Mot de l'auteur : Hellow, vous ! Petit retard de parution, je m'en excuse. J'ai le droit de dire que c'était pour la science ? On va dire oui ^^ Je vous laisse découvrir ce chapitre mes petits kinders, j'espère qu'il vous plaira ! :)
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Mise à jour du Jeudi 02 Juin 2016 : Comme vous avez pu le constater, il y a un moment que je n'ai pas posté sur cette fanfiction. C'est vrai, mea culpa ^^'. Mais cette histoire n'est pas abandonnée, loin de là ! Comme je l'ai mentionné dans les notes d'avant, j'ai une fanfiction en parallèle (The Originals) qui me prend tout mon temps et toute mon énergie. En plus, mon travail me met régulièrement en PLS. Donc voilà, je le répète, cette histoire n'est pas abandonnée, elle est en pause en attendant sa reprise ^^'.
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Je Pense que Jésus a un Problème avec Nous...
Chapitre 3
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La journée avait bien commencé par un petit déjeuner en boxer dans la cuisine, le casque à fond sur les oreilles en écoutant Iron Maiden. Prochaine étape : le ménage. Gaara était partit passer un entretiens pour un job d'été alors il avait toute la maison pour lui et Akamaru dormais paisiblement en petite boule sur le canapé. Le casque toujours au volume maximal, il opta finalement pour Linkin Park et s'activa joyeusement à passer l'aspirateur dans l'appartement en chantant faux tout en dansant devant le miroir en tentant de reproduire le clip I Want To Break Free de Queen.
Les désastres de son anniversaires étaient passé, bien qu'il ait mis une semaine à s'en remettre sans pourvoir voir de près ou de loin une seule bouteille de bière et il avait compris en prenant sa douche que ces tatouages n'étaient pas définitifs. Sasuke avait avoué – après s'être fait jeté par Naruto - avoir utilisé une encre indélébile, ce qui avait expliqué l'absence de douleur à son réveil. A partir de ce moment-là, il avait été rassuré de ne pas avoir à mettre du fond de teint. Déjà qu'il n'avait pas beaucoup de virilité, pas la peine de perdre le peu qu'il en avait... A force de frotter frénétiquement, la couleur s'était beaucoup atténuée, laissant des triangles roses pâles à la place du rouge piquant qu'il y avait à la base.
Le casque finalement autour de son cou à cause de ses tympans devenus douloureux, Kiba venait de terminer de passer la serpillère dans dans le salon quand il entendit la porte d'entrée s'ouvrir. L'envie de se réfugier dans sa chambre le titilla. Depuis la soirée, il ne s'étaient plus trop parlés, chacun gardant le peu de souvenir qu'il avait en réserve, c'est-à-dire le baiser qu'ils avaient partagés et appréciés sans se l'avouer et l'incompréhension en se réveillant nus dans le même lit le lendemain. La situation était trop gênante pour les deux colocataires qui s'évitaient sans le reconnaitre. Le châtain soupira en s'appuyant sur le manche de sa serpillère en se passant la main dans les cheveux. Ils agissaient tous les deux comme des adolescents et pourtant, le jeune homme se souvenait de son audace pour le jeu et des regards qu'ils avaient échangés lors de la soirée. A croire le gruyère qui consistait leur souvenir du lendemain les avaient refroidis tout de suite.
Son regard se posa sur la croix du seigneur et il retira son casque qu'il lança sur le canapé.
- Quoi ? lança-t-il à la statuette.
Le silence lui répondit. En fait, il était peut-être fou... Depuis le temps qu'il parlait à sa statuette en mode Don Camillo, il était peut-être temps de s'interroger sur sa santé mentale. Pourtant, il trouvait beaucoup de réconfort dans le regard du petit Jésus qui le fixait toujours avec son air miséricordieux.
- Pourquoi tu ne m'as pas créé courageux, hein ? demanda-t-il à la statue en croisant les bras.
- On se lance dans la schizophrénie ? fit une vois derrière lui.
- Haha, je me marre... répondit Kiba en se tournant vers le nouvel arrivant.
Le sarcasme n'atteignit pas Gaara qui s'adossa dans l'encadrement de la porte.
- Tu fais le ménage en boxer, toi ?
- Bah je savais pas quand tu rentrais alors j'en ai profité.
- Tu devrais passer un bon coup dans l'entrée.
- Déjà fait.
- Ton chien est passé derrière.
En grommelant son fameux "Nom de Dieu !" entre ses dents, il arriva dans le salon pour contempler l'étendue des dégâts. Le sol était couvert de petites empreintes de pas qui ressortaient sur le carrelage noir. Le chiot avait du passer après lui, laissant de petites traces qui avaient séchés, faisant briller le sol.
- Non mais c'est une blague ?
Le châtain passa donc cinq minutes de plus à frotter frénétiquement le sol pour faire disparaitre des traces qu'il retrouva plus tard dans tout l'appartement, comme le petit Akamaru gambadait partout. Finalement vaincu, Kiba laissa de côté la serpillère et retourna dans sa chambre refaire sa décoration. Nouvelles vacances, nouvelle décoration ! Le mur du fond était entièrement tapissé de poster de ses groupes favoris ; donc pas question d'y toucher. Iron Maiden, Evanescence et Georges Michael en passant par Queen et David Bowie chevauchaient les affiches d'Assassins Creed, League of Legend et l'équipe de The Big Bang Theorie. Le mur adjacent était quand à lui recouvert de nombreuses photos de lui avec Naruto et de ses amis qu'il remplaça par celles de la soirée de son anniversaire, rangeant les autres dans un gros album.
Les photos des lap-dances prises en douce par Naruto furent placées à côté de celle où il était penché sur la chaise, son visage cachant celui de Gaara pendant le gage du baiser. Ce petit salaud avait vraiment réussi ces photos qu'il avait pourtant prises rapidement. Certaines étaient floues mais ça n'enlevait rien du charme des instants, selon Kiba. Puis il y avait les clichés où Naruto prenait en vitesse leur têtes au lendemain de leur cuite monumentale. On en voyait une où Kiba se lamentait devant le miroir en fixant les triangles écarlates sur ses joues à côté du roux qui avait penché la tête sur le côté, camouflant son visage d'une main blanche. Une autre photo représentait un splendide doigt d'honneur fait par lui-même à l'objectif.
Le peu de muscles qu'il avait souffrit quand il déplaça son lit sur le côté.
- Bon, ça devrait être nickel.
Il recula d'un pas pour regarder son œuvre et un soupir satisfait franchit ses lèvres alors qu'il s'étirait en faisant craquer son dos. En se retournant fièrement vers le miroir, les poings sur les hanches, il s'aperçut qu'il était toujours en boxer et opta donc pour un pantacourt, la chaleur de juillet lui permettant de rester torse nu. Le mardi, Gaara se chargeait des repas donc il pouvait tranquillement se poser dans le salon pour essayer de faire une énième série d'abdominaux infructueuse. Mine de rien, il gardait quand même l'espoir qu'un petit carré de chocolat pousse un jour sur son ventre plat. Il s'allongea donc sur le carrelage du salon, releva les jambes et se mit en position pour essayer de se redresser. Ce qui n'arriva jamais. Dépité, il resta étalé sur le sol, la petite truffe d'Akamaru se frayant un chemin dans son cou, le faisant glousser alors qu'il se mettait en position assise pour câliner son petit chéri.
- Qu'est-ce que tu fous par terre ? demanda Gaara en revenant de la cuisine.
- Je fais des abdos, répondit Kiba en le regardant.
Le regard perçant se figea dans le sien et il esquissa un sourire gêné, rallongeant ses jambes pour câliner son petit chien. Ses prunelles marrons scrutèrent le visage du roux. Le tatouage était camouflé par des mèches de devant donc il ne devait pas l'assumer encore. Sa mâchoire était encore un peu crispée alors qu'il affichait un air faussement détendu. Une main dans une poche bougeait. Il tripotait le fond sa poche ? Son esprit l'analysa comme un signe de nervosité.
- Ton entretiens s'est mal passé ? demanda le châtain sans rompre le contact visuel en grattant distraitement l'arrière de l'oreille d'Akamaru.
L'œil gauche avait tiqué, comme le roux se retenait de lever son fameux sourcil sous la surprise. Kiba lui offrit son plus beau sourire, le silence lui donnant raison. Il pensait que Gaara allait l'ignorer et fut donc surpris de le voir croiser ses bras sur son torse et prendre appuis sur sa jambe gauche, le sondant de son regard impassible. Le même regard qui disait "Tu veux jouer ? On va jouer."
- Le peu de temps que l'on a en commun, tu fuis tout contact visuel et tu fais grincer tes dents. Ma présence te mets mal à l'aise ?
Un nouveau sourire fleurit sur les lèvres de Kiba. Le petit jeu commençait à lui plaire.
- Tu regarde Psych et Esprit Criminel, toi aussi ?
- J'ai obtenu ma licence en droit l'année dernière et je poursuis un master en criminologie pour devenir profiler une fois que partirai aux Etats-Unis. Donc non, je regarde pas cette série.
Ou l'art de se faire clouer le bec et de l'avoir bien profond..., pensa Kiba.
- Ah.
Le petit chiot se secoua et partit s'amuser avec un jouet couinant, les laissant seuls. Le sourire de Kiba se crispa. Il détestait quand l'autre le sondait de son air indéfinissable. Il grommela donc sa barbe, déçu de s'être fait humilié. Kiba était mine de rien assez orgueilleux et ne supportait pas qu'on lui vole la vedette. Il grogna qu'il allait reprendre ses abdominaux sous le regard inquisiteur face à lui. Il eut quand même le loisir de voir les iris briller d'amusement quand il réussit à en faire un et demi.
Piqué au vif, il se redressa, les joues rosies en pointant un doigt menaçant sur le roux.
- Je t'interdis de rire !
Sourire en coin de la part de Gaara qui se mit à genoux à côté de lui.
- Pour faire des abdos il faut garder les pieds au sol, toi tu les lèves donc ça sert à rien.
- J'arrive pas à les garder au sol.
- Tends tes jambes.
Ordre ou requête ? Il obéit néanmoins et fut surpris de voir l'autre s'assoir sur ses cuisses. Comme sa bouche s'arrondissait, son cerveau eu un bug qui fit tiquer sa lèvre inférieure. Gaara haussa son sourcil gauche, un sourire en coin étirant ses lèvres fines.
- Bon, tu les fais, tes abdos ?
- J'ai plus trop envie, là... grommela l'autre en prenant appuis sur ses coudes.
Le silence reprit ses droits dans la pièce. Seul Akamaru jouait en mordillant son os en plastique, ponctuant le vide de petits couinements assez désagréables. Pendant ce moment, ils se dévisagèrent, chacun se demandant ce que l'autre pensait. Puis Kiba soupira, rompant momentanément le contact visuel. Bon, au final ils se trouvaient dans une position gênante, accompagné d'une ambiance gênante... Il devait trouver un moyen de changer le sujet.
- Tu garde ton tatouage finalement ?
- Les tiens sont en train de partir.
Mais c'était quoi cette manière d'éluder les questions ? Il allait devenir chèvre...
- Ouais ils sont pas définitifs... Sasuke est vraiment con quand il est blindé.
- On l'était tous.
C'était donc ça. Kiba était peut-être tête en l'air mais pas débile, il savait que Gaara l'amenait petit à petit à la conversation. Le sujet sensible devait être abordé. Depuis leur réveil embrumé, le fossé qui avait pourtant commencé à se réduire était presque devenu un canyon. Chacun évitait le sujet tout en sachant pertinemment qu'il ne pourrait empêcher une mise au point. Le châtain rejeta la tête en arrière, vaincu.
- J'ai compris. C'était une erreur, je sais pas comment on en est arrivé à coucher ensemble... Et de toute façon, c'est toi qui a commencé en acceptant le baiser, on était pas obligé et-
- Eh, calme-toi ! le coupa le roux. Et puis oui, j'ai accepté le baiser mais parce que c'était un gage, que j'avais bu et que c'était sympa.
Il marqua un pause, réfléchissant à ce qu'il venait de dire. Sympa ?
- Et de toute façon c'est toi qui a recommencé.
- Je te ferais remarquer que tu as apprécié, souligna Kiba. Oh et puis cette conversation me gonfle. Bouge de là, j'ai des fourmis dans les jambes.
- Pourquoi tu fuis ?
- Mais ça me gène ! Déjà regarde la position qu'on a et... Et merde !
Le châtain se mit à faire la moue, son regard fixé vers le plafond devenu soudainement très fasciné dans ses diverses nuances de blanc. Tiens, il y avait un trou au dessus du canapé... Peut-être à force de cogner avec le balais quand le couple du haut se disputait trop bruyamment. Une pichenette sur sa joue le fit tiquer mais il resta obstiné à ignorer l'autre. La conversation avait bien commencé, la position dans laquelle ils se trouvaient était bien plaisante mais le terrain devenait glissant, le roux essayant de lui faire dire ce qu'il voulait entendre. Et dire quoi ? Qu'il aimerait bien l'embrasser encore et encore et pourquoi pas même le prendre dans chaque pièce de l'appartement ? Sauf peut-être les toilettes...
Une nouvelle pichenette atteignit sa joue et il plissa le nez en secouant la tête tout en lui attrapant le poignet pour qu'il ne recommence pas.
- Mais arrête avec ça !
Gaara se tortilla un moment sur ses cuisses avant de trouver une position plus confortable, à califourchon, les genoux lui servant de cale. Il le dévisagea un moment de son regard insondable et commença à exposer qu'en général, l'alcool déliait les langues – sans jeu de mots, ajouta-t-il en voyant la grimace de Kiba – et qu'il permettait des conduites plus extravagantes.
- T'en foutrais, moi, de l'extravagance... grogna Kiba en essayant de remuer ses jambes pour dégager son colocataire.
N'en ayant rien à faire de l'agitation sous lui, le roux posa ses mains sur les épaules face à lui pour se stabiliser.
- Pourquoi tu agis comme un enfant ?
- Okay ! C'est bon, j'en ai marre. Tu essaie de me tirer les vers du nez et j'aime pas ça alors on va faire à ma manière. Action ou vérité ?
Gaara se recula un instant, se demandant si l'autre était vraiment sérieux. En le coinçant de la sorte, il avait pensé enfin comprendre ce qui se passait dans la tête du châtain mais il ne pensait pas se faire coincer lui aussi. Il n'était pas sur que ce soit le meilleur moyen de mettre les choses à plat mais ils devaient le faire de toute façon. Gaara se demanda pourquoi le châtain agissait toujours de manière puérile comme le démontrait leur système de conversation.
- Vérité ? demanda-t-il en croisant ses bras.
- Pourquoi tu as accepté le gage ? Je t'avais dis qu'on pouvait faire semblant.
- Il faudrait être aveugle pour voir que tu n'arrêtes pas de me regarder. Tu ne t'en rend pas compte mais toutes tes émotions sont écrites en grosses lettres sur ton visage. Alors je me suis dit pourquoi pas. A toi maintenant, pourquoi tu as relancé le baiser ?
- Parce que j'ai adoré ? Quoi, c'est ce que t'attendais comme réponse, non ?
- Oui, c'est vrai. Vérité ?
Kiba réfléchit un instant avant se rendre compte que c'était certainement la discussion la plus longue qu'il avait jamais eut avec son colocataire. Entre Stéphane Bern et la soirée, ils ne parlaient que très peu, Gaara étant de son point de vue aussi social qu'une porte de prison. Même si leur phase d'approche était digne d'adolescents, il trouvait que c'était un bon moyen pour mettre les choses à plat. Un tilt se fit dans son esprit. Gaara avait bien dit qu'il avait remarqué qu'il lui plaisait et qu'il s'attendait à ce qu'il avoue qu'il avait aimé l'embrasser... La situation commençait à jouer en sa faveur, alors pourquoi ne pas en profiter ?
- Si t'as aimé, tu recommencerais ? demanda-t-il.
- Peut-être.
- C'est pas une réponse, ça, souligna Kiba en fronçant les sourcils.
- Je t'impose une action.
- Le jeu ne marche pas comme ça ! Tu vas te clamer direct, Staline ! On est en démocratie, c'est moi qui choisis !
- J'ai dis action ; embrasse-moi.
Encéphalogramme plat de la part du châtain. Redémarrage en cours, veuillez patienter...
Kiba pencha sa tête sur le côté.
- Tu te fous de moi ? demanda-t-il en papillonnant des cils.
Gaara ferma les yeux en soufflant de désespoir. Pourquoi fallait-il toujours que l'autre soit sur la défensive ? Ses mains agrippèrent les mèches châtain et tirèrent dessus comme il écrasait ses lèvres sur celles de Kiba qui eut droit à un nouvel encéphalogramme plat. Sans passer cette fois par l'étape de la mise à jour, ses mains attrapèrent les hanches de son vis-à-vis pour le rapprocher alors qu'il mordillait sa lèvre inférieure, le baiser devenant plus passionné et enflammé qu'il ne l'était prévu.
Une main aux longs doigts se posa sur mâchoire et il entrouvrit les lèvres pour permettre à la langue de son vis-à-vis de venir taquiner la sienne. Sa poche commença à vibrer frénétiquement et il voulut décrocher mais c'était sans compter sur la main qui s'aventura dans son bermuda. Sans quitter ses lèvres, le roux raccrocha directement et fit glisser le téléphone plus loin, hors de portée.
- Ah, ouais, t'es comme ça, toi ? haleta Kiba avant reprendre ses lèvres dans un élan de fougue.
Ils avaient conscience qu'ils n'avaient rien éclairci du tout entre eux mais ils s'en fichaient. La tension accumulée était partie comme un ballon de baudruche qu'on crève et ils savouraient tous les deux cet instant spontané. Une main aux doigts fins glissée dans la chevelure châtain ramenait l'autre à lui chaque fois qu'ils essayaient de se séparer pour reprendre leur souffle tandis que l'autre redessinait du bout du doigt la mâchoire de Kiba. Ce dernier releva ses jambes et rejeta la tête en arrière, entièrement dévoué à l'échange passionné. Sa main délaissa la hanche du roux pour retracer la colonne vertébrale jusqu'à la nuque pâle qu'elle caressa doucement, s'émerveillant de la chaleur de la peau sous son toucher.
Le téléphone vibra pour la quatrième fois consécutive et Kiba grogna contre les lèvres de son vis-à-vis. Il passa les deux mains dans son dos et se rallongea en obligeant l'autre à suivre le mouvement pendant qu'il s'étirait pour attraper son smartphone du bout de l'index. Sans lâcher les lèvres fines qui s'étirèrent d'un sourire amusé, il fit glisser le téléphone jusqu'à lui et décrocha après avoir posé une main dans le creux des hanches du roux.
- Naruto je jure que si t'as pas une bonne raison, je te tue !
- Eh ! s'écria le blond à l'autre bout du fil. Tu halètes ? Ah non, je t'ai dis de plus décrocher quand t'es au lit avec quelqu'un, c'est dégueulasse, ça se fait pas !
- Ferma là, grogna l'autre, sa main libre caressant la nuque de Gaara du bout des doigts. Abrège, tu veux quoi ?
- Itachi à fait réparer ta caisse, elle attends devant chez m-.
- Thanks !
Kiba avait raccroché et fait glissé son téléphone plus loin. Ses deux mains attrapèrent les hanches graciles de l'autre qui se redressa en position assise, rejetant se cheveux ébouriffés en arrière. Le châtain le trouva terriblement séduisant avec ses yeux aux longs cils voilés par les mèches désordonnées, ses joues écarlates et ses lèvres fines entrouvertes. Gaara laissa fleurir un discret sourire en coin comme il en avait le secret et Kiba se redressa sur ses coudes en haletant. Il savait qu'il devait être lui-même écarlate, ses cheveux ébouriffés par les soins de l'autre.
Le silence reprit ses droits dans la pièce pendant qu'ils reprenaient leur respiration.
- On disait ? sourit-il en se redressant.
- Je ne sais plus, répondit Gaara en passant une main dans ses cheveux pour remettre ses mèches en arrière. Je t'aidais à faire tes abdos ?
- A ce rythme là je serais bodybuilder. Je veux bien en faire tout les jours, là !
Une nouvelle pichenette sur sa joue le fit sourire. Il allait vraiment finir par apprécier le contact... Et puis deux baiser en l'espace d'une semaine à peu près, c'était pas mal ! Il imaginait le mini-Kiba en blouse de laboratoire suivre la courbe de sa future libido dans sa tête et un sourire niais fleuris sur son visage.
Il toussota en se rendant compte que l'autre le dévisageait.
- On fait quoi, alors ? demanda Gaara.
- Perso j'ai la dalle, tout ce sport m'a affamé, rit le châtain.
- J'ai la flemme de faire à manger. En plus ton frigo est vide.
- Allez je t'invite à Mc Do !
- C'est pas bon pour les abdos, ça, souligna l'autre.
- M'en fout, j'ai faim !
Encore euphoriques, ils sourirent avant de se lever et le dos de Kiba craqua sous l'effort, le faisant grimacer. Après avoir enfilé une chemise qui trainait, il se l'enfila et partit au fast-food avec le devoir de remplir son estomac. Il avait été décidé qu'ils prendraient les menus à emporter afin de ne pas rater The Big Bang Theorie, la bible visuelle du châtain.
oOo
- Ch'est qui la Marquige de Pfompadour ? demanda Kiba en mordant dans un nouveau petit pain au fromage.
- La favorite de Louis XV.
- Cha pute, en fait, non ?
Le roux leva les yeux au ciel alors qu'une ride se creusait sur son front. L'émission Secrets d'Histoire avait commencé depuis seulement une demi-heure et le châtain qui n'était pas attentif lui demandait des explications toutes les dix secondes.
- Si tu veux, soupira Gaara. Mais elle était mariée.
- N'empêche qu'ils étaient chauds the night, à l'époque, commenta Kiba en ouvrant une petite bouteille de jus de tomate. T'en veux ?
Le roux secoua la tête, il n'était pas trop fan de cette boisson et préféra reporter son attention sur Stéphane Bern qui expliquait la montée à la Cour de la jeune favorite. Depuis l'épisode des abdominaux du matin, le châtain ne cessait de le coller. Il savait que l'émission n'intéressait pas du tout l'autre mais l'effort qu'il faisait pour suivre l'amusait. Il décrochait de temps en temps pour revenir, après l'avoir assaillit de questions plus ou moins pertinente.
- Mais elle, avait pas d'autres amants ?
- Non, les favorites sont exclusivement au roi.
- Et comment qu'elle est pas tombé enceinte ? Parce qu'ils avaient pas mal de bâtards, non ?
Gaara tiqua sur la phrase incorrecte d'un point de vue grammatical mais ne releva pas.
- Ils utilisaient des tripes de moutons.
- Des quoi ?
- Des tripes de moutons.
Les yeux écarquillés d'horreur, Kiba le fixait, sa mâchoire encore en train de mâcher son pain au fromage. Leurs ancêtres se mettaient vraiment ça sur la... Il esquissa une grimace en fronçant ses sourcil et son nez tandis qu'il avalait sa collation post-repas. Ils étaient décidément bien dégoûtants à l'époque...
- Les préservatifs n'existaient pas, rappela Gaara, ses yeux pétillants d'amusement.
- Putain, je mangerais plus jamais de saucisson de ma vie...
La remarque fit sourire l'autre et ils reportèrent leur attention sur la biographie de la Marquise.
- C'est quoi les poissonnades ?
Gaara soupira et lança un regard désespéré à l'autre qui lui adressa un grand sourire.
- Je plaisantais, rit Kiba.
Mais l'autre savait qu'il n'avait vraiment pas écouté et il décida de l'ignorer durant le reste de l'émission. Plus il fréquentait Kiba, plus il lui trouvait des airs de ressemblance avec Naruto comme son flot intarissable de questions, ses réflexions à voix hautes. Pourtant son culot, son langage souvent cru et la façon dont il s'embrouillait tout seul l'amusait bien même s'il ne le montrait pas. Il n'avait pas mentit en disant qu'il lisait en lui comme dans un livre ouvert. Il pouvait même voir son sourire niais alors que l'autre feignait de suivre l'émission pour le regarder dans le reflet de la télévision. Une âme d'adolescent dans un corps d'adulte. De toute sa vie, il n'avait jamais vu quelqu'un comme lui. Et c'était amusant.
oOo
Il était plus de vingt-trois heures quand Gaara éteignit la télévision. Ses yeux brillaient et il était fatigué. A côté de lui, Kiba s'était endormis sur le canapé en plein milieux de l'émission, la tête renversée en arrière et les lèvres légèrement entrouvertes comme il respirait doucement. Le petit chiot était monté sur ses genoux et il s'était couché sur les bras croisés du jeune homme. Après avoir gigoté un moment, faisant grogner l'autre dans son sommeil, il s'était calé sur son torse, posant sa tête près du cou de son maitre. Le roux se leva et posa sa main sur la joue de l'autre pour le réveiller. Le châtain ouvrit un œil en baillant et sursauta.
- C'est la faute de Richelieu si Anne d'Autriche à refilé la chtouille à Louis XV !
Gaara tiqua, hésitant entre esquisser un sourire ou soupirer de désespoir sous le mixage historique que l'autre avait fait.
- T'es pas une lumière, toi, répondit-il.
- Hm ? répondit l'autre en s'étirant, délogeant Akamaru qui partit trottiner à sa gamelle. 'Tain je suis claqué... j'ai raté la fin ?
- Tu t'es endormis après une demi-heure.
- Ah ouais, ça craint...
Le jeune homme frotta ses yeux avant de jeter un coup d'œil à la pendule murale. Après un grognement où l'ouïe de Gaara ne reconnu qu'un "Jésus...", il se leva et grommela qu'il allait se coucher avant que son regard ne se posa sur la bouteille de jus de tomate. La gourmandise pris alors le dessus et il bu au goulot, terminant la bouteille du même coup. D'un revers de main, il essuya la moustache rouge formée sur ses lèvres et sourit au roux qui le regardait, sourcil levé.
- Quoi ?
- Tu finiras par pisser de la tomate à ce stade là, souligna l'autre.
- C'est quoi cette façon de parler ? Il est où ton langage des Lumières, là ? rit Kiba, faussement choqué.
- Dans ton cul ?
Un immense sourire étira les lèvres rougies du châtain. Ses yeux marrons scrutèrent le jeune homme face à lui. Les bras croisés sur sa poitrine, droit, il arborait néanmoins ce discret sourire en coins que Kiba avait vite appris à reconnaitre. D'abord des baisers brûlants, ensuite une attitude détachée puis un langage aussi approximatif que le sien ? Jésus, je t'aime, putain ! pensa le châtain.
- Dis-moi que t'es bourré, je te croirais pas sinon.
- Je n'ai pas besoin d'être ivre pour me relâcher.
- Bah si tu le dit. Tu viens te coucher ? proposa Kiba, désireux de continuer sa nuit dans son lit.
- On dirait que tu ne peux plus te passer de moi.
- On dirait que toi aussi.
L'œil gauche du jeune roux tiqua comme il s'empêchait de dévier le regard. Il ne donnerais jamais raison raison à l'autre, c'était une sorte de jeu qui se mettait lentement en place entre eux. Pas de sentiments, juste une attirance mutuelle. Comme un jeu du chat et de la souris, il se tournaient autour, laissaient des passages volontairement flous et s'éloignaient pour mieux s'enlacer, comme l'avait démontré leurs embrassades du matin.
Sans un mot, Gaara se dirigea vers la chambre, laissant le châtain s'écarter pour le laisser passer. Avant de franchir l'encadrement de la porte, il marqua une pause et se retourna à moitié, ses yeux verts voilés se plantèrent dans ceux de Kiba qui sourit de toutes ses dents, le message caché montant directement à son cerveau. Une fois de plus, il réfléchirait plus tard : pour le moment, le devoir l'attendait et, Nom de Dieu, il allait bien le remplir !
J'ai tellement rigolé en relisant ce chapitre, c'est abusé :3 Et je me suis dis : "Ben merde, pourquoi j'ai attendu un an avant de la publier ?"
Comme d'hab, j'espère qu'il vous a plus, n'hésitez pas à laisser un petit mot si le coeur vous en dit, et je vous dis à bientôt au 1 décembre !
Envoy mein kinder !
