Les personnages de Saint Seiya ne m'appartiennent pas et sont à leur auteur.

Couple : Saga/Mù et Milo/Camus à venir

Genre : Héroïque fantaisie, humour, romance

Rating : M +18 (Lemon Saga/Mu)

J'espère que vous aimerez et bonne à année a tous et toute.

La légende des deux

Les premiers rayons chatouillaient le groupe endormi, les hommes émergèrent du sommeil en baillant et se frottant les yeux. Certain sortirent des vivres d'autres se passèrent un peu d'eau sur la figure. Ils rangèrent le campement, Milo prit la femme endormie dans ses bras. Yarias était étrangement silencieuse. Elle s'engagea sans un mot dans une direction les cinq hommes sur ses talons. Leurs pas foulaient une route de terre, ils traversèrent plusieurs bourgs et enfin après une dizaine d'heures de marche ils arrivèrent sur les pavés d'un axe routier. La fillette continua, toujours hermétique, bientôt ils longèrent des champs avec des paysans, puis des grands murs de pierres apparurent au loin. Ils s'en approchaient de plus en plus en plus, une troupe de cavalier les doubla, des hommes en amure sur de gros chevaux. Des cliquetis d'arme parvenaient à leurs oreilles, comme des commandements. Yarias s'avança vers l'entrée de l'imposant édifice et s'adressa au garde.

Yarias – Je viens voir Orians.

Garde – Ce n'est pas un endroit pour les enfants ni pour les mendiants

Yarias – Conduit moi à Orians

Garde – Dégage gamine.

La petite esquissa un geste des doigts et passa devant le garde tout à coup muet.

Yarias – Venez

Elle choisit un des hommes de la cour où ils entrèrent.

Yarias – Ou est Orians ?

L'homme – Dans la salle d'étude de la magie.

Son interlocuteur retourna à sa catatonie pendant qu'elle leur faisait signe de la suivre, ils empruntèrent plusieurs passages traversèrent une autre cour et un escalier en se faux filant entre les hommes immobiles. La fillette entra dans une grande pièce ou les occupants étaient figés dans certains gestes étranges. Elle claqua des doigts devant l'un d'eux. Il cligna des yeux, les autres avaient sursauté.

Yarias – Qu'est qu'il faut pas faire pour arriver ici !

Les quatre chevaliers détaillèrent rapidement l'assistance, c'était que des hommes à peu près de leur age, ils portaient des vêtements de velours, brodé ici et là et quelques ornements discret. Un seul semblait différant par sa barbe blanchissante et sont regard gris bleu, il portait une sorte de robe longue et blanche juste resserrée à la taille par un lien. L'ancien parla, la petite fit une grimace.

Yarias – Moi aussi je suis contente de te voir, mais t'es vraiment ici depuis trop d'années. Tu viens de me dire que t'étais legumineusement ravi de me voir.

Orians – Toutes mes excuses princesse Je suis honoré de vous voir.

Yarias – Laisses les salutations de coté, l'heure est grave. Il s'est passé quelque chose. Assez pour que nous soyons tous en danger.

Orians – Par les mille dieux !

Yarias – Une nouvelle croisade va commencer.

Orians – Non !

Yarias – Au fond elle a déjà commencer, bientôt le Ko va envahir nos terres. Les premières victimes sont tombées.

Orians – Il a fallut presque deux siècles pour se remettre de la précédente.

Yarias – Et je sens que celle-ci sera encore plus meurtrière.

Saga – Excusez moi mais vous pourriez nous expliquer ?

Orians – Vous êtes ?

Yarias – Ils sont avec moi, comme le prince Guwen et la reine de Biork

Orians – La reine ??

Yarias – Je veux voir le doyen, sinon l'ordre est dans quel état ? Capable d'entrer en guerre ?

Orians – Mes élèves sont pas trop mauvais, enfin ils sont meilleurs avec des armes que des charmes. Messieurs vous pouvez disposer. Roland prévient Sir Albard, nous avons à le voir.

Yarias – Toujours aussi mal organisé les ordres combattants, c'est brouillon.

Orians –Allons chez le doyen

La fillette prit les devants

Yarias – Toujours au même endroit ?

Orians - ? Sans doute. Vous êtes venu quand ?

Yarias – un peu après la dernière croisade.

Elle enchaîna les coursives pour arriver devant une porte fermée, elle frappa et entra. Un homme d'une cinquantaine d'années dévisagea la petite troupe qui envahissait la pièce. Le jeune Roland n'avait visiblement pas fini ses explications sur l'arrivée des visiteurs.

Albard - Vous êtes mes étranges visiteurs ? Sir Orians ? Qui sont tout ses gens ?

Orians – une enfant qui m'est très proche.

Yarias – Je viens de Biork avec le prince Guwen.

Albard – Biork ?? Mon dieu, une troupe vient de m'annoncer que le château avait été détruit et qu'il ne restait rien ni personne. Pauvre reine Liviana, si jeune quel gâchis. Et nous n'avons rien pu faire, nos hommes sont arrivés trop tard. Sir Horias pardonnez nous d'avoir failli.

Guwen – Il ne reste rien ?

Yarias – Biork n'est plus, mais la reine n'est pas encore morte.

Albard – Mes hommes n'ont trouvé aucun survivant.

Yarias – Milo pose la dame sur le fauteuil.

Albard – serait ce possible…

Il s'avança vers la personne inconsciente, écarta les cheveux devant le visage, pâlit chercha la main droite de la jeune fille. Son regard tomba sur une grosse bague, Il frémit et ses yeux s'embuèrent.

Albard – Ma reine ! Dieu merci ! Mais qu'a-t-elle ?

Yarias – Elle est en état de veille, car lors du combat de Biork elle a été empoisonnée. Il faudra la garder ainsi jusqu'à pouvoir la guérir.

Albard – Mais nos avons des tas de médecins dans l'ordre.

Yarias – Mais ce n'es pas un poison naturel, seul une très grande magie le peu. De plus sa vie est en grand danger. Des gens très puissants veulent sa mort, en une journée ils ont anéanti Biork. Pour l'avenir la reine doit être préservée. C'est important.

Albard – Sa vie est très importante pour nous.

Yarias – Et pour ce monde.

Orians – A ce point.

La fillette transmit rapidement ses pensés au percepteur, Orians sembla dans le vague quelques instants puis revint à la conversation.

Albard – Que faire pour la reine ?

Orians – Je vais arréter completement le temps pour elle mais elle aura besoin de la protection de l'ordre. J'aurais besoin de quatre hommes, quatre qui seront son rempart. Il y a sous la crypte du roi Horias une salle secrète, elle sera parfaite pour la reine. Choisissez les hommes qui resteront auprès d'elle. Qu'il soit les meilleurs.

Albard – Si vous le dites Orians

Orians - Qu'il nous attende dans votre bureau au milieu de la nuit.

Albard – Une chose de réglé et vos invités ?

Orians – Si vous le permettez ils resteront ici un certain temps, le temps de les former à la magie et aux combats. Par les milles dieux, j'ai eut une vision et ils ont un rôle à jouer avec nous.

Albard – Soyez gentil ne parler pas d'un dieu autre que le notre dites simplement que nous les gardons comme allier.

Orians – Je vous rappelle que pour la magie vous faite appel au mien.

Albard – Je sais mais je ne voudrais pas que l'ordre passe pour hérétique.

Orians – Bien sûr que non.

Albard – Orians demandez qu'on vous prépare une chambre.

Orians – Merci.

Le groupe sortit laissant la dame sur son fauteuil, sur les pas du magicien ils arrivèrent au réfectoire. C'était encore trop tôt pour le repas du soir mais on leur servit des victuailles froides. La pièce était d'un dépouillement extrême à par des bancs et des tables de bois grossier. Contre un mur brûlait une antique cheminée de pierre comme tout les murs. Ils se ravitaillèrent, étirèrent leurs muscles, la fatigue des derniers jours de marche se faisait sentir. Puis Orians les ramena vers la salle de cour.

Orians – Puis qu'il faut vous enseigner la magie. Vous avez déjà pratiqué ?

Yarias – Laisses tomber ils n'ont même pas une idée de ce que c'est.

Orians – Non ?

Yarias - Donc tu commences par le début il faut qu'ils soient vite opérationnels.

Orians – hé, c'est impossible en 5 à 6 ans j'arrive à peine à leur apprendre le minimum et encore…

Yarias – Va à l'essentiel !

Orians – Vous êtes arrivé dans mon cour, vous avez entraperçu comment il faut faire. Vous en pensez quoi ?

Mù – Ils faisaient des gestes bizarres

Camus – Ils récitaient des sortes de formules.

Orians – Je peux pas.

Yarias – Camus c'est pas des formules c'est une prière.

Saga – Une prière ? Pourquoi faire ?

Yarias – Un magicien utilise le pouvoir d'un dieu, il fait donc une prière. Et c'est le dieu qui va exécuter son souhait.

Milo – Ca marche chaque fois ?

Yarias – En principe oui.

Milo – Mais vos dieux exécutent vraiment toutes les prières, ils demandent quoi ? C'est louche.

Yarias – Nos dieux sont bienveillants et ils aiment leurs adorateurs, alors ils acceptent, sauf si ils sont contre ce que vous réclamez.

Mù – Alors un magicien n'a pas de pouvoir à lui ?

Yarias – Si il a l'amour de son dieu.

Orians – mais c'est même pas des bases et la mythologie, la théologie et la pratique.

Yarias – Arrêtes de te morfonde le vieux, et au travail, commencez par apprendre à appeler un objet.

Milo – Pourquoi faire ?

Yarias - par ce qu'en combat tu seras bien heureux de récupérer ton épée si tu la perds. Allez au travail ! Après y a le sort de communication.

Guwen en avait profité pour se sauver, et les quatre chevaliers entamèrent de leur mieux le texte imprononçable qu'articulait leur enseignant. Des épées étaient disposées devant eux et quand enfin elles leur firent la grâce de venir dans leur main ils retinrent un cri de joie.

Ensuite ils se retrouvèrent 2 dans la salle de cour et deux dans leur chambre. Les paroles se succédaient monocordes Mù fini par arriver à contacter saga, juste assez pour leur dire dans quelle pièce ils étaient. Malgré les heures la petite exigea qu'ils y arrivent tout les quatre. Enfin ils remontèrent tous dans la chambre, ils avaient mal à la gorge et aux mâchoires à force de répéter toujours les mêmes choses en boucle. Chacun se laissa tomber sur un des lits, la pièce en comptant six. Ils se déshabillèrent en partie pour se glisser sous les draps. Ils étaient un peu rêches, mais propres, et pour leur première nuit dans un lit ils en appréciaient le confort. Yarias souffla la dernière bougie, il n'y avait dans la pièce que le bruit des respirations. Elle sourit et s'installa plus confortablement.

Des pas lourd accompagnés du chant discret des cotes de mailles quittaient le bureau du maître de l'ordre. Orians en tête suivi de Sir Albard et de quatre hommes. Sir Michaël, Sir Gautier, Sir Florian et leur cadet Sir Julian. Les quatre hommes armés en guerre semblaient porter sur eux l'expérience des combats et des champs de batailles. Ils dégageaient une force impressionnante et un grand calme. Arrivé à la crypte du fondateur, leur chef ouvrit la dalle devant la statue du dignitaire. Quelques marches se révélèrent et le magicien les emprunta. C'était une petite pièce, sur leur droite se trouvait un sarcophage de pierre sculpté et un passage devant. Ils sortirent dans une grande salle carrée. Un fauteuil avait été disposé au fond contre le mur. Sir Albard y déposa la reine, il rectifia les quelques mèches qui cachaient son visage et s'éloigna de quelques pas. Les quatre hommes se rapprochèrent, Orians s'installa à la droite de la dame. Il entrepris une longue prière et elle sembla cesser de vivre. Après une longue inspiration et un regard au doyen il entama un second texte.

Ablard – Mes sires êtes vous prêt à mourir pour votre devoir ?

Grégoire – Pour la dynastie de Biork et l'ordre

Les quatre mirent un genou en terre et dégainèrent leur épée.

Orians – Sur vos armure de chevalier d'Horsia, êtes vous prêt à soutenir la vie de la reine, alors que vos épée représente votre fardeau. Votre force nourrira le charme qui la protége. Mais si l'un de vous doit rendre l'âme il transmettra sa charge à un des survivants et ceux jusqu'au dernier. A la mort du dernier chevalier la reine sera sans défense et le temps reprendra son cour.

Albard – partez, partez sur le champ avec vos écuyers et gagnez des forteresses différentes. Allez la survie de Biork est sur vos épaules.

Le jour venait de poindre Yarias réveilla les hommes. Quelques grognements lui répondirent avant qu'ils ne se lèvent. Encore à moitié endormis ils se débarbouillèrent et firent un brin de toilette avec les brocs d'eau qui les attendaient. Ils repassèrent les vêtements de la veille et suivirent la petite au réfectoire. Ils mangèrent rapidement dans la pièce bondée d'hommes. Orians les rejoignit dès qu'ils eussent fini. Un grand homme se tenait à ses cotés.

Karl – vous êtes les nouveaux, moi je suis Karl maître d'arme d'Horsia et chevalier de l'ordre.

Orians – Vous apprendrez les rudiments du combat avec lui, nous reprendrons la magie après le zénith.

Milo – des combats ?

Un murmure de joie passa entre les quatre hommes, ils échappaient à la corvée des phrases compliquées. Ils suivirent le grand homme, juste un peu moins que Aldébaran, il était blond foncé aux yeux bleus, plutôt bel homme mis à part une vilaine cicatrice sur sa main gauche qui remontait sous la manche. L'heure qui suivit se résuma à des combats à main nue contre d'autres chevaliers. Bien que sans cosmos ils s'en sortaient pas trop mal, puis vint le moment de passer aux choses sérieuses. On sortit les armes elles étaient lourdes et peu maniables, les boucliers ne valaient guère mieux. Ils commencèrent à déchanter mais la fin d'entraînement se fit en armure. C'était pesant, ça pinçait les chairs aux articulations, et comble de l'horreur il fallait tenir en selle sur un cheval. Quand ils quittèrent la cour d'entraînement trempé de sueur et avec des bleus un peu partout ils seraient bien restés se reposer un peu dans la chambre. Mais Orians devait les attendre ils se lavèrent rapidement prirent les vêtements propres sur leur lit et se préparèrent à descendre.

Ils étaient extenués depuis leur arrivée les cours s'enchaînaient comme les jours. Guwen était reparti vers le royaume de ses parents. Yarias semblait contente d'eux, et les armes leur devenaient plus familières.

Mù venait de remonter de l'entraînement du matin, il fit vite sa toilette passa son pantalon et enfila une tunique de velours bleu clair. Il rattacha ses cheveux devant le miroir, la porte s'ouvrit et il croisa le regard de Saga. Ses joues s'empourprent en voyant le gémeau se dévêtir et se laver à son tour. Il tenta de se raisonner se disant qu'ils s'étaient tous déjà vu ainsi. Mais pourquoi la pièce lui semblait si chaude, Saga se retourna et il se sentit défaillir.

Saga – Mù tu vas bien ?

L'aîné rejoint l'atlante posa sa main sur son front

Saga – Tu n'es pas un peu chaud ?

Mù- Non pardon, c'est rien

Saga – T'es sûr tu devrais t'allonger, je vais ouvrir la fenêtre. C'est mieux ?

Mù – Merci

Le bélier s'assit sur sa couche et son compagnon s'installa prés de lui. Il rougit en le sentant toujours si proche et si peu décent. Saga se repencha sur lui, leur visage se trouvèrent à quelques centimètres. Il releva les yeux et se perdit dans le regard océan, leurs lèvres se rapprochèrent dangereusement avant de se toucher en un chaste baisé. L'atlante enlaça sa nuque et approfondit leur échange. Ils restèrent un instant à se sonder l'un l'autre, leurs mains commencèrent à se découvrir l'un l'autre. Saga gémit sous les doigts frais qui couraient sur son dos, leurs langues se trouvèrent, rapidement la tunique du bélier tomba au sol. Le gémeau captura une des pointes roses entre son pouce et l'index en une affolante torture. Sa bouche prit le relais laissant une trace brûlante sur le corps du jeune homme. Le pantalon disparut, les attouchements passèrent sur des zones encore plus sensibles arrachant des soupirs de plaisir à l'atlante. Les ventres s'épousèrent en de longs frottements sensuels, leurs membres durcis pressés l'un contre l'autre.

Saga – Mù ?

Mù – encore.

Saga – chut tu vas avoir mal.

Mù – Je veux avoir mal si c'est avec toi.

La bouche de Saga caressa doucement son sexe, s'attaqua au bout rosé ce qui fit crier son amant. Puis il continua d'une main. L'atlante frissonna se cambra et s'écoula entre ses doigts. Il écarta plus largement les cuisses de son aimé, effleura l'intimité dévoilé, enfouit progressivement ses doigts souillés en lui. Les murmures de plaisir faisaient écho à ses mouvements. Il approcha sa virilité du visage de Mù, sa langue brûlante vint à sa rencontre, il resserra ses lèvres sur la colonne de chair. Au supplice il se retira de la tendre étreinte. Il se fraya un passage entre les jambes du bélier, interrogeant son amant du regard. Il s'enfonça légèrement dans le passage mouillé. Mù s'accrocha plus fermement à ses épaules et étouffa un cri de douleur. Le gémeau parcourait son visage de baisés en attendant que ça aille mieux. Puis il repris de lents mouvements, qui transformèrent la douleur en plaisir. Saga jouit et se retira, il embrassa amoureusement l'atlante, s'installa à califourchon sur ses reins en coulissant sur lui. Il se mordit la lèvre ondula des hanches à la recherche du plaisir pour eux deux. Il guida une main égarée sur érection, lui imprimant un geste de va et vient. Ses mouvements gagnèrent en amplitude, se relevant pour s'empaler plus fort encore sur son amant. Dans un denier coup de rein plus violent il se libera et sentit Mù s'écouler sur lui. Ils restèrent enlacés un bon moment pour reprendre pied dans la réalité quand le bruit de l'escalier les dégrisa.

Mù – Ho si Camus et Milo rentraient.

Saga – Je ne pense pas que ça les dérange beaucoup, mais si c'est quelqu'un d'autre.

A regret ils quittèrent la couche et se rhabillèrent, ils échangèrent encore quelques baisés et caresses jusqu'à ce que la porte s'ouvrit.