Les personnages de Saint Seiya ne m'appartiennent pas et sont à leur auteur.

Couple : Saga/Mù et Milo/Camus

Genre : Héroïque fantaisie, humour, romance

Rating : M 18

J'espère que vous aimerez. Un mot gentil est toujours le bienvenu et merci à celles qui on laissé une review, je fais de mon mieux pour toujours y répondre.

La légende des deux

Camus et Milo entrèrent dans la chambre, leur regard passa sur leurs amis et un léger sourire étira leurs lèvres. Le scorpion jeta son haut sur un lit et s'étira en se dirigeant vers le nécessaire de toilette. Il vida la cuvette par la fenêtre et la remplit d'eau claire, il y trempa un linge, frissonna au contact froid sur sa peau transpirante. Il se lava rapidement le torse et se débarrassa du reste de ses vêtements. Il sursauta en sentant le tissu passer dans son dos et sur ses épaules, il se saisit d'un autre linge qu'il mouilla et se retourna pour le passer sur la poitrine du verseau. Les deux autres s'éclipsèrent. Le couple s'absorba dans leurs ablutions, ponctuant de petites caresses et de tendres baisers les passages du tissu froid. Propre et frais, ils se revêtirent, s'embrassèrent et descendirent au réfectoire.

Ils s'assirent près de leurs amis, à coté de Yarias tandis qu'on leur servait leur repas. Affamés, ils l'engloutirent, la petite les regardait en silence. Quand ils eurent fini, elle prit la parole.

Yarias – Demain nous partons.

Mû – On va où ?

Yarias – Le doyen a reçu un rapport concernant une ville à l'Ouest. Il est question de fait non naturel.

Milo – Et Alors ?

Yarias – C'est de la magie.

Camus – Dans votre monde, c'est naturel, non ?

Yarias – Pas ce type de magie.

Milo – Pas celle-la ?

Yarias – Comment vous expliquez, bah y a la magie de base, celle un peu plus évoluée et des actes quasi impossibles.

Saga – Si c'est un dieu qui exauce une prière, pourquoi ?

Yarias – Soit car ça va à l'encontre des principes du dieu, soit c'est une magie de source différente. Mais les dieux gardent la source de la magie.

Mû – Ils la gardent ??

Camus – Pour eux ?

Yarias – Plus où moins, c'est une façon de contrôler son usage.

Mû – Contrôler l'usage de la magie ? Par les humains…

Yarias – Oui.

Saga – Vos dieux sont prévoyants

Yarias – Ce ne fut pas toujours le cas. Au commencement des temps, on raconte que la magie était libre. Chaque être vivant pouvait en user à sa guise. De là, plusieurs entités prirent de l'importance de grand sorcier et les premiers dieux. Mais leur but était plus d'être craint et respecté, d'avoir des adorateurs que le bien commun. C'était plus des tyrans.

Milo – Et il s'est passé quoi ?

Yarias – C'est vieux, on a juste quelques vieilles peintures, mais les deux ce sont misent en route. Elles ont défait les plus dangereux et ont scellé la magie créatrice. Depuis on les a jamais revues.

Saga – C'est étrange on dirait presque des histoires.

Camus – Ou une mythologie.

Yarias – C'en est une. Mais avec vous, tout est compliqué. Vous en savez moins que des enfants.

Les chevaliers firent une petite grimace, oui pour eux c'était nouveau.

Yarias - Enfin, ça change rien. Il y a eut un mouvement étrange vers l'ouest. La plaine de Belaye a été déserte et la ville de Lakitom est très agitée, on parle d'activité magique et de communauté secrète.

Milo – On va retourner sur la route, dormir par terre.

Saga – Manger des trucs immondes.

Camus – Pas d'eau pour se laver.

Yarias – Ho les chochottes, c'est pas fini !

Mû – C'est pas très agréable de voyager ici…

Yarias – Mais vous avez fini non ! Et ça se dit des hommes !

Tous les quatre prirent des airs de chien battus.

Yarias – C'est pas si terrible, d'abord on part à cheval, un d'eux portera le bat.

Milo – Le quoi ?

Yarias – Les sacs. Ensuite on prend un axe marchant principal.

Camus – Et alors ?

Mû – Y a des marchants ?

Yarias faillit s'étouffer de rire, « non y a des auberges ! »

Milo – On va dormir à l'hôtel ?

Yarias – Oui.

Camus - Non, c'est pas vrai, y a quelque chose de louche.

Mû – Y a plusieurs chambres ?

Milo – Et des vrais lits ?

Yarias – Oui, y a des lits, des salles pour manger et même des gens qui servent de la nourriture. Les chambres, ça dépendra de ce qui est libre.

Les deux couples échangèrent un regard lourd de sous entendu. La brunette sourit.

Yarias – Où vous seriez mieux à l'auberge pour faire ça. J'imagine trop bien la tête de Sir Albard s'il vous avez vu.

Le vieux magicien venait d'apparaître.

Orians – Vu quoi ?

Yarias – Ho rien.

Orians – Princesse je viens d'apprendre que vous partez demain, et vous m'en voyez très préoccupé.

Yarias – Préoccupé, t'es ici depuis trop longtemps, tu deviens sénile.

Orians – Mais si …

Yarias – Mais rien du tout ! On part demain tous les cinq avec des chevaux. Vous allez faire vos paquets.

Saga – Nos quoi ?!

Yarias – Vos bagages. Et après reposez vous la route sera quand même longue.

Les quatre hommes remontèrent dans leur chambre groupèrent rapidement leur effets les arrangèrent au mieux dans les sacs en essayant de pas trop se bousculer. La pièce avait la mauvaise habitude de rétrécir quand ils y étaient tous en même temps. Ils finirent rapidement leur rangement et comme l'avait suggéré la petite ils s'allongèrent sur leur lit pour faire une sieste.

Milo se tourna sur sa couche en s'installant sur le coté, il sourit en se trouvant face à Camus qui ne dormait pas non plus. Le scorpion tendit le bras vers lui, le verseau attrapa ses doigts et ils restèrent un moment ainsi. Un grincement leur indiqua que Mû c'était levé et un deuxième qu'il s'était réinstallé près de Saga. Leur regard tomba sur le couple qui s'embrassait, ce qui leur donna l'impression d'être des voyeurs. De légers bruits venaient toujours des deux autres quand Milo finit lui aussi par se lever. Le verseau le détailla et lui fit une place, il se serrèrent l'un contre l'autre tant le lit était étroit. La même pensée brillait dans leur esprit. Demain, il y aurait des chambres, ils auraient enfin un peu d'intimité. Il se caressèrent tendrement, échangèrent de petits baisers et s'endormirent.

Quand Yarias entra dans la pièce elle sourit de les trouver enlacés, ils étaient mignons ainsi. Elle s'installa silencieusement ferma les yeux et ne bougea plus avant que les autres ne se réveillent.

Avec le déclin du jour vinrent les dernières formalités, l'attribution des chevaux, les recommandations de l'ordre et les renseignements sur les quelques informateurs qu'ils pourraient croiser. Yarias s'ennuyait à mourir, le doyen la voyait juste comme une fillette ce qui finalement lui permettait de faire ce qu'elle voulait. En l'occurrence bailler à s'en décrocher la mâchoire. Ils prirent le repas du soir entre Karl qui leur souhaitait bonne chance en racontant ses exploits et son amour du combat et Orians plus morose qui voyait un grand péril, du sang et des morts. La petite soupira en se disant que c'était beaucoup de bruit pour pas grand-chose, le choc des armes n'était pas encore là. Ils partaient seulement enquêter en ville.

La nuit parut courte pour Yarias et interminable pour les quatre hommes qui, trop excités pour dormir, gigotaient sans arrêt. L'aube daigna enfin se montrer, ce qui les autorisa à se lever. La petite les suivit, il firent rapidement leur chambre, descendirent dans la salle de repas qui était déserte. Ils prirent dans la cuisine un peu de pain qui sortait du four, du lait et de l'eau chaude pour la brune. Elle ajouta quelque chose dans son bol. Ils expédièrent vite leur collation et coururent presque aux écuries. Karl et deux hommes les attendaient. Les chevaux piaffaient d'impatience un autre était chargé de leur sac. L'instructeur, avec de dernières recommandations, les gratifia d'une dernière accolade et d'une grande claque dans le dos qui faillit les faire trébucher.

Les chevaliers gagnèrent leur monture se hissèrent en selle sous le regard bienveillant de leur instructeur. Saga tendit les bras à Yarias et la posa devant lui. D'un léger coup de talon, les chevaux partirent au pas sur le chemin de terre de la cour. Ils s'engagèrent sur la route pavée et augmentèrent l'allure. Pendant une bonne heure il avancèrent tranquillement entre les champs, puis la petite rappela qu'il faisaient pas du tourisme et que si il voulaient dormir au chaud il fallait un peu se dépêcher. Le groupe partit au galop et ne s'autorisa plus que de bref ralentissements quand ils passaient prés d'habitation. Les fers claquaient de leur rythme régulier la pierre, la fillette calée contre le gémeau semblait ailleurs à moitié endormie. Pourtant, elle surveillait du coin de l'œil son escorte. Un petit sourire tendre jouait sur ses lèvres en regardant ces quatre garçons un peu trop raides, trop tendus sur leur monture. La route allait être longue, et encore plus pour eux.

Vers le milieu de la journée, elle sortit de sa torpeur, tapota le bras de son cavalier et lui indiqua le bord de la route. Elle se laissa glisser au sol, suivie des autres. Ils s'étirent longuement pendant que les chevaux, les rennes sur leur encolure, mangeaient de l'herbe. Ils burent un peu d'eau prise dans leur sac, Milo se jeta dans le manteau vert. Il croisa ses bras sous sa nuque et soupira de bien être. Camus vint s'asseoir prés de lui, lui aussi avait besoin d'une pause, il regarda avec envie son ami qui s'était retourné sur le ventre.

Milo - Tu viens faire un câlin ?

Le verseau rougit un peu et quand la main du scorpion se referma sur son bras pour l'attire à lui, il abandonna. Il se laissa aller, allongé sur le côté près de Milo. Leurs visages à quelques petits centimètres l'un de l'autre. Les doigts de Camus s'emmêlèrent à ceux du grec, leurs souffles se confondaient tendrement. Ils restèrent ainsi à se reposer juste satisfait d'être ensemble, le signal du départ les cueillit à regret. Milo approcha ses lèvres de celles du français, elles se touchèrent pour un chaste baiser. Puis ils se relevèrent et rejoignirent les chevaux.

Milo – Pitié, Yarias, c'est encore loin ?

Yarias – Encore un peu.

Mû – Plus vite parti, plus vite arrivé.

Yarias – Bien dit.

La brunette retrouva sa place contre le gémeau, Milo tenait la corde du cheval de bat à l'arrière et ils repartirent. La route commençait à être plus encombré, depuis qu'ils avaient franchis le dernier carrefour des charrettes et des convois les forçaient à ralentir. Leur progression en plus d'être lente devenait périlleuse entre tout les véhicule qui se doublaient ou arrivait en contre sans. Ils firent plusieurs écarts, faillirent reverser des piétons et les chevaux devenaient nerveux, près à s'emballer au moindre incident. Les cavaliers aux aguets surveillaient au mieux leurs montures et les obstacles éventuels. Le soleil n'était plus loin de décliner quand, fourbus, ils furent en vue de quelques bâtisses. Les toits gris leurs remirent du baume au cœur, c'est presque euphoriques qu'ils firent la fin du trajet.

Les chevaliers stoppèrent le pas des animaux, leur regard détailla la maison qui assez grande se dressait devant eux. Une pancarte de bois peinte montrait un jeune garçon blond avec le nom « Le petit page ». Derrière la façade de pierre et l'arche qui s'ouvrait sur la route, on apercevait une cour avec un puit, un bâtiment avec du foin qui devait être une écurie et deux portes, une sur chaque aille. Une grande et ouverte et une plus modeste entrebâillée. Yarias descendit de selle, suivie par Saga, et se dirigea vers la plus grande. Elle se retourna brusquement vers lui.

Yarias – Saga ?

Saga – Oui ?

Yarias – Tu peux demander des chambres ?

Saga – Moi ?

Yarias – Je fais un peu trop petite par sembler sérieuse.

Saga – Oui, pardon.

Tout deux s'engagèrent par la porte. Le gémeau s'arrêta avec la petite devant un petit meuble à l'entrée. Une femme d'une trentaine d'année accorte et délicieusement rousse les accueillit. Saga lui réclama deux chambres ce qu'elle lui accorda en lui annonçant 80 sol par chambre et nuitées. Il consulta la petite du regard et hocha la tête. Ce serait tout ? Tout heu oui pensa t'il, un coup de pied le rappela à l'ordre les chevaux. 5 sols de plus par bête ça semblait bien. Qu'avait il encore put oublier. Manger ? 10 sols de plus. Athéna ça commençait à faire plein de sol, combien.

Yarias – Papa, c'est moi qui paye la dame.

Saga faillit hurler de joie. Pendant que la petite sortait trois pièces argentées de sa bourse.

« Quelle adorable fillette elle sait déjà compter ! Si petite et si intelligente ! Quel heureux père. »

Heureux quoi ?

Le gémeau failli s'étrangler avant de répondre qu'elle était le soleil de ses jours sous le regard attendri et charmeur ? De la dame. Non, il rêvait ou il avait un ticket avec cette rousse ? Il ressortit rejoindre ses amis et les dirigea vers l'écurie ou un jeune garçon leur pris les rennes. Ils prirent leur sac sur le cinquième animal et rentrèrent. Il traversèrent l'accueil puis une grande salle pour arriver à un escalier. Les marches de pierre avait étaient lustré par le passage, une petite lucarne donnait un peu de lumière et un lampe accrochait au mur semblait attendre la nuit pour s'éclairer. Les uns à la suite des autres ils grimpèrent au premier étage. Saga garda une clé et tendit l'autre à Camus qui semblait absent depuis un moment.

Le verseau contempla la clé un instant avant de la prendre. Depuis qu'ils approchaient de la ville, une certaine inquiétude l'avait gagné. Sur le moment avoir enfin un peu d'intimité lui avait parut merveilleux, mais à la réflexion. Être que deux ça voulait dire passer aux choses sérieuses. Il y avait déjà réfléchi mais il avait imaginé faire ceci dans son lit, bien installé.

Avec un soupir, il fit jouer la clé dans la serrure. Il poussa le panneau de bois, s'attendant à tomber dans un taudis. La pièce bien que pas très grande contenait un lit pour deux adultes et un grabat devant la fenêtre dans un angle se trouvait un petit meuble avec du linge blanc, une cuvette et une cruche. A cette vue il fit la grimace. Grimace qui fit écho à celle de Milo. Ils auraient donné cher pour une vrai salle de bain et une douche.

Camus posa le sac sur le lit et vit avec joie Yarias entrer à la suite du scorpion. Pour le coup il l'aurait presque embrassée. Le scorpion passa contre lui, se colla à son dos, leurs mains se frôlèrent dans le sac dont, après quelques instants de recherche, elles sortirent triomphant des vêtements propres. Milo s'éloigna pour enlever son haut humide de sueur. Le regard de Camus suivit avec intérêt le dos luisant sur lequel un linge passait rapidement. Il abandonna sa contemplation quand Milo qui avait fini de se rincer se lavait le visage. Il prit machinalement la place du scorpion pour se rafraîchir à son tour.

Milo – Pourquoi y a jamais de douches ?

Yarias – De quoi ?

Camus – De baignoire pour se laver.

Yarias – Ha ça ! C'est la faute du monothéiste, il a fait fermer les bains publics. C'est immoral pour lui. Qu'est ce que ça pouvait lui foutre.

Milo – Donc on peut jamais vraiment se laver dans votre monde.

Yarias – C'est ce que tu viens de faire.

Camus – Comme les chats…

Yarias – À la ville, vous trouverez des bains et même chez les riches, des salles de bain avec des onguents.

Milo – Ça existe donc ?!

Yarias – Et oui, on n'est pas des barbares, enfin, il y a eut une civilisation plus propre.

Camus – Une salle de bain.

Yarias – Vous avez fini ? Moi aussi je veux enlever toute la poussière qui me colle à la peau.

Camus – Bien sûr.

Yarias – Descendez boire un verre avant de manger.

Milo – Oui chef on y va.

Le couple sortit de la pièce et gagna la pièce du bas. Malgré l'heure des hommes était déjà accoudé au comptoir de bois ou à une table. Ils se cherchèrent un coin pas trop fréquenté et s'interrogèrent sur quoi boire. Une femme passa devant eux à boire mes sires ? Sans demander plus la serveuse posa une chope devant chacun d'un. Ils regardèrent le contenu Mû et Saga faisaient leur apparition aux bas de l'escalier. Deux autres choppes atterrirent devant les arrivants.

Mû – On boit quoi ?

Milo – Sais pas… Mm pas mauvais on dirait de la bière.

Saga – Alors, c'est pas trop mal.

Camus – On doit combien pour ça ?

Saga – Hm, des sols faudra demander à Yarias. J'ai rien compris à leur monnaie.

Mû – Voici la petite.

Yarias – Et si vous demandiez à manger ?

Mû – A qui ?

Saga - J'y vais.

Une autre jeune femme en tablier passa près d'eux, posa des couverts et des sortes de planchette. Puis revint avec de plat fumant. Ça sentait bon la viande, un plat avec des légumes et des sortes de saucisses blanchâtres. Ils se servirent abondamment de chaque plat et de la sorte de pain plat, burent le mélange de vin et d'eau. Repus, ils repoussèrent un peu leur chaise.

Saga – Mais c'est qu'on pourrait même bien manger ici.

Yarias – Bien sûr.

Ils discutèrent encore un petit moment, même si l'envie de s'enfermer dans les chambres titillait certain. Ils finirent par se séparer. Milo et Camus rentrèrent dans la leur. Le scorpion écrasa ses lèvres sur celles du français, ses mains se faufilèrent sous les vêtements. Camus soupira et se laissa dévêtir, deux lèvres exploraient de leurs caresses sensuelles le torse enfin libéré, puis les jambes d'albâtre. Un petit grattement à la porte les contraint à se quitter. Camus se glissa dans les draps. Yarias entra, enleva sa robe et s'installa dans le petit lit devant la fenêtre.

Milo – C'est pas juste.

Camus – Milo !

Yarias – Faites se que vous voulez mais pas trop de bruit.

Camus – Hé !

Yarias – De toute façon, tu n'avais pas vraiment envie, alors laisse Mû et Saga en profiter.

Milo – Espèce de garce, je vais te…

Yarias – Bien sûr et moi te changer en grenouille. Bonne nuit.

Sur ce elle leur tourna le dos, en laissant les deux hommes choqués dans leur lit. Un ange passa, puis s'attarda un bon moment. A voix basse, le scorpion reprit la conversation.

Milo – C'est vrai ?

Camus – Heu oui, je suis désolé mais…

Milo – Tu m'aimes pas, c'est pas grave.

Camus – Non c'est pas ça, mais je ne me sens pas près de… faire ça.

Milo – On a le temps,

Camus – Milo, qu'est-ce que tu fais ?

Milo – Juste des choses agréables.

Le grec s'installa au-dessus, profitant de sa position pour se frotter langoureusement contre Camus avant de s'approprier ses lèvres. Il fit courir ses doigts sur les cotes du verseau, remonta ses cuisses autour de ses reins. Ses dents se refermèrent sur le lobe d'une oreille pour la mordiller tendrement.

Une de ses mains glissa le long du corps du verseau, s'attarda sur le dos d'une cuisse et remonta doucement vers les fesses. Le français se crispa un peu sous lui, sa main remonta sur le torse en une caresse plus sage tandis qu'il descendait petit à petit sur le corps offert en s'attardant sur chaque trésors qu'il exacerbait de sa langue. Il passa sur les deux bouts de chair rose, sur le ventre plat et les abdos, il gagna enfin le soyeux triangle bleu nuit.

Ses Lèvres effleurèrent le membre clair qui y reposait, le repoussa gentiment pour goûter les deux joyaux cachés. Il savoura quelque instant la peau légèrement musqué du verseau et ses gémissements étouffés puis s'aventura au dessous. Sa langue trouva le dernier des trésors, qu'il se fit un devoir d'explorer. Il titilla amoureusement le petit orifice, ravi de sentir Camus se décrisper un peu. A contrecœur, il l'abandonna et prit le sexe durci du verseau entre ses lèvres. Il le tortura savamment jusqu'au point de non retour. Le français une main sur la bouche tentait de contenir ses cris de plaisir. Il embrassa son oreille, sa gorge, l'arrondi d'une épaule tout en lui caressant la joue d'une main. Un pouce s'attarda sur ses lèvres, un doigt s'enfonça en lui. Les dents de Camus s'enfoncèrent dans son pouce, ses muscles se resserrèrent sur l'intrus.

Milo le retira, il sentit la douleur s'atténuer dans son pouce toujours captif. Sa main retrouva l'érection de son amant qu'il masturba en se frottant contre les cuisses de verseau. A sa plus grande satisfaction les doigts de Camus se refermèrent sur sa verge. Ils accordèrent rapidement leur cadence pour atteindre le sommet de leur plaisir. Encore haletant ils échangèrent un baisé tendre puis plusieurs autres confortablement blotti l'un contre l'autre. Les baisés se firent plus espacés, une autre langueur les étreignait et ils finirent par s'endormir.