Wouah ! O.O 35 reviews en moins de 24h les gens ! J'arrive pas à y croire ! C'était une blague, ce chantage ! Ouais, humour pas drôle, je sais, mais c'est les partiels qui s'accumulent… Il vous plait tant que ça mon Adam ?
Bon, vu la réaction, j'ai décidé de mettre le chap 2 plus vite que prévu… au départ je devais attendre la semaine prochaine !
Ah, concernant le physique d'Adam… Personne ne ressemble à ses oncles ou tantes ici ? Moi gamine j'étais le portrait craché de ma tante ! Et puis zut, Adam est blond aux yeux bleus, point barre !
Bonne lecture^^
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- C'est impossible ! Bon sang, regarde-le Potter ! Comment un gosse aussi adorable pourrait être le fils d'un psychopathe pareil ?
- Tu oublies que Bellatrix est sa mère aussi, et d'ailleurs il ressemble pas mal à la tienne… Mais on va pas y passer des heures, tu viens avec moi au Ministère. On va voir ce que…
- Il en est hors de question Potter ! Je sais très bien ce qu'il l'attend là-bas ! Si en plus c'est mon cousin, tu peux toujours rêver pour que je te laisse l'emmener ! Ce n'est qu'en enfant !
- Un enfant qui a été capable de détruire ta cigarette sans dire un mot ! Réfléchis, Malfoy, je m'occupe de gamins, tu crois vraiment que je laisserai lui faire du mal ? ! Je veux juste m'assurer qu'on ne court aucun danger !
- Mais comment veux-tu qu'un gosse soit dangereux ? ! Et puis tu ne sais même pas si c'est vraiment lui !
- Raison de plus pour aller au Ministère le vérifier !
- J'ai dit qu'il n'en était pas question ! Et d'ailleurs, tu n'as aucune autorité pour donner des ordres chez moi ! Tu n'es pas Auror, et j'en ai rien à faire de ton statut du Sauveur du monde !
- Bordel Malfoy tu… !
Harry s'interrompit brusquement. Ou plutôt, ses lèvres continuaient à s'agiter, mais plus aucun son n'en sortait. Stupéfait, Draco ouvrit à son tour la bouche, mais sans résultat. Ils baissèrent tous les deux les yeux. Adam les observait, visiblement pas très content de les entendre crier alors qu'il voulait dormir. Le brun finit par hausser les épaules d'un air agacé et tourna les talons en direction de la cheminée, fermement décidé à retourner au Ministère et ramener quelques Aurors sur place… La plaque d'aération se referma avec un claquement sec, condamnant le conduit. Potter s'immobilisa, les yeux écarquillés. Le blond, lui, se mit à bercer doucement l'enfant entre ses bras.
- C'est bon, Adam, c'est rien, on s'est toujours disputé. C'est pas grave…
- Bon, au moins on peut reparler normalement. Tant qu'on ne hurle pas… Par contre, impossible de transplaner. Il a dû le bloquer en même temps que la cheminée. Et je parie que je ne pourrai pas sortir par la porte. Tu as encore des doutes ?
- Et je peux savoir pourquoi il voudrait te garder ici, hein ?
Le jeune hésita et poussa un soupir en se massant la nuque. Un flot de sifflements rauques s'échappa de ses lèvres. Draco retint un frisson à la dernière minute. Hum, Le Fourchelangue était assez perturbant chez un enfant, mais ça ne s'arrangeait pas chez un homme adulte au charme de Potter… bien que différemment. Adam sembla bougonner un instant, le visage niché au creux du cou de Malfoy, avant de relever la tête, les yeux pleins de sommeil. Il bâilla longuement avant de marmonner une réponse. Harry haussa un sourcil surpris. Son hôte claqua sa langue contre son palais, impatient.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il dit ?
- Euh… Il est content que quelqu'un parle comme lui, même s'il comprend l'anglais. Et… il attend qu'on ait fini de se disputer pour qu'on aille s coucher. Tous les trois. Ensemble.
- Pardon ?
- C'est pour ça qu'il ne veut pas que je parte. Parce qu'il veut… que je dorme avec vous.
Draco en resta bouche bée, mais l'enfant acquiesça mollement. Les deux adultes se dévisagèrent, indécis. Il voulait vraiment qu'ils passent la nuit ensemble ? D'accord, cela faisait sept ans qu'ils ne s'étaient pas vus, et ils avaient réussi à tenir dix minutes avant de se hurler dessus, mais de là à rester dans le même lit ? Pendant plusieurs heures ? Mais ils allaient s'entretuer ! C'était totalement impensable !
Mais Adam émit une plainte. Ses paupières se fermaient par à-coups et il luttait visiblement de toutes ses forces contre le sommeil. Aussitôt, Malfoy glissa une main dans ses cheveux pour le serrer un peu plus contre lui. Ses yeux gris foudroyèrent Harry.
- Alors qu'est-ce que tu attends ? On va se coucher ! Tu vois bien qu'il ne tient plus debout !
- Mais…
- Potter, je n'hésiterai pas à t'assommer pour t'enchaîner à mon lit *hum, charmante perspective…* alors à ta place je me déciderais vite !
- Bon, bon, d'accord… Laisse-moi juste le temps d'envoyer u mot à Kingsley si tu ne veux pas le voir forcer ta porte.
Le blond se contenta de grogner, mais ne protesta pas lorsqu'il lui emprunta Caesar une dernière fois pour l'envoyer au Ministère. Il se leva avec précautions alors que Potter mordillait sa lèvre inférieure pour retenir un sourire, une étincelle amusée au fond des yeux. Si jamais on lui avait dit qu'il verrait un jour le Prince des Serpentards se comporter comme une mère poule… Adam se redressa, ses frotta les yeux, cala un peu plu son nounours sa gauche et tendit le bras… pour refermer sa petite menotte sur le pull d'Harry. Puis, avec un soupir de satisfaction, il se rendormit contre Draco, sans lâcher sa prise.
Après un nouveau moment d'hésitation, les deux anciennes Némésis se dirigèrent vers la chambre du maître des lieux dans un magnifique ensemble – Draco dut serrer les dents pour ne pas hurler de douleur lorsque la pointe émoussée d'une épée, accrochée à une armure décorative, s'enfonça dans ses côtes et Harry faillit perdre un œil à cause de l'angle d'un tableau vengeur. Lorqu'enfin il réussirent à atteindre le lit, ils ôtèrent simplement leurs chaussures avant de se glisser sous la couette, Adam, installé entre eux. Celui-ci émit d'ailleurs un ronronnement de bien-être, se pelotonnant un peu plus contre le torse du blond. Dans son sommeil, il attrapa la main du brun et la tira par-dessus lui jusqu'à la poser sur celle, bien plus pâle, de Malfoy. Ainsi entouré, coincé entre les deux corps rassurants des adultes, il se blottit une dernière fois au milieu du matelas avant de s'immobiliser définitivement avec un dernier soupir.
Raide comme un piquet, Draco ne bougea pas d'un cil. Il se concentrait exagérément sur sa respiration pour ne pas commettre de bêtises, pour ne voir que l'enfant endormi contre lui… Mais bordel, c'était impossible de se concentrer sur autre chose que les doigts sur les siens ! Merlin, depuis quand Potter avait-il la peau aussi chaude ? Il avait l'impression qu'elle pouvait le brûler d'une seconde à l'autre ! Bon, c'est vrai que lorsqu'il le touchait auparavant, c'était soit pour le frapper, soit pour le bousculer, ou pour lui jeter un sort, ou… bref, il n'avait jamais vraiment fait attention à sa température corporelle. Quelque part, ça ne l'étonnait pas vraiment. Cette chaleur s'accordait parfaitement avec son caractère. Il se demandait juste si tout son corps était aussi chaud… Woh, du calme, on parle de Potter là !
La main sur la sienne remue, le faisant brusquement sursauter. La voix d'Harry s'éleva aussitôt, basse et apaisante.
- Détends-toi un peu, Malfoy, je vais pas te manger…
- Mais qu'est-ce que tu fous ?
- Tu voulais des cours, non ? Et comme j'ai l'impression que je ne vais pas repartir demain…
- Pardon ?
Les doigts dorés s'immobilisèrent et un silence gêne plana dans la chambre. Draco fronça les sourcils. Sa voix siffla, tout doucement, mais clairement menaçante.
- Potter… Qu'est-ce qu'Adam t'a dit que tu ne m'as pas traduit ? Ne crois pas que comme je ne le comprends pas tu vas pouvoir me mener en bateau… D'abord, tu tiens absolument à l'emmener au Ministère, persuadé qu'il va reprendre le flambeau de son prétendu père, mais dès qu'il te dit trois mots tu laisses totalement tomber – alors que tu es encore plus buté qu'un troupeau d'hyppogriffes – et tu acceptes même de dormir ici avec moi et de m'aider… Alors qu'est-ce que tu me caches ?
Même dans le noir et séparés par l'enfant, il aurait pu jurer voir ses joues rougir violemment. La main de Potter se remit en mouvement, entrelaçant ses doigts aux siens. Malfoy se crispa u peu plus, mais il se contenta de guider son index vers le visage d'Adam pour le passer le long de son nez, plusieurs fois.
- Les enfants aiment bien qu'on leur fasse ça. Les tout-petits, surtout, ça les aide à s'endormir, mais ça permet aux plus grands de ne pas se sentir trop seul la nuit…
- Réponds-moi, Potter, ou je t'arrache les doigts un par un avec les dents.
- Hum… Très bien… Juste un dernier truc avant. Tu as vraiment l'intention de garder Adam avec toi ? Tu ne le connais pas après tout, et on adopte pas un enfant sur un coup de tête. Surtout s'il s'agit du fils de Voldemort.
- Arrête avec ça, Potty. J'en ai rien à faire de qui sont ses parents. Je sais juste que je ne peux pas le laisser. Et que ça, ce n'est pas la magie qui m'y force. Maintenant, si tu ne dis pas immédiatement ce que tu as voulu me cacher, je te jure que je mets ma menace à exécution.
Harry soupira.
- Il t'a appelé Papa.
- … Quoi ?
- Papa. Je crois qu'il a bien compris tes intentions et qu'il s'est attaché à toi.
Draco resta silencieux quelques secondes. Dans sa poitrine, son cœur était en train de lui jouer un drôle de tour. On aurait dit qu'il avait doublé de volume et qu'il cherchait à sortir de son corps… Un sourire étira doucement ses lèvres et il se pencha pour déposer un baiser sur le front de l'enfant. Papa, hein… Les doigts du brun mêlés aux siens effleurèrent sa joue dans le mouvement, mais il fit mine de ne pas l'avoir remarqué. Par contre, si ce que lui avait dit Potter provoquait toutes ces sensations étranges en lui, ça n'expliquait toujours pas…
- Et pourquoi est-ce que ça t'aurait fait changer d'avis ?
- Euh… J'ai trouvé ça mignon ?
- Potter, t'as commencé à me dire la vérité alors continue. Qu'est-ce qu'il a dit d'autre ?
- Ça ne va pas te plaire.
- Rien à faire.
- Bon… Eh bien… Adam… m'a appelé "Dad".
A nouveau, le silence s'installa dans la pièce. Mais Harry sentit nettement la crispation des doigts entre les siens et se hâta de poursuivre en chuchotant, son pouce dessinant de petits cercles apaisants sur le dos de la main pâle.
- Attends, ça ne veut peut-être rien dire. Je ne pense pas qu'il prenne tous les hommes qu'il croise pour ses parents, son ton était vraiment très affectueux quand il t'a appelé Papa, et je suis sûr qu'il t'adore sincèrement, même si je ne me l'explique pas. Dans mon cas, ce soit être parce qu'il a dû sentir les brides de pouvoir de Voldemort qu'il reste en moi. Même s'il ne l'a pas connu, ça reste son père biologique et il doit s'en rendre compte, étant donné sa puissance…
- Humpf.
- Allez, le prends pas comme ça… Malfoy, tu réalises que j'essaie de te remonter le moral, là ? Moi, Harry Potter ! Le type avec lequel tu t'es battu toute ta scolarité !
- Continue comme ça et je pourrais bien recommencer.
- D'accord… Ecoute, on ferait mieux de dormir nous aussi. On règlera tout ça demain matin, avec Adam.
Draco grogna pour toute réponse, mais l'autre avait raison. Lentement, il défit l'étreinte de leurs doigts – non sans une pointe de regrets tout à fait déplacée – et passa son bras autour du cops de l'enfant pour le rapprocher un peu plus de lui. Après tout, c'était lui qui l'avait recueilli. Harry pouffa doucement et tendit la main pour caresser brièvement le bout de son nez un peu pointu – ce que le principal concerné aurait vivement nié. Sa voix toujours aussi basse se fit taquine.
- Tu veux que je te berce aussi, mon tout-petit ?
- Gaffe, Potty, le tout-petit mord…
Le blond avait marmonné sa phrase avec autant d'ironie et de mordant que son cerveau déjà engourdi par le sommeil le lui permettait, mais ne repoussa pas sa main. Tout compte fait, c'était plutôt agréable, même si un reste de fierté lui hurlait que cette situation était totalement humiliante. Il n'était pas un bébé, bon Dieu ! Mais le doigt de Potter était vraiment tout doux, tout chaud, même s'il prenait quelques libertés – il ne lui avait jamais dit que passer sur les joues et les paupières aidait les gosses à dormir ! Et puis ces caresses ajoutées à la respiration paisible d'Adam dans son cou… C'était vraiment… déloyal…
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Lorsque Draco rouvrit les yeux, il était toujours recroquevillé dans son lit, blottit contre Adam. Potter, lui, avait disparut. Il s'étira le plus discrètement possible en bâillant. Merlin, il y avait des siècles qu'il ne s'était pas sentit aussi bien en se réveillant ! Il avait vraiment dormi… comme un bébé. Un grognement lui échappa lorsque les souvenirs de cette nuit passée lui revinrent en mémoire. Il se redressa tout doucement en position assise, mais Adam émit un gémissement plaintif en sentant sa source de chaleur le quitter et se colla un peu plus à sa jambe. Le jeune homme sourit et effleura ses mèches blondes du bout des doigts, récoltant un soupir d'aise en réponse. Et Potter voulait lui faire croire que ce bout de chou était le fils de la face de serpent mégalomane et de l'autre chienne enragée ? Impossible. C'était rigoureusement impossible. Ce gamin était plus un ange qu'autre chose…
La porte de la chambre s'ouvrit sans bruit. Draco se raidit et sa main se tendit vers sa table de chevet, là où il rangeait toujours sa baguette avant de se coucher… Harry se tenait debout dans l'encadrement, un plateau chargé de nourriture entre les mains, l'air surpris. Mais il se reprit très vite et un sourire malicieux étira ses lèvres alors qu'il s'asseyait sur le bord du lit.
- Bonjour mon tout-petit, bien dormi ?
- Appelle-moi encore comme ça, Potter, tu pourras dire adieu à tes bijoux de famille, compris ?
- Roh, t'es pas drôle… En tout cas, tu es très mignon quand tu dors. Tu fais la même tête qu'Adam. C'est dingue comme il te ressemble… Enfin, en mille fois plus adorable, bien sûr.
Malfoy renifla d'un air méprisant sans répondre et attrapa une tasse de café sur le plateau. Lorsqu'il la porta à ses lèvres, il s'immobilisa une seconde, surpris. Son café italien, très noir, avec un quart de sucre roux… Comment diable le brun avait-il su qu'il ne le prenait que comme ça ? Celui-ci grimaça.
- Ton efle de maison est très bavard quand il le veut… Et déjà à Poudlard tu le prenais comme ça.
- Je vois…
- J'ai contacté Kingsley aussi. Ils ont réussi à retrouver le prénom du fils de Jedusor… Adam. Comme le premier homme. Il aurait était le premier sorcier du nouveau monde de Voldemort. Quand il m'a raconté tout ce que cette folle de Bellatrix avait préparé pour élever "dignement" son gamin dans ce but… La tuer a été l'une des meilleurs choses que Neville ait pu faire. En attendant, je lui ai aussi expliqué la situation, un peu plus en détails qu'hier soir. Il n'a pas envie de se mettre ta famille sur le dos – il sait visiblement que tu peux être hargneux quand tu le veux, je me demande ce que tu as pu lui faire… – donc il accepte que le petit reste ici. Par contre…
- Evidemment. Je l'attendais ce "par contre". Laisse-moi deviner, j'imagine que je vais devoir supporter ta présence un bon moment encore ?
- C'est ça… Merci pour le "supporter", ça fait toujours plaisir.
Le brun s'était renfrogné. Il prit un croissant dans la corbeille qu'il avait amenée et se mit à le mâchonner d'un air boudeur. Draco soupira. Bon, d'accord, l'autre avait essayé d'être sympa. Il leur avait même apporté le petit-déjeuner au lit… Mais ce n'était pas sa faute s'il avait du mal à se débarrasser des vieilles habitudes ! Oui, c'était lui qui l'avait contacté le premier, et alors ? Il n'avait pas prévu de le retrouver aussi séduisant et aussi… quoi ? gentil ? attentionné ? Un peu des deux… C'était perturbant. Cependant, il pouvait comprendre Adam. Et il avait dit qu'il l'aiderait. Alors il pouvait bien faire un petit effort, non ?
- … Désolé.
Harry releva la tête, sincèrement étonné de l'entendre s'excuser. Il sourit en le voyant détourner les yeux, embarrassé, mais n'insista pas.
- Kingsley veut que je m'assure qu'Adam n'est pas dangereux et…
- Bien sûr que non !
- … et que le laisser avec toi ne posera aucun problème. Laisse-moi au moins finir mes phrases, Malfoy ! Il pense que, comme il n'a pas connu ses parents, les Mangemorts ont dû se le passer de main en main et qu'ils n'ont pas eu le temps de l'initier à la magie noire ou autre à cause de leur cavale. Donc c'est l'éducation qu'il v recevoir maintenant qui déterminera si c'est un futur Lord noir… ou un brillant sorcier.
- Comme toi.
Le blond n'eut pas besoin de réponse pour comprendre. La moue ennuyée et vaguement coupable de Potter était suffisante.
- Il voudrait que ce soit toi qui l'élèves. Le Héros du monde sorcier, et pas un ancien Mangemort, même s'il a été un espion. Tsss, quelle espèce de sale…
- Calme-toi, Malfoy.
- Que je me calme ! Potter, tu peux dire tout ce que tu veux, et j'ai beau la cacher par tous les moyens possibles, je porte quand même cette saloperie de marque. Alors ça peut se comprendre, hein, après tout qui ferait confiance au fils de…
- Je ne t'enlèverai pas Adam, Malfoy, alors ce n'est pas la peine de t'énerver. Je te le jure. Sur mon honneur de Gryffondor !
Malgré la demi plaisanterie et le sourire du brun, Draco ne sentait pas plus rassuré. Bon sang, comment avait-il pu être stupide au point de penser qu'on le laisser garder le fils présumé de Voldemort ? Même si toute sa famille avait été innocentée, cela n'empêchait pas les gens de se méfier de lui. Merlin, ses employés tremblaient toujours de peur dès qu'il faisait un mouvement ! D'accord, il n'était pas toujours très aimable avec eux et il savait qu'on lui reprochait quelques tendances sadiques lorsqu'il était contrarié, mais ça n'excusait pas tout ! Tout ça à cause de ce maudit tatouage. Inconsciemment, ses doigts se crispèrent sur bras, ses ongles s'enfonçant dans sa chair comme s'il avait voulu arracher le crâne noir de sa peau si blanche…
La main de Potter se referma sur son poignet pour l'empêcher de se faire vraiment du mal. Il le regardait d'un air grave, sans rien dire, mais sa poigne était ferme. Le blond s'obligea à respirer profondément pour se calmer, plusieurs fois. Il avait déjà fait des crises de ce genre, au milieu de sa sixième année, peu de temps après avoir été marqué, où il se griffait jusqu'au sang. Etonnamment, c'était Ginny Weasley qui l'avait aidé à s'en sortir, en lui parlant de son expérience avec le journal intime de Tom, et qui l'avait convaincu de devenir espion avec quelques uns de ses amis. C'était aussi grâce à elle que Ron ne l'avait pas massacré lors de son premier jour à l'Ordre du Phoenix… Bon Dieu, cette fille pouvait être terrifiante !
Un mouvement à côté d lui le tira hors de ses pensées. Adam s'était réveillé et s'étirait en bâillant, à genoux sur le lit. Puis, se frottant un œil encore ensommeillé, il grimpa sur les genoux de Draco en sifflant. Harry sourit.
- Papa, câlin.
- Hein ?
- C'est ce qu'il te demande. Et il te dit bonjour aussi.
Le jeune homme ne se le fit pas répéter deux fois et enlaça le corps encore tout chaud de l'enfant en posant son front sur le haut de sa tête.
- Tu as bien dormi ?
Adam acquiesça mollement avant d'ajouter quelques mots qui firent violemment rougir le brun.
- Même pas vrai !
- Quoi ?
- Je ne ronfle pas !
Le petit garçon se redressa et lui jeta un coup d'œil sceptique. Draco éclata de rire, avant de plaquer une main sur sa bouche. Il n'avait pas rit de cette manière depuis un bon moment… Adam s'installa plus confortablement contre lui, attrapa le bol de lait chaud qui lui était destiné avec un croissant et commença à déjeuner avec appétit. Harry pouffa et tendit la main pour lui ébouriffer les cheveux.
- Bon, deuxième leçon Malfoy. Ne lui apporte pas un plateau comme ça tous les jours, sinon il ne saura pas apprécier. Il faut que ça reste exceptionnel, pour son anniversaire par exemple, ou quand il est malade. Et ne songe même pas changer cette règle quand je serai partit, c'est clair ? S'il le faut, je suis prêt à venir le vérifier tous les jours.
Ah, la même moue des deux blonds avait dû les trahir. Comment ça, pas de petit-déjeuner au lit tous les jours ? Draco l'avait bien eu jusqu'à son départ à Poudlard ! Qu'est-ce que c'était encore que cette règle stupide ? Bah, il allait bien trouver un moyen de la contourner. Il était très fort pour ça. Et puis, Potter n'était pas sensé savoir que…
- Koky m'a expliqué, pour le voyage de tes parents. Donc c'est aussi valable chez toi
… Il avait déjà dit qu'il haïssait les elfes de maison ? Non ? Ben maintenant c'était chose faite. Surtout ceux à la langue trop pendue. Le brun se leva en s'étirant.
- Bien pendant que vous finissez de déjeuner, je vais passer à l'orphelinat récupérer quelques affaires et demander à Hermione de s'occuper des petits encore un moment. J'essaierai de revenir vite, mais j'en ai au minimum pour une heure. Tu es d'accord, Adam ?
L'enfant l'examina d'un œil critique avant de sourire largement, quelques miettes collées au coin de la bouche. Sa réponse fit grogner Harry et le blond haussa un sourcil. Ça devenait pénible de ne pas pouvoir suivre la conversation…
- Il est d'accord, mais si au bout d'une heure je ne suis pas revenu il t'envoie me chercher.
- Parfait ! Crois-moi, je serai ravi de te ramener par la peau du cou.
- Ça, j'en doute pas… Vous me faîtes vraiment la paire, tous les deux, je sais pas comment je vais réussir à m'en sortir…
Sur un dernier haussement d'épaules fataliste, Potter quitta la chambre. Draco se laissa aller contre la tête de lit en se massant les tempes, Adam toujours installé sur ses genoux. Ce n'était pas normal. Il ne devait pas trouver normal le fait de discuter à peu près civilement avec son ancien ennemi au saut du lit. L'avoir appelé à la rescousse ne lui semblait plus une si bonne idée, au final. Peut-être qu'il aurait dû demander à Pansy, tout compte fait.
D'ailleurs, en parlant du loup… A l'autre bout de la pièce, son portable se mit à sonner. Le jeune homme se leva, décalant le garçon sur le côté, et s'approcha tranquillement de petit appareil qui vibrait furieusement sur une commode en produisant une musique trop forte. Lorsqu'il décrocha, sa voix se fit aussi traînante que pendant son adolescente.
- Pansy chérie…
- Tu te fous du monde, Draco ? Il est huit heures et demie ! Tu devrais être dans ton bureau depuis plus d'une heure ! Alors je veux bien que ton coup d'hier soir était exceptionnellement bon, mais ce n'est pas une excuse pour…
- Arrête de hurler de si bon matin, Pans, c'est mauvais pour mon teint tout ce stress. Je ne suis pas sortit hier, si ça peut te faire plaisir. Il y a eu un léger changement de programme…
- Pardon ? Draco, si tu ne t'expliques pas maintenant je te jure que…
- Désolée, mais c'est secret défense. Et avant que tu ne recommences à brailler – inutile de nier, je t'ai entendu prendre ta respiration – sache que je ne dis pas ça pour te débarrasser de toi… enfin, presque pas. Ça concerne notre cher Ministère. Et si tu veux tout savoir, je me retrouve avec Potter sur le dos. En attendant, je risque de rester consigné chez moi un moment donc tu serais gentille de t'occuper de mes affaires pendant ce temps.
- Mais tu as perdu la tête !
- Absolument pas, très chère. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, il y a un petit ange qui réclame toute mon attention.
- Quoi ? Draco, tu ne peux pas…
- Bon courage, Pansy ! Et inutile de venir ici, je doute que tu puisses entrer !
Il éteignit le téléphone avant que le hurlement strident de la jeune femme ne lui crève définitivement les tympans et se retourna vers le lit. Adam gloussait silencieusement, les yeux fixés sur lui par-dessus la tête de son nounours.
- Oui, elle peut faire peur, mais sinon c'est une chic fille, tu verras. En attendant, il est temps de s'habiller ! On décidera de la suite du programme après, d'accord ?
L'enfant bondit sur le lit avec un cri – enfin, ce devait être ça – de joie, brandissant sa peluche au-dessus de lui. Mais avec le mouvement, le plateau du déjeuner se renversa, tachant les superbes draps de satin de café et de confiture. Il s'immobilisa aussitôt, contempla les dégâts d'un air surpris, l'ours blanc toujours dans les airs, puis releva les yeux vers l'adulte avec une moue embarrassée. Draco soupira en se pinçant l'arrête du nez.
- Enfin, quand je me serai occupé de ça…
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Vingt minutes plus tard, le jeune homme était assis sur le bord du matelas, impeccable comme à son habitude, et il regrettait avec amusement Adam qui défilait devant le grand miroir de la chambre avec tous ses vieux vêtements. Son nounours posé juste devant, l'enfant s'observait avec une satisfaction évidente, tirant parfois sur les manches, pivotant sur un pied pour se voir sous toutes les coutures, un flot ininterrompu de sifflements s'écoulant de sa bouche. Lorsqu'il enfila sa dixième chemise, en la passant par la tête sans prendre la peine de défaire les boutons, Draco ne put s'empêcher plus longtemps d'éclater de rire. L'enfant se retourna aussitôt vers lui, les bras encore coincés dans le vêtement.
- Tu es plutôt bavard, non ?
Ses joues rosirent légèrement et sa lèvre inférieure s'avança d'un air boudeur.
- Ne te vexe pas, je constate simplement… Je trouve ça mignon, si tu veux tout savoir. Mais si tu t'habillais pour de bon, cette fois-ci ? Choisir les bons vêtements rapidement, c'est tout un art, et une habitude à prendre. Je t'apprendrais si tu veux. Mais il vaut mieux profiter de l'absence de mes parents pour visiter le Manoir, non ?
Le garçon hocha vigoureusement la tête et finit de se préparer en un temps record. Ce petit était prometteur, foi de Malfoy !
Par la suite, Draco fit tout ce qu'il n'avait jamais osé espérer quand il était enfant. Il dévala les imposants escaliers de marbre à califourchon sur la rampe. Il fit la course le long des kilomètres de couloirs. Il dérapa sur les riches tapis persans des salons. Il fit des pieds de nez aux portraits trop sévères de ses ancêtres qui s'indignaient à grands cris. Il porta Adam sur ses épaules pour qu'il puisse faire cliqueter les dizaines de diamants accrochés au grand lustre de la salle de bal – si, si, il y en avait une. Ils piquèrent la réserve de bonbons de Narcissa pour piocher allègrement dedans, affalés devant la cheminée. Le jeune homme lui raconta comment il avait poussé à la crise de nerfs cinq précepteurs et trois gouvernantes avant de devenir la terreur de ses camarades de classe. Lorsque Harry revint, plus de deux heures et demi plus tard, un peu inquiet de ne pas avoir été ramené "par la peau du cou", un sac de voyage sous le bras, il haussa simplement un sourcil surpris en les découvrant riant aux éclats. Il sourit avant de mimer le mot "douche" à l'adresse du plus vieux et sortit.
Draco reprit doucement son souffle, essuyant une larme d'hilarité qui lui avait échappé. Adam le regardait avec une étrange adoration, le menton calé entre ses mains, un large sourire aux lèvres et les pieds battant le vide au-dessus de sa tête. Il y avait tellement longtemps qu'il ne s'était pas amusé comme un gosse. Tendant les bras, il attrapa l'enfant et le ramena contre lui, enfouissant son visage au milieu de ses douces boucles blondes. Il se sentait bien là, important. Comme s'il avait besoin de lui, comme s'il était bien trop fragile – impression sans doute fausse si Potter avait raison, ce qui était plus que probable.
- Il n'y a aucun risque pour que je les laisse t'emmener loin d'ici…
Adam sourit et se blottit à son tour contre lui, ses mains se refermant dans son dos.
- Rassure-moi, ce n'est quand même pas ta magie qui me fait ressentir tout ça, n'est-ce pas, c'est impossible…
Il secoua énergiquement la tête contre son cou. Malgré sa certitude, un poids s'envola des épaules du jeune homme. Il savait que la magie ne pouvait pas influer les sentiments, mais… Bon sang, il était sensé être un pur Serpentard, avoir un cœur de glace, pour rester indifférent à tout ce qui l'entourait ! Et dès que le petit le regardait… Il fondait littéralement ! Comment voulait-on franchement qu'il parvienne à s'en détacher ? Il l'embrassa sur le front avant de se redresser.
- Bon et maintenant, que veux-tu faire ? A quoi veux-tu jouer ?
L'enfant réfléchit une seconde, puis une étincelle de malice traversa son regard. Il se leva d'un bon, se dégageant de son étreinte, et lui donna une légère tape sur l'épaule avant de courir se réfugier derrière un fauteuil, les yeux brillants et gloussant doucement. Draco réfléchit quelques secondes. Qu'est-ce que c'était que ça ? Un jeu moldu ? Mais il n'en connaissait aucun… Brusquement, il se souvint qu'il avait croisé un groupe d'enfants, la semaine précédente, qui courraient partout en criant…
- Chat ?
Le gloussement s'accentua. Le jeune homme sourit en se levant à son tour.
- Quoi, tu n'as pas assez couru ?
Adam lui fit une grimace avant de détaler dans le couloir. L'adulte éclata de rire en se lançant à sa poursuite. Au départ, il avait prévu de ne pas le rattraper trop vite, histoire de faire durer un peu le jeu, mais le gamin était vraiment rapide et il se retrouva bientôt obligé d'accélérer. Les portes défilaient à côté d'eux. C'était étrange, le garçon n'était là que depuis quelques heures, il ne connaissait pas le manoir, et pourtant il donnait l'impression de savoir exactement là où il allait. En fait, il se dirigeait droit vers… Les yeux gris s'écarquillèrent.
- Non Adam, pas par là !
Mais seul u sifflement joyeux lui répondit. Draco allongea encore sa foulée. Il devait absolument le rattraper avant que… Trop tard. L'enfant venait de poser la main sur la poignée de la salle de bains et était en train d'ouvrir la porte. Dans un dernier effort, il réussit à arriver à sa hauteur et à plaquer une main sur ses yeux bleus avant que le panneau de bois ait totalement finit de pivoter. Et cette fois-ci, juste à temps. Lui, par contre, ne prit pas la peine de se cacher les yeux. Au contraire.
Potter lui tournait le dos, le visage levé vers le pommeau de la douche, ses mains frictionnant vigoureusement ses épaules. Le blond n'avait jamais autant apprécié les parois transparentes de la cabine, même légèrement embuées. Son regard glissa sur les cheveux noirs, alourdis par l'eau, descendit le long du dos musclé, traversé parfois par une fine cicatrice, souvenir de la guerre, et finit par atterrir… non pas sur ses fesses, mais sur quelque chose de beaucoup plus intéressant. Harry venait de se retourner, alerté par le bruit. Il poussa un cri de jeune fille effarouchée très destabilisant pour un homme de sa stature et attrapa une serviette sur le côté pour se couvrir. Malfoy fronça les sourcils avec mécontentement. C'était décidé, les serviettes venaient d'intégrer le top 5 des choses qu'il n'aimait pas. Avant les elfes trop bavards. Péniblement, il se força à relever les yeux, non sans marquer une pause appuyée – et non intentionnelle, bien sûr – au niveau de son torse.
- Bordel, mais qu'est-ce qu'il…
- On ne jure pas devant un enfant, Potty, tu devrais le savoir pourtant.
- Malfoy !
- En personne.
- Je peux savoir ce que tu fous ici ?
- Langage, Potter, et non je ne t'espionnais pas. On jouait à chat avec le petit et il a voulu entrer ici. On ne t'a jamais appris à verrouiller la porte quand tu n'es pas chez toi ?
- Mais j'avais verrouillé ! Maintenant sors de là que je puisse me rhabiller !
- Allons, ce n'est pas comme si…
- MALFOY, DEHORS ! ET ARRÊTE DE ME MATER ! !
Draco laissa échapper un "tss" très distingué mais referma tout de même la porte. Il ne matait pas, d'abord, c'était totalement indigne de lui. Il avait tout simplement eu une occasion sous les yeux qui demandait une observation approfondie. Ce qui n'était absolument pas du matage. En attendant… Il ôta sa main du visage d'Adam qui se tourna vers lui avec un sourire angélique. Mais l'adulte fronça les sourcils.
- A nous deux, jeune homme. Tout d'abord, une règle essentielle que tu dois toujours respecter. Quand je te dis "non" ou quand je t'interdis quelque chose, tu m'écoutes ! Et tu fais ce que je te dis ! Est-ce que c'est compris ?
L'enfant baissa la tête, penaud, et acquiesça silencieusement. Il avait même noué ses mains dans son dos.
- bien. Et autre chose : lorsqu'une pièce est verrouillée, c'est qu'il y a une bonne raison à ça. Interdiction d'utiliser la magie pour l'ouvrir. D'accord ?
Nouvel acquiescement. Draco soupira et s'accroupit… pour voir que les yeux d'Adam étaient remplis de larmes. Aussitôt, il l'attira dans ses bras. L'enfant nicha son visage au creux de son épaule et agrippa sa chemise. Le jeune homme l'embrassa sur la tempe en lui caressant les cheveux.
- je ne suis pas à colère, mais si tu fais n'importe quoi, on t'emmènera loin d'ici, et je ne veux pas. Alors il vaut mieux respecter quelques règles et rester ensemble, non ? Et puis ne t'en fais pas, je suis sûr que Potter n'est pas fâché non plus.
D'ailleurs, le concerné venait de sortir de la salle de bains, les cheveux humides. Au regard menaçant qu'il lui lança, un de ces regards qui disent si-jamais-tu-dis-le-contraire-t'es-mort, il se contenta de secouer la tête et tendit la main pour chatouiller le cou du garçon en lançant d'une voix enjouée :
- Allez bonhomme ! Si tu ne t'es pas trop goinfré de bonbons, on va aller préparer à manger tous les deux ! Ça te dit ?
Adam se redressa, un immense sourire illuminant son visage. Il se décrocha du blond et leva les bras vers Harry. Celui-ci hésita avant de le soulever et de le caler sur l'une de ses hanches. Il jeta un coup d'œil un peu coupable à Malfoy, mais celui-ci haussa les épaules, son masque d'indifférence habituel sur le visage. Même s'il avait ressentit un léger pincement au cœur lorsque les bras de l'enfant l'avaient lâché, ça ne le dérangeait pas vraiment si c'était le brun. Potter lui avait juré qu'il ne le lui enlèverait pas. Et Potter tenait toujours ses promesses. C'était bien là l'une de ses seules qualités… Et puis, le tableau que formait ces deux-là, tout en contraste, était assez attendrissant. Il avait vraiment l'instinct paternel… Ça se disait, ça ? Ou plutôt la paternité dans le sang ? Bref, en tout cas…
… En tout cas, il commençait sérieusement à dérailler. Merlin, on parlait de Potter là ! Il n'avait pas à le trouver attendrissant, ni rien ! D'ailleurs, un Malfoy ne s'attendrissait pas ! Et… il avait vraiment besoin d'aide. La situation échappait totalement à son contrôle et il avait horreur de ça. Mais à qui pourrait-il s'adresser ? Le mieux aurait été de demander à son père – quoique… – mais la dernière fois qu'il avait cherché à joindre ses parents en pleine lune de miel… Seigneur, il préférait ne pas y repenser. Encore plus traumatisant que Millicent et Flint. Il ne lui restait plus qu'une solution…
Draco suivit Harry et Adam. Ce dernier n'arrêtait pas de parler et l'adulte le regardait avec un petit sourire amusé. Vivement qu'il apprenne l'anglais, ça devenait vraiment agaçant. Heureusement pour lui, il bifurqua vite dans le salon et se dirigea droit vers sa cheminée. Il se contenta de jeter une poignée de poudre de cheminette sans chercher à envoyer quoi que ce soit avant de s'installer dans un fauteuil. De toute façon, il comprendrait. Il avait souvent utilisé ce moyen pour le faire venir. D'ailleurs, il n'eut pas longtemps à attendre. Il y eut le bruit d'un souffle profond, accompagné d'un nuage de cendres, et un homme se redressa sur le tapis, époussetant les manches de sa robe de sorcier. Avec son nez crochu, ses cheveux noirs, longs et graisseux, et sa cape noire, il faisait étrangement penser à une chauve-souris…
Draco sourit.
- Salut parrain.
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Suis-je à la hauteur de vos espérances ? … Oui, bon j'ai partiel de litté dans une heure, faut m'excuser !
Bref, pour le chapitre 3 il va falloir attendre un peu vu que je viens juste de le commencer, mais je promets de me dépêcher…
See you soon^^
