peut plus rien dire. Sauf qu'il trouve toujours le moyen de donner à Harry l'impression qu'il a onze ans et à nouveau en cours de Potions lorsqu'il dit, « Faites attention à ce que vous dites, Potter. Ce n'est pas à propos de vous, mais à propos de votre fils. »

« Qu'y a-t-il à propos de mon fils ? » dit Harry, plissant les yeux. Derrière lui, Malfoy demande quelque chose, mais Harry ne peut l'entendre à cause des sons causés par la cheminée.

« Je pense que nous devrions avoir une petite discussion sur ses résultats scolaires. C'est encore pire que vous au même âge. Vous a-t-il dit qu'il a des résultats médiocres toutes ses classes ? Même Binns a remarqué. »

« Médiocres ? »

« Oui, médiocres ! » siffle Rogue. « Normalement je ne demande pas aux parents pour discuter d'une telle chose, mais nous ne pouvons pas permettre que le fils de l'Elu ait de médiocres résultats après seulement deux mois d'école, n'est-ce pas ? » Les lèvres de Rogue prennent un air narquois. « Vous viendrez dans mon bureau ici à Poudlard vendredi soir. » La tête de Rogue disparut. Harry retira la sienne, mais le visage de Rogue réapparut un bref instant dans les flammes vertes pour dire, « Et Potter – amener votre femme. »

4.

Il y a toujours eu plus de neige en Ecosse à ce moment de l'année qu'au nord de Londres. Harry avait oublié les énormes bans de neige, quelques fois passant au dessus des collines, d'autres fois rien d'autre que des vagues blanches.

Il avait également oublié combien l'école était loin du point de Transplanage.

« Tu vas bien ? » dit-il, jetant un œil sur Malfoy qui marchait péniblement dans la neige derrière lui.

« Bon Dieu, pourquoi on n'a pas pris de Portauloin ? » dit Malfoy. Ses dents claquent lorsqu'il parle et il resserre son écharpe sur son visage. Ses mots sont étouffés alors qu'il dit quelque chose d'autre, et de dessous sa capuche et son bonnet seuls son nez et ses yeux sont visibles.

Harry ralentit pour permettre à Malfoy de le rattraper. Il marche dans la neige jusqu'au sommet de la colline, d'où il peut apercevoir les tourelles familières des tours du château.

Le château est illuminé de blanc et de bleu, contrastant avec l'eau noire du lac et le ciel encore plus noir, rempli de milliers d'étoiles brillantes, toutes froides et vives, mais faisant briller la neige comme de la poussière de diamant.

« C'est magnifique, » dit Harry.

« C'est froid, » dit Malfoy. « Vaut mieux qu'il y ait une bonne raison. Je préférerais être à la maison où il fait chaud et ne pas avoir à payer une baby-sitter. »

« Mme Figgs a dit que c'était pas la peine, » répondit Harry.

« Nous devrons quand même la payer. »

Harry se retient de dire que c'est lui qui rapporte l'argent, et se contente de secouer la tête et de sourire derrière son écharpe. Il tend sa main à Malfoy, qui la saisit. Leurs mitaines les empêchent de se tenir correctement et Malfoy perd à nouveau du terrain, son souffle lourd et profond créant de la fumée dans l'air comme des nuages.

Ils traversent les barrières de protection. Harry peut distinguer les différents sorts, après tout le travail sur le terrain qu'il a effectué, la façon dont les barrières provoquent des vaguelettes autour de leurs corps, des vagues de magie dans l'air réagissant à leurs corps. Harry marche devant Malfoy, montant les marches vers le château, imaginant sa propre enfance, montant et descendant ces marches il n'y a pas si longtemps, Ron et Hermione avec lui, riant et jetant des boules de neige, rendant visite à Hagrid, se promenant en parlant autour du lac.

Il s'arrête sur un palier et lève les yeux vers le château. Les fenêtres brillent jaune, perçant par centaines la pierre sombre, telles un appât qui l'attire. Il sourit lorsqu'ils atteignent la grande porte. Les voix d'enfants, de professeurs, de fantômes, et d'une centaine d'elfes dans les cuisines, les souris dans les murs, et aussi les secrets. Le château hume d'activité ; les murs n'ont jamais été morts.

Harry pénètre dans le château, sentant la chaleur envahir son corps. Il commence à baisser sa capuche et à desserrer son écharpe lorsque les mains de Malfoy l'arrêtent.

« Non, » siffle-t-il. « Ils vont te reconnaître. »

Harry soupire, mais garde sa capuche levée. Ils suivent un groupe de Serpentards descendant l'escalier menant aux cachots, et passent à côté d'un groupe de Pouffsouffles, qui regardent et montrent du doigt les deux étranges adultes marchants vers les cachots. Harry reste à l'affût d'une tête blonde, ou d'un garçon brun à lunettes, mais il sait que Abraxas et Pyrrha sont probablement dans leurs dortoirs respectifs, confortablement installés devant la cheminée avec leurs amis.

Sa poitrine se serre un peu plus alors que les souvenirs émergent. Il se rappelle être passé à côté de cette colonne alors qu'il allait en retenue avec Rogue, année après année, ou ici – Ron et lui s'étaient cachés derrière celle-là une fois en troisième année.

Ils s'arrêtent devant le bureau de Rogue. Harry regarde Malfoy, dont les yeux se sont voilés et qui regarde la porte les yeux dans le vide. Les nœuds de son estomac se serrent un peu plus à l'idée de voir Rogue, à l'idée d'être ici avec Malfoy.

Il respire un bon coup, et toque.

La porte s'ouvre promptement, et Harry passe le premier.

Le bureau de Rogue sent toujours l'alcool décapant, la fumée persistante de moisissure, la mort et les livres. Harry reste debout là, incertain de ce qu'il doit faire jusqu'à ce que le fauteuil qui se trouve derrière le bureau de Rogue se tourne et qu'il dise, « Entrez donc et restez un moment, Potter. »

La porte se referme en claquant, et Harry voit Abraxas assis sur une chaise à côté du bureau de Rogue. Harry lui sourit, mais le visage d'Abraxas reste vide de toute émotion, dur. Il enlève sa capuche, son écharpe et ses mitaines, passe une main dans ses cheveux et s'assit sur une des chaises.

Malfoy a le même visage qu'Abraxas. Rogue doit sans aucun doute remarquer la ressemblance entre les deux, la façon dont leurs sourcils se froncent, dont leur bouche s'étire vers le bas lorsqu'ils se renfrognent, mais ressemblant presque à un air boudeur. Et de plus, Malfoy est là, s'asseyant sur une chaise entre Harry et Abraxas.

« C'est bien ce que je pensais, » dit lentement Rogue, souriant sombrement, « mais je n'y croyais pas jusqu'à ce que je le vois de mes propres yeux. Vous êtes l'épouse secrète de Potter, Malfoy ? »

Malfoy ne dit rien, mais ses lèvres serrent un peu plus.

« Il faut toujours que vous fassiez les choses différemment, n'est-ce pas Potter ? » dit Rogue alors qu'il se penche de façon menaçante au-dessus de son bureau. « L'Elu ne peut pas avoir de famille normale, n'est-ce pas ? »

« Cela ne vous regarde pas, » dit succinctement Harry. « Je pensais que nous étions ici pour parler de mon fils. »

« Oh, c'est le cas, » dit Rogue, « mais également à propos de vous. »

« Qu'est-ce que vous voulez dire ? » demanda sèchement Harry.

« Je veux dire que, votre fils, » les yeux de Rogue s'attardent sur Abraxas, qui reste assis renfrogné sur sa chaise, « a apparemment quelques… difficultés avec vous. »

Harry cligne des yeux. « Quoi ? »

Rogue arque un sourcil. « Et bien ? » demande-t-il à Abraxas.

« Pédés, » murmure-t-il, ne regardant ni Harry ni Malfoy, pas même Rogue. Ses doigts se resserrent sur le cuir de sa chaise, et il semble pale, petit, et même légèrement vert et malade.

L'estomac de Harry se serre. « Quoi ? » siffle-t-il. « De quoi est-ce que tu parles, bordel ? »

Les longs doigts de Rogue tapotent sur une pile de papiers, encore et encore. « Dites-moi quelque chose, Potter, vous envoyez vos enfants dans cette école et vous vous attendez à ce qu'ils soient complètement à l'aise avec le fait qu'ils aient deux… pères pendant que leurs camarades les harassent continuellement sur leur 'mère' – »

« Nous avons un Guard – »

« Votre secret le restera, » dit Rogue d'une voix soyeuse, « Et vos enfants ne le révèleront pas, naturellement, mais n'auriez du vous pas vous poser des questions sur les préjudices de leurs camarades envers des choses qui pourraient les affecter plus qu'on ne pourrai le croire ? » Il se leva en faisant racler sa chaise sur le sol alors qu'il se tournait pour quitter la pièce. « Vous avez fait tout ce chemin, pourquoi ne pas parler avec votre fils un moment avant de partir. »

Et Rogue a pratiquement déjà passé la porte lorsqu'il se retourne et dit, « Malfoy ? Je pensais que vous auriez trouvé mieux que Potter. »