Titre : Secrets
Auteur : Vorabiza
Traductrices : merryme, Miss Sona (alias Alt)
Bêta : Mounette
Genre : Romance, Action, Aventure
Rating : M
Avertissement : Slash, HPDM, SSRL. Violence et lemons (mais pas dans ce chapitre)
Disclaimer : rien ne m'appartient, les personnages et l'univers sont à J. K. Rowling. L'histoire appartient à Vorabiza.
Crédits : ring, la jolie petite image de couverture, est à cosmos12399.
Note : navrée pour l'énorme retard ! Vraiment, je n'ai aucune excuse, si ce n'est ma procrastination qui a méchamment repris le dessus (dur dur de bosser quand on est en vacances), et un certain futur projet de traduction qui a occupé toutes mes pensées. J'espère que vous me pardonnerez. Je vous promets de traduire la suite plus vite, et de faire mon possible pour poster un chapitre toutes les deux semaines :)
Voilà, place au chapitre, maintenant. Bonne lecture !
- Secrets -
Chapitre 43
Harry ne fut nullement surpris de constater qu'on l'attendait de pied ferme à Grimmauld Place.
« Où étais-tu ?
— Qu'est-ce que tu faisais ?
— Oh, apparemment, j'étais en train de vous donner à tous une autre bonne raison d'être en colère contre moi », répondit sèchement Harry.
Il retira la cape de Draco et la suspendit calmement à la patère. Winky pourrait la nettoyer plus tard.
« Tu es sorti habillé comme ça ?
— Oui, merci de vous en soucier. Et désolé de vous avoir inquiétés, mais j'étais pas mal occupé à m'autoriser un formidable accès d'apitoiement sur moi-même. Maintenant, si vous le permettez, je monte me coucher. »
Il fronça les sourcils à la vue de ses pieds sales.
« Une fois que je me serai lavé un peu. Ensuite, demain matin, je rassemblerai un peu de détermination et je commencerai une autre foutue journée. Bonne nuit. »
Il hocha la tête dans leur direction avant de commencer à gravir l'escalier.
Ce ne fut qu'à mi-chemin du deuxième étage qu'il les entendit commencer à réagir.
« Eh bien, c'était assez inattendu, dit Narcissa.
— Ce gamin va me rendre fou », rétorqua Severus.
Parvenu à la troisième volée de marches, il n'entendit plus d'autres commentaires.
« Harry ? fit son petit ami, prononçant son nom avec hésitation.
— Oui, Draco ? » répondit le Gryffondor, entrant dans la salle de bain et s'extirpant de ses bas de pyjama sales et humides, et pas d'une bonne manière.
Il actionna l'eau de la douche, puis fit une pause et regarda par-dessus son épaule quand il réalisa que Draco n'avait pas répondu.
Ce dernier fronçait profondément les sourcils.
« Tu vas bien ? » demanda-t-il.
Harry sourit doucement.
« Je vais parfaitement bien. J'ai juste besoin de me laver. »
Confus, Draco hocha la tête et s'appuya au comptoir pour l'attendre.
Harry se nettoya rapidement. Draco se contenta de le regarder, les yeux plissés, tandis qu'il se séchait et mettait la main sur un pyjama du blond, qu'il enfila.
« Tu es toujours en colère contre moi ? demanda Harry.
— Oui », répondit le Draco, mais il paraissait plus confus et blessé que vraiment en colère.
Harry s'assit au bord du lit, tirant un Draco docile contre lui.
« J'ai appris quelque chose, cette nuit, dit-il.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda prudemment Draco.
— Que tu es un Serpentard », répondit Harry avec un petit sourire.
Draco leva un sourcil dédaigneux.
« Génial, dit-il sarcastique. Tu as découvert quelque chose que nous savons tous depuis six ans. Bon sang, je sais depuis que j'ai été en âge de parler que j'étais un Serpentard. Le Choixpeau n'était qu'une simple formalité. »
Le sourire de Harry s'élargit.
« Ah, oui, le Choixpeau, dit-il. Tu te souviens de notre petite 'discussion' ? Celle où tu as comparé mes tendances Gryffondoriennes et Serpentardes ? »
Draco hocha la tête, l'expression extrêmement suspicieuse.
Harry se tourna pour s'asseoir confortablement sur le lit, pliant ses jambes sous lui. Draco en fit de même, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent face à face.
« J'ai oublié de te dire quelque chose, ce jour-là, admit Harry. Le Choixpeau avait voulu m'envoyer à Serpentard, mais j'avais été farouchement opposé à cette idée, alors il m'a envoyé à Gryffondor. »
Draco ferma les yeux, secouant la tête.
« Ça explique bien des choses, marmonna-t-il.
— En effet, approuva Harry. Et c'est ce que j'ai fini par comprendre cette nuit. »
Draco rouvrit les yeux, fronçant les sourcils.
« De quoi est-ce que tu parles ? demanda-t-il.
— Tu as été élevé en tant que Serpentard. Et il en est de même pour Severus et tes parents. J'ai été élevé... bon, j'ai été élevé en tant que rien du tout jusqu'à ce que j'entre à Poudlard », dit Harry avec amertume.
Il secoua la tête pour l'en débarrasser de ses pensées concernant les Dursley.
« Et c'est là que j'ai été élevé comme Gryffondor, même si j'avais un côté Serpentard en moi. »
Draco roula des yeux.
« Tu es aussi exalté que votre modèle Gryffondor, dit-il sèchement.
— Hmm, oui, murmura Harry. Je ne peux pas dire que j'aime particulièrement ça, mais c'est vrai. Et je pense que c'est justement ça, notre problème.
— Harry, ce que tu dis n'a aucun sens, se renfrogna Draco.
— Ouais, bon, rien n'a eu de sens pour moi pendant ces deux derniers jours, rétorqua Harry. Je suis passé d'un extrême à l'autre et j'ai tourné en rond en essayant de me reprendre et d'aller mieux. Et ne parlons même pas de tout ce que cet été m'a fait subir.
— Tu ne regrettes rien, hein ? » demanda Draco.
Harry posa une main sur le genou de son petit ami, tandis que de l'autre, il se mit à caresser les bagues suspendues à la chaîne autour de son cou. Il sourit.
« Non, je ne regrette absolument pas notre relation – son sourire se fana – bien que je suis un peu inquiet à l'idée que tu regrettes d'avoir commencé à me fréquenter. »
Draco commença à parler, mais Harry l'interrompit, posant un doigt sur ses lèvres.
« Non, attends. S'il te plaît, écoute-moi », ajouta-t-il quand Draco chassa sa main avec irritation.
Ce dernier hocha la tête, bien qu'ayant l'air mécontent.
Harry soupira.
« Je ne veux pas vraiment parler de tout ça maintenant. Je sais juste que j'ai été énormément ébranlé par toutes mes émotions dernièrement à cause de tout ce qui est arrivé. Je n'aime pas particulièrement être tout le temps avec moi-même, surtout quand je me transforme en un gamin pleurnichard, dit-il avec auto-désapprobation.
— Tu avais de bonnes raisons de le faire », trancha Draco.
Harry secoua la tête.
« Oui, je sais, mais je n'ai pas l'impression que c'est une excuse, dit-il.
— Bien sûr, la guerre et la mort ne sont pas des excuses pour pleurer, dit platement le blond.
— Oh, ferme-la, Draco, marmonna Harry avec irritation. Ce n'est pas ce dont je voulais te parler. »
Draco roula des yeux mais pressa ostensiblement les lèvres.
« Merci », dit sombrement Harry, ne se sentant pas particulièrement satisfait.
Draco grimaça, mais il resta silencieux.
« Bref, souffla Harry. Ce que j'essayais de dire est que les Serpentards attachent beaucoup de valeur à l'auto-préservation, bien plus encore que la plupart des gens. Tu es un Serpentard, ainsi que Severus et tes parents. Je l'avais un peu oublié, ou plutôt je n'y ai pas fait attention jusqu'à cette nuit. J'étais... bon, peu importe ce que je faisais, mais je me suis souvenu de ce fait tout à l'heure. »
Draco s'était remis à froncer les sourcils avec suspicion, mais Harry ignora son expression.
« Cette nuit, j'ai vraiment réalisé que tout le monde était terriblement effrayé par ce qui se déroulera cette semaine – il enchaîna rapidement – et je n'ai pas vraiment respecté ça. »
Il regarda Draco à travers ses cils.
« C'est pour ça que tu étais en colère contre moi ? »
Draco l'observa pendant de longues secondes, avant de lentement hocher la tête.
« Tu n'as pas l'air de te soucier du fait que tu pourrais mourir d'ici quelques jours », murmura-t-il, comme si le dire à voix haute rendrait la chose possible.
Compte tenu du sujet morbide, Harry eut un sourire triomphant.
« Tu vois, tu es un Serpentard, déclara-t-il. C'est ce que j'ai appris cette nuit. »
Draco se passa les mains sur le visage, se frottant les yeux.
« Tu es aussi fou qu'un imbécile, dit-il, la voix étouffée par ses mains.
— Sauf que je ne le suis pas, dit gravement Harry. J'ai juste une manière différente de m'y prendre que vous. Sur quoi te concentrais-tu quand tu avais eu pour mission de tuer Dumbledore ? » demanda-t-il abruptement.
Draco laissa tomber ses mains et regarda Harry, le visage inexpressif.
« Qu'est-ce que ça a à voir avec notre problème ?
— Oh, laisse tomber, je vais juste te le dire, dit Harry avec impatience, ignorant le brusque coup d'œil de Draco. Tu te concentrais sur le fait de ne pas mourir. Auto-préservation. C'est comme ça que tu voyais les choses.
— Et c'est comme ça que tu devrais t'y prendre aussi », trancha Draco avec colère.
Harry secoua la tête.
« Mais ce n'est pas comme ça que je vois les choses, dit-il. Je ne considère pas cette situation comme une question de ne pas mourir. Je vois les choses en termes de rester en vie.
— C'est la même chose, rétorqua Draco.
— Non, insista Harry. L'une est négative et l'autre est positive. »
Draco fronçait de nouveau les sourcils, mais de réflexion cette fois.
« La seule chose sur laquelle tu t'es concentré l'année dernière était de ne pas mourir, et en fait, ça te tuait lentement plus qu'autre chose, dit gravement Harry, essayant désespérément de faire comprendre à Draco ce qu'il voyait. J'ai peut-être beaucoup de traits Serpentards, mais l'auto-préservation n'en fait clairement pas partie, tout simplement parce que je ne fais pas les choses de cette manière. »
Il continua :
« Peut-être que c'est le côté Gryffondor en moi qui refuse de mourir passivement, parce que je compte bien y aller et foutrement faire en sorte de rester en vie. »
Il grimaça.
« C'est probablement aussi le côté Gryffondor en moi qui me pousse à être courageux et à ne jamais admettre d'être terrifié dans la mesure du possible. Je réalise maintenant que vous aviez probablement eu besoin de m'entendre dire que je suis foutrement terrifié que quelque chose tourne mal et qu'on meure tous après. Comme ça, vous auriez su que je ne veux pas mourir... parce que je ne veux pas mourir, continua-t-il rapidement. Je ne le veux vraiment pas, je n'ai juste ni le temps ni la patience de faire preuve d'auto-préservation comme vous.
— Tu n'es définitivement pas patient, fit Draco, ironique.
— Loin de là, approuva Harry, grimaçant.
— Mais tout de même, comment peux-tu être aussi sûr de survivre à tout ça ? demanda le blond. Ne devrais-tu pas être au moins un peu plus inquiet à l'idée d'affronter le plus puissant sorcier qui existe ? »
Harry se calma, tentant de rassembler ses pensées et de trouver comment répondre à ça.
« Draco, je suis inquiet, dit-il lentement. Je suis terrifié rien que de me laisser aller à y penser. Et, Dieu, tous les Serpentards autour de moi se sont tellement acharnés à me le faire rentrer dans le crâne que je pense que ma tête va exploser. »
La compréhension se faisait enfin dans les yeux de Draco.
« Et tu ne l'as vraiment pas supporté, n'est-ce pas ? »
Ce n'était pas vraiment une question.
« Oui, fit doucement Harry. Draco, je ne peux vraiment pas m'y prendre comme vous le faites. Je pense que, inconsciemment, j'essayais de le faire parce que c'est ce que Severus et toi voulez que je fasse – faire face à tout ça avec une attitude entièrement Serpentarde. Mais ça ne marche pas pour moi. Mon Dieu, ça me rendait fou et je m'effondrais littéralement sur place.
— Et aujourd'hui, nous n'avons pas cessé de te faire sentir que tu ne serais pas capable de le faire », dit Draco en soupirant.
Harry haussa les épaules.
« Ouais, mais cette nuit, j'ai fini par comprendre. J'ai compris que je suis un mélange assez étrange des qualités des deux Maisons, mais que je dois faire les choses de la façon qui me convient le mieux. »
Draco l'observa pensivement.
« Et donc, en quoi consiste-t-elle ?
— Je me lance dans tout ça avec confiance, dit promptement Harry. Si je m'attarde sur la possibilité de mourir, je pense qu'on mourra tous. Ces derniers jours, je ruminais beaucoup sur la mort. Et à juste titre, admit-il. Tous ces gens qui sont morts au Ministère hier l'ont été à cause de moi. »
Il fit une pause, à moitié sûr que Draco allait dire quelque chose. Voyant qu'il n'en faisait rien, Harry continua :
« C'est horrible et tragique, et peut-être que je devrais être en train de me lamenter et de considérer ma propre mortalité... et je reconnais que c'est ce que j'ai fait », admit-il.
Il secoua la tête.
« Cela me fait passer pour une personne horrible, mais je n'ai vraiment pas le temps pour tout ça. Nous serons tous sérieusement dans la merde si je laisse ce qui est arrivé ébranler ma confiance.
— Tu n'es pas une personne horrible, Harry, fit doucement Draco. Bien au contraire. »
Harry lui fit un petit sourire.
« Quoi que je sois d'autre, je compte bien prendre un peu du courage de Gryffondor et un peu de la ruse de Serpentard pour faire en sorte que ça arrive, dit-il. Plus de doutes sur moi-même.
— Je suis toujours contrarié à propos de tout ça, détrompe-toi, prévint Draco – son sourire narquois revint – mais je suis avec toi.
— C'est ce dont j'ai besoin, fit Harry avec gratitude. Je fais peut-être face à tout ça avec confiance, mais c'est en partie parce que je sais que je ne suis pas tout seul. »
Draco le renversa sur le dos, se penchant au-dessus de lui.
« Tu n'es pas seul, Harry », murmura-t-il contre ses lèvres, avant de les lui ravir.
« Tu réalises qu'on ne peut pas avancer dans nos plans tant que tu n'es pas revenu, dit froidement Severus, entrant dans la cuisine.
— Oui, Severus », fit calmement Harry avant de fourrer un toast dans sa bouche.
Severus posa la Coupe de Poufsouffle et le Médaillon de Serpentard sur la table, près de Harry.
« Euurk ! Je mange, là ! » s'exclama le brun, avalant rapidement son toast et songeant qu'ils devraient être reconnaissants qu'il ait fait l'effort de ne pas le recracher sur la table.
Il fronça le nez de dégoût.
« Winky, pourrais-tu m'apporter mon sac à dos, s'il te plaît ? »
Il ignora les sourcils haussés des autres autour de la table et, dès que Winky fut revenue avec son sac à dos, se hâta d'y fourrer les Horcruxes. Il n'allait certainement pas manger avec des parties de Voldemort posées sur la table.
« C'était juste dégoûtant et déplacé », marmonna-t-il, lançant son sac à travers la pièce avant de revenir à son petit-déjeuner.
Snape l'observa, impassible.
« Juste quand je pense que ton comportement ne peut être plus bizarre », dit-il.
Harry lui fit un large sourire plein d'insolence.
« Ah, mais votre vie serait ennuyeuse sans moi dans les parages », répondit-il.
Draco et Lucius reniflèrent d'amusement, tandis que Remus et Narcissa tentaient de cacher leurs sourires derrière leurs tasses de thé.
« En effet, fit Severus, se dirigeant vers sa propre chaise. Je ne saurais quoi faire si jamais j'obtenais un moment de paix et étais autorisé à me détendre.
— Si je n'obtiens pas la paix moi-même, alors vous non plus. Vous pouvez considérer ça comme ma revanche sur la façon dont vous m'avez traité pendant toutes ces années », dit joyeusement Harry, transperçant une saucisse et y mordant avec enthousiasme.
Severus le regarda.
« Harry, pourquoi es-tu enjoué de façon aussi écœurante, ce matin ? demanda-t-il. J'aurais plutôt pensé que tes escapades nocturnes t'auraient calmé. Et où étais-tu exactement la nuit dernière ?
— Euh, j'étais sorti ? suggéra Harry.
— Tout le monde était très inquiet pour toi, réprimanda gentiment Remus.
— Oui, je sais, et j'en suis désolé, fit doucement le brun. J'avais seulement besoin de réfléchir un peu. Mais je vais bien, maintenant, ajouta-t-il joyeusement.
— Pour combien de temps, marmonna Severus sombrement.
— Severus, le garçon a enduré beaucoup d'épreuves, dernièrement, sermonna Narcissa. Son comportement n'est pas surprenant, et il pourrait être bien pire que cela.
— Que Merlin empêche que ça n'empire plus que cela, dit le maître des Potions, méprisant.
— Voyons, Severus, fit Lucius avec amusement. Il se débrouille plutôt bien. Peut-être que tu aurais trouvé plus à ton goût d'avoir affaire à... disons, un des amis de Harry », suggéra-t-il.
Severus frissonna et Harry lui sourit d'un air suffisant.
« Vous savez que Voldemort aurait pu choisir Neville pour correspondre aux termes de la Prophétie », fit-il joyeusement remarquer.
Severus s'étouffa avec son thé, provoquant le rire de Harry.
« Londubat serait mort de peur, tapi dans un coin depuis longtemps, fit Draco en ricanant. Il ne serait jamais capable de travailler avec Severus. »
Remus souriait.
« Neville est courageux, mais il n'est pas stupide au point de s'opposer à Severus, approuva-t-il.
— Hé ! protesta Harry, bien qu'il riait toujours.
— Tu dois l'admettre, Harry, fit le lycanthrope. Ce n'est pas n'importe qui qui serait capable de s'allier à Severus et à trois Malfoy.
— Ha ! Vous voyez, ça montre seulement à quel point je suis intelligent, et non stupide, déclara Harry avec hauteur.
— Peut-être que ce n'est pas si horrible que ça de travailler avec Harry, après tout, concéda doucement Severus, au milieu des rires. En fait, ça aurait pu être pire. »
Harry s'inclina gaiement dans sa direction, avant de retourner de nouveau à son petit-déjeuner.
« Où que tu sois allé la nuit dernière, il semblerait que ça t'ait fait énormément de bien », observa Remus.
Harry prit une gorgée de son jus de citrouille, regardant chacune des personnes attablées, cherchant à gagner du temps.
« Je suis, euh, allé voir mes parents et Sirius au cimetière de Godric's Hollow, dit-il finalement d'une voix douce, recevant plusieurs regards acérés pour son aveu.
— Mais tu es revenu joyeux », lâcha Draco, puis il eut l'air de le regretter aussitôt.
Harry sourit avec ironie.
« Ouais, je trouve du réconfort dans des endroits bizarres. Où est-ce que tu veux en venir ? »
Draco parut vouloir répondre, mais il n'était pas sûr de comment s'y prendre.
« Harry, tu vas bien ? demanda Remus avec inquiétude. Je ne suis pas sûr de ce à quoi je m'attendais, mais ce n'est certainement pas à ça.
— Je vais parfaitement bien, en fait, dit Harry sans difficulté. Je suppose que j'ai juste eu besoin de me remémorer d'où je viens.
— Ton côté Gryffondor », murmura Draco, comprenant soudainement.
Harry lui sourit.
« Oui. Cela m'a aidé à voir les choses sous un autre angle, jusqu'à ce que je comprenne, dit-il.
— Et... qu'est-ce que tu as compris ? » demanda Remus, confus.
Harry échangea un regard avec Draco.
« Harry et moi avons eu une petite discussion après qu'il soit revenu hier soir », dit le blond.
Il releva un sourcil interrogateur, et Harry acquiesça.
Le Gryffondor dévora une autre saucisse et donna généreusement plus de banane à Victoria, tandis qu'il écoutait l'explication de Draco. Il était assez amusé de constater que celui-ci s'était arrangé pour expliquer la chose de façon plus éloquente et succincte qu'il ne l'avait lui-même fait la veille. Remus regardait Harry avec fierté, tandis que les sourcils des Serpentards se levaient doucement pendant l'explication.
Lucius renifla quand Draco eut fini.
« Eh bien, si ceci n'explique pas beaucoup de choses à propos des Gryffondors..., dit-il de son éternelle voix traînante.
— Du moins, ce Gryffondor en particulier », précisa Severus.
Il regardait Harry d'un air songeur.
« Ce n'est pas de l'arrogance », dit-il, comme s'il soulignait un état de fait.
Harry secoua la tête, prenant une autre bouchée de toast.
« L'approche d'un Gryffondor à l'auto-préservation », ajouta Severus.
Harry hocha simplement la tête. Il lui arrivait de temps à autre d'être suffisamment intelligent pour savoir quand garder le silence et, en l'occurrence, il savait que c'était une révélation particulièrement difficile pour Severus. Il était heureux d'avoir finalement été capable de le comprendre par lui-même, et il l'était suffisamment pour parvenir à l'expliquer en des termes que les Serpentards pourraient comprendre et peut-être même respecter.
Tous les autres s'étaient gardés de faire des remarques, tandis que Severus digérait ce qu'avait révélé Draco à propos du raisonnement de Harry, celui concernant son comportement et son attitude vis-à-vis de la prochaine bataille.
« Tu restes toujours un insupportable gamin », dit finalement Severus, prenant calmement une gorgée de son thé.
Harry acquiesça, grimaçant.
« Peut-être qu'un jour tu seras en mesure d'expliquer la signification de ces objets », dit Severus, hochant la tête en direction du sac à dos de Harry, qu'il avait ramené de l'endroit où l'adolescent l'avait jeté.
Harry le regarda avec surprise, se demandant pourquoi il en dirait plus, alors qu'il l'avait averti de garder le secret.
« Quand vous arrêterez de fréquenter un certain Lord Noir, je m'assurerai de vous le dire, dit-il, sarcastique.
— Je ne fréquente pas de Lord Noir, intervint Draco d'un air innocent. Tu peux me le dire. »
Harry s'approcha de lui et releva ostensiblement sa manche, révélant la Marque des Ténèbres sur son avant-bras.
Draco ricana.
« Sale petit crétin, hein ? »
Harry secoua la tête de tendre exaspération.
Remus releva sa propre manche, souriant.
« Je n'ai aucune marque », dit-il.
Harry se mordit la lèvre, pensif.
« Ha ! Mais tu le fréquentes, lui », dit-il, en pointant Severus du doigt.
Il s'éloigna de la table en trottinant, riant, avant que quelqu'un ne puisse le frapper sur la tête.
Il se sentait bien. Il se sentait mieux qu'il ne l'avait été depuis longtemps. Ce qui était assez bizarre, compte tenu des circonstances... mais il décida que ce n'était pas grave. Tout le monde avait besoin d'un peu d'optimisme et d'espoir, aussi leur en avait-il généreusement donné – jusqu'à ce que ces désobligeants Serpentards s'étouffent avec. Il grimaça à cette pensée. Ils pouvaient le garder, leur pessimisme. Il en était assez fatigué.
« Pourrais-je savoir ce qui te passe par la tête, maintenant ? » demanda Draco d'un ton moqueur, enroulant ses bras autour de la taille du brun.
Harry grimaça encore plus.
« Hum, non, dit-il. Je pourrais te le dire, mais je ne pense pas que tu veuilles vraiment le savoir. »
Draco plissa les yeux de suspicion, mais il changea finalement de sujet.
« Je veux toujours aller avec toi aujourd'hui », dit-il.
Harry roula des yeux.
« Draco, tu ne peux pas », répondit-il.
Le blond mordilla la lèvre inférieure de Harry.
« Tu deviens vraiment pénible, avec ce secret », dit-il, contrarié.
Harry fronça les sourcils, pensif. Il attira Draco plus près, mais tourna son regard vers la table.
« Pour être honnête, je suis un peu étonné de voir que personne d'entre vous n'a été capable de deviner ce que je fais, admit-il. J'aurais été sérieusement inquiet si Draco l'avait compris, mais Severus, Remus, ou Lucius... »
Il secoua la tête de confusion.
« Je suis soulagé que personne ne l'ait compris, mais ça me fait sérieusement penser à l'éventualité de juste garder ce secret pour toujours. »
N'était-ce pas ce que Severus avait voulu qu'il fasse ? Avait-il changé d'avis ?
Il reprit :
« J'ai quelque chose qui appartient à Voldemort – quelque chose d'autre que ces objets – et je me demande si ça ne devrait pas être aussi détruit.
— Pourrais-je savoir ce que c'est ? demanda Remus, le front plissé d'inquiétude.
— Le savoir, fit simplement Harry.
— Quel genre de savoir ? » demanda vivement Lucius.
Inconsciemment, Harry attira Draco encore plus près, le serrant étroitement.
« Le pire genre de savoir maléfique, admit-il. Le type de savoir qui rend Voldemort pratiquement immortel.
— Mais il n'est pas immortel, pas vrai ? » demanda Draco, les yeux grand ouverts.
Harry réalisa l'intensité de son étreinte et s'éloigna un peu.
« Une fois que je serai prêt à le tuer, il ne le sera pas, répondit-il avec une sinistre satisfaction.
— À part la Pierre Philosophale, que Dumbledore a détruite après que tu l'aies récupérée, je ne sais rien, dit Remus lentement, fronçant profondément les sourcils.
— Je ne sais pas où Voldemort a appris tout ça, dit Harry. Bon, je sais où il a appris une partie, mais je ne suis même pas sûr qu'il soit en vie maintenant. »
Il pencha la tête sur le côté tandis qu'il débattait mentalement la possibilité que Slughorn soit toujours en vie, ne remarquant pas les sourcils levés et les regards que les autres échangèrent.
« Il est probablement mort, maintenant. Et je sais qu'il a dû emmener l'information avec lui dans sa tombe. Le seul moyen que j'avais eu de l'apprendre était grâce à l'aide de Dumbledore. »
Il haussa une épaule dédaigneusement.
« Bref, quelle que soit la source de Voldemort, je ne pense pas que ça ait été un livre. À la base, il a écrit son propre livre sur le sujet.
— Et tu es en possession de ce livre », fit Severus.
Harry eut un sourire en coin.
« Ouais. Plutôt bien que Voldemort m'ait écrit un foutu manuel, vous ne croyez pas ? demanda-t-il avec effronterie.
— C'est comme ça que tu as su quel sort utiliser dans le puits », réalisa Remus.
Harry hocha la tête.
« Bon, je ne savais pas, mais Hermione si. J'ai traduit quelques sorts pour qu'elle fasse des recherches dessus et elle a choisi le sort dont j'avais besoin, admit-il.
— Traduit ? demanda Severus, sourcil haussé.
— Hum, oui, avoua Harry avec nervosité. Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? demanda-t-il abruptement.
— Parce que tu as baissé ta garde, répondit Draco d'un air suffisant.
— Traduit, Harry ? » coupa Severus, ramenant le Gryffondor au sujet.
Harry souffla lourdement.
« Les notes personnelles de Voldemort sont toutes écrites en Fourchelangue, avoua-t-il. Le jour où vous m'aviez donné cette potion énergétique pour rester éveillé, j'ai passé la matinée à essayer de comprendre ce qui s'est exactement passé quand Voldemort a essayé de me tuer.
— Quelle fois ? marmonna Draco.
— Quand j'étais bébé, répondit le brun, roulant des yeux. Bref, une fois que nous avons compris, j'ai traduit les notes du Fourchelangue à l'Anglais pendant que Hermione écrivait.
— Alors c'est pour ça que tu étais aussi désespéré de voir Granger », dit Draco.
Harry grimaça.
« Ce n'est pas pour ça que tu étais si désespéré de la voir ? demanda Draco, surpris.
— Hum, non, admit Harry, penaud. J'avais eu une idée assez stupide et je pensais que Hermione pourrait m'aider à savoir si c'était vrai ou non – il fit une pause – En fait, ce n'était pas totalement tiré par les cheveux, aussi effrayant que ça puisse être. Mais j'ai été capable de répondre à ma propre question quand j'ai lu le journal intime de Voldemort.
— Tu sais, Harry, dit Draco sur le ton de la conversation. Je déteste vraiment quand tu dis des choses qui n'ont ni queue ni tête. »
Harry posa sa tête sur l'épaule de Draco et l'inclina pour voir Severus. Ce dernier secoua légèrement la tête, l'avertissant de ne rien révéler. Le Gryffondor fut soulagé de voir que l'adulte n'avait, apparemment, pas changé d'avis. Mais où voulait-il donc en venir avec cette conversation ? Pourquoi la permettait-il ?
Ils effleuraient le sujet, mais tant que Harry ne disait pas qu'ils parlaient des Horcruxes, il était probablement largement en sécurité avec ce qu'il révélait. Ils ne savaient pas ce qu'ils étaient, et encore moins comment les créer – et c'était une bonne chose. De tous les secrets qu'il gardait, de tout le savoir qu'il protégeait, les Horcruxes étaient les plus importants. Leurs vies à tous dépendaient de ce secret.
« Harry, à quel point est-il important de garder ce savoir loin de la portée des Mages Noirs ? » demanda Lucius.
Harry tressaillit. Une putain de bonne question.
Draco s'éloigna de lui, le regardant d'un air choqué.
« C'est pour ça que tu ne nous diras rien ? demanda-t-il.
— Draco, je suis déçu que cela t'ait pris tant de temps pour le comprendre », fit son père de sa voix traînante.
Draco était furieux.
« Putain, tu ne nous fais pas confiance ! » cria-t-il.
Harry eut alors le sentiment qu'il venait tout juste de comprendre ce à quoi pensait Severus. Ce dernier était inquiet de voir que Draco voulait toujours savoir à propos des Horcruxes, aussi ramenait-il exprès le sujet sur la table. Cela aurait été mieux s'il avait prévenu le Gryffondor et lui avait donné un plan à suivre, mais Harry sut soudainement comment faire comprendre le message à Draco. Bien qu'il serait en grave difficulté si ça ne marchait pas.
« Voudrais-tu continuer à me crier dessus combien je ne te fais pas confiance, ou préférerais-tu entendre la vérité, que je suivais simplement les ordres de Dumbledore du mieux que je pouvais ? demanda Harry, moqueur.
— Va te faire foutre, Potter ! cria Draco. Tu n'as pas arrêté de me sortir cette excuse de tout l'été. Je croyais que tu me faisais confiance ! »
Harry leva un sourcil, ce qui rendit le Serpentard encore plus furieux, et il plissa les yeux tandis qu'il regardait Harry.
« Ne fais pas cette tête d'innocent », ricana-t-il.
Harry eut un rire sinistre.
« Innocent ? Je suis loin d'être innocent, Draco, et tu le sais. »
Il fit un pas menaçant en avant et arracha son sac à dos de son épaule. Fourrant sa main à l'intérieur, il en sortit avec le Médaillon de Serpentard et lança le sac plus loin, les yeux toujours ancrés dans ceux orageux de Draco.
« Tu veux savoir ce que je gardais secret ? » demanda-t-il dangereusement, avançant d'un autre pas.
Il fit osciller le Médaillon en face du visage de son petit ami.
« Tu veux savoir ce que c'est ? »
Draco ne dit rien, commençant à avoir l'air un peu inquiet.
« Ça ? C'est le mal à l'état pur, dit Harry. Et j'ai le savoir derrière cette création. Je pourrais écraser Voldemort et devenir le prochain Lord Noir. »
Les yeux de Draco s'élargirent et il fit un pas en arrière.
Harry fit un pas en avant.
« Voudrais-tu gouverner le monde avec moi, Draco ? demanda-t-il. Parce que nous pourrions, tu sais. J'ai tué, maintenant.
— Harry ! s'écria Remus, horrifié.
— Laisse-les », dit sèchement Severus en avertissement.
Harry ne se retourna pas, mais il regarda les yeux de Draco se poser sur la table avant de revenir rapidement vers lui, reculant d'un autre pas.
« J'ai le pouvoir, Draco », dit Harry, baissant la voix jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un ronronnement séducteur.
« Tu aimes le pouvoir, pas vrai ? Quel mage noir ne céderait pas à l'attrait de plus de pouvoir ? N'est-ce pas là l'une des raisons pour laquelle tu as voulu être un Mangemort pendant si longtemps ? Parce que tu pensais que c'était synonyme de pouvoir ? Tu le voulais tellement que tu pouvais le sentir...
— Harry, arrête, dit faiblement Draco.
— Pourquoi, Draco ? demanda le brun. Pourquoi devrais-je arrêter ? J'ai le savoir de nous apporter la grandeur. Nous sommes jeunes. Imagine ce que nous pourrions faire... »
Harry fit paresseusement osciller le médaillon.
« J'ai appris beaucoup de choses de Voldemort, et tu es assez intelligent. Je suis sûr que nous pourrions apprendre de ses erreurs. Peut-être que tu avais raison de dire que j'étais trop secret avec ce savoir. Je devrais le partager avec toi, au moins. »
Harry se rapprocha abruptement de son petit ami et passa le médaillon autour de son cou. L'horreur tordit les traits de Draco tandis qu'il se démenait pour l'enlever, mais Harry attrapa ses poignets et le plaqua contre le mur vers lequel il avait reculé. Il n'aurait jamais été capable de le faire si Draco avait été en train de penser clairement, mais l'attitude inattendue du Gryffondor l'avait déstabilisé et Harry prenait avantage de ça.
« Harry, arrête ! supplia Draco. Enlève ça de mon cou ! »
Manifestement, il ne réalisait pas que le médaillon était fondamentalement inoffensif tel qu'il était, mais Harry ne comptait pas le détromper sur ce point. Il laissait volontiers l'imagination du blond vagabonder à ce propos.
« Mais je pensais que tu voulais que je partage mon diabolique secret avec toi, ricana Harry. Tu m'as accusé de ne pas te faire confiance. Tu étais furieux parce que je ne partageais pas le secret de ce médaillon que tu portes maintenant. »
Il se pencha un peu plus près.
« Dis-moi, Draco. Jusqu'à quel point veux-tu vraiment en savoir plus à propos de tout ça ? demanda-t-il dangereusement.
— Je ne le veux pas ! S'il-te-plaît, juste enlève-le, Harry », supplia Draco.
Harry s'éloigna de lui aussi abruptement qu'il l'avait plaqué et enleva le médaillon de son cou. Draco s'appuya mollement contre le mur, ayant l'air de vouloir s'écrouler d'une seconde à l'autre.
« Je suis extrêmement conscient de la tentation qu'un Mage Noir verrait dans le savoir que j'ai en ma possession », dit Harry, recommençant à faire osciller paresseusement le médaillon de Serpentard du bout des doigts.
Draco se redressa, revenant à la vie et grognant furieusement.
« Putain, Potter ! Tu n'es pas un foutu Mage Noir. Tu ne ferais jamais quelque chose comme ça ! »
Harry rapprocha le médaillon du visage de Draco.
« Tu vois ça, Draco ? Pour une stupide putain de raison, je ne veux vraiment pas t'y exposer. Parce que tu as un côté sombre qui a été appâté par l'attrait du pouvoir. Je te fais confiance, mais ça ne veut pas dire que je t'y exposerai et attendrai de voir combien de temps ça te prendrait pour y céder. »
Il enfonça son autre main dans sa chemise et fit apparaître sa chaîne où pendaient les bagues de Draco et Victoria.
« Tu vois ces bagues ? C'est ça que j'ai choisi de porter. C'est ce qui est important pour moi. C'est là que réside ma force. »
Ils restèrent debout, s'observant l'un l'autre pendant de longues secondes.
Finalement, Draco renifla de dédain.
« Pourquoi aurais-je besoin des secrets du Lord Noir quand je t'ai toi ? Tu es dangereux, doté d'un côté sombre qui ne sera jamais diabolique, et tu as de loin plus de pouvoir sur le Monde Sorcier à l'âge de dix-sept ans que le Mage Noir n'en a jamais eu. »
Il fit une pause.
« Et tu as un joli petit cul », ajouta-t-il.
Harry s'étouffa avec son rire, surpris.
Draco le regarda soudainement.
« Mais ne t'avise jamais de parler encore une fois de devenir un Mage Noir », avertit-il.
Harry haussa les épaules.
« Je voulais juste prouver mon point de vue, dit-il.
— Putain, Harry ! s'exclama Draco. Tu m'as fait peur !
— Bien », dit simplement le brun.
Draco souffla, croisant les bras sur sa poitrine.
« Vos interactions avec mon fils sont assez uniques, Harry, intervint Lucius, attirant leur attention.
— Mais efficaces », dit Severus, l'air satisfait.
La tête de Remus reposait dans ses mains et Narcissa était extrêmement pâle.
« Remus ? » fit Narcissa.
Remus leva la tête et la regarda, l'air interrogateur.
« Votre fils est assez dangereux », dit-elle calmement.
Les lèvres de Remus se relevèrent aux extrémités.
« C'est l'influence de Severus, dit-il.
— Ah, bien, fit Lucius. Je suis ravi que vous le revendiquiez, tous les deux, étant donné que Narcissa et moi avons déjà Draco à gérer. »
Harry et Draco échangèrent des regards en grimaçant.
« Je ne pense pas qu'ils réalisent tous les quatre qu'ils sont coincés avec nous deux », fit Draco.
Severus se pinçait l'arête du nez.
« Harry, espèce de gosse insolent, n'as-tu pas des choses à faire ? » demanda-t-il avec insistance.
La grimace de l'adolescent s'élargit.
« Oui, Monsieur », dit-il.
Il se pencha vers Draco pour murmurer :
« À quel point c'est bizarre, à ton avis ? »
Draco hocha la tête, impressionné.
« Je dirais que c'est très très bizarre, fit-il.
— Va ! ordonna Severus. Et je te prie de te souvenir que tu es impliqué dans une guerre et que les vies des gens sont en jeu alors qu'ils t'attendent.
— Je suis conscient de ce qui est en jeu, rétorqua Harry. Je suis aussi conscient qu'il est seulement huit heures du matin, vu que vous avez ordonné à Narcissa de nous sortir du lit aussi tôt. »
Harry se retrouva dans la ligne de mire d'un regard meurtrier et décida qu'il serait peut-être sage de s'en aller, après tout.
« Très bien, j'y vais », grommela-t-il.
À suivre...
Voilà, j'espère que ça vous a plu. Maintenant, je laisse place à la note d'auteur que j'ai traduite pour vous. La première partie concerne seulement la VO, donc c'est seulement à titre informatif. Mais... qui sait, ça intéressera peut-être quelqu'un, lol.
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Note de l'auteur : J'ai pris l'habitude d'éviter les notes d'auteur, mais... en espérant au moins mettre au clair un certain point, mon usage du mot "reckon" est international. « Les Britanniques ont retenu un vieux usage de "reckon"dans le sens de "think" ou "suppose" dans les discussions sérieuses, tandis qu'en Amérique, cet usage est démodé ou rural, une comique manifestation du discours de "péquenauds". (Cité à partir de l'article sur ce lien. www . pbs speak / ahead / change / ruining / [sans espaces]). Avec tous ces dialogues que j'écris, oui, j'ai fréquemment fait usage du mot. *sourire* La fanfiction est pour moi un processus d'apprentissage continu, et cela a été une expérience assez édifiante en elle-même de noter les différentes choses que les gens remarquent (fait dépendant apparemment des endroits où ils vivent). J'ai commencé à vraiment comprendre pourquoi les livres de J.K. Rowling sont édités différemment dans différents pays – et j'ai appris que j'ai des lecteurs appartenant à différents endroits dans le monde !
Je suis chanceuse d'avoir des lecteurs aussi fabuleux. Ceci était, et est toujours, juste ma façon à moi de me divertir et de faire les choses "bien" (hautement sujet à interprétation !) après HBP alors que j'attends la sortie du septième tome. À en juger par vos réponses, j'ai largement dépassé mes propres attentes pour cette histoire. Merci de me lire. Cette histoire ne serait pas un tel succès sans vous.
Ah, et pour ceux qui sont intéressés, les moments pop-corn seront présents dans la prochaine update ! D'ici là !
~~Biza
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Alors, contents ? Des idées concernant les détails ? Qui saura quoi ? ... Reviews ! :D
