Bonsoir (c'est bonsoir ou bonjour, à 4h du matin ?)
Je trouve mes chapitres vraiment courts alors j'ai eu envie de poster encore plus régulièrement. Du moins tant que je le pourrais. Bref, j'espère que vous allez aimer ce chapitre ! Merci à vous d'avoir été si sympas dans vos dernières reviews. Vous illuminez ma vie franchement.
Un merci spécial à Regalilla. Je ne trouve pas de mots assez forts pour te dire ce que je ressens pour toi. Alors je vais me contenter d'un « je t'aime » le plus sincère qui soit.
Lisez sa fic, elle est géniale. Du SQ comme on l'aime.
Je dédie ce chapitre à Melie09. Je ne te connais pas encore assez pour savoir comment te remonter le moral comme je le voudrais, mais j'espère que ce chapitre allégera un peu ton humeur. Merci encore pour tes gentilles reviews.
Aller, bonne lecture les amis !
All that you rely on
And all that you can fake
Will leave you in the morning
But find you in the day
Chapitre 5 : Un rendez-vous
R - « Non, je n'avais pas envie d'arrêter de vous parler. »
C'était une réponse qui donnait lieu à encore plus de questions. Mais une réponse tout de même, ce qu'Emma appréciait. Elle se rendait compte que pousser Regina à s'ouvrir serait difficile, mais elle allait s'acharner et elle avait bien l'intention de parvenir à ses fins. Peut-être qu'elle la voyait vraiment comme un défi, tout compte fait.
- Mon Dieu, j'ai une de ces gueules de bois.
Emma leva les yeux sur sa colocataire. Celle-ci se tenait dans l'embrasure de la porte de sa chambre, une main sur le front, grimaçant à cause de son crâne douloureux.
- Café ? proposa la blonde, compatissante.
Elle éteignit son ordinateur avant d'aller mettre la cafetière en marche. Elle n'avait pas envie que Lily sache qu'elle parlait à nouveau avec Regina, du moins pas pour le moment. Les messages qu'elles s'envoyaient ne regardaient qu'elles. Alors qu'elle sortait deux tasses du placard, Emma sentit son téléphone vibrer dans la poche de son pyjama. Elle s'éloigna pour prendre l'appel tandis que Lily retournait son sac à main sur la table, à la recherche d'une aspirine.
- Je dois y aller, annonça Emma, au moment où elle raccrochait. C'est pour le boulot.
OooOooOooO
Emma était épuisée. Elle avait passé la journée à poursuivre un nouveau fugitif jusque dans l'Etat voisin. Une fois rentrée à la maison, elle avait découvert sa colocataire profondément endormie devant la télévision et avait décidé de monter sur la terrasse pour se retrouver un peu seule face à elle-même. Elle avait emmené un plaid pour se protéger de la nuit fraîche et son ordinateur pour pouvoir discuter avec Regina, espérant qu'elle serait connectée. Emma avait beaucoup repensé à son dernier message, ne sachant que lui répondre. Finalement, elle décida de ne pas rebondir sur sa confidence pour mieux y revenir plus tard. Tout ce qui comptait, pour le moment, c'était de ne pas faire fuir Regina.
E - « Bonsoir, Madame Mills. »
Emma s'installa confortablement sur sa chaise, le plaid étendu sur ses jambes, et attendit une réponse. Moins d'une minute plus tard, la sonnerie familière retentit.
R - « Bonsoir, Mademoiselle Swan. Alors, l'héroïne a-t-elle encore sauvé le monde aujourd'hui ? »
E - « Oui, le méchant du jour est derrière les barreaux et l'héroïne prend un repos bien mérité. Et vous, Votre Majesté, comment se porte votre royaume et vos loyaux sujets ? »
R - « Disons qu'il y a eu des jours meilleurs… Je ne sais même pas pourquoi je vous en parle. »
E - « Vous m'en parlez parce que nous sommes amies et que ce qui vous arrive m'intéresse. Racontez-moi. »
R - « Quand sommes-nous devenues amies, au juste ? »
E - « Maintenant ! Toutes mes félicitations. Vous venez d'entrer dans un club très privé. »
R - « Il me semblait que vous aviez des amis, pourtant ? Et puis, les héros sont supposés avoir des alliés. »
E - « Lily pourrait être mon alliée, mais elle provoquerai probablement la fin du monde. Enfin, si elle arrivait à se décoller du canapé bien sûr. Je vous proposerai bien le job, mais vous en avez déjà un. Vous devez vous sentir seule, parfois, j'imagine ? »
R - « ... »
E - « Alors c'est oui. Vous avez votre fils, pourtant non ? »
R - « ... »
E - « Là c'est moi qui me sens seule du coup.. »
Emma fixa son écran pendant une bonne minute avant de se décider à renvoyer un message. Ne pas brusquer Regina, certes. Mais ne pas la laisser s'en aller non plus.
E - « Si vous arrêtez de répondre je vais m'inquiéter et je serai obligée de venir faire un tour à Storybrooke pour vérifier que vous êtes toujours en vie. »
R - « Je m'attendais presque à ce que ça arrive, ces deux dernières semaines. »
E - « J'y ai pensé. Mais je ne voulais pas vous donner l'impression que je vous harcelais. Et puisque j'ai parlé de ma probable visite dans mon dernier mail et que vous avez coupé les ponts juste après… C'était ça la raison ? Vous ne voulez pas qu'une inconnue rencontrée sur le net débarque soudainement chez vous ? Je pourrais comprendre. »
R - « C'était l'une des raisons. »
E - « Jamais je ne me serai imposée. »
R - « Vous m'en voulez d'être partie, n'est-ce pas ? »
E - « Vous êtes revenue, c'est tout ce qui compte. »
R - « Je suis sûre que vous m'en voulez. »
E - « Pourquoi vous étiez connectée hier, alors que vous étiez supposée être partie ? »
R - « Je relisais nos messages. Qu'est-ce que je peux faire pour que vous ne m'en vouliez plus ? »
Emma haussa un sourcil, surprise. Elle aussi avait relu les quelques messages qu'elles s'étaient envoyées, mais c'était surtout pour rechercher des indices sur les raisons du départ soudain de Regina. Et elle, quelles étaient ses raisons ?
E - « Vous relisiez nos messages ? Mais… pourquoi ? »
R - « Je regrettais d'être partie, d'avoir abandonné cette amitié virtuelle. »
E - « Pas assez pour venir me parler, apparemment. »
R - « Mais suffisamment pour vous répondre. Alors, qu'est-ce que je peux faire pour que vous ne m'en vouliez plus ? C'est la dernière fois que je le propose. »
E - « Voyons voir… Vous pourriez m'expliquer pourquoi vous avez abandonné notre amitié virtuelle alors que, selon vous, vous n'aviez pas envie d'arrêter de me parler. »
R - « Non. Il va falloir trouver autre chose. »
E - « Bon bah je boude alors. »
R - « Sérieusement ? »
E - « ... »
R - « Non mais sérieusement ? »
E - « ... »
R - « Vous avez conscience que mon fils de dix ans est plus mature que vous ? »
E - « ... »
R - « Je ne craquerai pas, je vous préviens. »
E - « ... »
R - « Bon eh bien si nous ne discutons pas je ne vois pas de raison de rester ici... »
Emma fit les gros yeux à son écran, agacée que Regina ne puisse pas voir l'expression de son visage. Elle hésita à répondre mais se résolut à rester immobile, les bras croisés, à bouder toute seule comme une idiote. Si Regina avait l'intention de partir encore une fois, alors qu'elle le fasse maintenant… De toute façon, si elle le faisait plus tard ce serait encore pire.
R - « Parlez-moi, Mademoiselle Swan. »
E - « ... »
R - « S'il vous plait. »
E - « ... »
R - « Parlez moi, Emma. »
Emma sentit un frisson la parcourir toute entière. Elle comprit que c'était le moment de répondre. Elle n'avait plus du tout envie de bouder, de toute façon.
E - « Roh c'est bon je suis là. »
R - « J'espère que vous êtes satisfaite. Je n'ai pas pour habitude de supplier qui que ce soit, sachez le, Mademoiselle Swan. »
E - « On s'appelle plus par nos prénoms ? »
R - « ... »
E - « BON. J'ai une idée de quelque chose que vous pouvez faire pour que j'arrête de vous en vouloir. »
R - « Dites toujours. »
E - « Je veux en savoir plus à votre sujet, apprendre à vous connaître. Mais vous ne répondez pas à mes questions…»
R - « ... Bon, disons que je ferais un effort. »
E - « Génial ! Alors, par où commencer… »
La porte claqua, faisant sursauter Emma. Lily se tenait sur le seuil, l'air encore un peu endormi.
- Ton rencard est arrivé, annonça-t-elle.
- Mon rencard ? répéta la blonde.
- Eh oui, t'as pas eu ton rendez-vous de la semaine ! Je t'avais prévenu.
- Non mais tu te fiches de moi là.
- Aller, ça va te faire du bien de sortir un peu. Et puis Walsh est super content…
- WALSH ?
Emma posa l'ordinateur sur la table, décidant que la situation méritait toute son attention.
- Hier tu disais qu'il était amoureux de moi, rappela-t-elle. Et maintenant tu l'as invité à sortir avec moi ? Mais franchement, qu'est-ce qui va pas chez toi ?
- Ah bon j'ai dit ça ? Maintenant que t'en parles, c'est possible. Mais regarde toi, tu déprimes depuis que cette Regina t'a laissé tomber… Et puis Walsh est gentil et il t'adore même si t'es pas particulièrement sympa avec lui. Ce soir t'as une occasion de passer un bon moment et de dîner gratuitement dans un restaurant chic… Alors profites-en !
- Mais Walsh ne m'intéresse pas !
- Il est en bas et il t'attend et il se fait une joie de sortir avec toi ce soir. Ecoute, j'essaye seulement de t'aider. T'es super renfermée sur toi-même, je suis sûre que ça te ferais du bien d'avoir une relation amoureuse. Alors je t'ai trouvé un gars doux, gentil et compréhensif. Essaye, au moins ! T'as rien à perdre.
Emma jeta un regard à l'écran de son ordinateur. Elle n'avait aucune envie de sortir avec Walsh. Elle voulait rester ici toute la nuit à discuter avec Regina. Cette constatation l'effraya un peu. Elles se connaissaient à peine et la brune avait déjà une telle place dans sa vie… Ce n'était pas normal.
- Je descends, céda finalement Emma. Mais quand je reviendrai toi et moi aurons une conversation sur la vie privée et le respect de l'autre.
- Je suis ton amie et je veux te remonter le moral, c'est tout, se justifia Lily.
Elle sourit avec douceur et se détourna, disparaissant bientôt dans les escaliers. De nouveau seule, Emma tira l'ordinateur jusqu'à elle. Regina lui avait répondu.
R - « Je vous laisse choisir. »
E - « On va devoir reprendre cette discussion plus tard. J'ai un rencard obligatoire. »
R - « Comment ça ? »
E - « C'est Lily, elle essaye de me caser depuis quelques temps. Je sais pas ce qu'elle a dans la tête mais si elle continue je vais devoir la tuer. »
R - « Oh, d'accord. Eh bien, je vous souhaite de passer une bonne soirée dans ce cas. »
E - « Merci. On se reparle bientôt, hein ? »
R - « D'accord. A bientôt, Mademoiselle Swan. »
E - « A bientôt. »
Emma referma son ordinateur tout en poussant un soupir de découragement. Puis elle descendit les escaliers d'un pas lourd. Walsh l'attendait dans le salon, très élégant dans sa chemise blanche. Il ne cessait de se tordre les mains, apparemment nerveux. Lily était en train de lui montrer les différentes photos et notes affichées sur le frigo, donnant une petite explication à chaque fois.
- Alors ça c'est Em' quand elle était ado. Elle est belle, hein ? C'est moi qui ai pris la photo, je m'en souviens encore. Là c'est une carte postale de la Thaïlande envoyée par August. Tu sais, le mec qui était avec Em' dans sa première famille d'accueil…
Walsh hocha poliment la tête. Gênée, Emma se racla bruyamment la gorge pour prévenir qu'elle était là. Puis elle salua son ami avant de s'éclipser rapidement dans la salle de bain pour se changer et se maquiller. Cette soirée ne lui disait rien qui vaille. Pourquoi fallait-il que Lily se mêle constamment de sa vie ? Cette fille était une vraie catastrophe ambulante. Mais bon, le mal était fait… Maintenant elle n'avait plus qu'à aller à ce rendez-vous et essayer de passer un bon moment.
OooOooOooO
- Tu es sûre que tu ne veux pas que je te raccompagne ?
Emma acquiesça, les mains enfoncées dans les poches de sa veste, le regard rivé au sol. Une voiture passa dans la rue derrière Walsh, qui ne quittait pas son amie des yeux, n'arrivant pas à croire en sa chance d'avoir été dîner avec elle ce soir-là.
- Non, ça va, je peux monter les escaliers toute seule.
- Oui, évidement. C'est pas ce que je voulais dire.
- Désolée, je ne suis juste pas…
- Douée pour les rapports sociaux ?
- Oui, on va dire ça comme ça.
Emma haussa les épaules, un peu gênée. Elle releva la tête le temps de croiser le regard de Walsh, dont les yeux s'illuminèrent soudain. Il tendit la main pour la poser sur l'épaule de son amie et se pencha avidement sur ses lèvres. Il fut aussitôt repoussé violemment.
- Non ! s'écria Emma. Je veux dire, non, tu ne devrais pas… Je suis…
- Tu es quoi ?
- Je suis… lesbienne.
Walsh haussa un sourcil. Il se tenait maintenant à une distance respectueuse, refroidi par cette dernière affirmation. Il fixait le trottoir sale, cherchant un moyen de garder ce qu'il restait de sa dignité. Emma le contemplait avec stupéfaction, ne comprenant absolument pas ce qui lui était passé par la tête. Elle aurait pu se contenter de lui dire qu'elle n'était pas intéressée – même si c'était toujours un peu difficile à entendre – plutôt que de mentir. Qu'est-ce qui lui prenait, bon sang ?
- Je vois, soupira Walsh. Tu t'es bien foutue de ma gueule en fait !
- Ecoute, ce rencard, c'était pas mon idée…
- Mais Lily disait…
- Lily est une menteuse pathologique.
- T'es plutôt pas mal dans ton genre, toi aussi ! Et fais pas celle qui avait aucune idée de mes sentiments parce qu'on sait tous les deux que tu savais que je m'intéressais à toi. T'as jamais réussi à caser ton « je suis lesbienne » dans une conversation, que je sache à quoi m'en tenir ?
- Ecoute… , commença Emma, mais elle fut aussitôt interrompue.
- Et tu sais le plus beau dans tout ça ? s'exclama Walsh. J'attends ce rendez-vous depuis tellement longtemps que quand j'ai reçu le message de Lily, j'ai compris qu'il venait pas de toi, même si elle avait signé avec ton prénom. Et pourtant j'ai quand même demandé à mon patron de me laisser ma soirée et quand il a menacé de me virer je suis quand même parti ! Donc maintenant je suis sans emploi, ma seule amie est mythomane et la fille que j'aime est lesbienne. Merci beaucoup d'avoir laissé les choses aller si loin, Emma.
- Arrête de faire comme si tout était de ma faute. Ecoute, j'ai jamais essayé de t'encourager et je serais jamais sortie avec toi si Lily ne m'avait pas mise dans cette situation. Je suis désolée pour ton travail mais franchement tu abuses de me mettre ça sur le dos… J'en savais absolument rien !
- Tu savais que je t'aimais.
- Non ! Enfin, hier, Lily était bourrée et elle me l'a dit… Mais avant je n'en avais aucune idée.
- Comment c'est possible, Emma ? Comment tu peux être face à quelqu'un qui t'aimes à s'en faire exploser le cœur et ne même pas t'en rendre compte ? T'es complètement aveugle. Ou tu te fous de ce que ressentent les autres.
Walsh essuya rageusement les quelques larmes qui coulaient sur ses joues et fit volte-face. Il avait presque atteint le bout de la rue lorsque la voix d'Emma lui parvint, à quelques pas derrière.
- Attends ! Je ne suis pas lesbienne.
Walsh s'arrêta. Dos à son amie, il répondit :
- Il faudrait savoir.
Puis il reprit son chemin et disparut bientôt au détour d'un virage. Restée seule devant la porte de son immeuble, Emma poussa un long soupir de détresse. Elle avait vraiment l'art de tout gâcher.
C'est le moment de donner votre avis, les amis ! Une review = une auteure super contente et motivée à écrire. On se retrouve demain si j'ai avancé et après-demain grand maximum. Je vous aime très fort, souvenez vous de ça. A très vite !
