Mot de l'auteur : Hellow, vous ! Désolé du retard mais ne me tapez pas (du moins pas cette fois...) ! Le site avait buggé hier et toute cette journée, je suis donc désolée de ce retard De l'avancement dans cette petite fiction qui débute lentement mais sûrement, j'espère que vous accrocherez à ce nouvel univers. Enjoy ! Ce chapitre fait 3964 mots !


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Je Pense que Jésus a un Problème avec Nous...

Chapitre 1

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- Sinon, c'est comment Paris ? tenta de nouveau Kiba, dans un espoir vain d'engager une conversation.

- Sympa, répondit le roux en posant à peine le regard sur lui, comme s'il venait de se rendre compte de sa présence.

Kiba eut alors une folle envie de l'attraper par le cou et de le balancer par la fenêtre. Bon, du haut d'un étage, il s'en sortirai probablement... A moins qu'il le traine sur le toit et lui fasse accidentellement un croche-pied...

Enfin, à quoi bon ? Cela faisait deux jours que Gaara avait posé ses deux valises dans le petit appart' et qu'il s'était enfermé dans la chambre d'ami, n'en sortant que rarement. Kiba su alors qu'il ne s'était pas totalement trompé. Cet espèce de rouquin sociopathe ne supportait pas les contacts humains et restait collé dans le futon à réviser. Ils étaient en juillets, en vacances, il faisait beau dehors mais l'autre taré était en train de réviser...

Tout ce que Kiba ne pouvait pas faire. Il avait élu domicile sur son canapé en regardant toutes ses séries quand le roux lui avait demandé gentiment s'il pouvait avoir la télé le mardi soir. Lui qui pensait avoir trouvé un intérêt commun avec le roux et espérait se rapprocher de lui, il avait acquiescé en rêvant de ses épisodes de Scandal. A la place, il était assit en position blasée sur son canapé de fortune devant Secret d'Hisoire. La grosse éclate. Avec un air défaitiste, il partit chercher une bière dans son frigo. L'alcool allait l'aider à tenir le coup... Pitié, il pouvait tout voir mais surtout pas Stéphane Bern lui faire un cours d'histoire alors qu'il était en vacances. Il eut un soupir et joua à Clash of Clans sur son smartphone. Gaara, de son côté, l'ignorait proprement en écoutant les commentaires du présentateur.

Au fond de lui, Kiba était réellement déçu. Il avait pensé pouvoir en savoir plus le roux, peut-être même devenir amis. Mais à présent, il avait l'impression que le roux s'en foutait de lui. Il avait comprit qu'il aimait le silence et parlait très peu. Il aimait très peu engager les conversations, se contentant d'écouter en regardant autour de lui, répondant soit par oui ou non, donnant à Kiba l'impression de parler à un mur. La croix du seigneur n'avait jamais connu autant de "Jésus, à l'aide..." que depuis l'aménagement de Gaara. Kiba avait toujours été quelqu'un de vivant, il aimait bouger, aller en boite, rire, s'amuser, draguer, baiser... Il n'avait pas l'impression que son nouveau colocataire partageait cette passion. Il ne l'avait jamais vu sourire et le trouvait maintenant aimable comme une porte de prison. C'en était désespérant. A la place, il se mit sur Skype en espérant un miracle pour trouver une âme charitable avec qui avoir une vraie conversation. Il profita du fait que Naruto était connecté pour lui parler.

Narou : Hey ! Comment se passe la colloc ? :D

KiboGoss : Aussi bien que ma libido -_-

Narou : A ce point ? Tu blague la ?

KiboGoss : Jsuis srx, il parle que dalle et ça fait 1h que je me tape Stéphane Bern, grosse ambiance (y)

Narou : Fait le boire, il est drôle quand il est bourré ;)

KiboGoss : ça ira... déjà qu'il est aussi aimable qu'une porte de prison

Narou : T'as dis pareil quand on t'as offert ton clebs. Au final il t'a bien aimé

KiboGoss : Je pense pas que laisser le roux me pisser à la gueule* le rende plus aimable

Narou : On sait jamais. Généralement il est cool quand il est bourré. Bon jte laisse y a Sas-Uke qui m'appelle. Suigetsu t'envoie de bonjour, au fait. _

KiboGoss : C'est qui ? O.o

Narou : le type albinos qui veut te sauter :)

KiboGoss : Ah, Machin. Ouais je lui envoie pas le bonjour, je suis pas nécrophile .

Narou : T'es con. Bon a plus, y l'autre qui me pète une durite... -_-'

Puis le point vert qui indiquait que Naruto était connecté disparut, le laissant seul en train d'essayer de lire le prénom de Machin. Penché sur son smartphone, il essayait de décrypter l'horrible nom de la chose a peu près humaine qui croyait pouvoir le mettre dans son lit. Quel type naïf...

- C'est imprononçable ce truc... Souigu-

Un gros blanc s'installa dans le salon quand il constata que le rouquin le dévisageait depuis un moment. Fichtre, il faisait vachement flipper avec son visage inexpressif et ses yeux de tueur qui le sondaient et semblaient voir au plus profond de son âme ! N'empêche qu'essayer de prononcer un nom chelou l'avait arraché à son documentaire d'histoire... Kiba se racla la gorge, cherchant un moyen de se sortir de cette situation gênante.

- Non mais c'est pas facile à prononcer, ce truc ! s'exclama-t-il en devenant rouge de honte.

Le roux se pencha sur son écran et le châtain eut envie de se tirer une balle dans le crâne alors que les yeux verts lisaient la conversation pour trouver le fameux nom.

- Suigetsu, prononça Gaara en haussant des épaules.

- Mouais... mais Machin ça lui va mieux.

Le visage a côté de lui leva un sourcil rouge et le châtain se gratta nerveusement l'arrière du crâne.

- Ouais, je retiens mal les prénoms... Y a aussi Bidule, un autre pote à Sas'ke qui fait aussi peur que t-... qui fait peur, se rattrapa-t-il en se sentant frissonner sur le regard fixe face à lui. Enfin... merde...

C'était quoi ce regard de malade ? Comment quelqu'un pouvait-il faire autant peur en soutenant un regard avec une impassibilité totale ? Le châtain eut envie de se jeter de son balcon du premier étage. Finalement, Gaara détacha son regard du sien.

- Ton chien est où ?

- Le chien... répéta lentement Kiba, encore sous l'emprise des émeraudes.

- Oui, ton animal à quatre pattes qui fait "wouf" et qui remue la queue quand il est content.

Kiba lui offrit un magnifique sourire.

- Moi je aussi je remue la queue quand je suis content.

La châtain comprit que sa blague n'avait pas eut l'effet escompté quand Gaara fit jongler son regard entre lui et la bouteille de Desperados Red que tenait Kiba dans la main. Ce dernier se racla la gorge en se levant et en adressant un regard suppliant vers la croix du christ.

- Je... vais chercher Aka', grogna-t-il en partant chercher son chiot, tournant le dos à Gaara. T'aindrouxquim'casselescoui-, marmonna Kiba avant de se figer devant la vision d'horreur. Merde Akamaru !

Alors qu'on pouvait presque apercevoir l'âme de Kiba sortir de son corps, ce dernier était figé sur la vision du petit chiot qui dormait paisiblement dans les boules de tissus déchiquetés de feu le futon qu'il avait prêté à son invité.

- Je vais te tuuuuuuuueeeeeeeerrrrrr... gémit Kiba en prenant un lambeau du tissus dans sa main.

- Il se passe quoi ? fit une voix qui se rapprochait.

Alors que les pas légers du roux se faisaient entendre, le jeune étudiant cherchait rapidement une explication. Il se dit qu'il allait probablement scalper son petit chien mais la bouille endormit du chiot le fit craquer à nouveau.

- Saleté de clébard trop mignon...

- Il s'est passé quoi ?

La voix intense fit frissonner Kiba. Il n'osa même pas se retourner de peur de se faire incendier par l'autre insociable.

- Ben, fit-il en se grattant la nuque nerveusement. Tu vas dormir avec moi un moment...

Les allers et retours des orbes émeraudes firent mariner un moment Kiba qui sentait finalement la jauge de sa libido remonter a vive allure. L'équation ne fit qu'un tour dans son esprit : Futon + Chien = Adieu Futon = un endroit pour dormir ? = Chambre de Kiba = A deux dans le même lit = activités amoureuse ? Il pouvait presque sentir des petites ailes pousser dans son dos...

Puis le verdict arriva, fort et claquant.

- Le canapé me suffira, rétorqua Gaara en tournant les talons alors que Kiba restait scotché.

Et la jauge retournait dans les négatifs, en même temps que son humeur... La Grande Faucheuse venait de ruiner son rêve... D'un geste rageur, il donna un grand coup de pied dans une de ses étagères, faisant tomber le gros dictionnaire de notre magnifique langue française, lourd de quatre kilos. La statue du petit Jésus vit alors le visage du jeune homme se tordre de douleur alors que le pavé s'écrasait sans délicatesse sur son pied. La chapelet de juron patois qui résonna dans tout l'appartement eut au moins le don de réveiller le petit chien.

D'un pas rapide, il se dirigea vers la salle de bain avec la ferme intention de se détendre.

oOo

- Mais non mais j'en ai marre, râlait Kiba dans son bain, s'adressant au tabouret où reposait son téléphone avec le haut-parleur activé.

La salle de bain avait toujours été l'endroit préféré de Kiba. Autant par le temps qu'il passait à se préparer et à se baigner dans son déodorant durant les heures où il partait en boite que par toutes les douches interminables aux allures de sauna qu'il prenait en toutes saisons. Le temple de la propreté et de la beauté masculine, comme il l'appelait.

En ce moment même, il se livrait à son activité favorite : détente dans le bain tout en appelant son ami Naruto. Le rêve... Alors qu'il en profitait pour se laver les cheveux, il laissait ses pensées divaguer en écoutant la réponse de son ami blond.

- Tu exagères toujours... répondit Naruto. Quoi ? Non, je suis occupé la Sa'ske... Ouais... Pardon on disait quoi ?

- Je disais que j'en ai marre... Akamaru a défoncé le futon, du coup je me suis dit que ça serait cool...

- Tu t'attendais à quoi ? Dormir avec lui et faire le coup de la main qui glisse ? Ces conneries, ça marche que dans le films pour adolescentes ravagées par leurs hormones...

- Eh, l'autre connard il t'a fait ça et ça a marché...

- Euh... commença le blond.

Kiba se sentit pâlir et resta immobile un instant, les mains pleines de mousses en train de masser son cuir chevelu.

- Ah, il a entendu ?

- Ta mère, siffla la voix d'outre-tombe de Sasuke au téléphone.

S'en suivit une séance de chamaillerie de l'autre côté du fil alors Kiba ignora les réprimandes du blond qui demandait que Sasuke soit plus sympa avec lui et blablabla... Le châtain en profita pour rincer ses cheveux tandis que la discussion continuait, la voix du blond résonnant dans la salle de bain.

- Mais arrête, tu divagues...

- Vague ! répondit Kiba en sortant la tête de l'eau, répandant des gouttes de shampooing dans ses yeux. Aïe, p'tain...

- Kiba, tu digresse...

- Graisse ! Putain faut que j'arrête de regarder Salut les Geek...

- Bref, Sas'ke est partit... Ouais mais te laisse pas abattre, il est sympa tu sais...

- Oui mais non... Entre Stefan Bern et ses révisions de malade j'en peux plus... Il parle pas ! Y que mon petit Akamaru qui m'aime... Rha j'ai du shampooing dans les yeux ça pique ! s'exclama Kiba en se frottant frénétiquement les yeux.

- Dis pas ça, il est sympa, je le connais depuis longtemps ! Aussi je suis sur que t'es un crétin, il doit t'avoir repéré de loin.

- De quoi tu parle ?

- Fais pas ton innocent, je suis sur que t'as encore fait la blague du curé qui a perdu son slip...

- Ah non, celle-là elle est sacrée ! Puis je crois pas qu'elle puisse lui plaire...

- C'est sûr... il est mal à l'aise avec les gens alors ne commence pas à le draguer ouvertement sinon tu vas te faire jeter...

- Et genre la stratégie de le rendre jaloux en utilisant Machin ?

- Machin ? Suigetsu ? Je plains ton postérieur... Non mais ne t'abaisse pas à faire ça, tu n'en sortira pas vivant...

- Mais ma libido descend en chute libre... Déjà que j'ose pas ramener un mec à la maison à cause de lui, je vois pas comment la faire remonter, la pauvre... Elle est dans les négatifs...

Le gloussement de Naruto au téléphone lui arracha un sourire.

- Bon, je vais devoir y aller.

- Naaan me laisse pas seul... On voit pas que tu sais pas ce que c'est de vivre avec un mur ambulant...

- T'es pas sympa, je te dis qu'il est vraiment cool.

- On a pas la même définition de "cool", râla Kiba. Bon allez à plus. Tu m'amènes chez le doc demain ? Mon pied me fait mal et j'ai plus de Ventoline et je recommence à tousser et à siffler la nuit, ça craint.

- Okay. A plus.

Dès que le blond racoorcha, Kiba s'autorisa un long soupir. Toute la peine du monde. Enfin presque. Pourquoi la vie était-elle si injuste ? La pire chose pour lui était de vivre avec le rouquin tout en étant séparé de lui par une sorte de faille inter-dimensionnelle de plusieurs milliers de kilomètres... La théorie des cordes était à tester, à ce stade là...

- Bon, allez, détends-toi... Le bain c'est fait pour..., marmonna-t-il en se renfonçant dans l'eau savonneuse.

Sa respiration siffla quand il rejeta la tête en arrière et il se redressa aussitôt. Il avait rêvé ? Oui ? Non ? Il prit plusieurs inspirations pour constater qu'elles étaient belles et bien sifflantes.

- Ben voyons... Putain d'asthme de merde, râla-t-il en se raclant la gorge.

Allons, il pouvait bien attendre une petite minute, le bain était trop agréable... Pourtant, un poids s'installa irrémédiablement sur ses poumons alors qu'il commençait à tousser. La respiration sifflante, il consentit vite à quitter son bain, jurant entre deux quintes de toux.

Son pied mouillé dérapa sur le carrelage blanc et il se rattrapa de justesse au lavabo alors qu'il lui semblait que sa trachée se resserrait. Le poids sur sa poitrine augmenta alors qu'il s'efforçait de se relever, rendant pénible chaque inspiration alors qu'il sortait précipitamment de la salle de bain, en panique. La main collée à sa bouche et plié en deux, il déboula dans le salon en cherchant sa Ventoline du regard sous le regard d'un Gaara qui était resté bloqué sur le canapé. Ah oui, il était sorti sans serviettes... Bon il était a poil, et alors ! Putain, il lui fallait la Ventoline. La stupeur passée, le roux se leva d'un bond vers lui, visiblement alerté. Kiba eut même le plaisir déplacé de voir de l'inquiétude dans son regard.

Dans un râle à rendre jaloux Dark Vador, il souffla le peu d'air qu'il avait dans les poumons pour essayer d'alerter le roux. "Ventoline" fut le seul mot qui sortit de sa bouche avant que les quintes de toux reviennent à la charge, l'obligeant à s'assoir dos au mur. Il sentait la migraine arriver en même temps que ses joues devenir brûlantes alors que la toux l'empêchait de respirer. Gaara s'accroupit face à lui et le remit droit. Il faillit s'évanouir en voyant les lèvres du châtain devenir bleues.

- Merde, je peux la trouver où ? Est-ce qu'il y a une pharmacie pas loin ?

Kiba haussa les épaules en désignant la porte. Gaara fixa la porte. Pourquoi la porte ? Il devait avoir une Ventoline à portée de main... à moins qu'il n'en ai pas ?

- Quoi ? s'écria Gaara, totalement paniqué. Où ?

- La... voisine... siffla-t-il en se pliant en deux, la respiration saccadée.

Le roux se releva vite avant de quitter l'appartement en trombe. La douleur était devenue insoutenable et sa respiration de plus en saccadée. Alors il faisait ce que son instinct de survie lui dictait de faire : se pencher en avant et respirer fort la bouche ouverte. Sa voisine avait toujours un bronchodilatateur pour son fils de six ans, il le savait pour l'avoir emprunté plusieurs fois en cas d'urgence. Urgence... Et si le roux n'avait pas comprit ? Ou pire, si elle n'était pas là ? La panique fit augmenter son rythme respiratoire alors qu'il continuait de s'étouffer.

Bah bravo, pauvre con ! T'as pas honte de crever à poil dans ton salon devant le mec que t'espérais te faire tout ça à cause d'une putain de Ventoline que t'es sensé renouveler ? Et qui prendra soins d'Akamaru, hein ? C'est encore un bébé, t'y a pensé à ça espèce de gros con écervelé ! Jésus à l'aide !

Il ferma les yeux embués en se penchant plus en avant, les jambes ramenées contre lui. Il fallait qu'il se concentre sur sa respiration. Respirer. Inspirer fort ; expirer. Inspirer fort ; expirer. Inspirer fort ; expirer. Son corps était en plomb, il ne pouvait plus bouger et sa tête commençait à tourner...

Oh je vais mourir, pensa-t-il alors que sa respiration devenait irrégulière.

Concentré sur sa respiration, il n'entendit pas les bruit de pas précipités bien qu'il sentit une poigne ferme lui attraper le cuir chevelu pour lui tirer vivement la tête en arrière. Le choc lui fit ouvrir les yeux et la bouche et il sentit le bec de la ventoline cogner violemment contre ses dents, lui endolorissant les gencives. Sans réfléchir, il referma sa bouche sur le bec de la ventoline et prit une grande inspiration pour aspirer le produit qu'il recracha immédiatement dans sa panique. Il sentit une main lui frotter le dos pour le calmer.

- Ça va, ça va, répétait une voix qu'il n'entendait même pas. Doucement...

Quand il réussit enfin à garder le produit dans les poumons, il commença à se détendre avant d'expirer le produit. La personne qui tenait la Ventoline devant son visage la laissa en place, lui permettant d'en prendre une nouvelle bouffée. Alors que la panique disparaissait petit à petit, la Ventoline se rabaissa, le laissant haleter contre le mur. Il vit un bras passer devant lui et lui masser le torse d'une main et le dos de l'autre au niveau des poumons. Tandis que l'air réussissait sans gêne à passer dans ses poumons, la toux revint, emportant le mucus qui lui obstruait les bronches au passage. La toux grasse résonnait dans sa cage thoracique et semblait lui arracher la gorge.

- Crache par terre, je nettoierais, fit la voix de Gaara qu'il entendit parfaitement cette fois.

- Pu...tain... haleta Kiba toussant de plus belles.

- Ne parles pas, idiot, économise tes forces et calmes-toi, je suis là.

Le poids sur ses poumons était encore présent et l'empêchait de respirer convenablement alors il choisit de courtes inspiration le temps que le produit agisse bien. La toux le fit cracher plusieurs fois mais Gaara resta à genoux à côté, frottant son dos et son torse pour le calmer tout en l'aidant à évacuer.

- Ça va aller ? Je vais juste rendre ça à la voisine, je reviens, ne bouge pas.

Kiba sentit le roux se lever et ressortir d'un pas vif et il en profita pour se lever à l'aide du mur, en haletant doucement. Les bras enroulé autour de ses propres hanches, il parti enfiler un peignoir à la va-vite pour dissimuler une pièce à conviction trop important pour être révélée. La douleur passée, les massages du roux, bien qu'ayant un but de secouristes l'avaient trop secouru, justement... En se raclant la gorge et en prenant de grandes inspirations, il attrapa l'éponge sur le lavabo et partit nettoyer le sol du salon, essayant d'occuper son esprit à autre choses tout en toussotant.

Il se racla la gorge en se redressant puis retourna laver l'éponge et la laissa sur le rebord du lavabo. Avec un soupir, il se pencha vers son bain pour vider l'eau. Des bruits de pas légers succédèrent à celui de la porte d'entrée verrouillée de l'intérieur alors que son colocataire revenait lentement. Bien que la porte de la salle d'eau soit ouverte, le roux toqua brièvement contre la porte pour signaler sa présence.

- Tu vas mieux ?

- Ouais ça va, répondit Kiba en resserrant vivement son peignoir. Merci au fait.

Il marqua une pause le temps de reprendre son souffle.

- Et désolé de t'avoir fait paniqué, ça m'arrive rarement ça...

- T'es pas sensé avoir une Ventoline sur toi ?

- Si mais elle est vide, Naru doit m'amener chez le doc demain.

Son nouveau colocataire leva un sourcil incandescent superbement dessiné en s'accoudant à l'encadrement de la porte.

- Tu disais pas que t'avais ton permis ?

- Ben si.

- Pourquoi t'y vas pas seul ?

- Parce que j'ai plus de bagnole. Sasuke me l'a emboutie.

- Okay. Tu vas dormir cette nuit ?

Le châtain hocha la tête.

- Ouais sauf si je siffle encore, faudra que je reste éveillé au cas où.

- Je dormirais avec toi.

Les prunelles marrons de Kiba s'arrondirent tellement qu'il eut l'impression de voir flou. Dormir ? Dans le même lit ? Dans son lit ? Mais il ne réussirait pas à dormir... Une petite boule chaude se lova contre ses jambes et il attrapa son chiot pour le prendre contre lui. Akamaru lui lapa la moitié du visage en couinant et toute la colère de Kiba fondit comme neige au soleil. Dire qu'il avait avait râlé comme pas permit quand Naruto lui offert le chiot en avance pour son anniversaire. Il n'avait jamais eu de chien, et l'arrivée de cette petite boule de poil en même temps que celle de Gaara chez lui lui avait assez déplu au début. Puis finalement il s'était vite attaché au chiot qui dormait lové contre lui la nuit.

- Mon petit coeur à son pépère...

Le roux leva un sourcil en voyant Kiba glisser le chiot dans son peignoir, laissant juste la tête de la petite boule de poil dépasser. Le châtain croisa ses bras sur son torse pour le soutenir et Akamaru remua la queue de contentement.

- Bon je vais faire à manger...

- Laisse je m'en occupe, le coupa Gaara.

Et le roux tourna les talons vers la salle à manger, laissant Kiba seul. Dès qu'il eut passé le pas de la porte, Kiba se dirigea rapidement vers sa chambre, posant le petit Akamaru qui se fit une joie de courir à ses pieds et changea rapidement de tenue, bien décidé à camoufler mini-Kiba qui était bien trop entreprenant aujourd'hui. Après une bonne inspiration et le raclement de gorge caractéristique des asthmatiques, il se dirigea vers la salon en trainant des pieds dans son jogging trop grand et son sweat à l'effigie du Panda de SLG.

oOo

- Hmmm, bébé...

Nouveaux baisers échangés. Une caresse sur la joue. Il grommelle qu'il n'en peut plus. L'autre lui prend le visage en coupe et l'embrasse passionnément.

- Me lèche pas le visage...

On lui prend l'épaule pour le secouer vivement. Il rit.

- La vache, t'es violent, toi...

oOo

- Réveille-toi, crétin, s'exclama Gaara.

Le châtain ouvrit des yeux ensommeillés et loucha un moment sur le muscle rose qui s'active à lui lécher le visage.

- Gaara ? lança-t-il d'une voix rauque en battant des cils. T'es là ?

- Non, de l'autre côté. Et arrête de rouler des pelles à ton chiens, c'est dégueux.

Kiba se figea un moment et se redressa vivement en position assise, ses yeux enfin réveillés fixant le petit chien qui s'était redressé sur son matelas, sa petite queue battant l'air de contentement.

- Oh berk, gémit-il en s'essuyant le visage avec le drap.

A côté de lui, le roux le fixait de son impassibilité caractéristique, son splendide sourcil toujours magnifiquement arqué. Kiba se demanda l'espace d'un instant s'il les épilait lui-même puis il se racla la gorge, tapota le lit pour qu'Akamaru monte à côté de lui. Le petit chiot battait le drap avec sa queue, content de se faire câliner par son jeune maitre. Le regard de Kiba se tourna automatiquement sur la seconde paire de jambe visible sous le drap marron duquel dépassait un torse blanc aussi fin que le sien. Sympa, il se sentait moins seul avec ses abdominaux inexistants...

- Tu avais l'air de faire un beau rêve, fit la voix sarcastique de Gaara.

- Je m'en souviens pas, mentit Kiba en haussant les épaules tout en priant pour que son colocataire quitte la chambre avant lui, histoire de pouvoir calmer de nouveau mini-Kiba qui commençait à prendre la grosse tête...


* Pour ceux qui savent pas Akamaru a uriné sur le visage de Kiba quand il était petit, créant ainsi le début de leur grande amitié ^^ Oui, j'aime étaler ma science, et alors ? :D


Bon, on reste dans l'humour ! Comme ça fait un moment que cette fiction dormait sur mon ordi, elle a un ton beaucoup plus légers que mes autres histoires, mais je l'aime beaucoup quand même.

Et vous, vous en pensez quoi ? Je sais que vous n'êtes pas très nombreux, mais votre avis m'intéresse, quel qu'il soit !

A bientôt, en octobre pour le prochain chapitre !