Coucou les amis.
J'ai quelques petites choses à vous dire avant de vous laisser lire ce chapitre. Quand vous vous apprêtez à laisser une review dans le seul but de critiquer, posez-vous quelques petites questions. Tout d'abord, sur qui est-ce que je suis en train de me défouler ? Cette personne est-elle en mesure de supporter ce déchaînement de violence verbale ? Et surtout, qu'est-ce que ça va lui apporter ?
Oh je vous vois venir avec vos critiques constructives. Le « je te fais du mal pour ton bien »... Est-ce que je suis la seule à me rendre compte que ça ne peut clairement PAS faire de bien ?
Si la seule façon pour vous de vous sentir exister c'est en rabaissant les autres alors, sincèrement, je vous plains.
A titre personnel, je suis consciente de mes faiblesses dans le domaine de l'écriture. Alors non, inutile de me faire remarquer ce qui n'est pas encore tout à fait au point dans mes écrits. Je suis au courant. Je me connais.
Je m'améliore en m'entraînant, en écrivant de plus en plus. Je poste en espérant faire passer un bon moment à quelqu'un et il semblerait que cela fonctionne pour certaines personnes. Je poste aussi parce que cela m'aide à faire face à des situations difficiles. Je ne vous force pas à lire. Je me passerai de votre méchanceté.
Si l'histoire vous déplaît, la petite croix en haut à droite est faite pour ça. Vous n'avez que l'embarras du choix si vous voulez lire autre chose, ce site regorge de talents.
Je n'ai pas posté pendant un mois, entre Hindsight (ma dernière fiction) et Real Life Fairytale. J'ai profité de la joie que m'avait procuré le fait d'écrire, d'aller au bout de quelque chose et de recevoir certains avis plein de gentillesse pour trouver la force de venir à bout de six longues années de dépendance aux antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques, régulateurs d'humeur et autres saloperies. Je remercie du plus profond de mon cœur les personnes qui, à travers leurs mots gentils, ont rendu cela possible. Oui, on peut faire le bien en disant le bien. Et on peut faire le mal en disant le mal. Et à moi ça me paraît logique.
Je ne suis pas un paillasson. Prière de vous essuyer les pieds ailleurs.
Pardon pour le roman et pour avoir raconté ma vie. Vous avez parfaitement le droit de me critiquer dans vos reviews, tant que vous ne vous attardez pas uniquement sur ce qui ne va pas. Sinon franchement descendez de votre piédestal et venez me le dire en face.
Bref, j'ai donné mon avis. Faites-en ce que vous voulez.
Pour finir, merci à ceux qui prennent le temps de me faire part de ce qu'ils ont apprécié. Vous êtes tous fabuleux et les critiques que j'ai pu recevoir ne valent pas un dixième de vos compliments. Je vous aime tous sincèrement.
Bref, bonne lecture et on se retrouve en bas !
Disclaimer : Les personnages et l'univers de la série appartiennent à Edward Kitsis et Adam Horowitz.
Why can't you see what we had
Let the fire burn the ice
Where's the love we once had
Is it all a lie
Chapitre 11 : Un début de vérité
Emma sécha ses larmes. Mais d'autres ne cessaient de couler, rendant ses efforts vains. Elle finit par abandonner et se laissa peser contre le mur, les jambes repliées, les bras le long du corps. Les mots de Regina résonnaient encore et encore dans son esprit. Sa voix était si différente, dès lors qu'elle n'y mettait plus de douceur. Elle l'avait repoussé, et pourtant... Elle lui avait rendu son baiser. Emma remettait tout en doute à cet instant, mais elle se souvenait parfaitement du baiser. Elle souffrait mais n'arrivait pas à regretter d'avoir cédé à son désir.
Elle avait osé. En sachant parfaitement tout au fond d'elle qu'il était encore trop tôt, que Regina était bien réelle entre ses bras mais que son esprit et son cœur lui échappaient encore. Mais Emma aurait renoncé à tout, elle aurait sacrifié ce qu'elle avait de plus cher pour gagner le droit d'effleurer ses lèvres ne serais-ce qu'une seconde. La sensation avait dépassé ses rêves les plus fous. Elle en frissonnait encore, assise toute seule sur le sol froid de sa cuisine, des larmes plein les yeux. Oui, Elsa avait raison. Elle était amoureuse. Et comme jamais auparavant...
Emma prit une profonde inspiration et se redressa lentement, prête à finalement affronter ses sentiments. Elle laissa son regard parcourir la pièce, le cœur serré. Il y avait encore deux tasses dans l'évier, et l'une d'elle portait la trace discrète d'un rouge à lèvres pourpre. La porte de la chambre de Lily était entrouverte, le lit soigneusement refait par Regina le matin même, à un moment où tout avait encore été possible.
Tu ne m'intéresses pas de cette façon. On va en rester là.
Emma sentit sa respiration se couper. Seuls ces quelques mots, prononcés sur un ton glacial, avaient le pouvoir de l'empêcher de se lancer à la poursuite de Regina. Elle ne s'en sentait pas capable, pas quand cela signifiait qu'elle risquait d'être blessée à nouveau. Elle n'avait jamais rien ressenti d'aussi fort pour qui que ce soit, et ses sentiments n'étaient pas partagés. C'était tristement banal, douloureusement commun, terriblement ordinaire. Un amour à sens unique comme il y en avait tant d'autres.
Mais c'était Regina Mills et elle n'était ni banale, ni commune, ni ordinaire. C'était Regina Mills et ses cheveux d'ébène, son regard captivant, ses lèvres ensorcelantes. Son intelligence aiguisée, son humour piquant, son sens de la répartie. Elle était unique au monde, presque trop parfaite pour être vraie et, pourtant, Emma l'avait tenue dans ses bras moins d'une heure auparavant. Et maintenant qu'elle n'était plus là, le miracle sans cesse renouvelé de sa présence s'était dissipé, laissant place à une réalité froide et dépourvue de sens.
Le cœur lourd, Emma se glissa dans la chambre de Lily et se laissa tomber sur le lit. Les draps étaient imprégnés du parfum de Regina. Elle s'était allongée là, elle avait dormi, rêvé. Pourquoi tout devenait tellement important lorsqu'il s'agissait d'elle ? Emma glissa un bras sous l'oreiller, les yeux enfin secs. Elle n'avait plus de larmes, plus rien à pleurer. Elle se demanda pourquoi l'amour n'était pas toujours ainsi : puissant, ravageur, irréversible ?
Emma aurait aimé redevenir une ancienne version d'elle-même, qui se contentait d'ignorer les sentiments qui la dérangeaient. Mais elle avait ouvert son cœur et les émotions l'envahissaient, se moquant du fait qu'elle était seule désormais et qu'elle n'avait personne à qui offrir tout cela. Refusant la douleur qui montait en elle, Emma se redressa et quitta la pièce, non sans emporter l'oreiller avec elle. Une fois dans le salon, elle récupéra l'ordinateur sur le bureau et vint s'asseoir sur le canapé, à sa place habituelle.
Ces quelques gestes, exécutés presque machinalement, étaient familiers et réconfortants. Emma sentait la peine s'éloigner, le choc passer. Il était temps qu'elle essaye de se rattraper, de recoller les morceaux. Et si elle ne pouvait pas aller à Storybrooke alors il ne lui restait qu'une seule solution. Tout en ayant douloureusement conscience de toutes les fois où elle avait déjà fait cela, Emma laissa ses doigts courir sur le clavier. Un message. Un dernier espoir.
OooOooOooO
Regina poussa la porte de son bureau. Elle laissa aussitôt tomber la poche qu'elle tenait à la main et sur laquelle était inscrit le logo d'un magasin de luxe new-yorkais. La pièce, faiblement éclairée par la lumière du couloir, était exactement comme dans son souvenir, et pourtant, tout lui semblait différent. C'est moi qui suis différente, songea Regina. Tout au long du chemin du retour, dans le taxi, dans l'avion, dans sa voiture, elle n'avait pensé qu'à Emma. Elle n'avait pensé qu'au goût de ses lèvres à et à son corps pressé contre le sien.
Aller à New-York avait été une erreur monumentale. Pourquoi ne s'était-elle pas contentée d'une amitié virtuelle sans conséquences ? Elle aurait pu continuer à raconter des secrets, en recevoir en retour, profiter de la distance qui la séparait d'Emma et qui mettait des limites où il devait y en avoir. Elle aurait pu continuer à dissimuler les vérités trop douloureuses, celles qu'elle ne se sentait pas capable d'affronter. Mais tout était bouleversé, désormais. Regina était allée à New-York. Elle avait ouvert la porte à une amitié réelle, une complicité évidente... Et des sentiments. Trop de sentiments.
La brune se laissa tomber sur son canapé, retira ses escarpins et se roula en boule contre les coussins. Son tailleur lui comprimait la poitrine, l'empêchant presque de respirer. A moins que ce ne soit l'angoisse ? Regina ne savait plus. Elle aurait pu rentrer chez elle, dans sa grande maison aux allures de manoir, mais elle était venue ici à dessein et il fallait maintenant qu'elle fasse ce qui devait être fait. Il était temps qu'elle tire un trait définitif sur la partie de sa vie qui impliquait Emma Swan.
Rassemblant son courage, Regina se redressa. Elle s'installa sur la chaise de son bureau et alluma son ordinateur, qui émit un ronronnement familier tandis qu'il démarrait. Bientôt, la page de real-life-fairytale s'afficha, accompagnée d'une nouvelle notification.
E - « Je suis tellement, tellement désolée. Je ne voulais pas tout gâcher. Si je m'écoutais je viendrais à Storybrooke immédiatement, mais je sais que ce n'est pas ce que tu veux. Et je me soucie de ce que tu veux. C'est pourquoi je n'aurais jamais dû prendre mes désirs pour des réalités, ce soir, sur le toit. Je ne supporte pas l'idée de te perdre. Je t'en supplie, Regina. Pardonne-moi. »
Regina sentit son souffle se couper. Elle relut le message encore et encore, incapable de se résoudre à y répondre. Durant son bref séjour à New-York, elle s'était amusée à imaginer qu'il y avait de l'intérêt dans le regard de son amie, une attirance cachée derrière chacun de ses mots. Ça n'avait été qu'un jeu innocent et muet, conservé précieusement dans le secret de son cœur. Elle ne s'était pas fait d'illusions, se répétant qu'Emma n'était pas intéressée par les femmes. Du moins, jusqu'à ce qu'elle ne sente ses lèvres se poser sur les siennes.
Là, elle avait dû se rendre à l'évidence. Non seulement en ce qui concernait l'attirance d'Emma mais aussi en ce qui concernait la sienne. Parce que oui, ce jeu auquel elle avait joué n'était peut-être pas si innocent que ça. Repousser son amie, se détacher d'elle, elle avait cru qu'elle n'y parviendrait jamais. Mais il le fallait. Emma était la mère biologique de son fils et elle ne pouvait pas le lui dire. C'était au dessus de ses forces. Mais elle ne pouvait pas non plus être son amie – voire davantage – et continuer à le lui cacher. Il n'y avait rien à faire.
En quelques clics, ce fut fait. Regina avait supprimé son compte. C'était comme si leur relation virtuelle n'avait jamais existé, comme si elle n'avait jamais échangé le moindre message avec Emma Swan. New-York avait été un moment hors du temps, hors de la vie réelle. Un moment qui serait éternellement gravé dans sa mémoire, au rang des plus beaux souvenirs. Mais c'était ce que ça devait être et demeurer : un simple souvenir.
OooOooOooO
Lily poussa la porte de l'appartement, une main sur les yeux.
- Je peux entrer ? cria-t-elle. Tout le monde a ses vêtements ?
N'obtenant pas de réponses, elle écarta ses doigts et s'aperçut que la cuisine était déserte. Comme s'il ne suffisait pas qu'Emma ne vienne pas la chercher à l'hôpital le jour où finalement elle sortait, voilà qu'elle ne se levait même pas pour l'accueillir ! Secouant la tête d'un air désespéré, Lily se dirigea vers sa chambre pour profiter de quelques heures de repos supplémentaires, réfléchissant déjà aux reproches qu'elle servirait à sa colocataire dès que celle-ci se réveillerait. En poussant la porte, elle eut la surprise de découvrir Emma roulée en boule dans ses couvertures.
- Em' ! s'exclama-t-elle. Qu'est-ce que tu fous ? C'est mon lit. Et puis, elle est où Regina ?
Emma se réveilla en grommelant, le crâne douloureux. Pendant un instant, elle respira l'odeur de Regina qui s'était attardée sur les draps, puis elle se souvint. Un gémissement de détresse lui échappa. Son visage prit une expression désespérée.
- Elle est partie, c'est ça ? devina Lily.
Son amie acquiesça silencieusement, les yeux plein de larmes. Une minute plus tard, la brune se glissait dans le lit pour la serrer dans ses bras et lui caresser tendrement les cheveux.
- Raconte-moi, exigea-t-elle.
- J'ai cru... J'ai cru qu'il pourrait y avoir quelque chose entre nous. J'avais tellement envie que ce soit vrai. Elsa me poussait à accepter mes sentiments, et toi aussi... Pourquoi vous avez fait ça ? Vous vouliez que je me ridiculise ? Que Regina s'en aille pour toujours ?
- Calme-toi... Si elle est partie pour toujours alors elle te méritait pas et puis c'est tout. Il y a plein d'autres femmes prêtes à t'aimer. Maintenant, au moins, tu sais que t'es lesbienne !
Emma passa un bras par-dessus le ventre de Lily et glissa la tête dans son cou. Elle avait seulement envie d'être bercée, protégée, rassurée. Elle raconta toute l'histoire d'une voix basse et entrecoupée de sanglots. En terminant, elle se sentit un peu mieux et décida de se lever, espérant échapper au parfum entêtant de Regina qui ne faisait que la blesser davantage. Lily l'accompagna jusqu'à la cuisine et lui prépara un café, faisant preuve d'une sollicitude qui ne lui ressemblait pas.
- Qu'est-ce qui te prends ? Depuis quand tu veilles sur moi ?
- C'est mon boulot de meilleure amie. Et puis je veux te prouver que toutes les femmes ne sont pas des garces qui vont te faire du mal.
- S'il te plait... Ne parle pas d'elle comme ça.
- Elle a débarqué chez toi juste parce qu'elle avait pas eu de nouvelles pendant une malheureuse petite semaine, vous êtes allées au restaurant, vous avez bu du vin sur la terrasse, vous avez clairement flirté... Bref, c'était évident que tu lui plaisais. Et quand tu l'as embrassé elle t'a rejeté. T'appelles pas ça une garce, toi ?
- J'ai vu des signes où il n'y en avait pas. Au restaurant et sur la terrasse j'y suis déjà allée avec toi, ça ne veut rien dire.
Lily s'assit face à sa colocataire et prit un air sérieux.
- Em'. C'était qu'une relation virtuelle, quel intérêt franchement ? Vous avez passé deux jours ensemble et t'étais au boulot les trois quarts de la première journée. D'un point de vue extérieur, il y a rien eu du tout entre vous. Et toi tu pleures comme si tu venais de perdre l'amour de ta vie.
- Je vois que la gentillesse n'aura pas duré longtemps... Ecoute, je sais que dans les faits il y a pas eu grand-chose. Mais pour moi, ça a vraiment été important, du début à la fin. D'ailleurs ça l'est toujours et ça le restera.
Emma se releva et vint s'asseoir à son bureau, sentant la tristesse laisser peu à peu place à une détermination encore fragile. Elle ouvrit son ordinateur, priant silencieusement pour avoir reçu une réponse de Regina. Lorsque la page s'afficha finalement, elle sentit son cœur s'arrêter.
- Elle est partie, murmura-t-elle. Elle est encore partie.
Lily se pinça les lèvres.
- Bon ! Je te propose qu'on sorte de là. Je devais passer voir Walsh au magasin, t'as qu'à venir avec moi. Et ce soir on va danser, picoler, tout oublier ! T'es partante ?
Emma hésita. Elle s'imagina seule dans l'appartement toute la journée, à pleurer sur une histoire d'amour qui n'avait pas eu la chance de réellement commencer.
- D'accord, accepta-t-elle. Emmène-moi loin d'ici.
OooOooOooO
Regina sentit une main la secouer doucement. Elle tenta d'ouvrir les yeux, encore un peu endormie.
- Emma ? appela-t-elle, aux frontières de la conscience.
- Euh, non. Moi c'est Mary-Margaret, tu te souviens ? Qu'est-ce que tu fais ici, pourquoi tu ne m'as pas dit que tu rentrais plus tôt ? Et c'est qui, Emma ?
- Va-t-en. Laisse-moi dormir.
- Dormir, toute habillée sur le canapé dans ton bureau ? Tu ne crois pas que tu serais mieux chez toi ? Et puis on est en milieu d'après-midi...
Regina se redressa lentement, la tête lourde.
- Par pitié, arrête de parler.
- Seulement si tu réponds à mes questions.
Mary-Margaret s'assit aux côtés de son amie, le regard soucieux, une expression grave sur le visage.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda-t-elle. Me laisser Henry pendant deux jours, partir sur un coup de tête, revenir sans prévenir, tout ça ce n'est vraiment pas ton genre. Où est-ce que tu étais ? Pourquoi tu n'as rien voulu me dire au téléphone ?
- Je n'ai pas de compte à te rendre.
- Tu étais partie rejoindre un homme que tu as rencontré sur le site, c'est ça ?
Regina se releva brusquement. Elle tira sur son tailleur, remettant un peu d'ordre dans sa tenue.
- Je rendais visite à une amie, répondit-elle.
- Oh.
Mary-Margaret sembla déçue.
- Tu as une amie à New-York ? Je n'étais pas au courant.
- Je ne te raconte pas toute ma vie.
Regina allait s'asseoir à son bureau pour jeter un œil au travail qu'elle avait laissé en plan au moment de partir lorsqu'elle aperçut la poche abandonnée près de la porte. Elle s'en approcha en soupirant et se pencha pour regarder à l'intérieur, à la recherche de son sac à main. Très vite, il parut évident qu'il n'y était pas.
- Mon sac, murmura-t-elle. Il devrait être ici.
- Quoi ?
- J'ai perdu mon sac à main.
- Ah. Tu l'as peut-être laissé à l'aéroport ?
Mary-Margaret se rapprocha de son amie, jetant un coup d'œil curieux à la poche de vêtements. Regina ne la remarqua pas, tant elle était préoccupée par la disparition de ses affaires.
- Tu peux me prêter ton portable ? demanda-t-elle. Peut-être que mon sac est aux objets trouvés.
- Oui, oui, voilà. Je comprends mieux pourquoi tu n'as pas répondu à mes appels, ce matin.
- Mon téléphone était dans le sac, confirma Regina. Ainsi que mes papiers, mon portefeuille et...
Elle s'interrompit, les yeux écarquillés. Il y avait bien plus important encore. Il y avait quelque chose qu'elle ne devait surtout pas avoir laissé dans l'appartement d'Emma Swan, quelque chose qui pourrait avoir de graves conséquences si la blonde le voyait.
- Pitié, murmura-t-elle. Pourvu qu'il soit à l'aéroport.
OooOooOooO
Emma prit une profonde inspiration et ouvrit la porte qui menait au toit. Son regard tomba aussitôt sur la table et les deux verres de vin abandonnés sur le rebord de la balustrade. Tout en frottant son crâne douloureux – il fallait vraiment qu'elle arrête de boire – la blonde fit quelques pas sur la terrasse, jetant un regard circulaire. Un détail attira son attention. Il y avait quelque chose sous une chaise, peut-être un vêtement roulé en boule ou bien... Un sac à main. C'était un sac à main. Celui de Regina.
Emma poussa un soupir de découragement. Maintenant, elle avait une excellente raison de se rendre à Storybrooke. Peut-être que l'univers était de son côté, finalement ? Peut-être que c'était son destin, de retrouver de Regina, de réclamer une seconde chance ?
- Em' ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Emma releva la tête. Lily se tenait sur le seuil de la porte, dans une robe noire outrageusement courte.
- C'est l'heure, insista-t-elle. Oublie ta jolie brune et viens faire la fête avec moi. T'avais promis ! J'ai même réussi à convaincre Walsh de fermer le magasin plus tôt et il va venir avec nous. Ceci dit je pense que c'est parce qu'il craque toujours pour toi...
- Tais-toi.
- Hé ! C'est pas sympa de dire ça !
- Tais-toi et regarde ça.
Emma tenait plusieurs feuilles agrafées entre les mains. Elle désigna le sac du regard.
- Regina l'a oublié ici, expliqua-t-elle. J'ai vu ce dossier qui avait glissé par terre. Il y a mon nom dessus.
- Quoi ? C'est quoi ce délire ?
Lily se rapprocha, sa curiosité éveillée.
- Elle savait, murmura Emma. Tout ce que je lui ai confié sur ma vie privée, elle le savait déjà.
- Elle a fait des recherches sur toi, c'est ça ? Ma parole, elle est cinglée...
Emma laissa son regard errer sur les pages imprimées. Certaines phrases avaient été entourées à l'aide d'un feutre rouge. Il y avait un trait à la fin de chacun des secrets qu'elle lui avait révélé, sauf en ce qui concernait l'abandon de son fils. En face de cette information il n'y avait qu'un grand point d'interrogation. Emma se souvint qu'elle ne lui avait confié cette partie de sa vie que le jour précédent, pendant leur discussion à cœur ouvert sur la terrasse. Regina n'avait donc pas eu le temps de « valider » cette information.
- Wahou ! s'exclama Lily. Ça fait flipper.
Emma se releva d'un bond, la lanière du sac à main serrée dans son poing, le dossier dans son autre main.
- Elle me doit des explications, déclara-t-elle, le ton froid, les yeux brillants de colère contenue.
Cette fois, que Regina le veuille ou non, elle irait à Storybrooke.
Donnez votre avis, vos impressions, vos ressentis et on se retrouve très vite pour la suite. Merci encore pour vos reviews sur le chapitre précédent, j'y répondrai dès que je me sentirais mieux, promis. A bientôt.
