Chapitre III
disclaimer: Rien n'est à moi
Et voilà enfin le chapitre 3 qui m'a donné pas mal de fil à retordre et de migraines… d'où un léger pétage de plombs sur la fin, mais comme je ne savais pas comment finir ce chapitre, j'ai décidé de le laisser tel quel. J'avais prévu une surprise dans ce chapitre, mais une migraine en entraînant une autre, mes problèmes de mémoire sont remontés à la surface… et heu… j'ai oublié quelle avait été cette merveilleuse illumination qui est repartie se cacher dans les méandres de mon cerveau.
Merci tout plein pour vos reviews, ça me donne le sourire pour la semaine! Et bonne lecture.
Chapitre III
Mission suicide
21 Mai 87
Chere Daphnée,
Maman m'a di que pour mon anniversaire, elle allait invité des gens à la maison, et demander aux elfes de fair un gâteau ! Et pis, tu sais quoi aussi ? Pôpa y va m'acheter un balai pour mon anniversaire et mamam elle a dit que c'était d'accord.
Je vais pouvoir m'entrèner et quand je vais allé à Poudlard, maintenant, c'est sur que je vais arrivé à entré dans l'equipe et que je vais être le pluss meilleur de tous les attrapeurs ! J'ai hate d'avoir mon balai et de voler autant que je veux !
Je suis trop content ! Mais pas que a cause du balai… C'est aussi parce que maman, elle a dit que je pouvais t'inviter avec ta maman et ton frère, et que elle allait vous faire préparé des apartement si vous voulez dormir à la maison (cest elle qui a dit ça comme ça !) comme tu m'a dit que tu habitais loin ! Et comme ça on pourra se voir beaucoup ! ça serait trop trop bien !
Et pis, le manoir, il est grand alors y a tout plein de place. Ça me ferai vraiment tout plaisir que tu viens, parce que les aut'enfants que maman a invité, eh ben, je les connais pas bien, et pis d'abord, c'est toi mon amie, pas eux !
Ma maman, elle a dit aussi que elle voulai ecrire à ta maman pour lui demandé si c'était d'accord, c'est pour ça que y'a 2 lettres avec le hibou aujourdhui, bah oui, parce que ma maman, elle sait pas comment s'appelle la tiene pour lui écrire !J'espere que ce sera oui !!
On pourra aller faire du balai ensemble et aller se baigner. Et je pourrai te montrer mes livres de quidditch aussi et pis encore mes dessin ! Je pourrai meme t'apprendre à dessiner si tu veux comme tu sais pas comment qui faut fair, et je te montrerai comment quon fait pour faire bouger les choses, et toi tu me montreras comment quon fait pousser des fleurs avec la magie ! ça peut être drole de faire de la magie toi et moi. J'y pense tout le temps.
J'aimerais bien te voir parce que t'es mon amie et pis… c'est bizarre hein, alors t'as pas le droit de rigoler ou de te moquer de moi, mais tu me manque tout beaucoup. Maman m'a expliqué que c'était pas possible parce que toi et moi on s'est jamais vu, mais tu me manque pour de vrai !
Bijoux
Drago !
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20 mai 87
Madame,
Je suis la mère de Drago, le correspondant de votre fille, depuis quelque mois. A l'occasion de son anniversaire qui aura lieu le 5 juin dans notre manoir, mon mari et moi-même avons décidé d'organiser un goûter où nous serions honoré de pouvoir compter sur votre présence et celle de vos enfants, Chris et Daphnée. Drago ne cesse de nous parler de vos enfants et le fait de pouvoir les recevoir chez nous serait sans le moindre doute le plus beau cadeau que nous puissions lui offrir.
Nous serions absolument ravis de vous accueillir, si vous l'acceptez, durant quelques jours dans notre manoir afin que nous puissions faire plus ample connaissance, et pour que nos enfants puissent enfin se rencontrer.
Dans l'attente d'une réponse de votre part, veuillez agréer, Madame, mes sentiments respectueux.
Narcissa Malefoy
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23 mai 87
Cher Drago,
Promit, ze vais pas me moquer parce que, ben, toi aussi, tu me manque. C'est comme quand ze pense à papa, ze suis triste de pas le voir et y me manque meme si ze me rappelle pas de lui. Ze pense à lui tous les zours et ze suis tiste de pas le voir.
Et ben pour toi, c'est pareil, sauf quand ze reçois tes lettres. Sa me rend toute contente, zattend le hibou tout les matin et quand y vient, ze saute tout partout. Mon frère, l'aut' fois, y ma meme dit que ze ressemblais à un kangourou quand tes lettres elles zarrive ! Mais, ze sais pas si c'était zentil ou si y se moquai de moi. Parce que un kangourou, c'est zoli, mais mon frere y se moque de moi tout le temps, alors ze sais vraimen pas !
Quand zai eut ta lettre hier… oh la la… zai jamais été aussi eureuse parce que moi aussi ze veux te voir pour de vrai. Et pis, zétais contente pour ton balai aussi parceque ze sais que tu le veux vraiment ! Zavais un tout grand sourir quand zai lu ta lettre ! Alors zai couru tout de suite chez maman pour lui donner le mot de ta maman et pour dire quon venai chez toi. Mais maman, elle veut pa quon vient te voir. Elle était pas contente du tout.
Zarrête pas de pleurer depuis hier. Ze sais qui faut pas pleurer parce que cest pour les faibles mais là, suis vraiment trop triste ! Ze sais pas pourquoi elle veut pas. Elle a pas voulu me dire et elle m'a puni parce que zai crié.
Mais c'est pas du juste. T'es le seul ami à moi alors pourquoi zaurai pas le droit de te voir ? Hein ? Toi et moi, on est pareil alors on peut se voir ! Elle dit quelle me protege, mais ya pas besoin de me proteger de toi ! C'est pas dangeureu, hein ? Drago, moua, zai envie de te voir !
Ecris moi vite sil te plait parceque que ze suis vraimen trop tiste.
Bizoux
Daphnée.
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23 mai 87
Madame,
Je suis très touchée et honorée par votre invitation, malheureusement, je me vois dans l'obligation de la décliner.
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25 mai 87
Chere Daphnée,
J'ai parlé à maman, et elle a encore ecrit à ta maman. Je suis sur qu'elle va dire que c'est d'accord pour venir ici. On va se voir bientot, j'en suis sur, faut pas être tiste, maman va réussir. Maman, elle est forte, et elle dit que si on veut vraiment quequechose, si cest quequechose de bien, eh ben, on le reçoit toujour.
J'ai faillit pleuré en lisant ta lettre, parce que je veux te voir et ça me fait mal quand tu es tiste aussi. Mais il faut pas que tu pleures. Maman, elle m'a dit que tu dois être gentille pour montrer qu'on est des grand et que… on est sage. Elle a promit qu'elle va tout faire pour que tu peux venir.
Je te promes Daphnée, je vais t'écrire tous les jours comme ça, tu seras déjà moins tiste.
Bijoux
Drago
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25 mai 87
Maëlle Greengrass!
Arrête ça veux-tu ! Pourquoi n'es-tu même pas capable de signer cette misérable réponse de ton nom ? Je sais très bien qui tu es ! Je vous ai reconnu dès l'instant où Daphnée a répondu à Drago.
Pourquoi es-tu partie sans me prévenir ? Pourquoi refuses-tu de me revoir ? Maëlle, toi et moi, nous étions inséparable à Poudlard. Comment as-tu pu l'oublier ? Comment as-tu pu m'oublier ?
Et surtout, comment oses tu faire payer à ta fille le prix de ta fuite ? Oui, toi et moi, nous sommes des serpentards ! Le courage des gryffondor n'est pas quelque chose qui nous caractérise, mais là, Maëlle, tu dépasses les limites de l'acceptable. Ton comportement me répulse ! Tu as brisé le cœur de ta fille en refusant cette invitation. Nos enfants vivent dans un climat de solitude très lourd à supporter. De quel droit te permets-tu de détruire l'amitié sincère que leur innocence leur a permit de construire ? Ce n'est pas parce que tu as décidé de détruire la notre que je te laisserais faire la même chose à nos enfants !
Si tu ne me laisses pas d'autres choix, je viendrais chercher ta fille moi-même ! Je te garantie qu'elle sera présente à l'anniversaire de mon fils, et cela, avec ou sans ta permission !
Narcissa.
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27 mai 87
Cher Drago,
Ze men fiche de ce que maman dit, ze viens te voir quand meme ! Zobeis à maman dabitude, mais là, ze sais que cest moi qui a raison.
Bizoux,
Daphnée.
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28 mai 87
Narcissa,
Je ne t'écris pas pour répondre à tes accusations, j'ai prit cette décision pour le bien de mes enfants et malgré l'amitié qui nous unissait (selon tes propres termes), je n'ai pas à m'en justifier. Je n'ai pas le temps de me répandre en formules de politesses ou autres explications car j'ai problème bien plus important à résoudre et l'estime que tu m'accordes m'importe peu.
Daphnée a fugué, ce matin. En allant la réveiller, j'ai trouvé sa chambre vide. Je n'ai pas la moindre idée d'où elle peut être, mais une chose est sure, elle va essayer de venir chez toi. Je suis morte d'inquiétude ! Si jamais, et je suis certaine qu'elle le ferra, elle envoie un mot à ton fils ou si tu la retrouves, préviens moi, je t'en supplie.
Maëlle.
Maëlle hurla de douleur et s'effondra sur le sol. Sa respiration était difficile et saccadée. Elle ne pouvait plus bouger. Elle avait la sensation qu'elle avait été piétinée, que tous les os de son corps avaient été brisés par le sortilège lancé par celui qu'elle appelait maître. Elle essaya de se redresser et se retrouva à genoux, lui faisant face. Ses cheveux collés par la sueur sur son front lui obscurcissaient la vue mais elle aperçu distinctement la silhouette frêle et ensanglantée du mangemort qui venait de subir le même sort qu'elle à ses côtés. Elle se mordit les lèvres avec violence, sentant le goût amer du sang tracer son chemin jusqu'à sa gorge et grimaça. Elle s'était jurée quinze ans auparavant de ne plus jamais avoir à revivre ça. Un sentiment de colère s'empara d'elle. Comment avait-elle pu céder aussi facilement au caprice de sa fille ? Maëlle ferma les yeux avec douleur, sachant pertinemment que cela avait été loin d'être un simple caprice. Une petite fille de six ans ne fugue pas pour rejoindre son ami par simple caprice. Elle aurait du interdire à sa fille de répondre à cette stupide lettre dès le premier jour. Elle aurait du anticiper. Elle aurait du savoir que le fait de reprendre contact avec les Malefoy la replongerait tôt ou tard dans cet enfer. Comment avait-elle pu croire, ne serait-ce qu'un instant, que tout cela allait s'arrêter avec la chute du mage noir par un sombre soir d'octobre. Le sentiment de colère se déplaça rapidement à travers ces veines, comme le ferait une drogue, lui faisant oublier la douleur physique atroce qu'elle venait de subir et qui meurtrissait encore sa chair.
- Maître…
Maëlle se tu, elle ne reconnaissait même plus sa voix. Elle haletait et chaque tentative de prononciation lui brûlait cruellement les cordes vocales. De toute façon, elle en était arrivée à un point où elle ne savait même plus quoi lui dire pour sa défense. Ils avaient échoué à la mission que le seigneur des ténèbres leur avait donnée et tous, mise à part Bellatrix, avaient été envoyés à Azkaban. Qu'y avait-il de plus à dire ? Elle baissa la tête, incapable de retrouver le fil de ses pensées. Si Lestrange n'avait pas réussit à s'échapper, peut-être aurait-il été plus indulgents avec eux ? Sans même s'en rendre compte un sourire amer se dessina sur ses lèvres. Peu importe les circonstances, jamais le maître ne s'abaisserait à faire preuve de la moindre once de clémence. Et malgré son esprit embrumé par tant de torture Maëlle le savait.
- Endoloris !
Maëlle retomba violement sur le sol. Sur son visage, l'amertume céda sa place à la souffrance, la jeune femme n'essayant même plus de retenir ses hurlements qui étaient de plus en plus rauques. Elle se sentait glisser hors d'elle-même, seul rempart contre ce sortilège hideux qui la dépossédait de toute son humanité, du peu de dignité qu'elle était parvenue à conserver malgré le supplice qu'elle était entrain de vivre. Depuis combien de temps s'acharnait-il contre eux ? Maëlle n'en avait plus la moindre idée. Les secondes se transformaient en heures, les heures en siècles, seule subsistaient la souffrance et sa colère.
- Maman ! Hurla la voix paniquée d'une adolescente.
Maëlle fut brusquement réveillée par un haut le cœur en reconnaissant cette voix. Elle réussit tant bien que mal à se redresser et tenta d'ouvrir ses yeux bouffis, apercevant leurs silhouettes. Elle sentit la nausée s'emparer d'elle et menaça de retomber sur le sol tant elle était affaiblie.
- Aussi impulsive que sa mère, remarqua la voix amusée de Voldemort tandis qu'il empêchait, d'un bref geste de sa baguette, Daphnée de se ruer sur le corps de sa mère.
Daphnée fut propulsée en arrière et heurta brutalement le mur dans un craquement sonore. Christopher se précipita sans réfléchir vers elle, persuadé que le mage noir venait de briser tous les os de la colonne vertébrale de sa soeur. Il se baissa vers elle et essuya du bout des doigts le sang qui s'écoulait de l'arrière de son crâne et de son oreille suite à la violence de sa chute. Elle jaugea un instant les doigts du jeune homme teintés de rouge, hébétée, incapable de comprendre ce qu'il venait de se passer. Enfin, elle se saisit de la main qu'il lui tendait et se releva avec difficulté, ravalant ses larmes. Ils se rapprochèrent de Drago, qui lui se tenait immobile, observant, une expression horrifié gravée sur le visage, le corps mutilé de son père qui se trouvait, dans un état de semi conscience, juste à côté de celui de la mère des Greengrass. Instinctivement, Christopher se plaça devant eux, tentant maigrement de les protéger de Voldemort, espérant faire bouclier.
- Voici enfin les fameux héritiers de mes plus fidèles mangemorts, ricana Voldemort en se rapprochant des adolescents. Je dois avouer que je me suis énormément renseigné sur vous trois, vous savez et je vous attendais avec beaucoup d'impatience, continua-t-il, sur un ton faussement mielleux.
Les trois adolescents se figèrent, incapable de prononcer le moindre mot. Voldemort les examina attentivement, se délectant de leur frayeur.
- J'ai été horriblement déçue par… l'échec de vos parents. Je vais donc vous donner, à chacun d'entre vous, une chance de rattraper leurs erreurs.
Maëlle sentit l'effroi parcourir son sang et dans un sursaut de rage parvint à se relever ignorant la douleur cuisante de ses muscles. Elle jeta un bref regard à Lucius, qui lui aussi, malgré tout, tentait de se redresser. Il se releva à son tour, ne parvenant plus à cacher le supplice qu'il endurait, et vu l'inclinaison douteuse qu'avait prit sa jambe droite, il ne put retenir un faible gémissement de franchir ses lèvres asséchées. Une teinte cadavérique avait prit possession du visage de l'homme, des cernes bleutés s'étaient creusées sous ses paupières, et Maëlle ne doutait pas du fait que son propre visage avait du subir les mêmes transformations.
- Maître… ce ne sont que des enfants, commença Lucius d'une voix enrouée.
Voldemort ne prit pas la peine de se retourner vers ses mangemorts et continua, détaillant du regard Christopher.
- Greengrass Christopher, j'ai l'honneur de t'annoncer que tu recevras d'ici peu la marque des ténèbres si tu te montres, bien évidemment, à la hauteur de mes attentes, annonça-t-il sur un ton théâtrale en écartant les bras, fier de l'effet qu'il avait sur serviteurs.
- Pas mes enfants, hurla malgré elle Maëlle. Je ferrais tout ce que vous voudrez, mais ne me prenez pas mes enfants.
Voldemort se retourna vers la jeune femme, profondément agacée et se rapprocha dangereusement d'elle, la menaçant de sa baguette.
- J'ai un droit de vie et de mort sur toi et tes enfants. Soit heureuse que je les laisse vivre… Rappelle toi de ton serment d'allégeance Maëlle, siffla Voldemort avec froideur. Tu as juré de ne vivre que pour suivre mes ordres, que tu ferrais passer tes devoirs avant toute chose. Tu as élevé des sorciers dans le but qu'ils nous rejoignent, ne l'oublie jamais. Tu m'as déjà juré de faire tout ce que je t'ordonnerais, et tu as misérablement échoué ! Il est normal que je cherche d'autres sorciers moins lâches et plus rusés et surtout… qui n'imaginent pas avoir un quelconque droit de me dire ce que je dois faire.
Maëlle tremblait de toute part, son sang bouillonnait avec rage à l'intérieur de ses veines.
- Prends garde Maëlle, je ne tolérerais plus très longtemps ton comportement, continua le mage noir en lui tournant le dos. Comme je te le disais Christopher, j'ai une mission pour toi. Tu vas te joindre aux Lestrange, MacNair et Avery, il est temps de rappeler aux sang-de-bourbe qu'ils ne méritent pas de vivre. J'espère pour toi que tu ne me ferras pas regretter de t'accorder cet confiance.
Maëlle retint un cri d'horreur. Lestrange, MacNair, Avery… ces noms résonnaient à l'intérieur de ses tympans avec force. Il s'agissait des mangemorts les plus dangereux, ceux qui se délectaient de violence, de supplice et de mort lente et douloureuse. Il allait assigner son fils à des missions inhumaines. Il voulait lui arracher l'enfant qu'elle avait élevé pour en faire quelque chose d'horrible, il comptait en faire un monstre assoiffé de sang et de cruauté. Maëlle sentit ses entrailles se nouer comprenant l'horreur de la nature du seigneur des ténèbres, comprenant qu'il cherchait à la punir, elle. Car jamais son fils ne serait capable d'autant d'atrocités, il venait de le condamner à mort sans qu'elle ne puisse rien faire pour le protéger. Elle vit son fils acquiescer faiblement d'un signe de tête, le regard vide.
- Bien, se délecta Voldemort, je n'en attendais pas moins de toi. Quant à vous deux, reprit-il en repoussant Chris pour se rapprocher des deux plus jeunes, Drago, Daphnée, vous comprenez bien que nous devons affaiblir Potter pour mener à bien cette guerre. Ainsi, j'ai une mission de la plus haute importance à vous confier.
Il marqua un temps d'arrêt, observant avec intérêt la pâleur de leurs visages.
- Il est grand temps pour ce fâmeux Harry Potter de comprendre qu'il ne parviendra pas à m'empêcher de me saisir de Poudlard indéfiniment, et que son cher directeur n'a pas les facultés de s'opposer à ma volonté. C'est pourquoi, vous allez tous deux trouver un moyen pour permettre à mes mangemorts de pénétrer à l'intérieur de cet établissement. Je vous laisse l'année scolaire pour y parvenir, mais sachez que vous paierez le prix en cas d'échec… et que vous ne serez pas les seuls, continua-t-il en dirigeant son regard vers les deux mangemorts, livides. Drago, toi mieux que quiconque comprend ce que signifie le fait de voir son idole être rabaissé à son véritable niveau, n'est-ce pas ? Une fois que vous aurez détournez les protections dont bénéficient Poudlard, je veux que tu assassines Dumbledore, ainsi Potter comprendra ce que tu as ressentit en voyant ce qu'est réellement cet esclave incompétent que tu as pour père !
- Maître, intervint Lucius, c'est… c'est impossible ! Il ne pourra jamais…
- Infaisable pour toi, ne signifie en aucun cas que cela est impossible à accomplir, répliqua sèchement Voldemort.
Voldemort se rapprocha de Daphnée et de sa main, releva brutalement son visage vers lui. La jeune fille croisa le regard rouge flamboyant du mage noir et se retint de ne pas reculer d'effroi. Un sourire mesquin éclaira le visage du seigneur des ténèbres.
- Quant à toi… toi qui accorde plus de prix à l'amitié qu'à tout autre chose, continua-t-il de sa voix doucereuse en jetant un bref regard au jeune Malefoy, tu es la personne parfaite pour prendre les meilleurs amis de Potter, ainsi, il se trouvera affaibli. Tu t'occuperas de cette sang-de-bourbe de Granger, et du traître à son sang Weasley. Je suis certain, chuchota-t-il en se baissant vers l'oreille de la jeune fille, humant par la même occasion le parfum de son sang qui s'écoulait toujours de sa blessure, que tu préfèrerais mourir que d'avoir à souffrir ce que tu vas infliger à Potter si jamais tu venais à échouer, n'est-ce pas ?
- Oui… maître, bafouilla-t-elle d'une voix quasi-inaudible.
Daphnée sentit le souffle du mage chatouiller son cou, la pression de sa main sur son menton lui donnait l'impression qu'il l'avait coincée dans un étau et était entrain de la marquer au fer rouge. Elle ne put empêcher un frisson de s'emparer de son corps.
Voldemort éloigna enfin son visage de celui de l'adolescente et observa à nouveau Malefoy.
- Vous pouvez sortir maintenant, mais nous nous reverrons très bientôt, assura-t-il.
Il vit les adolescents se diriger d'un pas raide vers la sortie.
- Pas toi, Christopher, siffla Voldemort de sa voix tranchante. Tu pars en mission dès ce soir, je vais donc t'expliquer ce que tu auras à faire.
Chris lança un regard paniqué à Daphnée et Drago, leur faisant signe de sortir au plus vite de la pièce tandis qu'il restait en retrait. Daphnée sembla hésiter un instant mais fut entraînée malgré elle par Malefoy qui l'empoigna sans ménagement par le bras.
Lorsque Drago referma la porte, il s'appuya contre le chambranle de l'imposante porte, fermant les yeux, se massant nerveusement les tempes.
- On est tous mort, chuchota Daphnée en se laissant lourdement retomber sur le sol.
Malefoy soupira et observa le hall autour de lui, fronçant les sourcils malgré lui, en voyant la multitude de mangemorts les dévisager avec dédain.
- ça va ta tête ? Demanda-t-il en observant le sang séché sur la nuque de la jeune fille.
Elle haussa les épaules.
- Je suis pas faites en sucre Malefoy, grommela-t-elle avec humeur.
- Viens, on va dans ma chambre, souffla-t-il. Vaut mieux ne pas rester dans les parages.
La jeune fille secoua la tête de gauche à droite.
- Je ne resterais pas une minute de plus dans ce foutu manoir.
- Comme tu n'as pas ton permis, t'es obligé d'utiliser la cheminée de ma chambre pour rentrer chez toi, répliqua-t-il, piqué au vif.
- Deux allusions à ta chambre en moins d'une minute… Le grand et merveilleux Drago Malefoy serait-il désespéré et en proie à des hormones dévastatrices ? Se moqua la jeune fille en se relevant.
- Je te le proposerais le jour où t'auras de la poitrine, marmonna Drago en se dirigeant vers l'escalier.
Daphnée ouvrit la bouche et la referma à plusieurs reprises sans qu'aucun son ne parvienne à franchir ses lèvres, se retenant de toutes ses forces de ne pas sauter à la gorge de cet infâme petit serpentard prétentieux pour procéder à son exécution immédiate.
- Mais je suis persuadé que Zabini sera ravi d'apprendre que sa chère et tendre petite amie est aussi ouverte quant aux propositions indécentes, continua Malefoy avec un sourire en coin.
- Dans ce cas-là, tu me vois dans l'obligation de parler à Pansy de tes manques, elle sera certainement enchantée d'y combler.
- Mais j'y compte bien.
Daphnée fut comme foudroyée sur place. Elle écarquilla les yeux comme des soucoupes et manqua de s'étouffer avec sa propre salive sous le choc de la révélation.
- Tu sais qu'elle va être hystérique et encore plus insupportable en apprenant ça ?
- Y'a des chances, admit Drago.
- Et tu sais que je risque de l'encastrer dans un mur…
- Mais pourquoi tant de haine ? Minauda Malefoy.
- Tu ne partages pas ton dortoir avec cette folle furieuse ! Hurla Daphnée. Le seul moment tranquille c'est quand elle dort ou quand elle t'écrit ! Mais devine qui doit écouter ses saloperies de poèmes de cinq rouleaux de parchemin au minimum chacun ?
Malefoy ne pu s'empêcher de rire devant l'air presque échevelé de son amie.
- Ouh, comme elle m'agace. Daphnée par ci, Daphnée par là, Daphnée tu devrais essayer ce nouveau maquillage, grogna-t-elle en l'imitant. Daphnée, tu crois que Drago va aimer ma nouvelle coupe de cheveux ? Daphnée, comment tu trouves mon nouveau poème pour Drago. Daphnée, tu crois que Drago veut sortir avec moi ? Daphnée, elle as envie de te tuer, connasse !
Drago leva les yeux au ciel, amusé, et satisfait d'avoir réussit à penser à autre chose qu'à leur suicide organisé par le mage noir durant au moins quelques secondes.
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C'est tout pour aujourd'hui. Désolée pour les délais décriture assez longs, mais la fic ne ressemble plus du tout à ce que j'avais imaginé au départ, du coup, j'écris tout au fur et à mesure.
En espérant que le caractère colérique de Daphnée n'en ferra pas une Mary Sue (ma hantise !) et que ça vous a plu.
Merci de m'avoir lu.
À
