Bonsoir tout le monde!
Comme promis le chapitre 5 que nous avons finalisez assez rapidement avec Sham
Je tiens à vous prévenir il y a un gros WARNING pour celui-ci, âmes sensibles s'abstenir.
Violence physique et psychologique.
Bonne lecture
Chapitre 5
Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort
_ Je pars six mois en Italie et tu réussis à me perdre mon meilleur ami et mon filleul ? cria Lydia en faisant les cent pas dans le salon de Scott et Kira.
_ Calme-toi mon cœur, souffla Jordan en l'attrapant doucement dans ses bras.
_ Non mais regarde dans quel état est Derek ! croassa la jeune femme en montrant le loup apathique sur le canapé.
_ J'aurais bien aimé t'y voir Lydia. Ce sartákar ne nous a pas rendu les choses faciles, grimaça Scott.
_ Un svartálfar, quand est-ce que tu apprendras à parler correctement, bon dieu. Rassure-moi, et dis-moi que ce n'est pas comme ça tous les jours, supplia Lydia à Kira.
_ Est-ce que c'est si grave que ça que Stiles ait été kidnappé par le sartákar ? demanda alors Jackson.
Lydia tourna rapidement la tête vers le bêta, ses yeux se plissèrent en lançant des éclairs.
_ Jackson. Je crois ne jamais te l'avoir dit mais, merci. Rompre est certainement le meilleur service que tu ne m'aies jamais rendu, asséna la jeune femme très sarcastique.
_ Bah quoi ? Stilinski est super fort maintenant. Il va leur faire ces trucs de luciole et revenir avec son môme.
_ Ce que j'aimerais que ce soit aussi simple, soupira la banshee.
Jackson regarda ses compagnons dans l'incompréhension, Ethan, Isaac et Malia le regardèrent, désolés mais surtout presque aussi tourmentés que leur alpha. Il tourna donc la tête vers les bêtas de Scott, qui ne semblaient pas enclin à lui apporter la confirmation qu'il recherchait.
_ Merde ! C'est si grave que ça ? demanda le loup blond.
_ Si on ne les retrouve pas à temps, ils mourront, ou pire... lâcha Derek en repensant aux paroles de son oncle.
OoO
Stiles hurla une fois de plus, quand un autre de ses doigts lâcha sous la pression exercée. Il en était à six. Son geôlier attendit que l'adrénaline redescende pour briser un septième doigt. Le druide hurla de nouveau.
Il essayait de reprendre son souffle, la respiration sifflante. Il me savait pas depuis combien de temps on le torturait. Son geôlier lui avait collé un petit talisman sur le crâne qui l'empêchait d'utiliser ses dons. En revanche, il avait activé une lente et tortueuse guérison qui permettait à son bourreau de se repaître de sa souffrance. Il n'en finissait plus de lui broyer, couper, mutiler, brûler les membres pour les laisser se reconstituer et recommencer. Tout en l'obligeant d'énumérer la classification périodique des éléments dans un ordre choisi par lui. Il ne savait pas pourquoi il faisait cela au départ, mais plus tard, il comprit que c'était une manière, de le garder bien conscient et lucide.
Son père, Boyd et Erica l'observaient, le regard vide. Mais bientôt, Erica s'approcha au niveau de son visage en rigolant.
_ Batman, tu devrais voir ta tête.
Le jeune homme hurla de nouveau, le huitième doigt lui avait été arraché.
_ C'est de ta faute si tu souffres. Tu es faible. Tu n'as jamais pu sauver personne. Ni moi, ni Boyd, ou ton père, alors ton fils...
_ Salope... je te jure, que si, HAAAAAAAAAAAAA !
Neuf. La louve morte émit un rire fluet et léger, irritant davantage les nerfs de Stiles.
_ Où on en était ? demanda son tortionnaire alors que le druide sentait déjà la morsure froide de la pince sur son dernier doigt.
Stiles lui cracha du sang au visage.
Son interlocuteur s'essuya lentement en prenant un autre outil sur la table. Il positionna la petite pince coupante sur son ongle, avant de le couper en l'arrachant, dans un mouvement circulaire, clairement maîtrisé. Le prisonnier cria avant de se mettre à pleurer.
_ Où on en était ?! cria le bourreau, sur un ton suraigu. Signifiant son plaisir malsain à entendre crier sa victime.
_ Cs, césium, balbutia le jeune homme avant d'hurler de nouveau. Le dixième doigt avait subi le même sort que les deux derniers.
L'espèce de psychopathe qui le torturait depuis des heures repoussa sa table avant de se redresser de sa chaise. Il avança vers son nouveau jouet et attrapa son visage en coupe.
_ Je suis si fier de toi, ta résistance est si élevée, je vais mettre du temps à me lasser de notre petit jeu. J'aime tellement le son de ta voix, ton corps... je reviendrai quand tes doigts auront repoussé. Je ne te donne pas la suite du programme. Je ne voudrais pas te gâcher la surprise.
L'homme sortit et laissa passer Peter qui avait amené de quoi nettoyer le carnage qu'avait fait la créature avec le corps du jeune druide.
_ Quel gâchis, ton corps est si beau, ton odeur si délicieuse. Je n'aurais pas profité de ta séquestration de cette manière. Remarque, il a de l'imagination, commenta le loup aliéné en l'observant des pieds à la tête.
_ Va, te faire, foutre, Peter, ragea le prisonnier.
_ Oh non, ce n'est pas comme ça que je voyais les choses entre nous, plutôt l'inverse à vrai dire. Vois-tu, notre ami commun pense que je vais me laisser avilir, quand il aura récupéré tes capacités en te sacrifiant à son dieu. Il faut croire qu'avoir Malia à ses ordres pendant plusieurs mois l'a grandement satisfait.
Il se mit à rire comme on rit à une bonne blague alors que Stiles renifla, dédaigneux.
_ Je compte bien le laisser s'occuper de Scott et de Derek pour que je puisse les achever. J'ai tout prévu, tu sais. J'ai laissé quelques traces pour qu'ils puissent te retrouver. Ainsi, je tuerai ce fauteur de trouble qui torture ta si jolie personne depuis des heures, et qui, malheureusement continuera pendant les jours à venir. Seulement après, je pourrai disposer de ton corps, te revendiquer et te soumettre. Tu me feras plein de petits Noa, bien obéissants.
_ Tu n'as vraiment rien compris, tu es pathétique. Ils seront beaux tous tes petits Noa, mais ils seront vides. Quand on les regardera, rien ne se produira. Ils seront semblables à mille petits garçons. Personnes ne s'intéressera à eux et encore moins toi. C'est parce que je l'ai protégé, parce que je me suis occupé vaillamment de lui chaque jour durant, parce que je lui ai apporté tout mon amour que mon fils est unique et si important. Quelqu'un d'inconnu en passant devant Noa penserait qu'il est semblable à tous les autres enfants. Mais quelque chose brille en lui. Quelque chose que les autres n'ont pas. Les hommes cultivent 5000 roses dans un même jardin, et ils ne trouvent pas ce qu'ils cherchent... et cependant, ce qu'ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose.
_ Comme c'est beau. Mais il sera aussi dans ton intérêt d'en créer d'autres, parce qu'aussi unique soit-il, demain, il sera sacrifié sur le Nemeton pour que tu retrouves toutes tes facultés.
Le regard horrifié que lui offrit Stiles le fit jubiler.
_ Oh ! Tu ne savais pas ? Je dois t'avouer que je trouve ça dommage aussi, comme tu dis, il est unique, mais il est de Derek, il n'a aucune utilité pour moi. Le plus ironique, c'est que s'il avait eu sept ans, le lien aurait été suffisamment solide pour qu'il survive à ses parents ou qu'il soit inutile de le tuer pour que tu récupères l'étincelle que tu lui as insufflée. Vois le bon coté des choses, il serait mort de toute manière. Autant rendre ça nécessaire et cérémonieux, expliqua le blond avec un sourire carnassier.
Le loup se pencha alors sur le druide toujours sonné par l'information, prit un linge mouillé dans le seau qu'il avait apporté avec lui et commença à nettoyer le sang séché qu'il avait partout sur lui.
_ Je te jure, Peter, que tu n'as aucun intérêt à me garder en vie ou libre de mes mouvements, car si j'en ai l'occasion, la mort sera encore une punition trop douce pour ton cas, cracha le druide entre ses dents.
Il entendit le rire fluet d'Erica et se tendit sur sa chaise de métal rouillé.
_ Je te l'ai dit Stiles, tu es trop faible pour sauver ton fils. Si tu te retrouves dans cette situation, c'est parce que tu l'as toujours souhaité. Tu veux être un martyr.
Il se força à ne rien répondre. Il savait que ce n'était pas elle qui parlait, Erica n'aurait jamais dit une chose pareille, Erica était la bêta de Derek, Erica était morte. Comme Boyd, comme son père. Mais parfois il se perdait dans ses paroles destructrices et la révélation de Peter ne l'aidait pas à garder la tête froide.
Elle tourna la tête vers la porte, et regarda de nouveau le druide avec un sourire goguenard.
_ Oh ! Le maître revient ! s'exclama t-elle toute heureuse.
OoO
Derek ne dormait toujours pas, il se tournait et retournait dans son lit. Il avait épuisé toute la meute dans leurs recherches, tout le long de la journée. Demain c'était la pleine lune, il serait plus réceptif et efficace. Ils avaient trouvé un début de piste, ce qui était encourageant et inquiétant à la fois. Le svartálfar n'avait jamais laissé aucune trace de son passage nulle part. Alors, pourquoi maintenant ?
Il fut coupé dans ses réflexions par la porte de sa chambre que l'on ouvrait très lentement. Lydia avançait doucement et silencieusement jusqu'en son centre.
_ Lydia?
La jeune femme tourna brusquement la tête vers lui, son visage déformé, les yeux sombres.
_ Ce qui donne un sens à ta vie disparaîtra avant le début du crépuscule, murmura la banshee avant de pousser un cri tonitruant qui glaça le sang du loup.
OoO
_ C'est l'heure.
Le svartálfar souleva la tête de Stiles qui, une fois de plus était méconnaissable. Il avait la respiration sifflante et du mal à maintenir ses paupières ouvertes, il aperçut du coin de l'œil les fioles d'énergie que son ennemi lui avait ponctionnées depuis le début de sa séquestration. Il pouvait sentir dans l'air, l'odeur de chair en décomposition et devinait, tous ses membres sectionnés ou arrachés, gésir tout autour de lui. La créature se pencha sur lui et huma bruyamment son odeur.
_ Je vais te révéler un petit secret. Si tu n'avais pas été séparé de ton compagnon, je n'aurais jamais appris ton existence. Mais tu l'as appelé avec une telle dévotion, après ton héritage, que tu as également attiré à toi toutes sortes de créatures bienfaitrices. Tes appels étaient perceptibles sur une distance impressionnante. Tu es tellement puissant. C'est une chance que tu aies été distrait par cet empoté de loup. Je n'aurais jamais réussi à te capturer.
_ Tue-moi qu'on en finisse, lança le druide fatigué.
_ Patience mon adoré, ce n'est pas encore le clou du spectacle. Je ne pouvais pas m'occuper de vous avant aujourd'hui, nous aussi, nous avons des traditions à respecter. Je vais d'abord me consacrer à ton étoile. A mon retour, je t'emmènerai au Nemeton, sur lequel se tiendra encore la carcasse sans vie de ta progéniture, et je ferai de toi un magnifique sacrifice. J'ai hâte de sentir couler dans mes veines toute ta puissance, exhala son antagoniste extatique.
Il le relâcha. Stiles pleurait à chaudes larmes sans émettre un son. Son tortionnaire fit coulisser la porte en métal rouillé et le druide put entendre son fils geindre sous la prise brutale du svartálfar.
_ NOA ! cria Stiles en tirant comme un fou sur ses liens.
_ PAPA ! répondit le petit alors qu'il l'entendait s'éloigner.
_ NOA ! NOA ! Noa ! Noa, continua le père dans une litanie qui s'épuisa tant son désespoir était à son comble.
Il sentit deux bras fins et doux entourer ses épaules, des cheveux blonds tomber en cascade sur son torse et le parfum si particulier d'Erica.
_ Ton fils appellera à l'aide jusqu'à ce qu'il comprenne que personne ne viendra le sauver. Il mourra dans la souffrance et avec la certitude que tu l'as abandonné. Comme tu nous as tous abandonnés. Tu as de la chance, Allison n'est pas là pour voir ta déchéance, souffla la jeune louve à son oreille, de sa voie sucrée et heureuse.
Stiles gémit en s'étouffant avec ses propres larmes. Il n'arrivait plus à se dire qu'Erica et tous les autres étaient un maléfice que son geôlier lui avait imposé. Ses paroles imprégnaient son esprit au fer rouge.
Il sentit un linge mouillé sur son bras et sursauta violemment. La politique du bon et du mauvais flic commençait à le faire grincer des dents. Il avait envie d'arracher la jugulaire de Peter à la petite cuillère, lentement et douloureusement.
_ Tu t'es déjà bien régénéré, commenta son tourmenteur avant de se pencher sur lui pour lui lécher la joue.
Une sorte de rugissement guttural retentit dans la pièce faisant trembler légèrement les instruments de torture disposés sur la vieille table médicale. Peter n'eut pas le temps de réagir plus avant qu'il fut décollé promptement du prisonnier.
_ Stiles, Stiles, tu m'entends ?
_ Scott, gémit l'interpellé.
_ On va te sortir de là, vieux. Les yeux de Scott tombèrent involontairement sur les membres en décomposition, les outils de torture, les..
_ Enlève-moi le... sur mon front, gémit le druide, coupant le loup dans son observation.
Le jeune Alpha attrapa le talisman et l'arracha du crâne de celui-ci. Stiles hurla et Scott se précipita pour le défaire de ses entraves.
_ Les fioles, brise les fioles.
Le loup s'avachit à moitié sur la table pour attraper les récipients et les briser dans ses mains. Derek lui était trop occupé à se battre avec Peter, en rage. Des volutes blanchâtres s'échappaient des flacons brisés pour s'échouer à l'intérieur de Stiles.
Ce dernier se redressa de sa chaise fit briser plusieurs de ses articulations avant que son torse ne s'illumine et que ses yeux ne fassent de même. Il tendit sa main vers Derek, le recouvrit d'une protection invisible avant de le téléporter au Nemeton. Ensuite, des lianes solides sortirent du sol pour attraper Peter et le maintenir bien immobile. Le druide s'approcha très près de son ancien geôlier, assez pour lui murmurer dans l'oreille.
_ Je t'avais prévenu Peter.
_ Stiles ! Ne fais pas ça, tu vas le regretter, supplia Scott.
Le jeune ljósálfar repoussa son ami d'une impulsion, l'envoyant valser dans la pièce. Puis deux lianes enchaînèrent les jambes du loup.
_ Reste en dehors de ça Scott, ou je te fais subir le même sort, menaça calmement le druide.
Il reporta de nouveau son attention sur le loup renégat.
_ La mort est trop douce pour toi, souffla-t-il avant de plonger sa main dans l'abdomen de son prisonnier.
Peter hurla alors que le jeune homme fouillait dans ses tripes. Il sentait ses forces le quitter. Stiles finit par sortir une grosse boule de poils de celui-ci, dans une gerbe impressionnante de sang noir. Il jeta sa trouvaille au sol et celle-ci se redressa pour secouer son pelage recouvert de sang et de muqueuse. Un loup. Un jeune loup noir. Ce dernier lança un regard effrayé à Scott et s'enfuit de l'usine désaffectée. La plaie béante dans le torse de l'homme se refermait déjà lentement.
_ Je ne vais pas m'arrêter là, Peter. Jamais plus tu ne pourras être loup. Jamais. Tu vas perdre la vue et la mémoire. Impossible pour toi de les recouvrir un jour. Et tu serviras ta famille jusqu'à ton dernier souffle. Ce sera ta raison de vivre. Les trahir causera ta perte, reprit Stiles toujours à son oreille.
Il posa sa main sur le front de l'ancien loup, recouvrant ses yeux et attrapant de son pouce et son majeur ses deux tempes. Sa victime hurla, alors que des faisceaux se dégageaient de la main du jeune homme. Ses yeux toujours incandescents de lumière se plissèrent légèrement sous l'effort.
Il finit par relâcher sa victime pour la laisser choir, inconsciente sur le sol. Il envoya un regard à Scott qui avait été libéré en même temps que Peter et lui adressa une dernière parole avant de disparaître comme une fumée mystérieuse.
_ Je te laisse t'occuper de cette merde.
Stiles arriva juste au moment où Derek se prenait un violent coup. Il ne fallut pas plus de quelques secondes à leur ennemi pour empêcher le loup de se transformer et de se mouvoir. Heureusement, deux choses étaient en sa faveur. La première, son ennemi avait fait l'erreur de laisser les fioles de mana qu'il ponctionnait depuis deux jours. Il avait donc beaucoup plus d'énergie, ce qui lui permettait de lancer des sorts assez lourds sans être épuisé. La deuxième, il était druide. Pour lui trouver le Nemeton c'était comme demander à une truie de trouver des truffes. Il avait donc pu prendre de l'avance en téléportant directement Derek là-bas pour gagner de précieuses minutes.
Noa était là, évanoui sur le Nemeton. Un pentagramme complexe dessiné avec du sang, son sang, celui qu'il lui arrachait depuis deux jours sous la torture. Derek était certainement arrivé à temps pour l'interrompre dans sa cérémonie funèbre.
Le svartálfar n'avait pas remarqué la présence de Stiles, aussi se dirigea-t-il vers l'enfant une dague aiguisée à la main.
_ NON ! cria le père en propulsant son ennemi en arrière. Il profita de cet instant de répit pour libérer Derek de son maléfice et courir vers son fils. Le crépuscule ne tarderait pas à tomber. Il ne fallait pas qu'il puisse arriver à ses fins. Il le sentait.
Il tomba à genou, au milieu de la souche pour récupérer son fils dans ses bras. Il se retourna en se relevant mais reçut de plein fouet l'arme de son adversaire entre la quatrième et cinquième côte, le svartálfar à moitié appuyé sur lui pour maintenir la dague bien enfoncée. Il croisa le regard cruel de l'homme en face de lui alors qu'il lâchait son fils. Dans la chute, Noa reprit conscience.
_ Papa ? osa le garçon alors que celui-ci s'accrochait fermement à son ennemi en crachant du sang.
_ Va. rejoindre. Derek, glapit le père en grimaçant.
Le svartálfar retira rapidement l'arme du corps du druide et une gerbe de sang tomba sur la souche aux pieds de l'enfant.
_ NOOON ! hurla Derek anéanti.
_ VAAaaa ! cria Stiles pour ne pas laisser le temps à l'enfant de comprendre ce qu'il se passait réellement.
Noa prit peur et courut vers le loup pour se cacher derrière ses jambes. Derek l'attrapa fermement et l'obligea à garder son visage contre sa cuisse pour ne pas voir ce qui était en train de se produire.
Stiles raffermit sa prise sur son antagoniste et utilisa toutes les forces qui lui restaient pour psalmodier un mantra que seul lui et son ennemi pouvaient comprendre. Ses tatouages s'illuminèrent comme jamais auparavant, d'autres runes apparaissaient sur son corps et de ses yeux incandescents s'échappaient des volutes semblables à celle des fioles un peu plus tôt.
Ses mains glissaient sur son ennemi. Aussi lui pinça-t-il plusieurs fois le bras pour l'approcher plus près de lui. Rien ne put le déconcentrer. Ni la violence du svartálfar, ni les protestations de Derek qui était incapable de l'atteindre dans le cercle de lumière, ni la peine de son fils qui criait et pleurait comme l'enfant qu'il était, ni sa vie qui s'échappait peu à peu de son corps.
Les deux créatures disparurent soudainement en une masse de poussière dorée qui lévitait dans l'air. Le cercle lumineux autour du Nemeton cessa et Derek tomba sourdement sur la souche. Noa se réfugia dans ses bras, complètement dévasté. Laissant libre court à leurs larmes, un murmure dans l'air leur parvint.
« Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça, c'est la condition de l'existence. Se faire printemps, c'est prendre le risque de l'hiver. Se faire présent, c'est prendre le risque de l'absence… C'est à mon risque de peine que je connais ma joie. »
Je vous promet le chapitre 6 le plus rapidement possible
Ne me tuez pas, sinon vous ne connaitrez jamais la fin. Pensez y...
A très vite.
