Coucou tout le monde, voici le nouveau chapitre ! Désolée pour l'attente. Pas énormément d'actions dans ce chapitre, mais bon il en faut aussi des comme ça ^^ j'espère que ça vous plaira quand meme! n'hesitez pas à review ;)
Cette fois-ci, leur chute ne fut pas amortie par l'herbe, ils tombèrent sur les dalles dures du sol du deuxième étage. Cela fit sursauter le petit homme chauve du portrait. Il paraissait un peu perdu mais son regard sembla s'illuminer lorsqu'il aperçut James.
- Ah ! Le petit Potter ! Comment ça va ? Je dois te dire, ajouta-t-il fièrement, que j'ai tenu ma promesse ! Je n'ai laissé personne emprunter mon passage cette nuit.
Mais James et les autres l'ignorèrent et se précipitèrent en direction du bureau de McGonagall. Mais en tournant à l'angle d'un couloir, ils virent une ombre et Emma rattrapa de justesse James par le bras, et l'obligea à se cacher.
- Je crois que ce n'est pas Rusard, murmura James.
- Peu importe, répliqua Emma, il faudrait mieux qu'on ne nous voit pas !
- De toute façon, c'est le chemin le plus court pour aller au bureau de McGonagall, on va passer quand même, venez sous la cape.
Et ils avancèrent dans le couloir. Les pas de la personne se rapprochaient et ils se collèrent au mur pour ne pas la heurter. Ils remarquèrent qu'elle murmurait toute seule.
- Incroyable ! Cette vieille pie...pas le droit de lui rendre une visite ! C'est insensé ! Il est malade, il est normal que je m'inquiète... ça arrive si souvent, cela cache quelque chose...
En s'approchant, James constata avec stupeur que ce n'était autre que Victoire ! Qui donc était-elle allée voir à l'infirmerie ? Mais pour le moment il avait d'autres préoccupations plus importantes. Quelques instants plus tard, ils se trouvaient devant la grosse gargouille de pierre. Seul problème, ils ne connaissaient pas le mot de passe. James allait le faire remarquer, mais il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que Marguerite s'exclama :
- Je connais le mot de passe ! Mon père vient souvent voir la directrice, et je l'ai entendu dire le mot de passe une fois. C'est « Larme de phénix ».
La statue pivota et laissa place à un grand escalier de pierre qu'ils s'empressèrent d'emprunter. Arrivé au dessus, James se prépara à frapper à la porte, en espérant que la directrice ne dormait pas, mais il entendit des voix. Il y avait déjà quelqu'un à l'intérieur qui discutait avec elle. James colla alors son oreille à la porte.
- James, coupa Emma, qu'est-ce que tu... ?
- Chut !
Il écouta alors plus attentivement la conversation qui avait lieu dans le bureau.
- Je comprends votre désarroi, professeur Longdubat. Mais plus de personnes seront au courant, plus vite on pourra les retrouver. Vous devez contacter au plus vite Harry Potter, il pourra prévenir à la fois l'Ordre et le bureau des aurors. Et n'oublions pas que son fils, tout comme votre fille, est directement concerné.
- Je sais... je...
- Le professeur Caran continue de fouiller le château, mais je ne cesse de vous le répéter : vous vous souvenez ce que Potter nous a raconté juste après Noël ? Il craint pour la sécurité de son fils et il a tout à fait raison : sa disparition ne peut être une coincidence ou une simple fugue. Vu les circonstances, il est très peu probable que Potter et votre fille soient toujours dans l'enceinte du château...c'est pourquoi il est important que des gens de l'extérieur se mettent aux recherches. Et puis, si -elle marqua une pause- Voldemort est impliqué, nous aurons besoin des aurors. Alors ne perdez pas de temps, Longdubat. Partez maintenant, c'est ce que vous pouvez faire de mieux pour votre fille.
C'est à ce moment que James toqua. Il n'y eut pas de réponse, mais James entendit un bruit de chaise comme si quelqu'un venait de se lever brusquement.
- Professeur Caran ? Appela McGonagall. Vous les avez retrou...
James avait poussé la porte, et Emma, Marguerite et lui avaient ainsi dévoilé leur présence. Neville se jeta sur sa fille.
- Oh ! Marguerite ! Est-ce que tout va bien ? Où étiez-vous ? Est-ce que cela concerne... ?
Le trio acquiesça d'un hochement de tête dans un mouvement synchronisé.
- Racontez-nous, murmura Neville d'un ton compatissant. Il ne vous a pas blessé au moins... ?
- Professeur Longdubat, coupa McGonagall. Je suis désolée de devoir vous arracher si tôt à votre fille, mais je pense que malgré tout vous devriez aller prévenir Potter de ce qu'il s'est passé. Les Aurors doivent être mis au courant. Et Potter aura surement autant envie que vous de connaître l'histoire.
Neville acquiesça d'un signe de tête et emprunta la cheminée où il disparut dans une gerbe de flammes. McGonagall se tourna alors vers le trio. Ils crurent dans un premier temps qu'elle allait les réprimander d'avoir quitté la tour de Griffondor, mais en réalité sa voix fut douce et compatissante.
- Je sais que vous avez vécu une terrible épreuve cette nuit, et qu'il sera surement douloureux pour vous de la revivre en la racontant...mais nous avons besoin de savoir. C'est important. Potter, vous êtes blessé ? Ajouta-t-elle en voyant son poignet couvert de sang seché.
- Ce n'est rien, juste une égratinure.
- Je vais tout de même appeler Mme Pomfresh, elle viendra ici, ça ne devrait pas lui prendre très longtemps pour soigner ça.
Puis elle se tourna vers Emma.
- Elle se faisait également du souci pour vous ce soir. Quand elle a vu que vous ne veniez pas à l'infirmerie... mais enfin, ajouta-t-elle avec un sourire un peu crispé, je vois que finalement vous allez l'air en forme. Vous devez être soulagée, Miss.
Emma acquiesça avec un sourire. Pendant ce temps-là, la directrice était retournée à son bureau et avait griffonné le mot pour l'infirmière sur un bout de papier sur lequel elle avait ensuite pointé sa baguette. Ce dernier avait alors pris la forme d'un avion en papier comme le faisaient les enfants moldus et s'était envolé avant de sortir en vitesse du bureau par la porte. James avait déjà entendu son père parler de messages de la sorte, c'était visiblement très utilisé au Ministère de la Magie.
Trois minutes silencieuses et pesantes passèrent, quand ils entendirent enfin des pas précipités dans les escaliers. Mme Pomfresh fit irruption dans le bureau et se précipita vers James, puis vers Emma et enfin vers Marguerite. Elle ne savait visiblement pas où donner de la tête.
- Potter est blessé à la main, précisa McGonagall.
- Merci, Minerva. Oh mes chéris ! Nous étions tellement inquiets ! De la folie ! Vous auriez pu être gravement blessés ! Montrez moi cette blessure, Mr Potter.
En moins d'une minute, la blessure de James était totalement cicatrisée. Elle se tourna alors vers Emma, et lui posa une main sur le front, et l'observa comme si elle risquait de s'évanouir à tout moment.
- Vous voyez bien qu'elle se porte parfaitement bien, trancha McGonagall d'un ton sec. Si elle avait du se transformer, ce serait déjà arrivé !
- Je voulais juste être sure, Minerva. On n'est jamais trop prudent...
Elle allait alors examiner Marguerite, pour vérifier qu'elle n'ait pas le moindre bleu, mais à ce moment-là, la cheminée crépita et deux autres personnes apparurent dans la pièce. Neville était revenu et il était accompagné d'Harry. Ce dernier se jeta à son tour sur son fils.
- Oh James! Neville m'a dit que vous aviez disparu du château pendant plusieurs heures ! Et que Voldemort serait impliqué...qu'est-ce que tout cela signifie ?
- Potter, Longdubat, coupa McGonagall d'une voix calme. Je pense que le mieux serait de garder son calme, de s'asseoir, et d'écouter ce que ces trois-là ont à nous raconter.
James fut heureux de l'intervention de la directrice car son père le lâcha et il put de nouveau respirer. Il vit que les autres s'asseyaient et il les imita. Même si Emma et Marguerite étaient également présentes, tous les regards se tournèrent vers lui et il comprit que c'était à lui de parler.
Il commença alors par raconter qu'il avait surpris Gatelov en train de parler à sa mère grâce à la pierre. Mais il ne précisa pas que c'était un soir, alors qu'il avait prévu de sortir du château pour aller chez Honeydukes. Il savait que ni son père ni McGonagall n'approuveraient et il avait trop peur qu'on lui confisque sa précieuse cape. Bien entendu, Harry et la directrice n'étaient pas dupes et se doutaient bien que Gatelov n'avait surement pas fait apparaître Bellatrix Lestrange dans une salle de classe, en plein jour, alors que les couloirs du château grouillaient de professeurs et d'élèves. Mais ils ne firent aucun commentaire et laissèrent James continuer son récit. Il expliqua alors qu'ils avaient envoyé une lettre à Harry, mais qu'ils savaient pertinemment qu'elle n'arriverait pas à temps, alors ils avaient décidé de suivre Gatelov.
- On...on ne voulait pas sortir du château, précisa James d'une voix tremblante. On voulait juste trouver un moyen de l'empêcher de sortir. On a essayé de parler au tableau, mais...elle le menaçait pour qu'il la laisse passer. On a fait du bruit pour attirer Rusard. Mais...
- Oui, Mr Potter ?
- Il est venu...et...elle a faillit le tuer.
La directrice retint un cri d'effroi.
- Nous avons retrouvé le concierge, lorsque nous vous cherchions dans le château. Il avait l'air perdu, il semblait ne plus savoir où il était. On pensait que c'était une farce de Peeves, qu'il lui avait joué un mauvais tour.
-Non, coupa James. Gatelov lui a finalement lancé un sortilège d'amnésie.
Il raconta alors comment Bellatrix était de nouveau apparue, qu'elle avait donné à Gatelov une torche du mur qui était alors un portoloin. Et que James et les autres s'étaient élancés pour suivre Gatelov, désormais impuissants pour l'empêcher de partir.
- Elle ne nous avait pas vus, précisa James. Nous étions toujours cachés sous la cape. Et là, nous avons atterri dans un cimetière.
Harry sursauta sur sa chaise. Mais McGonagall lui fit signe de se taire et James continua.
- Bellatrix savait que nous étions là...elle pouvait voir sous la cape. Elle nous a alors démasqués. Tout...tout était un piège depuis le début. Gatelov n'était pas au courant. Bellatrix avait prévu qu'on la suive... elle...elle a dit que notre présence était nécessaire pour qu'elle et Voldemort ressuscitent. Ils ont parlé d'ingrédients, je crois qu'il y en avait trois. Et nous avions l'un d'eux-le sang de l'ennemi, je l'ai entendu dire.
Il raconta alors comment Gatelov avait attaché les deux filles à des pierres tombales, et un frisson parcourut Harry. Alors que tout semblait perdu, il expliqua que Marguerite avait alors tenté le tout pour le tout.
- J'ai révélé qu'Emma était un loup-garou, avoua-t-elle. Je...il fallait trouver quelque chose pour détourner l'attention de Gatelov, faire diversion. J'espérais gagner du temps. Et ça a plutôt bien marché...
- Gatelov et Bellatrix y ont cru et elles avaient peur...pour elles mais aussi pour James. Elles avaient besoin de lui vivant.
- Elle m'a alors détachée, ajouta Emma d'une voix tremblante. Elle voulait me tuer avant que je me transforme. Je ne savais pas si ça allait réellement arriver, et combien de temps ça mettrait. Alors j'ai simulé.
- Gatelov a eu très peur, s'esclaffa Marguerite. La diversion avait parfaitement bien marché. James en a profité pour stupéfixer Gatelov par derrière.
- Bravo mon fils ! S'exclama Harry.
Mais James garda un air renfrogné.
- Mais après, souffla-t-il, je suis tombé. Bellatrix...a pu récupérer de mon sang. Elle s'en fichait de nous, après. On a pu partir en revenant au Portoloin.
Harry soupira.
- Bon l'essentiel est que vous soyez sains et sauf. Mais la mauvaise nouvelle c'est qu'ils ont tous les ingrédients. La chair du serviteur...c'est évidemment Gatelov qui s'est devouée...
- Justement, coupa James. Elle n'avait pas l'air au courant de cette partie du plan. Elle...ne voulait pas donner sa chair. Mais Bellatrix lui a lancé un sortilège. Je ...nous l'avons entendue hurler, juste avant que le Portoloin ne nous ramène à Poudlard.
James vit alors une lumière d'espoir s'allumer dans les yeux de son père.
- La chair du serviteur...donnée volontairement...c'est ce que dit la formule, je m'en souviens comme si c'était hier ! Alors il y a peut-être un espoir, que ça n'ait pas totalement fonctionné, il n'est peut être pas trop tard !
Harry se leva d'un bond.
- Merci James...à vous aussi les filles, les informations que vous nous avez données ce soir sont cruciales. Je dois voir les Aurors, il est peut être encore temps de stopper Voldemort, mais cela peut être une question d'heures. Ne t'en fais pas, James, je te tiendrai au courant dès que possible. Ce serait trop risqué de tout t'expliquer par hibou, mais je trouverai bien un autre moyen de te faire parvenir le message.
Et il disparut dans la cheminée. McGonagall se leva à son tour.
- Merci beaucoup pour votre témoignage, est-ce que vous voudriez bien attendre quelques minutes dehors ? Je dois parler au professeur Longdubat. Il vous raccompagnera ensuite à votre dortoir.
James et les autres quittèrent donc le bureau et fermèrent la porte derrière eux. Marguerite colla de nouveau son oreille à la porte pour essayer d'écouter la conversation. Mais James était exténué et alla directement s'asseoir sur les marches de l'escalier de pierre. Emma le rejoignit. Il se tourna vers elle.
- Tu sais, j'ai eu vraiment peur pour toi cette nuit. Je m'en serais voulu si à cause de moi, tu étais... et puis quand j'ai cru que tu te transformais réellement...
Marguerite grogna. S'ils se mettaient à parler, elle n'entendrait rien de la conversation.
- Je ne pensais pas que ça marcherait...j'étais tellement désespérée... je ne voyais pas quoi faire d'autre.
- Tu as été une très bonne actrice, s'esclaffa James.
Les nerfs de Marguerite étaient cette fois-ci à deux doigts de lâcher. Mais elle se rendit compte que cette fois-ci ce n'était plus à cause de la conversation qu'elle ne pouvait pas entendre. Son oreille était toujours collée à la porte, mais elle n'essayait même plus d'écouter.
- Merci James, murmura Emma. Je sais que tu n'aimes pas qu'on te compare à lui, mais...tu es le digne fils de ton père.
- Maintenant que je sais ce que mon père a accompli, ce à quoi il doit sa célébrité...je dois dire que je commence à être fier d'être son fils. Quand je vois ce qu'on a du affronter cette nuit... alors que Voldemort n'était même pas encore là. J'imagine que mon père a du traverser de terribles épreuves... j'ai entendu qu'il l'a affronté plusieurs fois face à face, et souvent il était seul...Je m'en veux un peu de m'être conduit ainsi avec lui pendant toutes ces années.
- Tu n'as pas à t'en vouloir, James.
Le silence vint mais Marguerite n'écouta pas tout de suite la conversation dans le bureau. Elle bouillonnait intérieurement. Elle se rendit compte que le silence était encore pire que ce qu'elle venait d'entendre. Elle n'osait pas se retourner, elle ne voulait pas les voir. Ni ce qu'ils étaient en train de faire. Elle retint une larme. Emma avait si bien joué la comédie que même Marguerite avait cru qu'elle se transformait, mais à la base n'était-ce pas son idée à elle de faire croire que Emma allait bientôt se transformer ? Emma aurait-elle fait son petit jeu d'actrice si parfait si elle ne lui en avait pas donné l'idée ? Marguerite fut alors frappée par un puissant sentiment d'injustice. Elle décida alors d'écouter de nouveau à la porte, pour ne plus penser à tout ça.
- Je n'en reviens pas...bien sur je me méfiais d'elle quand j'ai appris qu'elle était la fille de...
- On aurait du l'arrêter...pendant qu'on le pouvait encore !
- C'était impossible! Quelles preuves on avait contre elle ? Le rêve de Potter ? Qui croirait à une telle preuve ? Et la lettre...admettons qu'on ait pu mettre la main dessus... elle ne signifie rien. Elle lui avait été remise, c'est tout ce qu'on pouvait prouver. Odile aurait très bien pu décider de ne jamais suivre la voie de ses parents.
- Mouais... vous savez madame la directrice que ce n'est pas mon style d'accorder de l'importance au sang... mais je crois qu'en ce qui concerne leur famille, il est pourri jusqu'à la moelle !
- Je ne sais pas, Longdubat. Vous n'étiez pas encore là quand elle était à Poudlard. Je l'ai eue comme élève et je dois avouer que je n'ai jamais rien eu à lui reprocher. Elle était brillante, elle travaillait sérieusement. Jamais elle n'a eu une seule retenue. En fait elle était assez discrète, n'avait pas beaucoup d'amis... comment a-t-elle pu changer à ce point ?
- C'est la lettre qui a du faire la différence. Elle devait être assez convaincante... pour lui faire croire que ses parents opéraient pour le bien, pour lui faire avaler toutes ces histoires de pureté du sang.
- Quand je l'ai embauchée comme professeur, continua McGonagall, je ne me suis pas méfiée. Mais j'ai rapidement constaté qu'elle avait changé. J'ai eu également des plaintes d'élèves et de parents, qui disaient que le professeur Gatelov faisaient des remarques déplacées à ses élèves, souvent en lien avec leur sang... j'avais du mal à y croire, mais je commençais à avoir des doutes. Pourtant, jamais je n'aurais pu imaginer tout cela, que ça aille si loin.
- De toute façon, Minerva, il est trop tard pour les regrets. Il faut aller de l'avant, et l'arrêter. Harry a déjà réussi de maintes fois cet exploit, je pense qu'on peut lui faire confiance. Et puis il l'a dit lui même, l'expérience qu'il a menée cette nuit ne s'est pas déroulée tout à fait comme prévu. Qui sait s'il aura retrouvé toute sa puissance.
- Oui, espérons, espérons...nous avons tellement perdu la dernière fois, je prie pour que les Ténèbres ne nous envahissent pas de nouveau. Enfin bon, Longdubat, vous devriez ramener votre fille et ses amis au dortoir de Griffondor. Ils doivent être exténués les pauvres.
- Bah, ils pourront dormir demain matin. Ils avaient défense contre les forces du mal et potions. Or, je pense qu'aucun de leur professeur ne sera en mesure d'assurer le cours, s'esclaffa Neville.
Il ouvrit alors la porte et rejoignit Emma, James et Marguerite. Il se retint de la serrer dans ses bras, mais lui donna une tape dans le dos et lui fit signe d'avancer. Ils descendirent alors l'escalier de pierre et la gargouille se déplaça pour les laisser passer.
James suivit le groupe dans les couloirs, mais il était tellement fatigué qu'il n'avait plus conscience de rien. Son cerveau semblait soudainement totalement vide, malgré toutes les choses auxquelles il avait à penser. Car après les évènements de la soirée, il y avait matière à réfléchir. Mais il n'avait même pas la force de culpabiliser sur son absence de réactivité. Il aurait le loisir de ressasser tout cela le lendemain, et les jours suivants. Ce serait douloureux, il le savait. Alors autant repousser cela au maximum.
Il n'aurait pu dire s'ils avaient marché quinze seconde ou une demi-heure lorsqu'ils atteignirent la salle commune. Neville les laissa là, et leur souhaita « bonne nuit » après s'être assuré qu'ils étaient rentrés dans le trou du portrait, et que la Grosse Dame avait bien refermé le passage. Désormais, aucun acte de prudence, aucune mesure de sécurité ne serait de trop.
