Voilà pour le nouveau chapitre. Je suis désolé pour le retard car j'avais une mission intérim assez longue et je n'avais plus de temps à consacrer à la fic. Maintenant que je suis en vacance, vous aurez les suites plus rapidement.
J'ai ajouté deux personnages dans ma fic. Je donnerai des détails sur eux dans les prochains chapitres.
En espérant que ce chapitre vous plait toujours et n'oubliez pas la petite reviews. C'est rapide et agréable.
Chapitre 5
« Vous savez que mes six mois de célibat sont terminés ? »
Booth lui sourit.
« Ah bon ? Qu'est-ce que vous avez appris ? La sagesse ?»
Angela secoua la tête.
« Non, la raison. Ne jamais laisser un gamin de douze ans gérer votre vie sexuelle.»
Booth pouffa de rire.
« J'avoue que je trouvais étrange cette décision venant de vous. »
Elle se rapprochait doucement de lui avec un sourire un peu trop séducteur aux yeux de Booth.
« Ah bon et pourquoi ça, beau brun ? »
Bien que la voix de l'artiste soit sensuelle, il savait qu'elle n'était pas sérieuse mais cela n'empêcha pas, tout de même, de provoquer un frisson en lui. Il se rapprocha à son tour et se trouva assez près d'elle pour sentir son souffle sur son visage.
« Bien parce que vous avez un appétit sexuel hors du commun miss Montenegro.»
Elle ne s'attendait pas du tout à cette réplique venant d'un ancien enfant de cœur. La chaleur de sa voix plus le regard séducteur ne laissait pas la belle brune indifférente. Elle lui sourit chaleureusement.
« L'enfant de cœur peut revenir me voir.»
« Pas ce soir.»
« Je vous offre un autre verre ?»
Il secoua la tête tout en gardant son sourire.
La femme du barman les regardait de l'autre côté du comptoir.
« Ils sont trop mignons tous les deux.»
Son mari jeta un regard dans la même direction et sourit à son tour.
« C'est vrai qu'ils vont bien ensemble. Ça te rappelle le bon vieux temps.»
Elle lui envoya un sourire joueur.
« Tu veux dire quand tu étais jeune et beau.»
Il pouffa de rire et partit dans l'arrière salle prendre des bouteilles. Margaret reporta de nouveau son attention sur Angela et Booth. Quand elle travaillait dans le bar de sa fille, elle aimait beaucoup observer les gens. Elle avait tout de suite remarqué leur coup de blues lorsqu'ils étaient arrivés mais ils avaient l'air de meilleure humeur maintenant. Le souvenir du quiproquo de tout à l'heure la faisait légèrement glousser. Il fallait vraiment que cet homme soit en manque d'amour pour avoir imaginé un truc pareil ce qui prouvait qu'ils n'étaient pas en couple. Pourtant, en voyant leurs visages aussi proches, elle se posait quand même la question. Elle vit la belle brune lui faire signe.
« La même chose s'il vous plait.»
En remplissant les verres, La sexagénaire observait discrètement Booth. Depuis son entrée au bar, elle était persuadée de l'avoir déjà vu quelque part mais ne savait plus où.
« A Angela Montenegro, l'artiste la plus sexy de l'institut Jefferson ! »
« A Seeley Booth, l'agent très spécial le plus sexy du FBI ! »
Après avoir vidé le verre d'une seule gorgée, Angela observa Margaret en fronçant les sourcils ce qui attira l'attention de Booth. La barmaid ne bougeait pas, la bouche ouverte et fixait l'agent.
« Est-ce que vous avez un lien de parenté avec Hank Booth ? » Se décida-t-elle à demander
Booth et Angela échangèrent un regard.
« En effet, c'était mon grand-père. Vous le connaissiez ? »
« Tu parles que je le connais. Mon mari a combattu dans la 82eme avec Hank. Je m'appelle Margaret Collins.»
Booth lui sourit.
« Collins...Mais bien sûr...pops me parlait souvent d'un Collins qui a servi avec lui. Vous étiez même ses voisins à la base. »
« Tout à fait. Je me disais bien que je t'avais déjà vu. Dans mes bras mon garçon.»
Booth partageait une étreinte sans la moindre hésitation. Son grand-père avait énormément parlé de ce couple qui vivait à côté de chez eux et qu'il considérait comme de la famille.
« J'étais vraiment très proche de ta grand-mère. C'était vraiment une femme merveilleuse et qui m'a énormément aidée quand nos hommes partaient.»
Booth était très touché bien qu'il n'ait pratiquement aucun souvenir sa grand-mère.
« Merci. Je n'ai pratiquement aucun souvenir d'elle car elle est décédé quand j'avais neuf ans.»
Margaret prit le pendentif qui pendait à son cou entre ses doigts et baissa légèrement la tête pour ne pas montrer sa tristesse. C'est à ce moment que Booth et Angela purent remarquer à quel point sa grand-mère comptait aux yeux de cette dame.
« Je sais.»
Booth sentit la main d'Angela se poser sur la sienne et la serrer doucement. Il tourna la tête et aperçut les yeux brillants de son amie.
« Je suis désolée, Boothie.»
Il envoya un sourire reconnaissant et enlaça doucement sa main avec ses doigts.
« Merci, Angela.»
Leurs regards s'éternisaient alors que Jack, le mari de Margaret entrait dans la salle, une caisse à la main.
« Il va falloir recommander du vin.»
« Viens ici, chéri. Regarde qui voilà, c'est un mini Booth. »
« Ah nom de dieu ! la petite crevette ! » I'homme fit le tour du bar pour le prendre dans ses bras dans une accolade virile mais non moins chaleureuse. Booth fut un peu surpris car il s'attendait à une poignée de main mais il répondit aussi cordial. « Regarde-moi ce gaillard, le portrait tout craché de son grand-père. De plus, qui sait s'entourer de jolie femme.»
« Merci monsieur Collins. Je suis Angela Montenegro.»
Il prit sa main et posa ses lèvres sur celle-ci.
« Appelle-moi Jack, chérie.»
« Très bien, Jack.»
Jack reporta son attention sur Booth qui avait l'air de le scruter.
« Mais attends ! C'est avec toi que je suis allé pécher avec Pops quand j'étais petit.»
Jack était plus qu'heureux qu'il se souvenait de cette semaine de pêche car lui non plus n'avait pas oublié.
« Tu as de la mémoire. Tu avais sept ans il me semble.»
« Il devait être craquant à cette âge-là.»
Margaret répondait à Angela avec le sourire.
« Oh oui, il était vraiment mignon.»
« Pourquoi, je ne le suis plus ? »
Angela faisait mine de réfléchir.
« A vrai dire...»
Il fronça les sourcils puis fixa Margaret qui avait la même mimique que l'artiste.
« C'est vrai que ça demande réflexion...»
« Mais...»
Ils éclatèrent de rire puis Angela se jeta sur lui en l'embrassant sur la joue.
« Bien sûr que vous êtes toujours aussi craquant. Si je ne me retenais pas, je vous mangerai petite crevette.»
Booth semblait plutôt flatté. Il s'approcha d'Angela en la prenant par la taille.
« Méfiez-vous, miss Montenegro. J'ai la réputation de toujours mordre le premier.»
« Intéressant...»
Les Collins suivaient la scène avec amusement.
« C'est pas croyable de se retrouver après tant d'années.»
« Ca tu l'as dit, mon garçon. Ton grand-père est de loin le meilleur guerrier et meneur d'homme que la 82eme a eu.»
« C'est drôle. C'est ce qu'il me disait quand il parlait de toi. »
« Vraiment ?»
Sa femme pouvait remarquer à quel point son mari était ému. Hank a toujours été un héros à ses yeux mais pas que ça. Il était aussi le père qu'il n'a jamais eu. Ils s'étaient très vite liés d'amitié avec la famille Booth lorsqu'ils s'étaient installés à côté de chez eux. Jack était entré dans l'armée parce qu'à l'époque, c'était le meilleur moyen de se faire de l'argent. De plus, ils étaient logés sur la base. Jack était un jeune lieutenant quand il avait commencé à se battre sous les ordres du colonel Booth. Le courant était tout de suite passé entre les deux familles. Ce qui n'était qu'une amitié au début était vite devenu un lien profond. Ils étaient devenus une famille.
Rosy prenait toujours soin de Margaret quand les hommes étaient en déploiement. Elle l'aidait à calmer son angoisse qui s'emparait de toutes femmes de militaires. La peur de revoir l'amour de leur vie revenir dans un cercueil plombé. Elle avait aussi l'habitude de détourner son attention quand elle apercevait une voiture d'officier avec, dans leurs mains, la fameuse lettre de l'état-major annonçant la mort de leur conjoint. Hank se comportait comme un vrai père pour Jack. Il l'encourageait tout le temps alors son père n'arrêtait pas de le cogner et de le rabaisser constamment. D'ailleurs, elle se souvenait que la dernière rencontre entre les deux hommes avait été plutôt mouvementée.
C'était un matin comme tous les autres. Margaret plantait des fleurs devant la maison. Le jardinage était une vraie passion pour elle. Chose qu'elle partageait très souvent avec sa fille et Rosy. Elles trouvaient cela important d'avoir une belle demeure fleurie quand les hommes rentraient du front. Et puis, c'était toujours mieux que de tourner en rond à la maison.
« Je peux t'aider maman ? Moi aussi je veux planter des fleurs. »
Elle lançait un sourire à sa fille.
« Si tu veux ma chérie mais tu dois te changer d'abord.»
« Pourquoi ? »
« C'est la robe que tu préfères. Ce serait dommage de la salir, non ? »
« Ah ça non, en plus c'est Hanky qui me l'a achetée. Je reviens.»
Elle souriait. Hank adorait gâter la petite. Soudain, elle aperçut une voiture s'arrêter devant chez elle puis se leva en apercevant l'homme descendre du véhicule.
« Salut Margaret.»
« Que faites-vous ici ?»
« Vraiment sympa comme accueil.»
« C'est celui que je réserve à tous ceux qui ne sont pas les bienvenus dans ma maison.»
Elle le foudroyait du regard alors qu'il s'approchait.
« Je suis venu voir Jack et ma petite fille.»
« Jack n'est pas à la maison et je refuse que vous approchez ma fille.»
« Vous n'avez pas le droit de me refuser ça. Je suis son grand-père.»
« Vous n'êtes qu'un ivrogne. Vous n'avez pas été foutu d'être un père digne de ce nom alors comment avez-vous l'arrogance de dire que vous êtes grand-père.»
« Doucement poupée ! Jack doit vous avoir mal dressée pour que vous la rameniez autant.»
« Si vous pensez que vous me faites peur, vous vous gourez.»
Elle grimaçait au moment où il lui attrapait le bras. Au moment où elle allait lui envoyer une gifle, Hank se jeta sur lui et l'envoya valser sur la pelouse alors que Rosy rejoignait Margaret.
« Il t'a fait du mal, ma chérie ?»
« Non, il m'a juste serré le bras. Ça va aller.»
Hank leur demandait sans même se retourner.
« Qui est-ce ?»
« Le père de Jack. »
Il se relevait difficilement et s'approchait de lui.
« Ca fait un moment que j'avais envie de vous rencontrer. Que voulez-vous ?»
« En quoi ça vous regarde. Et puis vous êtes qui d'abord ?»
« Vous pouvez m'appeler Colonel.»
« Je suis venu voir ma petite fille.»
« Pour lui faire du mal comme vous faisiez avec votre fils ? C'est hors de question.»
« Je suis son grand-père et vous n'avez aucun droit de...»
Il s'était avancé rageusement vers lui et il fallait croire qu'il était assez idiot pour sauter sur un type comme Hank. Il se prit un coup de poing monumental en pleine figure qui l'envoya de nouveau au sol.
« Ca, c'est pour avoir fait de l'enfance de Jack un vrai cauchemar. Vous n'êtes qu'une merde et un ivrogne. Je vous conseille de remonter dans votre tas de chiotte et de ne plus jamais revenir.»
« Si tu crois que tu me fais peur. Allez approche, soldat.»
« Je te préviens. Ça va être plus dur que de cogner un enfant de douze ans sans défense.»
Les deux femmes les regardaient se battre sans être si inquiètes que ça pour Hank. Bien qu'ayant pris de l'âge, il avait toujours été bagarreur. Chose que lui reprochait bien souvent sa femme. Margaret avait toujours pensé que c'était ce qui faisait qu'ils s'entendaient aussi bien avec Jack. Il avait absolument le même caractère. Après tout, c'était des soldats. Hank avait clairement le dessus sur le père de Jack. Il l'envoya sur le capot et le prit par la gorge tout en lui parlant. Les autres n'entendaient rien car elles étaient trop loin. Une fois les hommes séparés, il partait sans un regard pour les autres. Margaret se jetait aussitôt dans les bras de Hank.
« Merci Hank. »
« Mais de rien. De toute façon, j'avais deux mots à lui dire. Il ne t'a pas fait de mal ? »
« Non, il m'a juste chopé le bras. »
Il vérifiait son avant-bras gauche.
« Tu vas avoir une légère marque.»
« Mon dieu, tu saignes.»
« Non, ce n'est pas mon sang.»
« Tu lui as dit quoi avant qu'il ne parte ?»
Hank regardait un instant sa femme avant de répondre.
« Rien d'important. Oh regardez qui voilà.»
Ma fille se jetait dans ses bras.
« Tu as fait quoi à ta main, Hanky ?»
« Je me suis blessé en bricolant ma voiture.»
Elle se tournait vers son véhicule avec un regard noir et le pointant du doigt.
« Méchante voiture !»
« Oui c'est vrai ! Méchante voiture !»
Il répliquait de la même façon qu'elle. Malgré la situation, nous éclations de rire.
