Un Big MERCI pour ces gentils commentaires.
Voilà le nouveau chapitre et n'oubliez pas de donner votre avis. ^^
Les deux hommes s'installèrent à une table. Jack avait ouvert une bouteille de Scotch qui n'était pas donnée mais il voulait vraiment fêter leurs retrouvailles après tout ce temps.
Les deux femmes se sourirent et Angela décida d'entamer la conversation.
« Alors cela fait longtemps que vous avez ce bar ?»
« A vrai dire, il appartient à notre fille. Nous l'aidons de temps en temps quand elle en a besoin. Cela nous occupe et elle nous prête le bar quand nous voulons faire une soirée. J'ai cru comprendre que vous êtes une artiste.»
« C'est exact.»
« quelle forme d'art vous attire le plus si ce n'est pas indiscret ?»
« J'ai commencé avec la peinture mais je suis assez polyvalente. Ça peut aller d'une conception par ordinateur ou alors dessiner un portrait.»
« Vous en avez de la chance. Moi j'ai un mari qui ne sait même pas faire un château de sable.»
Angela pouffa de rire.
« Cela fait cinq ans que je suis à l'institut Jefferson dans la section anthropologie. Je redonne les visages aux inconnus qu'on identifie.»
« C'est tout à fait fascinant. Vous devez être très douée.»
« Je me débrouille. Que faisiez-vous ?»
« Oh j'ai commencé comme enseignante et j'ai fini directrice au collège de fort Bragg.»
« C'est donc là-bas que vous avez connu la famille Booth ?»
« En effet, nous avons déménagé à fort Bragg dans les années soixante. Nous étions les voisins du colonel Hank et Rosy Booth. Nous avons très vite sympathisé avec eux et nous sommes devenus rapidement amis et même plus que ça. Rosy était une vraie mère pour moi. Elle m'a beaucoup aidée à calmer mes angoisses quand nos hommes partaient à la guerre.»
Angela regardait la dame avec beaucoup de peine. Elle ne pouvait s'imaginer voir partir celui que l'on aime sans être certaine de le revoir.
« Cela ne devait pas être facile.»
« Pas du tout en fait mais c'était la vie de la femme de militaire. Je me suis mariée très tôt avec Jack et il est entré dans l'armée pour subvenir à nos besoins. Il s'est engagé à dix-sept ans.»
« Vous avez bien de la chance d'avoir un mari si prévenant.»
« Oui je le trouve aussi mais on va se tutoyer si ça ne vous dérange pas.»
« Non au contraire.»
Les deux femmes se sourirent. Des éclats de rire attirèrent leur attention sur les hommes.
« Non, c'est pas vrai !»
« Si je te le jure, la grenade que j'avais lancée a rebondi sur une branche d'arbre pour retomber à nos pieds. Tu nous aurait vu Hank et moi courir comme des cons pour éviter qu'elle nous explose les fesses.»
Booth et Jack étaient littéralement morts de rire.
« J'aurai bien voulu voir ça.»
« J'ai mille histoires à te raconter sur ce bon vieux Hank Booth. Je n'avais jamais vu un homme dégager autant de charisme. On savait tous qu'il avait un sacré vécu derrière lui. Il a fait le débarquement à tout juste dix-huit ans, la Corée et ensuite le Vietnam...Ton grand-père était quelqu'un de très exigent mais pas du tout désagréable. Il savait se faire respecter sans être une tête de con. Tu sais le genre qui aboie ses ordres et prend tout le monde de haut. Lui essayait vraiment de se rapprocher de ses hommes. Il pouvait passer une heure ou deux à parler et plaisanter avec un nouveau venu alors qu'un autre ne lui aurait même pas accordé un regard. C'était assez rare pour un colonel à cette époque. Il disait toujours qu'on combattait en tant que famille. Qu'un soldat qui défend ses camarades est puissant mais qu'un homme défendant sa famille est invincible. C'est ce qui faisait notre force. C'est pour ça qu'on gagnait même en chargeant à sept contre un. Hank était toujours en première ligne, il ne laissait jamais quelqu'un passer devant lui pendant une charge. Je lui ai demandé un jour pourquoi et tu sais ce qu'il m'a répondu ?»
Booth qui suivait avec attention son discours fit un hochement négatif de la tête.
« Non.»
« Tu sais, Jack. Si un jour tu veux suivre ton instinct et inspirer tes hommes, tu dois être avec eux quand le métal pénètre la chair.»
Booth pouvait remarquer à quel point Jack portait en estime son grand-père. Cela se voyait tout de suite qu'il était beaucoup plus que son supérieur hiérarchique. Il pouvait le comprendre car il était aussi son seul modèle. Il était plus qu'heureux que les gens se souviennent d'un Booth comme d'un homme courageux et dévoué pour sa patrie et non un assassin.
« Vous avez l'air d'avoir traversé beaucoup de choses ensemble.»
« Ca tu l'as dit mon garçon mais parle-moi un peu de toi. Tu as fait le golfe si mes souvenirs sont bons.»
« C'est exact mais comment le sais-tu ?»
« Je suis resté en contact avec Hank après son départ de fort Bragg.»
« J'avais même pas dix-huit ans quand j'y suis allé. Je suis entré dans la formation le jour de mes dix-sept ans et j'en suis ressorti premier avec les honneurs et j'ai reçu le badge des tireurs d'élite. J'ai même explosé le score du stand de tir en regroupant cinq tirs dans une zone de trois centimètres tirés à un km. Je ne sais même pas si mon record a été battu mais je pense que oui.»
Jack lui souriait et bombait le torse.
« Ils ne s'attendaient sûrement pas à l'arrivé de Seeley Booth.»
« Surement pas. Mon instructeur m'a dit que c'était la première fois qu'il était impressionné par les performances d'un bleu. C'est lui qui a fait en sorte que je puisse partir aussi vite au front. Tu peux imaginer que j'étais comme un fou quand il m'a dit ça. Je me disais, je pars faire la guerre.»
Jack lui sourit, compatissant. Il venait à peine de se retrouver et il admirait déjà ce garçon. Il imaginait un Seeley Booth de dix-sept ans enfilant son armure et prêt à affronter l'horreur de ce monde. A l'âge où tous les ados de son âge ont pour seule occupation de savoir de ce qu'ils feront de leur samedi soir, lui ce serait encore pire. Il devra choisir entre appuyer sur la gâchette ou non. S'il doit tuer ou non. C'était admirable pour lui qu'un homme aussi jeune eut autant le sens du devoir et du patriotisme. Il n'aimait pas trop la mentalité des jeunes de maintenant qui pensaient que la guerre était comme dans les films de Rambo. Que cela consistait à défourailler sur tout ce qui bougeait. Pour lui, c'était les jeux vidéo qui rendaient les ados ignorant au monde qui les entourait. Avoir seulement cinq secondes pour prendre une décision qui pouvait changer le cour des choses.
A chaque tir, on meurt tous un peu.
C'était ce que lui avait appris Hank et il savait par expérience qu'il avait entièrement raison.
« Tu t'en aies bien sorti ?»
« Je suis encore là donc je pense que oui. C'était un peu chiant au début car j'étais très jeune mais j'ai su me faire respecter assez vite. J'ai vu pas mal de combat comparer à certains qui n'ont fait que marcher dans le désert et bouffer du sable.»
« Après tout, ça reste logique. Les rangers ouvrent la voie et ne sont jamais à l'arrière. Tu as ramené un souvenir de guerre ?»
Booth bu une gorgée puis lui sourit.
« A vrai dire deux. Une bronze star et une croix de guerre.»
« Putain, je suis impressionné !»
« Merci. Bien que ça fasse très plaisir d'avoir reçu des médailles mais cela n'a pas tellement d'importance pour moi. Les vrais héros sont ceux qui ne sont jamais revenus.»
« Bien dit mon garçon. A nos morts.»
Ils levèrent leur verre et trinquèrent.
« A nos mort !» La logique était de renverser une partie du verre sur le sol pour que leurs compagnons morts boivent avec eux mais comme ils étaient dans un bar, ils se retenaient. « Tu aurais vu le visage de Pops quand je suis revenu et quand il a appris pour mes décorations. C'était un regard que je ne pourrai jamais oublier. C'était partagé entre la tristesse et la fierté. Il était heureux pour moi mais il n'était pas idiot. Il savait qu'on ne gagne pas ce genre de médaille en étant un enfant de cœur. C'est même le seul qui ne m'a pas demandé de lui raconter ce qu'il s'était passé. Il m'a juste dit que si j'avais besoin de parler, il serait là pour écouter et non me juger.»
« Ton grand-père est passé par là aussi. C'est pour ça qu'il pouvait comprendre. Il était très doué avec les gens. C'était la personne que j'allais voir quand j'avais besoin de parler. Il savait trouver les mots même dans les pires situations.» Booth lui sourit et reporta son attention sur Angela et Margaret qui partaient un fou rire. « Elles ont l'air de bien s'entendre. C'est juste une amie ou il y a plus entre vous ?»
« Non, c'est juste une bonne amie.»
« Très bonne même...»
Il lança un regard qui en disait long ce qui fit rougir un peu l'agent.
« C'est vrai qu'elle est très attirante mais je ne pense pas qu'elle aimerait vivre avec un agent du FBI. Je sais qu'elle me trouve beau mais de là à dire que je l'attire.»
« Je l'ai vu tout à l'heure et je peux te dire qu'elle n'est pas indifférente à ton charme.»
« Vraiment ? C'est sûrement à cause de la téquila.»
« Ça doit jouer mais il n'y a pas que ça. Crois-moi, je vois tout de suite ce genre de chose.»
Booth fixait la belle artiste, songeur.
« Vous lui avez vraiment répondu ça ?» demandait Angela en riant.
« Je sais que j'étais un peu dure mais il l'a bien cherché.»
« Là, je suis entièrement d'accord.»
A l'autre bout du bar, un jeune homme de vingt-six ans fixait intensément la belle brune. Booth l'avait remarqué et le surveillait du coin de l'œil. Il ne l'aimait pas même sans le connaître. Ça se voyait que ce type était un don Juan et qu'il voulait qu'une seule chose. Mettre Angela dans son lit. Mais pas de chance pour lui, il se trouvait qu'elle avait le meilleur agent du FBI comme garde du corps ce soir.
Angela qui était en pleine conversation avec Margaret, n'avait pas vu le type s'approcher. Elle se raidit en sentant une main dans son dos.
« Pardonnez-moi mais je ne peux pas m'empêcher de vous fixer depuis un moment et je voudrais savoir si je peux vous offrir un verre.»
Alors qu'elle s'apprêtait à le rembarrer gentiment, un homme la devança.
« Non, elle ne veut pas.»
L'inconnu jeta un regard sur Booth et lui demanda sèchement.
« Et vous êtes ?»
« Armé.»
Il repoussa la partie gauche de sa veste juste pour montrer son 45, ce qui calma tout de suite l'autre qui paya sa consommation et partit. Angela échangea un bref regard avec son amie et reporta ses yeux sur l'agent.
« Pourquoi vous avez fait ça ? Il était beau garçon.»
Bien qu'elle veuille le rembarrer aussi car elle n'avait pas aimé son air sûr de lui mais elle voulait comprendre pourquoi il avait réagie comme ça.
« Peut-être mais je n'aimais pas sa tête. Avec tout ce qui se passe de nos jours, on ne sait jamais. C'était peut-être un violeur ou un tueur.»
« Qui vous dit que je ne suis pas une mante religieuse ?»
Elle lui envoya un regard coquin ce qui fit pouffer de rire l'agent.
« Ben justement, j'ai évité à ce pauvre malheureux de se faire dévorer par une tigresse qui a jeuné pendant six mois.»
Elles rirent.
« Tu aurais dû lui montrer ton badge. Il doit penser que tu es un gangster.»
« C'est pour cela que je lui ai fait une offre qu'il ne peut pas refuser. »
Cette fameuse phrase tiré du film, le parrain.
« C'est Don Boothie.» rit Angela.
« Très viril comme nom de mafieux. Tu veux quoi, chère parrain ?»
« Je viens chercher des cacahuètes pour Jack et moi mais nous ne sommes pas contre d'avoir deux belles femmes qui se joignent à nous.»
Angela croisa les bras et tourna la tête de l'autre côté.
« Je ne sais pas. Je n'ai pas beaucoup aimé la façon dont vous avez repoussé le beau garçon.»
Booth s'était approché d'elle avec son sourire charmeur.
« Petite menteuse. Je sais que vous aimez qu'un homme enfile son armure pour vous.»
Margaret savait qu'Angela faisait semblant d'être vexée. L'artiste se mit à sourire en regardant le bel agent.
« Tout dépend de ce qui se cache en dessous.»
« Ah ça, motus sauf entre minuit et les couvertures. Il y a ses deux belles blondes qui me font de l'œil depuis tout à l'heure.» Il envoya un léger coup d'œil aux deux femmes sur la banquette avec un sourire charmeur puis fixa discrètement Angela. Comme il s'en doutait, son regard s'était durci. « Vous ne laisserez pas ces deux mantes religieuses dévorer une petite crevette sans défense ?» Fit-il de son air de chien battu.
Angela échangea un regard avec Margaret puis éclata de rire.
« D'accord mais vous nous laissez cinq minutes et on vous rejoint.»
Booth partit, le sourire victorieux.
« C'est la première fois que je le vois aussi séducteur. Il est plutôt du genre pudique.»
« Et cela te déplaît ?»
Margaret avait ce sourire en coin qui voulait tout dire qui s'élargit en voyant sa réponse. Pas de parole mais un simple sourire coquin.
« Si on en revenait à la discussion. Donc ton ex sort avec ta meilleure ennemie de la fac et cela te dérange. Tu as encore des sentiments pour lui ?»
« Oui et non. Je veux dire, on a rompu. Ce n'est pas comme s'il m'avait trompé ou autre chose ce qui m'aurait donné une raison de le haïr. On a souffert tous les deux de cette rupture. Ce n'est pas parce que je ne l'aime pas qu'il doit la quitter. Après tout, je lui avais bien dit que je pouvais tomber de nouveau amoureuse de quelqu'un donc il fait ce qu'il veut. Mais ce qui me gonfle est qu'il a le sourire d'un ado qui a un béguin de collégien et qu'il m'ignore totalement.»
« Ne crois-tu pas que c'est parce que tu es célibataire que tu réagis comme ça ?»
« Tu veux dire que je ne suis pas jalouse d'elle mais je le suis parce qu'il est passé à autre chose alors que moi non ?»
« Une rupture est plus facile à vivre quand les deux sont célibataires. De plus, tes six mois de célibat ne t'aident pas. Tu devrais peut-être envisager de tourner la page et de faire des rencontres ou je ne sais pas, approfondir une relation avec quelqu'un que tu connais déjà...» Angela fronça les sourcils puis jeta un bref regard sur Booth. « Tu n'as jamais pensé qu'il pourrait se passer quelque chose entre Seeley et toi ? Il n'y a pas d'attirance sexuelle ?»
« Ça reste entre nous ? En fait si. Je veux dire, Tu l'as vu, il est grand, fort et sexy puis il a une arme. Sexuellement, il m'attire énormément mais il y a une chose à prendre en compte.»
« Tu penses à ta meilleure amie.»
« Oui, j'ai essayé de les mettre ensemble pendant quatre ans mais à vrai dire, je commence sérieusement à désespérer. Elle ne veut pas comprendre que ça peut agacer Booth qu'elle sorte avec son supérieur. Elle me sort qu'il aurait été culotté de la critiquer parce qu'il a eu une relation avec notre patronne, Camille. Bien que ce soit ma meilleure amie, je ne suis pas d'accord avec elle. Ils se connaissent depuis quinze ans et sont sortis à plusieurs reprises ensemble donc ça n'a rien à voir. Et puis, il connaissait ma meilleure amie depuis un an seulement. Je me demande comment elle peut lui faire ça après tout ce qu'ils ont traversé depuis. Mais dans un sens, je peux la comprendre un petit peu. Ça fait longtemps qu'elle a pas eu d'homme dans sa vie et elle tombe toujours sur des abrutis alors elle a foncé sans réfléchir.»
« C'est peut-être ce que tu devrais faire. Si elle est bien avec ce type, c'est bien pour elle et en tant qu'amie, tu dois respecter ses choix. On ne peut pas forcer les couples à se faire. On doit les laisser mener leurs vies comme ils l'entendent.»
« Tu as raison. C'est leurs vies et j'ai déjà la mienne à gérer.»
« Exactement...» Son portable vibra. « Oh un texto.» Elle le lu rapidement en souriant. « Ils sont trop mignons. Une amie a sa chienne qui a fait des petits.»
Elle plaça le portable sur le comptoir et démarra la vidéo.
« Ils sont vraiment craquants.»
« Sur les sept, elle peut seulement en garder deux. Elle veut savoir si j'en veux un.»
« Tu as des animaux domestiques à la maison ?»
« Oui trois. Deux boxers et mon mari.» Les deux femmes pouffèrent de rire. « En plus, ceux-là sont aussi des boxers pure race. On en a perdu un il y a trois semaines, il avait douze ans.»
« Je suis désolée.»
« Merci, on s'y attache vraiment à ses petites bêtes. Mais encore, il a vécu longtemps. Les boxers de race n'ont pas une grande durée de vie. Ça dépasse rarement huit ou neuf ans. Jack ne va sûrement pas vouloir. Il disait que trois chiens c'était de trop.»
« C'est dommage, ils sont si adorables.»
Elles regardèrent la vidéo tristement puis jetèrent un regard aux hommes.
« J'ai une idée.»
alors ? bien ? pas bien ? :)
