Les chevaliers sont toujours pas à moi et zut ! Mais le reste oui. Na !

Milo et Camus nous font un petit calin pour ce chapitre.

J'espère que vous aimerez.

La légende des deux 2

Yarias – debout !

Guwen – hum ?

Yarias – allez debout, le nuit va plus tarder il faut partir.

Les cinq hommes encore à moitié endormis s'assirent.

Saga – Allez où ?

Yarias – Mettre la reine en lieux sûr.

Ils se regardèrent étonnés, pendant que la petite fille remplissait des écuelles d'un brouet épais en leur tournant le dos. Ils se levèrent l'un d'eux chancelant vite rattrapé par un de ses amis.

Milo – Camus ça va ?

Camus – J'ai dû me fouler la cheville. C'est bon.

Ils laissèrent le verseau seul le temps de faire quelques ablutions, l'eau leur parut encore plus froide que la veille. Ils firent de leur mieux pour être présentable, lissèrent rapidement leurs cheveux avec leurs doigts. Mù sourit face au spectacle qu'ils donnaient, ils ressemblaient plus à des vagabonds qu'à autre chose. Le bélier attrapa un des linge prés de puit et le mouilla dans le seau. Il regagna la pièce où ils avaient dormis. La petite était occupée à plier les couvertures, il en profita pour rejoindre Camus toujours assis sur sa paillasse et lui tendre le tissu trempé. Il grimaça en le posant sur sa cheville enflée et remercia Mù.

Yarias – vous venez manger oui ?

Milo – On arrive.

Yarias – Mais encore ? On a de la route à faire.

Guwen – Nous avons un blessé, il vaudrait mieux attendre demain.

Yarias – Un blessé ? Ha c'est que ça.

Milo – Ca se voit que c'est pas elle.

Camus – Milo si te plait.

Yarias – Voyons voir.

La gamine se glissa jusqu'au chevalier, contempla le linge, pencha la tête et souleva d'un geste vif la jambe du verseau. Surpris il tomba allongé sur le dos, un pied en l'air. Il se tendit en sentant les doigts de la petite effleurer l'articulation. Il soupira rassuré en la trouvant plus douce qu'elle en avait l'air, c'était presque agréable, pourtant sa main se trouvait parfaitement sur la blessure.

Yarias – Voila ! C'est presque guéri.

Tous – Guéri ??

Le chevalier du froid porta ses doigts sur sa cheville, puis se leva.

Milo – C'est génial !

Saga – Mignonne et utile.

Yarias – Bien sûr qu'est ce que t'imagine, Et c'est pas un raison pour gambader. Manger et habillez vous.

La brunette leur tendis leurs assiettes, guères plus engageantes que celles de la veille, ils avalèrent rapidement leurs contenus puis prirent une pile de vêtement chacun. Saga se débarrassa de son pantalon et de son caleçon, pendant que le bélier et le verseau enlevaient leur veste de pyjama. Mù rougi en voyant Saga dans le plus simple appareil, il toussota. Les deux autres torses nus semblaient attendre quelque chose, un ange passa.

Yarias – Vous vous fichez de moi ! C'est pas possible on dirait des fillettes !

La gamine sortit en claquant la porte.

Saga – Mais vous avez quoi ?

Mù – heu rien !

Milo – Ca ne te gêne pas de te déshabiller devant la gosse, nous oui.

Ils passèrent rapidement les tenues, et replièrent leur affaire avant de rejoindre Yarias qui les attendait avec Guwen et la reine. Aux pieds de le petite se trouvait des sortes de sacs, elle leur désigna de sa petite main.

Yarias – On auras besoin de ça nous, en avant trois jours de marche.

Guwen – Trois jours ?

Yarias – Allez en route !

Le groupe s'élança à sa suite Saga prit la dame endormie sur son dos et les autres les sacs. Ils leurs semblaient avancer d'un bon pas, le temple semblait bien loin derrière. La route était bordée de quelques ruines et d'arbres. Plus avant une forêt cachait l'horizon. La nuit s'éclaircissait de plus en plus quand enfin ils atteignirent le couvert des arbres. Yarias continua devant à travers les arbres jusqu'à ce qu'elle les considéra assez loin de la route. Elle se retourna vers les hommes leur faisant signe d'arrêter.

Yarias – On va faire une pose. Y a le nécessaire dans les sacs, des vivres et des couvertures.

Milo – Manger !

Yarias – Oui et dormir un peu. Hé ! Comment il s'appelle déjà ? Comment vous vous appelez touts les quatre ?

Les quatre chevaliers se représentèrent.

Yarias – Donc Camus ta cheville ça va comment ?

Camus – Très bien, merci.

Yarias – Bien ? Pourquoi vous me regardez comme ça encore ? Vous avez jamais vu de guérisseur ou quoi ?

Mù – D'où on vient c'est plus long à guérir.

Yarias – Vous n'avez pas de magie ? Non ? Comment vous êtes arrivé ici ?

Mù – Je dormais et j'ai fais un rêve bizarre.

Milo – un peu comme une prière

Saga – C'était une voix de femme.

Camus - et ça se finissait comme une histoire

Yarias – une prière ? « Plus pure que le jour et plus noire que les ténèbres, les mains créatrices se sont tendues dans le néant, les deux sœurs règnent sur le monde. » c'est ça ?

Mù – Oui

Yarias – Alors se sont bien elles, mais elles fichent quoi ! Vous venez d'un autre monde ? Je comprend pas, mais pourquoi. Reprenez des forces on repartira dans quelques heures.

Le scorpion reçut des main de Guwen un pain et un sorte de bloc de viande séché, regarda dubitatif les deux et le couteau qu'il lui tendait. Il imita le prince coupa un bout de chaque et essaya d'avaler les deux.

Milo – On mange toujours aussi mal dans votre monde ?

Le prince étouffa un fou rire.

Guwen – Non là on bat des records, je ne me souviens pas d'avoir connu pire. La cuisine de château et un délice que j'aimerais retrouver.

Milo – C'est juste qu'on tombe mal.

Yarias – Vous n'allez pas me faire les difficiles en plus, vu les circonstances vous devriez être heureux d'avoir de la nourriture. Je vous rappelle qu'on est en fuite.

Saga – J'attraperais bien un lapin.

Yarias – Pour faire quoi ? Jouer ?

Milo – Bha non pour le manger.

Yarias – Ca va pas idiot ! Pas de feu ! On est en fuite !

La petite sourit en voyant le verseau prendre sagement une couverture et aller s'allonger un peu plus loin. Elle s'installa sur la couverture près de la reine et regarda les hommes s'installer. Elle fit semblant de dormir et vit Milo s'installer contre Camus et les deux autres en faire autant. Elle s'amusa de les voir changer de position au fil du temps. Le verseau dormait la joue sur l'épaule de Milo et Mù à demi allongé sur Saga. Vraiment mignon les petits. Elle laissa filer les heures jusqu'à ce que le soleil soit à son zénith. Elle se releva, les réveilla les uns après les autres, elle ressortit de la nourriture et de l'eau pendant qu'ils s'étiraient. Ils ravalèrent chacun quelques bouchées. Les affaires furent vite rangées, Camus s'apprêtait à porter la dame quand il se trouva face à la fillette les bras croisés qui le regardait hostilement.

Yarias – Non ! Toi tu prends un sac, déjà que tu ne devrais pas autant marcher.

Le verseau échangea avec le bélier, ils allaient prendre la direction de la route.

Yarias – C'est par là, il fait jour, sous les arbres on nous verra moins.

A contre cœur le groupe la suivi entre les troncs et les branches basses qui s'accrochaient dans les vêtements ou leur cheveux. Sous le feuillage il faisait sombre, et ils trébuchèrent quelques fois sur des racines. La progression se faisait lente. Les chutes plus nombreuses, enfin les végétaux devinrent moins denses, elle déplia sa carte et les laissa quelques minutes. Elle réapparut tout sourire d'entre les fourrés.

Yarias – j'ai trouvé ou passé la nuit, y à un bras de rivière asséché, dans le coude ça fait comme une plage. Et vous pourrez avoir du feu il devrait être caché.

Guwen – On va manger chaud …

Yarias – Oui, enfin il faut du bois, qui va chercher de l'eau ? Il doit y avoir un ruisseau. Et il faut chasser ?

Guwen – Du bois ? Il faut vraiment tout ça ?

Yarias – Et oui mon prince.

Saga – Je vais chasser.

Guwen – Je sais pas…

Yarias – Allez chercher du bois. Milo et Mù regardez la carte c'est ce trait bleu on doit être là.

Milo – Et Camus ?

Yarias – il reste avec moi pour installer le campement et le foyer.

Guwen – Planqué.

Yarias - Je vous permets pas.

Chacun partit accomplir sa tache, la fillette dépliait les couvertures pendant que le chevalier regroupait quelques cailloux ou elle lui avait indiqué. Le prince revint plusieurs fois avec des branchages. Les autres revinrent triomphant il y avait bien une rivière, et il coulait en sont centre un petit court d'eau. Saga lui revint plus d'une heure après avec trois oiseaux de deux à trois livres. Il tendit sa prise surpris par les mimes peu ragoûtées.

Saga – Ca va je m'y colle

Un ouf de soulagement général lui répondit pendant que le verseau cherchait comment allumer le foyer. Il chercha un moment dans les sacs et trouva quelque chose qui ressemblait à des allumettes. A la troisième tentative les brindilles s'enflammèrent. Guwen était assit avec Yarias, Mù semblait perdu dans ses pensées et Saga se battait avec les plumes des oiseaux. Milo se rapprocha de Camus lui proposant d'aller se rafraîchir. Les deux hommes partirent ensemble vers la rivière. Le verseau regarda le large ruban d'eau. Le scorpion l'appelait un peu plu loin, il y avait un grand roché plat sur le quel il posait ses vêtements. Il l'imita dénouant sa chemise et son pantalon, il les laissa avec ceux de Milo et redescendit nu. L'eau était fraîche mais peut profonde elle lui arrivait au genoux. Il se pencha pour se mouiller les mains, les passa sur son visage. Il hésita un instant puis à genoux dans l'eau entama sa toilette. Le scorpion se glissa derrière lui, il glissa ses doigts humides sur son dos. Il rinça le dos de son ami, remonta de l'eau dans ses mains pour la verser sur la chevelure marine. Il piqua un léger baisé sur sa nuque en massant les épaules.

Camus – Milo non…

Milo – Pourquoi encore non.

Camus – Je ne suis pas certain de…

Le scorpion le bâillonna de ses lèvres en le basculant en arrière contre lui, il laissa courir ses doigts sur le torse offert.

Camus - arrête je suis pas une fille.

Milo – j'avais remarqué

Il passa sa main entre les cuisses de verseau et la referma sur sa virilité. Il l'attira vers bord et l'allongea à moitié dans l'eau.

Camus – Milo !

Milo – Laisse toi faire.

Il s'installa au dessus de lui, il fit glisser sa peau humide contre celle du chevalier du froid, caressa tendrement son visage et colla ses hanches aux siennes. Il se mit à onduler du bassin frottant leurs sexes l'un contre l'autre. Le verseau gémi, s'agrippa à sa taille et s'abandonna. Ils atteignirent leur plaisir ensemble et prolongèrent leur étreinte câline. Ils se rincèrent et s'habillèrent Milo l'embrassa encore quelles que fois avant de se faire repousser.

Milo – Quoi ?

Camus – Ya…

Yarias – Vous avez fini de vous accoupler.

Les deux garçons passèrent à l'écrevisse

Yarias – Quoi ? Les biches aussi s'accouplent c'est naturel.

Milo – T'es là depuis longtemps ?

Camus – Mais ça se fait pas d'épier !

Yarias – Que veut tu que ça me fasses ? Les chats ne font pas ça avec des chiens.

Milo – Je rêve ou elle dit que ça la laisse de marbre ?

Camus – Mais tu fais quoi ?

Yarias – Je vais me baigner, j'ai pas besoin de ma robe.

Ils repiquèrent un fart et se hâtèrent de quitter la rivière. Quand ils arrivèrent au campement Saga leur sauta presque dessus. Le repas était prêt et le gémeau cherchait des volontaires pour découper les bestioles rôties. Tache à laquelle ils s'attelèrent. La petite les rejoignit pour manger, chacun apprécia ce repas chaud puis Yarias rangea les restes pendant que les autres allaient se laver à tour de rôle. Ils traînèrent encore un peu autour du feu, discutant de chose et d'autre. Jusqu'à ce que Milo pose la question qui l'intriguait.

Milo – On va où exactement.

La brunette sortie sa carte, la déplia et montra deux emplacements.

Camus – C'est un château ?

Yarias – Non c'est une forteresse, elle abrite les ordres combattants.

Guwen – Horta ?

Mù – Les ordres combattants ?

Yarias – Oui, les ordres combattants c'est des guerriers au service de dieu, ils manient l'épée et la magie.

Saga – Et pourquoi la reine serait plus en sécurité chez eux.

Yarias – Par ce que les Hortassiens sont le premier ordre combattant, c'est le roi Horias qui l'a fondé il y a 1200 ans lors de la dernière croisade. Et le roi Horias était le souverain de Biork. L'ordre bien que indépendant est resté loyal à la famille de son créateur.

Camus – Une croisade… Il fit une petite grimace qui fit sourire la gamine.

Yarias – Oui mais c'est pas ce que tu imagines. Enfin il est un peu tard pour parler d'histoire. Demain nous arriverons à la forteresse. Bonne nuit.