Titre : Les Choses Qui Changent [16/26
Rating : NC17
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Persos à JKR et histoire à eutychides (voir profil pour le lien vers le site de l'auteur).
Résumé : Après Poudlard, tout change.
Avertissements : Slash HP/DM, Mpreg, langage.
1.
Harry reste à la maison, et lorsque Lavande arrête de venir après le troisième jour, il continue quand même, incapable de ne serait-ce qu'aller à l'épicerie parce que Malfoy ne s'est toujours pas réveillé.
La nuit, il reste assis sur le lit, entre deux crises de pleurs du bébé, et il tient la main froide et moite de Malfoy, la serrant gentiment. Il essuie la sueur qui se forme sur le front du blond, et regarde son torse, pour s'assurer qu'il respire, que la fièvre ne l'emporte pas.
Quelques fois, Malfoy soupire ou gémit, mais il ne se réveille jamais. Des fois, il s'agite, bougeant ses bras et ses jambes, mais il ne se réveille pas. Il ouvrirai ses lèvres craquelées, laissant échapper un son étranglé, Harry essayerait de le réveiller, de secouer ses épaules, de porter un verre d'eau à ses lèvres, mais ça ne marche pas.
« Harry, » dit Hermione, touchant son épaule. « Harry, vient dîner. »
Il secoue la tête.
Hermione est venue pour la journée, peut-être plus. Il peut l'entendre en bas, nettoyant et parlant avec ses autres enfants, des fois venant à l'étage pour aider Harry avec le bébé. Malfoy reste allongé là, mou et sans vie lorsque Harry le redresse contre la tête de lit de façon à pouvoir nourrir le bébé.
« Si seulement tu pouvais te voir, » marmonne Harry, tenant le bébé contre le torse de Malfoy. C'est un garçon, et regardant son fils, son visage rouge et pincé, il pense James, mais vu que Malfoy ne se réveille pas pour le confirmer, ce n'est rien d'autre qu'une pensée, un espoir.
Hermione se tient dans l'embrasure de la porte avec un plateau repas. « Je t'ai amené ça. Mange quelque chose, s'il te plaît Harry. Prend une douche. Je m'occuperais du bébé. Tout se passera bien. Malfoy ira bien. Lavande dit qu'il n'y a rien que l'on puisse faire pour le moment – son… état – il va s'en sortir. C'est Malfoy. Il s'accroche toujours. »
Harry lance à Malfoy un long regard persistant, souriant tristement vers lui et sa peau grisâtre, des gouttes de sueur se formant sur son front. Son visage est émacié et son ventre toujours distendu. Ses doigts agrippent le drap et ses yeux sont clos avec force. Harry sait que Malfoy souffre. Il aimerait faire plus que ça, que cette attente.
Il se douche rapidement, suffisamment pour laver la crasse de son corps, suffisamment pour rafraîchir sa peau sous le jet glacé, avant de revenir. Il mange son repas, l'engloutissant rapidement, puis prend le bébé dans ses bras, qui le réclame en pleurant. Il sort dans le couloir, ne s'éloignant jamais très loin de Malfoy, au cas où quelque chose arriverait, mais suffisamment pour que Viola, Abraxas et Pyrrha sachent qu'il ne les a pas abandonné. Ils vont tous bien, prenant soin d'eux-mêmes avec l'aide d'Hermione, regardant la télé, jouant dans le parc, et Pyrrha a commencé à ramasser les habits sales traînants dans la maison et à les laver ainsi que les couches, Harry soupçonne avec l'aide d'Hermione et également celle de Ginny, lorsqu'il voit plusieurs personnes rousses venir les jours suivants, semaines suivantes, il ne sait plus.
« Tu me manques, » dit Harry à Malfoy tous les soirs. « Je t'aime. Bon Dieu, guéris Malfoy, » insiste-t-il. Il veut embrasser Malfoy, mais il n'a pas le courage de faire plus que déposer de brefs baisers sur son sourcil chaud, qui a le goût de sel et de renfermé. Il met sur les lèvres du blond le baume que Hermione a suggéré, et change ses robes avec un Lepicorsus.
Il sent mauvais, le sang, la pisse et la sueur, entre autres.
« Tu devrais lui faire prendre un bain, mon pote, » dit Ron, un jour.
Harry ne peut plus compter les jours. Les heures à souhaiter que Malfoy se réveille se transforment en jours lorsque le bébé n'arrête pas de pleurer, qui à leurs deviennent de plus en plus de jours où il voit Hermione, Ron, un Wesley ou deux, où même Luna, et souvent Lavande, ici, aidant. Abraxas et Pyrrha ne sont pas encore retournés au Poudlard, ni Viola à son école moldue, donc il n'a pas du s'écouler plus d'une semaine, deux peut-être, mais cela semble faire une éternité.
Le bébé dort, mais Harry laisse la porte de la salle de bain connectée à la chambre ouverte, de façon à pouvoir entendre chaque bruit, juste au cas où. C'est difficile de déshabiller Malfoy, avec et sans Levicorpus, et le brun n'ose pas utiliser un sort de déshabillage, trop inquiet pour la santé du blond. Son visage est peut-être horrible, mais son corps est encore pire. Harry essaye de ne pas y penser alors qu'il plonge Malfoy doucement dans l'eau fraîche.
Malfoy frissonne. Le souffle de Harry se coupe, espérant, attendant, mais rien de plus. Il exhale lentement et avec ses mains douche le corps de Malfoy. L'eau amplifie le son, chaque goutte tombant du robinet, chaque soupire endormi du blond.
L'eau rosit et sent un mélange de sang et de bulles fleuries que Harry a ajouté, et le savon qu'il passe sur la peau de Malfoy, si pale qu'elle apparaît presque transparente sous la lumière artificielle.
Il entend le bébé commencer à se réveiller, un son très faible, puis il entend Malfoy se réveiller aussi, un gémissement bien audible. Partagé, il reste avec Malfoy, parce qu'il a peur que le corps de Malfoy glisse dans l'eau, et qu'il se noie.
« Draco ? » essaye-t-il.
Son cœur s'arrête de battre lorsqu'un œil s'ouvre, et que des lèvres asséchées marmonnent, « Potter ? »
2.
Malfoy guérit. Harry lui achète du gâteau au chocolat et du jus de citrouille qu'ils mangent dans le lit. Il sourit lorsqu'il regarde le blond. Il touche les mains de Malfoy, son cou, son genou, content que la fièvre soit tombée.
Il se repose et lorsqu'il est réveillé, il se plaint de s'ennuyer entre deux crises de pleurs du bébé.
« Lui as-tu déjà donné un nom ? » demande Malfoy, regardant le bébé sucer son téton à travers des yeux à demi-fermés, jetant un bref coup d'œil à Harry.
« Non, » répond le brun, mais Malfoy se contente de rire.
« Je t'ai entendu, » dit-il d'une voix traînante, sa voix encore rocailleuse, « je sais exactement comment tu veux l'appeler, Potter. »
Le visage de Harry lui paraît un peu plus chaud, et la pièce semble s'être rétrécie depuis tout à l'heure.
« Alors appelles-le James, » dit Malfoy. « Cela semble approprié, pour le dernier. »
Malfoy est assez remit pour commencer à s'occuper de la maison durant les derniers jours qui précèdent le départ de Pyrrha et Abraxas pour Poudlard, les aidant à faire leurs bagages, envoyant Harry en course sur le Chemin de Traverse à la dernière minute parce qu'Abraxas a oublié d'acheter un des livres demandés pour les cours d'Enchantements, puis à l'épicerie lorsqu'ils sont à court de beurre et de confiture. Harry est vraiment soulagé que les choses s'améliorent et redeviennent doucement normales, même avec une personne supplémentaire dans la famille.
Il ne dort pas très bien, mais il dort plus maintenant que Malfoy se lève la nuit pour aller chercher le bébé, pour le bercer, lui faire faire son rot, changer sa couche ou lui donner à manger.
« Pourquoi je peux pas aller à Poudlard ? » se plaint Viola, errant dans la maison. « Je veux pas aller à l'école moldue cette année. C'est ennuyant. »
« Tu pourras y aller l'année prochaine, » lui dit Harry. Dans la salle à manger, entouré de robes et de livres, il voit Malfoy enfouir des paquets de chocolat et autres bonbons dans la malle d'Abraxas, faisant ça en secret comme si Harry ne savait pas ce qu'il faisait.
Après que Viola ait elle-même reprit l'école, Harry reprend le travail au Ministère. Son bureau est submergé de piles de papier. Il regarde Ron, qui sourit bêtement.
« Ils t'ont retiré du terrain, j'imagine, pour punir ton absence. Désolé, mon pote. »
Ça ne déplaît pas tant que ça à Harry. C'est un agréable changement de rythme, après avoir du s'occuper du bébé toutes les 2-3 heures. Il s'incline sur sa chaise et soupire, content.
Un jour de début Décembre, il rentre à la maison, accroche sa cape au portemanteau et enlève ses bottes boueuses, laissant des traces partout autour de la cheminée.
« Y'a quelqu'un ? » appelle-t-il, son estomac commençant à se serrer d'inquiétude. La dernière fois qu'il avait trouvé la maison comme ça, Malfoy était parti. « Y'a quelqu'un ? »
« En haut ! » crie Viola, sa tête dépassant de la porte de la chambre de ses parents.
Il monte les escaliers en courant, deux marches à la fois, et se précipite dans la chambre. Il manque de s'écrouler au sol lorsqu'il aperçoit Malfoy allongé sur le lit, aussi blanc que les draps, immobile. Près de son bassin, se trouve une grosse tâche de sang, si sombre qu'elle en est presque noire.
Viola le regarde, un sourcil tressautant d'angoisse, et les yeux larges et humides. « Pap- Papa – Je suis rentrée de l'école et il était comme ça et – »
« Tout va bien, » dit Harry, passant un bras autour de ses épaules alors qu'il se dirige vers Malfoy, incapable de dire autre chose. « Tout va bien. »
3.
Malfoy ne guérit pas, mais sa condition n'empire pas non plus.
Lavande passe tous les jours à quatre heure tapante avec son sac de cuir noir rempli de potions et d'instruments, certains ressemblants plus à des instruments de tortures du Moyen-Âge qu'à des outils qu'utiliserait un Médicomage. Elle claque sa langue et tâte Malfoy et dans ses jours lucides, il gémit ou se plaint faiblement, mais dans ses jours brumeux, il réalise à peine qu'elle est là.
Harry attend, impatient, un remède, un mot, quelque chose, n'importe quoi.
« La potion qu'il a prit à semer la pagaille dans son organisme, » dit Lavande, buvant son thé. « Il y avait des hémorragies internes et externes. Mon Dieu, Harry, il y a beaucoup de dégâts. »
« Et bien dis-moi ce qu'il faut faire ! » dit sèchement Harry.
« Je sait pas ! » crie Lavande. James commence à pleurer, Harry le prend à bras et le berce doucement, faisant les cent pas dans la cuisine pour calmer le bébé.
« Dis-moi comment le remettre sur pied, » insiste Harry.
« Je ne pense pas que tu puisses, » dit Lavande lentement. « Je suis désolée. C'est… C'est une manière horrible de partir. » Elle grimace, soupire bruyamment puis s'en va, peu après, sans un mot de plus.
Au début des vacances de Noël, Hermione va chercher Pyrrha et Abraxas à King's Cross. Elle, Ron et Peter, et maintenant Paul aussi, viennent manger. Harry n'a pas beaucoup d'appétit, même si le ragoût de Hermione sent délicieusement bon : du poulet crémeux au curry, épinards et pommes de terre.
Ils mangent dans un silence pesant, ponctué de conversations sur le temps et les vacances. Malfoy n'est pas mentionné, jusqu'à ce que Harry aide Hermione à débarrasser la table et qu'elle demande, « Tout va bien ? »
« Tout va bien, » marmonne Harry.
Ron l'observe attentivement et pose une main hésitante sur l'épaule de Harry. « Je sais – et bien, je veux dire, je déteste toujours Malfoy, mais… »
« Tout va bien, » répète Harry. « Tout ira bien. Je m'en assurerai. »
Malfoy manque Noël, allongé dans leur lit. Harry peut à peine supporter de dormir dans le même lit, car il a peur de se réveiller à côté d'un Malfoy raide et froid avec des yeux gris fixant le plafond, mais il a peur de laisser Malfoy seul pour mourir.
« Je vais te remettre sur pied, » promet-il, serrant la main de Malfoy. Il la porte à sa bouche et dépose un baiser sur la paume. « Je te promets, je ferai tout mon possible, Draco. »
Malfoy cligne des yeux et ses lèvres tressautent. Il commence à parler, mais ses mots sont si inarticulés que Harry ne comprend pas. « Chuuut, » murmure-t-il, plaçant un doigt sur les lèvres du blond. « Repose-toi. »
Harry ne reprend le travail que lorsque Stebbins donne un coup de cheminette et menace de le renvoyer du Département des Aurors. Son poing tremble et sa voix encore plus, mais il répond qu'il sera là Lundi.
Ginny suggère qu'il essaye d'embaucher Dobby. C'est la mi-Février, après un anniversaire stoïque et solennel pour Viola, célébrant ce fameux onzième anniversaire, il appelle Ginny et lui demande de surveiller James et Viola.
« Je dois sortir, » dit-il.
« C'est pas grave, » répond Ginny. « Tu n'as pas à te justifier, Harry. Va prendre l'air un moment. Personne n'ira nulle part. »
Il n'a même pas besoin d'exprimer son inquiétude pour Malfoy, que quelque chose pourrait arriver à n'importe quel moment. Le blond boit à peine, mange à peine, se contente de dormir, gémit de temps en temps, est quelques fois assez fort pour aller lui-même dans la salle de bains faire ses besoins, mais la semaine dernière Harry a entendu un bruit de chute dans la soirée, et a découvert que Malfoy avait fait ça, avant de s'évanouir sur le carrelage et de s'ouvrir le crâne.
Il transplane sur le mont le plus proche de Poudlard et marche dans le froid, la pluie, ne prenant même pas la peine de conjurer un parapluie. Il laisse l'eau froide couler le long de son visage, un souvenir du froid qui envahit son propre corps, sa propre maladie.
Les elfes de maison sont surpris de le voir, mais certains d'entre eux le reconnaissent. Ce n'est que lorsqu'il entend une voix aigue familière s'écrier, « Harry Potter ! » qu'un léger sourire apparaît sur le visage du brun.
« Dobby, j'ai une proposition pour toi, » dit-il. Il dit à Dobby son prix, sept noises par mois et une paire de chaussettes. Dobby accepte gracieusement, se courbant très bas et claquant des doigts, disparaissant avant même que Harry n'ait le temps de le remercier.
Harry retraverse les cachots, remonte l'escalier principal vers le Grand Hall et la porte du château. Quelques élèves traînent dans les couloirs à cette heure, mais la plupart sont partis se coucher. L'idée de passer voir Pyrrha et Abraxas traverse son esprit, mais il ne pense pas que ce soit une bonne idée, et qu'il est trop tard.
Resserrant sa cape, il a presque atteint la porte principale lorsqu'une voix l'arrête.
« Et que pensez-vous faire, traînant ici, Potter ? » siffle Rogue dans son dos.
Harry reste figé un moment, avant de se retourner lentement vers Rogue, réalisant quelque chose d'important. « Avez-vous un moment, monsieur ? »
4.
Malfoy rate beaucoup de choses.
Il rate les premiers mots de James, ses premiers pas, s'accrochant aux canapés et aux chaises tandis que Harry regarde la télé après le travail, dînant rapidement avant d'aller vérifier que Draco va bien. James sourit à Harry, qui applaudit et lui dit combien il est fier de lui, mais ce n'est pas la même chose sans Draco, qui devrait assister à ça, lui aussi.
Il manque le premier anniversaire de James, lorsque Harry fait un gâteau, espérant attirer Malfoy hors de son sommeil plus profond que d'habitude. Dobby le décore de grosses bougies jaunes et James fixe le gâteau, incertain de ce qu'il doit faire jusqu'à ce que Harry, Viola, Pyrrha et Abraxas l'aident à souffler les bougies.
Il rate les préparatifs de Viola pour partir à Poudlard. Malfoy fixe Harry à travers des yeux vitreux alors que le brun lui relis la lettre d'acceptation de MacGonagall que Viola a reçu. Viola la lit également à haute voix, trop heureuse de pouvoir finalement se joindre à ses frère et sœur, mais Malfoy ne fait pas grand chose autre qu'un vague sourire, l'esprit ailleurs, comme c'est souvent le cas, essayant de bloquer la souffrance perpétuelle qui envahit son corps.
Il rate l'ouverture de l'enveloppe de Viola, qui se plaint d'avoir été Répartie à Serpentard. Lorsque Harry la lit, cette nouvelle est dépassée, car la lettre de Pyrrha est arrivée la veille, faisant remarquer, légèrement ironiquement, que Abraxas ne semblait pas apprécier avoir Viola dans sa Maison.
Il rate le deuxième Noël, et maintenant, Harry a l'habitude d'avoir ce sentiment d'angoisse qui lui noue l'estomac, que Malfoy pourrait mourir à tout moment. Il s'y attend presque, mais Malfoy s'accroche à lui. Une fois, en Janvier, Harry se réveille, touché par quelque chose d'étrange, griffant son bras. Il se réveille et se frotte les yeux, cherchant ses lunettes sur la table de chevet avant de réaliser que Malfoy agrippe son bras, frénétiquement et avec beaucoup plus de force qu'il ne l'aurait imaginé.
Il le prend dans ses bras, alors que le blond sanglote et tremble, les seuls mots qu'il réussit à prononcer étant, « Fais que ça s'arrête, » avec de se mettre en boule et de s'endormir, les spasmes continuant à le faire pleurer.
Harry essaye de penser à envoyer des bonbons aux enfants, mais la plupart du temps c'est Dobby qui lui rappelle de joindre des chocolats aux courtes lettres qu'il envoie. Rien de neuf. Je vais bien, James a appris comment allumer la télé tout seul. Papa va bien.
Aux vacances de Pâques, Pyrrha reste à Poudlard. Harry est envahit par un sentiment doux-amer, car il sait qu'elle grandit et qu'elle a ses propres amis, mais en même temps, il la voit toujours comme le bébé criard, gigotant dans ses bras, assez petite pour tenir sur ses genoux.
Abraxas revient à la maison et donne à Harry une lettre chiffonnée sortie de sa poche. « Professeur Rogue a dit que c'était pour toi, » marmonne-t-il.
J'ai un échantillon de potion de test presque prêt.
La poitrine de Harry se gonfle d'espoir.
Lorsque les enfants reviennent en Juin, Viola ramène un paquet de Rogue. « Je ne sais pas ce qu'il voulait te donner, » dit-elle, « mais il a dit que c'était important. »
Harry déchire le papier, ouvre la fiole et se précipite à l'étage pour l'administrer à Malfoy.
