40 reviews, j'en suis toute émue. Allez, c'est parti pour l'avant-dernière suite !


POV D'ERIC

Il n'y avait pas moyen qu'on lâche le morceau dans notre traque des Divergents, on choisit d'attaquer le siège des Sincères en passant par le toit, une fois à l'intérieur, on tirait dans le tas à l'aide de nos armes à balle tranquillisante, il n'y avait plus du tout de bousculade, les membres des Sincères tombaient comme des mouches sous nos yeux. On fit un véritable carnage dans toutes les salles, les unes après les autres, on réunit ensuite toutes les personnes encore réveillées dans une même salle, je fus surpris d'y voir Tris, les mains attachées, elle avait été ramenée par Max et forcée comme tous les autres à se mettre à genoux au sol.

- bon vous n'avez pas à vous inquiéter, ce n'est qu'une inspection de routine. Je vous laisse tranquille après ça, annonça Max.

De mon côté, je commençais à faire un petit tour avec mon détecteur en main et je testais le premier mec qui me passa sous la main.

« divergence : 10 %. »

- et merde. T'es presque normal. C'est chiant, dis-je avant de lui tirer une balle dans la tête.

Je m'approchais ensuite d'une petite fille, elle aussi était agenouillée dans cette salle, je me penchais légèrement à sa hauteur pour lui parler.

- salut, trésor.
- j'aurais pas dû, dit-elle de sa toute petite voix.

« divergence : 40 % »

- j'ai peur que ce ne soit pas toi non plus.
- la dame avait dit… elle avait dit que je devais pas descendre.
- t'aurais dû l'écouter.

Je pointais mon arme sur la petite quand Tris se jeta sur mon bras pour m'en empêcher, avec ses deux mains encore nouées ensemble, elle me serrait le cou, je n'avais qu'une envie à cet instant, c'était de lui mettre la raclée de sa vie, une raclée monumentale, elle ne méritait que ça, mais je ne voulais pas que JD souffre, surtout pas à cause de moi, je me contentais alors de retirer avec force ses bras de mon cou et de la pousser à nouveau au sol alors que Max la testait à son tour.

« divergence : 100 % »

- c'est pas croyable, commenta Max.
- quoi ?
- c'est elle qu'on cherchait.
- c'est des conneries.

Je vérifiais par moi-même, je n'y croyais pas une seconde, ce n'était pas possible.

« divergence : 100 % »

Le détecteur avait parlé, il ne se trompait jamais, j'étais sur le cul, ça expliquait sûrement pourquoi JD avait ce lien si fort avec Tris, plus qu'avec n'importe qui d'autre, 100 % de divergence c'était du jamais vu, la Pète-Sec était la seule, l'unique, l'élue, le cobaye parfait pour Jeanine et je me me retrouvais dans une merde internationale. Accepter de la livrer, ça voulait dire prendre le risque que JD subisse le même sort qu'elle, elle ne survivrait pas à une batterie de tests sous simulation à travers Tris, il n'y avait pas moyen que j'accepte ça, jamais de la vie, je refusais de prendre un tel risque.

- emmène-la, Eric. J'avertis Jeanine.

Dès que Max franchit la porte, je n'hésitai pas une seconde et je libérai Tris de ses liens sans le moindre scrupule.

- putain fallait que ce soit toi le sujet parfait pour Jeanine. Allez, tire-toi. Dégage !

Elle me fixa quelques instants dans les yeux, comme si elle avait compris pourquoi je la laissais partir, ou plutôt pour qui, elle avança de quelques pas quand je vis Max être balancé violemment au sol juste devant moi, il venait de prendre une méchante raclée par Quatre, ça me démangeait de finir le travail.

- laisse-le moi.

C'était plus un ordre qu'une suggestion de ma part, Quatre me fixait d'un air ahuri alors que je traînais maintenant Max au sol en le tirant par une seule jambe jusqu'à la salle d'à côté, il me mit un violent coup de savate avec son autre pied, je reculais, il eut juste le temps de se lever que déjà j'enchaînais les coups, je tapais toujours dans le mille, contrairement à lui, quand il voulut me mettre un crochet du droit, je m'écartais et son poing atterrit dans la fenêtre derrière moi qui se brisa en mille morceaux, j'en profitais pour le jeter par dessus bord sans hésiter, la nuque brisée, il fut tué sur le coup, je fixais son corps sans vie de la fenêtre avec un grand sourire aux lèvres.

- de la part de JD, connard.

J'avais obtenu ma vengeance, j'étais satisfait. Quand je fis mon retour dans la salle d'à côté, elle était bondée, Jack Kang le leader des Sincères était en grande conversation avec Quatre, ce dernier préparait déjà sa riposte contre Jeanine. Je balayai les lieux du regard et mes yeux s'arrêtèrent sur JD, elle était saine et sauve, j'étais soulagé. La voir habillée en fille était bizarre, la vue était agréable, elle était plus sexy que jamais mais je n'étais pas encore habitué. Elle semblait émue de me revoir, je l'étais aussi mais heureusement pour moi et mon égo de mâle, j'arrivais à le cacher bien mieux qu'elle. Sans me quitter des yeux une seule seconde, elle s'approcha de moi et toucha délicatement ma main avec un air grave sur le visage.

- t'es blessé, tu saignes.
- c'est pas mon sang.

Je retirais ma main de la sienne pour effleurer son cou où une balle tranquillisante était restée logée.

- c'est douloureux ?
- non. Je ressens une gêne mais ça fait pas mal.
- on est trop peu nombreux, se plaignit Tori à voix haute.
- pas avec les Sans-Factions, argumenta Quatre.
- quoi ? Ces culs crasseux ? C'est une blague?

Je réagissais au quart de tour, il me fusillait du regard, il croyait quoi ? Que j'avais peur de lui ? C'est pas parce que Tris avait sûrement dû le briefer entre-temps sur toute la situation que j'allais m'écraser devant lui désormais.

- on ne te retient pas.
- ne me tente pas. Si je dois partir, tu finiras comme Max juste avant.

Je sentis immédiatement les deux mains de JD m'agripper le bras avant qu'elle ne se force à rire en posant câlinement sa tête sur mon épaule histoire de dédramatiser la situation.

- il a un humour ravageur mon homme hein ? Demanda-t-elle dans un sourire crispé.

Je lui adressai sans tarder un regard de reproche, ce n'était vraiment pas le bon moment pour tenter de détendre l'atmosphère et minimiser la portée de mes menaces, je les assumais pleinement, qu'elles plaisent ou non à Quatre, j'en avais strictement rien à carrer.

- tu l'as dit toi-même Eric, me rappela-t-il, Tris est exactement ce que Jeanine recherche, elle ne renoncera jamais à elle. Alors on a pas trop le choix.

Ça me faisait chier de l'admettre mais ce connard avait raison. On se mit alors tous en route pour se rendre directement chez les culs crasseux, JD marchait quelques mètres derrière avec Micah alors que je restais devant avec les deux Pète-Secs, en tant que leader des Audacieux, je me devais de faire honneur à mon rang.


POV DE JD

- alors madame Coulter, on est sur son petit nuage ? Me demanda Micah, tout sourire.
- arrête, ne m'appelle pas comme ça, dis-je faussement vexée.
- pourquoi ? C'est officiel maintenant, non ? J'en connais une qui va passer à la casserole ce soir moi !
- c'est pas vrai. T'es sérieux en plus ? On est en guerre et c'est la première chose à laquelle tu penses ?
- faut bien trouver des points positifs où on peut. Tu vas pas me faire croire que t'es pas contente qu'il soit avec nous ?
- bien sûr que si, sauf que je ne suis pas en manque comme toi, il faut vraiment que tu te trouves quelqu'un, ça devient urgent là !

On échangea un sourire complice et à notre arrivée chez les Sans-factions, on dut faire face à des vagues de suicides et à des menaces toutes liées à un effet de simulation provoqué par les balles tranquillisantes. Tout le monde s'était alors réuni pour discuter de la marche à suivre en compagnie de la leader Evelyn Johnson-Eaton, la mère de Quatre, c'est elle qui menait les débats.

- il faut leur livrer Tris, suggéra alors un Sans-faction. Pour l'instant, personne ne sait pour notre alliance. C'est un avantage. Si on leur donne Tris maintenant, on pourra gagner du temps.

Les autres Sans-Factions semblaient d'accord avec lui, je ressentais toute la culpabilité de Tris, elle se tenait là, debout, face à eux, intimidée comme une brebis face à une meute de loups mais elle était affreusement rongée par les remords après le suicide de Marlene notamment, cela lui pesait, son moral était complètement miné.

- c'est une excellente idée, jugea Edgar.
- si tu le dis mais tu devras me passer dessus avant, le menaça Quatre.
- sur moi aussi, ajouta Eric d'une voix métallique.

C'était aussi le cas de Christina, moi et tous les membres restants des Audacieux, on se serrait les coudes, on restait solidaire de notre faction. Malgré cela, Tris quitta la pièce le coeur lourd, elle n'avait plus aucune envie d'assister à ça et je la comprenais, elle n'acceptait pas d'avoir tant de morts sur la conscience, personne ne pouvait supporter ça.
Lorsque Eric vint me rejoindre dans ma vétuste chambre le soir-même, j'étais assise sur mon lit, pensive. Il prit place juste à mes côtés alors que je me sentais toujours déprimée à cause des états d'âme de Tris.

- laisse-moi deviner, la Pète-Sec broie du noir, c'est ça ?
- elle culpabilise pour les suicides.
- comme d'habitude quoi.

Il n'avait pas tort, même en quittant sa faction des Altruistes, elle continuait à faire passer son prochain avant elle-même.

- tes cheveux sont un peu plus longs, j'aime bien cette coupe, ça te va bien comme ça.

Joignant le geste à la parole, je passais délicatement ma main sur les cheveux de mon homme, il la retira doucement et j'en profitais pour emmêler mes doigts aux siens et cette fois, il se laissa faire pour mon plus grand bonheur.

- je pensais ne plus jamais te revoir.
- t'es obligée d'être aussi mélodramatique ?
- je n'ai pas arrêté de penser à toi. Tu m'as manqué.
- rien de plus normal. Après tout ce temps, tu pourrais me dire un truc que je sais pas.
- et moi je t'ai manqué ?
- non, je suis là pour les beaux yeux de Quatre. A ton avis, 33 ?

Je ne pus réprimer un sourire à l'entente de ce sobriquet ridicule, ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas entendu, trop.

- même ce surnom, ça m'avait manqué.
- t'es vraiment un boulet.
- ton boulet à toi j'espère ?
- si épargner la vie de la Pète-Sec, trois fois en plus, ça répond toujours pas à ta question, je sais pas ce qu'il te faut de plus !
- ça.

Ni une, ni deux, je tirai sur le col de sa veste pour me laisser tomber avec lui sur le lit et retrouver en même temps sa bouche avec plaisir. Je ne pus réprimer un sourire contre ses lèvres quand il balança au passage un violent coup de pied dans ma lampe de chevet pour que l'ambiance soit encore plus intime entre nous. Sans se faire prier plus longtemps, il se mit à califourchon sur moi puis il releva mon débardeur à fines bretelles et laissa glisser sa bouche sur mon bas-ventre, je me sentais frémir peu à peu sous le poids de ses caresses. C'est sans le moindre effort, qu'il arracha ensuite mon soutien-gorge avant que sa bouche ne vienne happer un de mes seins. Je ne pouvais qu'apprécier cette langue experte qui venait titiller mon mamelon droit.
Après m'avoir débarrassé de mon pantalon, il déposa de multiples petits baisers à l'intérieur de mes cuisses, dès l'instant où ses mains prirent le relais, ma respiration se coupa. Des frissons me parcoururent tout le corps et je me mordillais la lèvre inférieure. Cette sensation m'entraîna dans un frisson extrême.
Ma main s'insinua ensuite dans son boxer, le regard coquin, j'entamai un mouvement léger de va-et-vient, d'abord lent, très lent, histoire de faire durer le plaisir, puis j'accélérai au fur et à mesure. Le souffle de mon homme devenait rauque, preuve qu'il appréciait mon savoir-faire. Je laissais balader mes mains sur chaque centimètre carré de sa peau que je retrouvais à chaque fois avec envie. Voir son sexe tendu ainsi me mettait en appétit, je n'y résistai plus et je vins me caler dessus en bougeant frénétiquement mon bassin d'avant en arrière. Je sentis les mains puissantes d'Eric s'accrocher à mes fesses. Sa cadence s'accéléra. Ses coups de reins étaient violents. Ils m'arrachèrent même de petits cris au passage. Je sentais la chaleur de son souffle haletant dans le creux de mon cou. Bientôt, nos respirations retournèrent à la normale, tous les deux rassasiés de nos efforts. La tête nichée dans le creux de son épaule, je laissais courir mes doigts sur son torse parfait alors qu'il humait ma très courte chevelure et déposait encore une multitude de baisers sur ma tempe.

- ça veut dire Joleen Dolly.
- quoi ?
- JD ce sont les initiales de Joleen et Dolly.
- Dolly comme la brebis ? M'interrogea-t-il, hilare.
- comme la chanteuse Dolly Parton surtout. Ma mère fredonnait l'air de sa chanson d'un ancien temps « Jolene » en boucle quand elle était enceinte de moi et je n'arrêtais pas de donner des coups de pieds dans son ventre à chaque fois.
- c'est pas vrai, même pas née, t'avais déjà des goûts de chiotte.
- et mes goûts en matière d'hommes ? T'en penses quoi ? Demandais-je d'un air faussement innocent.
- c'est mieux. Beaucoup mieux.

Je sentis la main puissante de mon amant se faufiler sous les draps pour me prendre un sein. Son autre main était déjà entrain de me malaxer la fesse gauche. Il tritura avec envie mes tétons déjà fortement durcis par l'excitation. Ses mains remontaient plus en avant pour tracer le galbe de mes formes généreuses puis redescendaient jusqu'à mes cuisses. Il posa fermement ses deux mains de chaque coté de mes hanches et me plaqua tout contre lui. C'est à ce moment là que je sentis Eric frotter son sexe tendu doucement à l'entrée du mien. On allait maintenant dans un va-et-vient lent, très lent, très très lent, qui se fit ensuite de plus en plus rapide. La bouche de mon homme se plaquait à la naissance de mes seins, mon bassin vibrait en cadence. Il accéléra encore le rythme et je m'accrochais à ses fesses musclées de toutes mes forces, j'avais totalement succombé à la jouissance ce soir-là.
Je ne pouvais pas m'en passer. J'en avais besoin. De ce moment juste après l'amour où le temps était comme suspendu, où je n'avais plus peur de rien et je me sentais en sécurité dans les bras musclés de mon homme.

- j'ai toujours voulu m'en faire un, mais je sais toujours pas quoi.

Les yeux encore embués par le sommeil, je m'amusais à tracer le contour de son tatouage en dédale sur son cou jusqu'à ce qu'il ne dépose un tendre baiser sur ma tempe et que je ne laisse reposer doucement ma tête dans le creux de son cou.

- pas la peine de faire mon portrait, tu m'as déjà dans la peau.

Je vis clairement à la lueur amusée dans ses yeux qu'il me taquinait et je pris sa remarque avec le sourire, son expression redevint à nouveau plus sérieuse.

- je ne l'ai pas fait pour faire comme les autres Audacieux, chacun de mes tatouages veut dire quelque chose. Si tu fais un tatouage juste pour en faire un et que ça ne signifie rien d'autre pour toi, alors je ne vois pas l'intérêt.
- dommage, je pensais me faire tatouer Eric 4ever juste là, plaisantai-je, en posant mon index à la naissance de mon sein gauche. Tu sais, tout près du cœur.
- où ça ? Demanda-t-il, les yeux rivés sur ma poitrine. Fais voir.
- là, précisais-je, en réitérant mon geste.
- ici ? Se renseigna-t-il, en embrassant lentement ma peau blanchâtre du bout des lèvres.
- mmmmh, confirmais-je, en appréciant la douceur de ses baisers au passage. T'as perdu quelque chose ?

Je le fixais d'un air perplexe alors qu'il venait de quitter subitement notre lit en quelques secondes et déambulait maintenant en boxer à la recherche de quelque chose. J'en profitais pour me rincer l'oeil au passage, je ne manquais pas une miette de la vue qui s'offrait à moi.

- mon fute.

Il balaya la chambre du regard et le ramassa finalement juste en dessous du lit et commença à fouiller dans les poches de ce dernier avant d'abandonner brusquement ses recherches.

- JD !

Il se jeta en trombe sur le lit alors que de la salive sortait en grande quantité de ma bouche, j'étais victime de violentes convulsions, je n'arrivais plus à les arrêter...


Souris à la vie *_*