Merci pour le favori en plus et moustache gracias à vous toutes de prendre le temps de commenter, c'est vraiment adorable de votre part.
Quand Tris fit son apparition dans le train à la surprise générale, Eric vint directement la voir, je n'arrivais pas à entendre ce qu'ils se disaient d'où je me trouvais mais il avait visiblement fait le choix de la faire rester parmi nous pour le plus grand soulagement de Quatre, vu le petit sourire en coin qu'il affichait. Tris lui lançait quelques œillades en retour, tout comme elle j'en avais à nouveau des papillons dans le ventre, c'est fou à quel point ce mec pouvait lui faire de l'effet.
- le jeu est très simple, annonça ce dernier en balançant à terre un sac rempli d'armes, il faut s'emparer du drapeau.
- une arme de choix ! Affirma Eric, en levant son arme à la vue de tous.
Tris eut un petit rictus moqueur aux lèvres, Eric la fusilla du regard, je la sentais méfiante, elle redoutait sa réaction, il appuya sur le clic de son arme, j'étais quasi certaine qu'il allait la viser, je me préparais déjà mentalement à souffrir aussi.
- tu parles d'un fusil, railla alors Molly en se tournant vers Peter.
Contre toute attente, Eric tira sur cette dernière sans hésiter, elle tomba immédiatement à terre et il me lança juste après un regard que j'eus toute la peine du monde à déchiffrer, est-ce que ça voulait dire qu'il me croyait ? Est-ce qu'il avait touché Molly au lieu de Tris dans le but de m'épargner ? Je refusais de le croire, à moins qu'il comptait sur mon aide dans cette épreuve pour que mon don de lire en Tris lui soit profitable ? Je me demandais laquelle de mes hypothèses était la plus grotesque, j'étais totalement perdue, je ne savais plus quoi en penser.
- fléchette neurologique, dit Eric après l'avoir retirée de la jambe de cette pauvre Molly qui souffrait encore le martyr, ça simule une vraie blessure par arme à feu pendant quelques minutes. Deux équipes, Quatre et moi seront capitaines. Vas-y, choisis le premier.
- d'accord, je prends la Pète-sec.
Le sang de Tris ne fit qu'un tour, son rythme cardiaque venait subitement de s'accélérer, je le sentais battre fort dans ma poitrine.
- oh tu sais que tu vas perdre et tu prends les plus faibles pour avoir une excuse.
- on peut dire ça, répondit laconiquement Quatre à la provocation d'Eric. A toi de choisir.
- le cul-terreux.
Micah qui se tenait juste à mes côtés avança fièrement d'un pas vers notre leader blond, lorsque ce dernier reprit subitement la parole.
- j'ai dit le cul-terreux, pas le bouseux, précisa-t-il d'une voix métallique.
Ma deuxième hypothèse semblait se confirmer, s'il pensait avoir plus de chances de son côté grâce à mon don, il n'allait pas être déçu du voyage.
- je vois que t'as la même stratégie que moi, ironisa Quatre, heureux de pouvoir lui rendre la pareille.
- c'est ça, grimaça Eric en le fusillant du regard. Tu réfléchis vite, on dirait pas quand on te voit.
Micah me lança un clin d'œil complice au passage quand il revint se placer juste à mes côtés, je secouai la tête d'un air amusé, il était visiblement ravi que je sois dans l'équipe d'Eric et devait déjà tirer des plans sur la comète sur ce qui se passerait entre nous, il était tellement adorable avec ses petites bouclettes que je n'arriverais pas à lui en vouloir de jouer les curieux même si je le voulais.
Une fois les équipes constituées, on marchait dans l'obscurité, avec pour seule lumière celle de notre lampe torche, je me trouvais juste à côté d'Eric en éclaireuse, les minutes s'égrenaient et il ne se passait toujours rien, aucun tir, cela n'annonçait rien de bon.
- alors ?
Encore une fois, Eric m'interrogeait sur les diverses émotions de Tris, sur son état d'esprit actuel et j'essayais à nouveau de lui décrire ce que j'éprouvais à travers elle du mieux que je pouvais.
- je ressens son enthousiasme, elle est optimiste pour la suite.
- c'est tout ?
- ils doivent être en avance sur nous, c'est pour ça.
- elle est où ?
- aucune idée.
- trouve-la !
- je suis empathique, pas un GPS humain !
- fais gaffe, 33.
D'un ton glacial, il me fusilla du regard tout en levant son arme juste devant mes yeux, le message était clair, la prochaine fois il ne m'épargnerait pas et mettrait sa menace à exécution si j'osais encore m'adresser à lui sur le même ton.
- t'es encore là ? Allez, tire-toi. Et t'as plutôt intérêt à lui mettre la main dessus sinon c'est même pas la peine de revenir, pigé ?
- pigé.
Je n'avais fait que lui dire ce qu'il voulait entendre, je savais pertinemment que mon don ne me permettait pas de localiser Tris plus que les autres, c'était une perte de temps mais je pouvais au moins continuer à jouer et éliminer des membres de l'équipe adverse si l'occasion se présentait.
J'avançais à présent à pas de loups en prenant bien soin de rester à couvert quand je reconnus la voix d'Uriah derrière moi.
- salut pedzouille, me dit-il d'un ton enjoué. C'est moi que tu cherches ?
Je n'eus même pas le temps de me retourner qu'il me tira directement dans la cuisse, ce qui me fit tomber immédiatement, je grimaçais de douleur, ça faisait un mal de chien. Je restai plusieurs minutes avachie sur le sol, Uriah s'était enfui depuis belle lurette, il n'y avait pas un chat, j'entendis plusieurs tirs fuser au loin et j'aperçus finalement un drapeau fluorescent agité par l'équipe victorieuse en haut d'un immeuble à la vue de tous, nous venions d'échouer lamentablement et je ne donnais pas cher de notre peau à notre retour dans la Fosse, je redoutais fortement la réaction de notre capitaine d'équipe après notre piteuse défaite.
Malheureusement pour moi, mon pressentiment était juste, j'avais à peine franchi un pas dans le couloir qu'Eric se mit à marcher à mes côtés, sans pour autant me regarder.
- sur le toit. Tout de suite, dit-il avant de s'éloigner.
Son ton était glacial, je n'avais pas la moindre envie de l'y rejoindre mais ne pas me rendre sur le toit c'était prendre le risque qu'il mette son chantage à exécution en dévoilant mes deux plus grands secrets à tout le monde et c'était bien la dernière chose que je souhaitais.
Il était tellement furieux que ça me rendait furieuse aussi. Il n'acceptait pas la défaite, surtout envers Quatre, au fond, je ressentais qu'il s'en voulait à lui-même d'avoir perdu. Je levais une nouvelle fois les yeux au ciel, cela faisait maintenant plusieurs minutes que je subissais son speech, tout était entièrement de ma faute car selon lui j'y avais mis toute la mauvaise volonté du monde, je ne lui servais à rien, j'étais inutile tout comme mon don était nul, et bla et bla et bla, j'en avais assez entendu comme ça, il avait réussi à me mettre hors de moi.
- la ferme ! Ce n'est même pas contre moi que tu es en colère !
- répète ça pour voir.
Fou de rage, il agrippa tout à coup le col de ma veste à capuche en manquant de m'étouffer au passage, sa main était serrée sur ma nuque, son visage tout près du mien, je ne pouvais plus bouger, j'étais totalement à sa merci. J'essayais tant bien que mal de me dégager, mais avec son autre main, il tira violemment sur la manche de ma veste pour me ramener encore plus près de lui. Bon sang ce que je pouvais le détester et surtout cette façon de me parler comme à un chien ! Ras le bol !
- si tu crois me connaître à cause de ton don minable, t'es à côté de la pl…
De rage, je posai furieusement mes lèvres affamées sur les siennes et je fus surprise qu'il ne me repousse pas, bien au contraire, c'est lui qui menait la danse et intensifiait de plus belle notre baiser comme s'il n'avait attendu que ça.
De sa main droite puissante, il soutenait fermement l'arrière de ma tête, nos baisers se faisaient de plus en plus sauvages, fiévreux, il lui suffit d'un bras pour me porter tout contre le mur le plus proche derrière nous, j'étais à présent sa prisonnière.
Je sentais ses mains descendre le long de mon dos, dessinant avec sensualité le galbe de mes fesses, mes joues étaient brûlantes. Mon désir grimpait. Encore. Je me débarrassais le plus rapidement possible des boutons de mon pantalon baggy noir, les mains expertes d'Eric étaient quant à elles placées à l'avant du sien pour l'ouvrir d'urgence. Notre étreinte était instinctive, primitive, basée entièrement sur de l'envie pure. Je le voulais en moi, maintenant, ici, tout de suite.
Une fois débarrassés de nos effets restants, je levai une cuisse et quand je sentis enfin son membre durci en moi, il leva lui-même mon autre cuisse d'une main ferme, nos respirations se faisaient bruyantes, nos baisers toujours aussi fougueux. Il me goûtait avec ardeur. Avec passion.
Tout mon corps commençait à trembler, mes cuisses finirent par agripper le contour de ses hanches alors qu'il tenait mon bassin en soutien, je m'accrochais à ses larges épaules pendant qu'il venait encore et toujours brutalement en moi.
Ses mains passèrent derrière mon dos, son souffle était chaud dans le creux de mon cou. Je me mordillais les lèvres, mon cœur cognait, ma jouissance n'était plus très loin.
Il me pénétrait fort, ses coups de reins se faisaient violents, de plus en plus, son sexe s'enfonçait loin, je le sentais au plus profond de moi. Il tenait à présent mes poignets de chaque côté de ma tête, contre le mur, une nouvelle vague de plaisir me submergea. J'en tremblai, m'arquant vers lui, comme pour révéler l'intensité du plaisir que je prenais, je ne m'étais jamais sentie aussi vivante que cette nuit-là.
Souris à la vie *_*
