Disclaimer : Harry Potter, blabla, appartenir, blabla, J.K. Rowling, blablabla… (mais dites, est-ce que je ne pourrais pas avoir James ? Benh oui, il est mort, alors je demande. On ne sait jamais…)
Pairing : JamesSeverus (enfin, si on veut...)
Notes : Je les aime. Et euh, bon… °rit bêtement°
Pour : Nénichû.


Les mains

J'ouvre les yeux parce qu'il y a une gêne. Un problème, quelque chose qui ne tombe pas sous le sens. Un truc étrange, qui cloche et qui choque.
Il y a des mains autour de mon cou. Des mains qui sont doubles et qui ne m'appartiennent pas, grandes, fines et sèches. Les doigts sont longs et les ongles… s'enfoncent dans ma gorge, écorchent. Qui donc ?
Je veux tendre le bras mais pas moyen, il refuse de bouger. À vrai dire, il n'y a pas que lui ; mon corps entier semble immobilisé. Est-ce pour ça que j'ai tant de difficultés à respirer ? Non, ce sont les mains. Je promène mon regard, remonte à leur source, espérant reconnaître le visage.
Et en effet. Snivellus.
Il tourne les yeux vers moi, rictus aux lèvres. 'Sans la baguette, juste les mains' semble me dire tout son être, partagé entre folie et fierté.
« Lâche-moi. »
Ma voix ne tremble pas. À vrai dire, je suis étonné d'être si serein. Je n'arrive pourtant pas à me dégager de l'étreinte de Snape, pas plus que je ne parviens à remuer ne serait-ce qu'un orteil. Joli tableau.
« Je ne te laisserai pas filer.
– Ah. Et tu veux quoi ? » Je marmonne. « Me tuer ?
– C'est l'idée. »
Ses doigts se serrent plus forts autour de mon cou.
Non.
Il n'osera jamais aller jusqu'au bout.
« Je te hais, Potter. »
Un peu plus fort…
« Si tu savais à quel point je peux te haïr. »
Cela nous fait au moins un point commun.
Mais quand diable pourrais-je bouger ?
« Je veux que tu meures, Potter. »
Un peu plus fort…
Il me semble que j'ai du mal à respirer. L'air met plus de temps pour atteindre mes poumons.
« Alors ?
– Alors, quoi ? »
Un peu plus fort…
« Qu'est-ce que ça fait, de voir qu'on n'a pas toujours le dessus ? »
Encore plus fort.
Je vais mourir ?
Du mieux que je peux, je prends l'air assuré. Et je souris.
« Vas-y, Snivelly… Mais ça ne t'apaisera pas. »
Visiblement c'est une réponse qui ne lui plait pas. Il serre beaucoup plus fort, à tel point que ses ongles me rentrent dans la peau, me l'arrachant très certainement.
Mais je respire toujours.
« Y a qu'la vérité qui blesse… »
Parce qu'il me lâche.

Fin.


Mais encore… : Nén', merci merci merci ! °câlin°
J'espère que ça te plait. :D