Bonjour tout le monde! Pour la 1ere fois, je mets un petit texte introductif à un chapitre. Je voulais remercier les gens qui lisent ma fic, qui sont de plus en plus nombreux, ainsi que les quelques followers que j'ai eu depuis que j'ai repris cette fic. Merci également pour les reviews, j'aime bien avoir des retours sur ce que j'écris donc n'hésitez pas à vous lâcher, ça me fait plaisir ^^

J'ai mis un peu de temps avant de publier ce chapitre, car j'ai moins le temps d'écrire. Certes, j'ai quelques chapitres d'avance, mais je risque de les "épuiser" rapidement! ^^ J'espère que vous serez patients et continuerez tout de même à suivre ma fic ! :)

Bref sur ce je vous souhaite une bonne lecture!

James regarda les petits caractères avec stupéfaction, puis il murmura :

- Est-ce que vous m'entendez ?

Il patienta pendant quelques secondes, quand soudain la première phrase disparut et fut remplacée par une autre.

« Bien sur que nous pouvons. »

- Qui êtes vous ? demanda James, curieux, et se sentant un peu idiot de parler seul à voix haute à une carte.

« On me surnomme Patmol, et il y a aussi mes meilleurs amis, Lunard, Queudver et Cornedrue. Nous avons signé la carte de nos surnoms seulement, pour que notre véritable personnalité ne soit pas découverte par les possesseurs de la carte. »

- Mais… mais comment pouvez-vous tenir à quatre dans une carte ?

« Ah ah ! Tu crois vraiment que nous sommes dans cette carte ? Mais non, bien sur que non. A l'heure qu'il est, nous sommes tous les quatre morts et enterrés. Enfin, moi pas enterré… Non, vois-tu, cette carte nous l'avons ensorcelée, et le Patmol qui te parle il a quinze ans et il est encore ami avec un traître. »

- Quoi ? s'étonna James qui ne comprenait plus rien.

« Queudver nous a trahit après la fin de nos études. Nous le savons, mais pour l'instant il reste notre ami, car nous sommes figés à l'instant où nous avons construit cette carte. Tu as compris ? »

- Euh, hésita James dont l'esprit était embrouillé. Je crois… mais alors ce parchemin, c'est vraiment la carte dont j'ai entendu mon père parler ?

Cette fois-ci, des mots apparurent mais avec une écriture différente.

« Je t'en pris, Patmol. Laisse-moi lui dire qui je…

« Non, nous devons garder nos surnoms de maraudeurs pour la carte » répondit la première écriture, celle de Patmol.

« Mais Harry le savait bien lui ! »

« C'est différent, il avait deviné »

« Il n'a rien deviné du tout ! C'est toi, Lunard, qui lui a dit. »

Une troisième écriture, plus fine, apparut.

« Il avait déjà découvert le secret de la carte, c'était différent ».

« Donc, s'il découvre le mot de passe, on lui explique tout ? »

« D'accord, Cornedrue. Qu'est-ce que tu en dis, Queudver ».

Cette fois-ci, ce fut une écriture maladroite et peu lisible qui marqua :

« Euh… oui. Oui. D'accord. »

- Alors, coupa James, je dois trouver un mot de passe ?

« Hum… en réalité ce n'est pas vraiment un mot, annonça Patmol. Une phrase, plutôt. Assez longue. »

- Ca ne m'avance pas beaucoup, tout cela, bougonna James.

« Que comptes-tu faire avec la carte, si tu arrives à la révéler ? » demanda Cornedrue.

- Je… je ne sais pas, elle a quoi de spécial cette carte ?

« C'est une carte de Poudlard, expliqua Lunard. Elle montre tous les passages secrets et les personnes sont représentées par des petits points qui se déplacent ».

- Mais… c'est génial !

« Alors, demanda Queudver, tu comptes utiliser cette carte dans quel but ? »

- Quel but ? Je… enfin… j'aimerais pouvoir vous dire que je vais utiliser cette carte en partant d'une bonne intention, mais en réalité un tel objet tente plutôt son possesseur à faire des choses interdites.

« Tu es sur la bonne voie ! » écrivit Cornedrue.

« En plus tu as trouvé un des mots de la phrase » ajouta Lunard.

- Quoi ? Mais lequel ? J'en ai dit pleins de mots, vous auriez du me prévenir…

« Je vais te donner un indice, reprit Patmol. Tu as parlé de ce que tu comptais faire avec la carte. Et tu as utilisé un mot pour cela »

- Intention ?

Quatre « Oui ! » apparurent simultanément sur le parchemin.

- Très bien, j'ai découvert un mot. Et après ?

« Ces intentions, comment sont-elles d'après toi ? » questionna Cornedrue.

- Euh…

« Tu as dit que tu voulais faire des bêtises… »

- Ce sont de mauvaises intentions, souffla James un peu honteux.

« Parfait ! Maintenant, continua Lunard, essaye de faire une phrase avec ça. »

- Euh… j'ai des mauvaises intentions ?

« Non, non… ne mets pas de « je » déjà. »

- Mes intentions sont mauvaises ?

« Bravo ! » écrivit Cornedrue, visiblement le plus ravi des progrès de James.

- Je… j'ai réussi ? demanda James.

« Non, tu as trouvé à peu près la moitié de la phrase » répliqua Queudver.

- Oh… soupira James.

« Tes intentions sont mauvaises ? En es-tu sur ? » questionna Patmol.

- Mais… bien sur ! Que pourrais-je faire d'autre que des bêtises avec cette carte ?

« Très bien, continua Lunard. Maintenant prouve-le ».

- Quoi ? Mais comment puis-je prouver cela ?

« Il suffit d'une parole qui montrera ta sincérité » expliqua Cornedrue.

- Je vous le promets.

« Presque ! Tu y es presque ! »

- Je vous le jure ?

« Yeah ! Mais ne t'adresses pas à nous »

- Je jure… que mes intentions sont mauvaises !

« Super, conclut Patmol. Il ne te reste plus qu'un mot à trouver ».

« Et ce n'est pas le plus facile » Se moqua Queudver.

- Super… et c'est quoi comme genre de mot ?

« Genre… super long » écrivit Patmol.

- Donnez-moi des indices, je ne pourrai jamais deviner autrement !

« Ca commence par un S » déclara Queudver.

« Pas ce genre d'indice, Queudver. Il doit deviner grâce à des séries d'énigmes »

« D'accord, d'accord. »

« On pourrait faire une sorte de charade ? » proposa Cornedrue.

« Attendez, j'essaie, annonça Lunard. Alors, mon premier est ce sur quoi tu marches, mon second est un animal que les moldus croient idiots, mon troisième est une fille, mon dernier est le contraire de la vérité »

James allait demander à Lunard de répéter mais les mots ne disparurent pas du parchemin et il les relut plusieurs fois.

- Alors… sur quoi je marche…le sol. C'est facile. Un animal que les moldus croient idiots ? Mais je n'ai jamais vécu chez les moldus…

« C'est comme un cheval mais en plus… »

« La ferme Cornedrue ! Tu ne vas pas t'y mettre aussi ? »

- Ah ! Je sais ! C'est un âne ! J'ai entendu dire que les écoliers moldus portaient un bonnet d'âne quand ils faisaient des bêtises. C'est pour montrer qu'ils sont idiots. Bon… Sol-âne. Ensuite, une fille… Mais il y en a pleins de filles ! Comment savoir laquelle c'est. A moins que… ce n'en soit pas une en particulier. Simplement une fille. Elle… mais oui ! « Elle » caractérise toutes les filles. Sol-âne-elle… et le contraire de la vérité, c'est le mensonge, donc mentir. Sol-âne-elle-ment… Solennellement ! C'est le mot !

« Bravo ! » félicitèrent trois des quatre écritures.

« Pff… ce n'est pas drôle, il a trouvé trop vite. C'était trop facile » s'indigna Queudver.

- Bon, bon, continua James, tout excité. Reprenons. Je jure… solennellement… que mes intentions sont mauvaises ! C'est cela !

Cette fois-ci, les Maraudeurs ne lui répondirent pas, mais un message s'afficha :

« Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue, sont fiers de vous présenter la carte du Maraudeur ».

A peine avait-il fini de lire que des centaines de lignes d'encre se tracèrent d'elles même sur le parchemin, s'entrecroisant, se chevauchant. Bientôt, le plan exact du château de Poudlard apparut devant ses yeux. Plusieurs petits points se déplaçaient, mais ils n'étaient pas très nombreux car la plupart des élèves étaient chez eux pour les vacances. Il put pourtant lire à côté du petit point qui faisait les cents pas dans son bureau « Minerva McGonagall ». James resta un moment en extase devant son nouveau trésor, puis une nouvelle phrase apparut en bas de la carte.

« Es-tu prêt à connaître la vérité, James ? » demanda Cornedrue.

- Oui, mais… vous connaissez mon nom ?

« Bien sur ! On sait toujours qui tient notre carte entre ses mains. Et puis… sachant que c'est ton père qui la possédait auparavant, il y avait de grandes chances que tu en hérites ».

James préféra ne pas avouer que son père ne le lui avait pas donnée, mais qu'il avait volé la carte.

« Bien, reprit Lunard. Je pense qu'il faut reprendre l'histoire à zéro. Je commence à la connaître par cœur à force de la raconter. Voilà, nous étions il y a bien longtemps des étudiants à Poudlard. Mais nous étions un peu particuliers. A cause de moi. Peu avant mon entrée à Poudlard, je me suis fait mordre par un loup-garou. »

- Quoi ? Vous êtes un…

« Je sais que les sorciers ont une opinion assez mauvaise sur les gens comme moi, mais… »

- Mais vous êtes toujours resté du côté du bien…

« Comment… ? »

- Vous êtes Remus Lupin. Le père de Teddy.

« Oh ! Mais c'est vrai. Tu connais mon fils ! »

- Oui, bien sur. Il est devenu professeur à Poudlard.

« Il va bien alors ? Il continue toujours à changer sa couleur de cheveux ? »

« Remus ! coupa Cornedrue. Raconte-lui l'histoire et ne déborde pas. »

« Ah oui, désolé. Donc j'étais un loup-garou et mes amis ont voulu m'accompagner pour me soutenir lors de mes transformations. Sous leur forme humaine, cela leur était impossible, trop dangereux. Alors ils sont devenus des animagi.

- Quoi ? Mais comment avez-vous réussi à…

« On se demande bien… en particulier pour Peter »

« Eh ! » s'indigna Queudver.

« Donc, continua Lupin, nous avons du organiser une fois par mois nos petites escapades nocturnes. Nous avons donc créée cette carte qui nous a été bien utile. »

- C'est juste cela que vous vouliez me dire ? demanda James, un peu déçu.

« Non, le rassura Cornedrue. Je vais t'expliquer. Queudver se transformait en rat, Patmol en chien, et moi en cerf. James, as-tu déjà vu son père créer un patronus ? »

- Oui. C'était un cerf… mais cela veut-il dire que… non, c'est impossible. Vous m'avez dit que vous étiez tous les quatre morts !

« Non James ! Je ne suis pas ton père. Mais si son patronus est mon animagi, c'est par rapport à moi. Je suis James Potter, ton grand-père. »

James resta bouche-bée et ne sut quoi répondre, mais Patmol écrivit à son tour :

« Et moi, je m'appelle Sirius Black. J'ai été le parrain de ton père. »

- Alors… vous connaissez tous mon père ?

« Etant donné que James est son père, et qu'il est mort lorsque Harry avait un an, on ne peut pas considérer qu'il l'ait vraiment connu. Mais Sirius et moi-même avons travaillé des années à l'Ordre du Phénix avec ton père, James. Même Queudver le connaît… à sa manière. »

« Mmmph » fit Queudver en répandant des taches d'encre sur le parchemin.

« Au fait, ajouta Sirius, quand tu as fini avec la carte, si tu ne veux pas que tout le monde puisse la lire, tu n'auras qu'à dire « Méfait Accompli » ».

- D'accord. J'essaie. « Mefait Accompli ».

La carte de Poudlard disparut, comme si le parchemin avait absorbé l'encre, et était redevenu totalement vierge.

James resta un moment à contempler la Carte du Maraudeur, bien que tout son contenu soit devenu invisible.

Les derniers jours des vacances passèrent et James retrouva Poudlard avec enthousiasme. Il était pressé de revoir Emma et Marguerite, mais aussi de profiter de ses deux nouveaux trésors, la cape et la carte, pour faire une infinité de choses interdites au château.

Le soir de son retour à Poudlard, Emma et Marguerite contemplèrent les deux objets avec avidité dans la salle commune des Gryffondors, autour de la cheminée, à une heure très tardive. Ils avaient jugé prudent d'attendre de se retrouver seuls, des fois que la cape et la carte aient attiré des personnes aux mauvaises intentions.

Cependant, Emma était outrée à l'idée que James veuille enfreindre le règlement de l'école. Elle ne cessait donc de le harceler en lui faisant la morale, espérant le dissuader de faire des bêtises.

- De toute façon, qu'est-ce que tu veux faire de si génial ?

- Enfin Emma… avec cette cape je peux me promener où je veux dans le château, la nuit !

- Et ça t'apporteras quoi ? Tu vas me dire que tu as juste envie de faire une petite promenade au clair de lune ?

- Il y a pleins de passages secrets… certains sont même notés sur la carte. J'aimerais bien voir où ils mènent…

- Je n'y vois vraiment aucune utilité, coupa Emma.

En réalité, même si James avait envie d'explorer le moindre recoin du château, il avait aussi une autre idée en tête, dont il ne parla pas à ses amies. Il n'avait pas oublié que Voldemort menaçait toujours son père et il savait que le seul moyen d'y remédier était d'aller fouiller dans le bureau de Gatelov, au cas où elle y aurait mis la pierre de résurrection.

James attendit cependant le lendemain pour sa première escapade nocturne. Il n'avait pas reparlé une seule fois à Emma et Marguerite de ses deux merveilleux cadeaux de Noël, et il ne leur toucha pas un mot à propos de son plan. Il attendit qu'elles soient allées se coucher, pour se glisser sous la cape argentée.

Il traversa le trou du portrait et se retrouva en haut du grand escalier de marbre qui ne cessait de changer de direction. Et maintenant, où aller ? Il sortit la carte et la tapota du bout de sa baguette en chuchotant :

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

Le plan du château apparut et James vérifia l'emplacement de chaque professeur. Ils étaient tous soit dans leur bureau, soit en patrouille dans le château. James remarqua un passage secret indiqué par la carte au troisième étage.

Il descendit les escaliers, sous le regard surpris des nombreux personnages de tableaux qui entendaient ses pas résonner sans voir personne passer. D'autres dormaient déjà et ronflaient bruyamment. Il arriva dans un couloir où il vit une rangée d'armures qui menait à la Salle des Trophées. Cet endroit du château était particulièrement surveillé et James ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à la carte. Il sentit son cœur tomber dans sa poitrine.

Un petit point portant le nom de Gatelov se rapprochait, il avait déjà pénétré dans le couloir. James se mit à courir aussi vite que ses jambes pouvaient le supporter, pour mettre le plus de distance possible entre elle et lui. Ses chaussures martelant le sol faisaient beaucoup de bruit, mais Gatelov devait être encore trop loin pour entendre quoi que ce soit. Mais soudain, une voix piailleuse se fit entendre et James vit quelque chose d'étrange.

- Ahah ! Il y a quelqu'un d'invisible ici ! Un élève hors du dortoir ! Petits morveux vous croyiez pouvoir échapper à Peeves ?

Peeves ne ressemblait ni à un être humain, ni à un fantôme, bien qu'il se rapproche plus de ce dernier. Il flottait bien à quelques centimètres du sol mais n'était pas du tout transparent. Il était de petite taille, portait une cravate orange et un chapeau à clochettes. James remarqua son regard noir et méchant, perçant mais pas assez cependant pour traverser la cape.

James accéléra encore un peu. Il ne savait pas où aboutissait ce couloir. Si c'était un cul-de-sac il était fichu. Gatelov le rattraperait et en plus de cela, elle savait maintenant grâce à Peeves, qu'il y avait quelqu'un dans le couloir. Il jeta un autre coup d'œil à la carte pour voir où se trouvait Gatelov, s'il avait réussi à la semer, quand il remarqua un autre point dans le couloir.

Il mit un moment avant de comprendre que ce n'était que lui. Ce qui l'avait perturbé, c'était que le petit point qui le représentait, n'agissait plus comme lui. Il s'était arrêté dans le couloir, et semblait lancer un sortilège contre le mur...ou alors... Non, ce n'était pas un mur, c'était une statue. Le vrai James tourna la tête et aperçut bien la statue d'une vieille sorcière borgne et bossue, près de lui. Il observa alors de nouveau le James de la carte, et vit une bulle apparaître au dessus de sa tête comme dans les bandes dessinées. Il était écrit « Dissendium ».

James sortit alors sa baguette et tapota sur la statue en marmonnant la formule. Aussitôt la statue pivota, découvrant l'entrée d'un tunnel assez étroit. Il regarda une dernière fois la carte et vit avec effroi que Gatelov n'était plus qu'à quelques mètres de lui. Il eut juste le temps d'entendre le bruit de ses pas approcher tandis qu'il se faufilait dans le tunnel, et le passage se referma.

Il se retrouva dans l'obscurité la plus totale, et fut pris par un sentiment d'effroi et de soulagement en même temps. Il avait échappé à Gatelov, il était tiré d'affaire. Il prit sa baguette et murmura :

- Lumos !

Aussitôt le tunnel s'éclaira, mais James ne vit rien. La lumière de sa baguette ne suffisait pas à voir le bout du tunnel, ni où il menait. James reprit la carte et regarda ce que faisait Gatelov. Elle se trouvait toujours dans le couloir et tournait en rond comme si elle attendait ou cherchait quelque chose. Elle avait entendu Peeves et visiblement, était persuadée qu'il disait la vérité, qu'il y avait bien un élève dans le couloir.

Le point positif, songea James, c'est qu'il avait finalement trouvé le passage secret. L'aspect négatif, c'est qu'il ne pouvait plus en sortir tant que Gatelov serait là. Et elle n'avait pas l'air décidée à partir. James décida donc de voir où menait ce tunnel.

Il marcha pendant un long moment. Il se demandait si ce tunnel avait une fin. Il avait l'impression d'avoir parcouru des kilomètres et il songea qu'il devait être loin du château, maintenant. Le château étant entouré du lac, il comprit qu'il avait du passer en dessous, peut-être même en ce moment il se baladait avec des milliards de litres d'eau au dessus sa tête, et il se sentit soudain mal. Il n'en pouvait plus de ce tunnel, il avait besoin de sortir, de prendre une grande bouffée d'air frais, sinon il allait étouffer.

Le sol du tunnel commençait à s'incliner un peu et James eut l'impression qu'il remontait insensiblement. Enfin, il vit une trappe et se rua dessus en espérant sortir au grand jour- enfin plutôt à la nuit à vrai dire.

Il réussit à ouvrir la trappe, mais il fut déçu. Aucune lumière ne vint le réconforter. Il entra dans la pièce plongée dans la pénombre et remarqua qu'il se trouvait certainement dans une cave. Il y avait des dizaines de cartons, entassés dans tous les coins de la pièce. James aperçut une porte, mais elle était fermée à clé. Il n'y avait pas d'autre issue.

James ne put retenir sa curiosité et alla examiner le contenu des cartons. Pendant un instant, il oublia sa peur, car il venait de découvrir un merveilleux trésors : toutes sortes de bonbons et de friandises magiques ! Jamais il n'en avait vu autant de toute sa vie. Il y avait des Suçacides, des Bulles Baveuses, des Souris en sucre, des Gnomes au poivre, mais aussi d'énormes blocs de chocolat, des cubes roses de glace à la noix de coco et des confiseries fourrées au miel.

James se servit copieusement, avala un peu de tout, puis remplit ses poches à ras-bord de tout ce qu'il pouvait trouver. Finalement, son escapade avait valu le coup. Ensuite, il ne s'attarda pas et s'engouffra de nouveau dans le tunnel. Il savait qu'il lui faudrait un moment pour rentrer, et que Gatelov était certainement partie depuis longtemps.

Le retour lui parut effroyablement long, pire encore qu'à l'aller. Il était mort de fatigue lorsqu'il arriva vers le passage de la sorcière borgne, et qu'il vérifia que Gatelov était bien partie. En effet, la voie était libre, et, caché sous sa cape, James ne tarda pas à filer au dortoir. Jamais son lit ne lui avait paru si accueillant.