Voilà un chapitre un peu plus long, merci beaucoup tout plein pour vos reviews, follows et favoris.
Lectriceassidue : c'est moi qui te remercie du fond du cœur pour ton adorable message et tes encouragements, je suis vraiment ravie que JD te plaise :)
Assise sur ce piteux rebord de cheminée, je tentais encore de faire le vide autour de moi, j'avais trouvé refuge sur le toit, il n'y a qu'à cet endroit que j'arrivais à souffler un peu et prendre un grand bol d'air frais dans le calme jusqu'à ce qu'Eric vienne me déranger dans mon havre de paix, il paraissait vraiment fier de lui en plus cette espèce de gros sadique.
- je savais que je te trouverais ici.
- bravo, toutes mes félicitations.
Je joignis le geste à la parole en l'applaudissant ironiquement au ralenti tout en le fixant d'un regard noir, il aurait dû parier là dessus aussi !
- tu peux t'en aller maintenant.
- tu ne peux pas sauver tout le monde, JD.
- tu ne comprends pas.
- explique-toi mieux que ça alors.
Je lui lançai un nouveau regard mauvais qui ne le déstabilisa pas le moins du monde, il n'était pas ce qu'on pouvait appeler le confident idéal, loin de là, mais j'avais le coeur gros à cet instant, je ressentais le besoin de me confier à quelqu'un et malheureusement pour moi, je n'avais que lui sous la main.
- je savais qu'il allait mal, j'ai pu ressentir toute sa détresse, je lui ai proposé vite fait mon aide mais je me mentais à moi-même, avouais-je comme prise dans mon élan. Il a senti que je ne veux plus de ça, porter tout le malheur du monde sur mes épaules c'est comme si je ne m'appartenais plus et ça me tue, j'ai l'impression que les seules fois de ma vie où je suis en accord avec ce que je ressens c'est quand je…
Je m'interrompis moi-même en pleine phrase, de peur d'en dire trop, c'était moins une.
- quand tu quoi ?
- quand je suis avec toi.
La réponse était tellement évidente que j'avais haussé les épaules en même temps. Il ne broncha pas. Son absence totale de réaction ne m'étonnait guère.
- laisse tomber. Oublie ce que je viens de dire. Tu avais raison. Je ne suis qu'un boulet, dis-je tout en fixant mes chaussures.
Contre toute attente, il fit plusieurs pas en avant jusqu'à poser ses deux bras musclés de chaque côté du rebord de cheminée, je me trouvais juste au milieu quand il me releva le menton dans un geste tendre, nos visages étaient si proches à cet instant que nos nez pouvaient se frôler, je bougeais ma tête de quelques centimètres, je parvenais tout juste à toucher les lèvres d'Eric avec les miennes quand ce dernier se remit à parler.
- mon boulet à moi, dit-il tout contre mes lèvres.
Je répondis par un sourire conquis à son regard joueur et sans plus attendre, il colla ses lèvres aux miennes, pour de bon cette fois, avec douceur, avec lenteur. Son parfum enivrait mes marines, ma main posée sur sa joue droite, la sienne fermée en poing sur mon pendentif nacré en forme de cheval que je ne quittais jamais, tout ça était bien réel, je ne rêvais pas.
- je ne suis pas… qu'un pari alors ? Demandais-je naïvement, entre deux baisers langoureux.
- pas maintenant, non.
Pour une fois, nous nous comprenions, nous étions sur la même longueur d'ondes, enfin !
J'ouvris un œil. Puis le second. Difficilement. Quelques rayons de soleil firent leur apparition entre les volets de la chambre dans laquelle je me trouvais, je ne reconnaissais pas l'endroit et balayai ainsi la pièce du regard, inspectant les lieux avec attention. La chambre était décorée simplement, avec peu de meubles, mais malgré sa vétusté, il y avait ce « je ne sais quoi » indéfinissable qui faisait que je m'y sentais bien, en sécurité et parfaitement reposée.
Les yeux encore embués par le sommeil, je m'assis au bord du lit quand des flashs de la nuit dernière me revinrent en tête, Eric m'avait proposée de trouver refuge dans son appartement afin de m'éloigner le plus possible de l'atmosphère lourde et pesante qui régnait dans le dortoir après le suicide d'Al, rien que pour ça, il méritait mon éternelle reconnaissance.
Attirée par le bruit de la douche que je percevais au loin, je rejoignis la salle de bain à pas de loups, juste le temps de me débarrasser de mon ensemble débardeur et shorty noirs en les jetant sur le sol que déjà je me faufilai dans la cabine de douche, Eric s'y trouvait dos à moi, nu comme un ver, j'en profitai pour déposer un baiser appuyé sur son omoplate, c'était plus fort que moi.
- bonjour, dis-je d'une voix encore endormie.
Au lieu de me répondre, il me fit venir tout contre lui et à l'aide de son gant de toilette, il commença à me mouiller délicatement les épaules. L'eau chaude dégoulinait entre mes omoplates, sur ma colonne vertébrale, réveillant d'agréables sensations, je fermai les yeux, à la fois détendue et bercée par le savoir-faire de mon homme.
Il mouilla ensuite ma très courte chevelure, ses gestes étaient toujours aussi relaxants. Je me laissai aller la tête en arrière, tout contre lui. Cette chaleur m'envahissait tout le corps. Il savonna son gant et me frotta les épaules et le dos avec sensualité.
Il fit ensuite glisser le gant au creux de mes reins, sur mes fesses, s'attardant sur elles, les malaxant dans un doux va et vient. J'écartai légèrement les jambes au même moment, pour l'inviter à aller plus loin, mais je sentis le gant se retirer instantanément. Je laissai échapper un léger soupir de frustration, il en sourit, ce même sourire sadique habituel. Puis il replongea le gant dans l'eau et le savonna.
Il fit glisser à nouveau le gant sur ma poitrine, à la naissance de mes seins, s'attardant plus que de raison sur eux. Il jeta ensuite le gant au sol et ses doigts se mirent à courir sur ma peau. Il titilla mes tétons du bout des doigts, les pinçant avec jeu.
Une de ses mains glissa sur mon bas ventre, frôlant à dessein mon intimité. Je basculai la tête contre son épaule, les lèvres d'Eric se posèrent sur ma nuque, remontant exquisément vers mon oreille.
- ça veut dire quoi JD ?
- vraiment ? Tu veux savoir ?
- c'est un secret d'état ou quoi ?
- oui, c'est une info classée top secret, plaisantais-je. Si je te le dis, je serais obligée de te tuer après.
- j'aimerais bien voir ça.
Tandis que sa main droite continuait à me caresser un sein, l'autre descendait sur mes cuisses, savonnant l'intérieur de mes jambes, qui s'ouvrirent naturellement. Ses doigts se perdirent entre ces dernières, ses lèvres charnues courant toujours sur ma nuque. Mon souffle s'accélérait alors que la main de mon homme quittait mon entrejambe pour remonter sur mon ventre. Il se collait encore plus contre moi, ainsi, je n'ignorais plus rien de son état d'excitation.
Il se contentait pour l'instant de se frotter contre moi, sa main glissa le long de ma cuisse puis saisit le gant posé. Il le rinça et insista bien sur ma poitrine et mon entrejambe.
Il passa ensuite devant moi, me prit les mains et les posa sur son torse imberbe dont les gouttelettes ruisselaient encore telles de petites perles. Il leva ensuite mon menton avec son pouce, son visage à présent tourné vers moi, mes yeux se noyaient dans l'intensité de son regard bleu gris. Un sourire illumina mon visage et il posa ses lèvres sur les miennes, forçant délicatement le barrage de ma bouche charnue jusqu'à ce que nos langues toutes deux en demande ne commencent à danser frénétiquement l'une avec l'autre.
Mes doigts remontèrent ensuite sur ses épaules carrées et sa nuque, tandis que les siennes glissaient dans mon dos, mes fesses, les pétrissant avec vigueur. Sa main droite glissait sur ma cuisse, l'encourageant à se plier. Son sexe en érection frottait contre mon intimité. Mes ongles quasi inexistants étaient dans son dos, je m'accrochais vigoureusement à lui, accentuant ainsi la pression de son sexe sur le mien. Puis sans effort aucun, il me souleva. Je nouai mes jambes aux siennes, sentant sa puissance, sa virilité tout contre moi. Il s'attarda encore sur ma poitrine, léchant avec insistance mes tétons dressés, les suçotant avec fougue. Ses lèvres reprirent l'exploration de mon corps au teint de porcelaine. Puis, enfin, de ses mains puissantes, il écarta mes cuisses avec douceur, ses lèvres ne cessant pas de déposer de légers baisers sur les miennes, avant que sa langue ne prenne le relais, m'offrant ainsi un baiser des plus sensuels et passionnés.
Je repliai alors mes jambes et les posai sur ses épaules dociles et dénudés. Mes mains se retrouvèrent sur la tête de mon homme alors que sa langue explorait avec vigueur mon intimité. Ses cheveux courts et blonds étaient doux sous mes doigts, j'approchai encore mon sexe de sa bouche, pour qu'il aille plus profondément, ne se faisant pas prier, il exauça mon désir avec envie.
- mmmh. Oui. Maintenant.
Je le vis sourire alors qu'il laissait toujours traîner ses doigts en moi dans une caresse appuyée. Sa main se posa enfin sur mon sexe humide, j'écartais les jambes dans une attitude indécente, il souleva ma jambe droite et d'un mouvement brusque, me pénétra en profondeur, m'arrachant un cri de plaisir au passage. Il entama un long va et vient, lent, profond, exquis. Il anticipait chacun de mes gémissements, s'arrêtant lorsqu'il me sentait proche de l'orgasme. Il me laissait à chaque fois un peu de temps pour respirer et reprenait de plus belle ses coups de reins de plus en plus violents et rapides. Mes mains glissèrent ainsi sur ses fesses et s'y agrippèrent avec vigueur. Je me cambrais sous ses assauts alors que je sentais ses mains puissantes encercler fermement ma taille. Il m'invita ensuite à me retourner et m'entraîna tout contre lui, j'ondulais du bassin sur lui, à son rythme. Nos mouvements s'intensifiaient, il attrapa mes poignets, me bloquant tout contre lui et le mur de la cabine de douche. Ses mains puissantes à nouveau posées sur ma taille, il me maintenait fermement contre lui alors que la jouissance nous atteignait tour à tour ce matin-là.
Souris à la vie *_*
