Résumé : Suite à un drame mondial, Hermione devra accomplir sa septième année au temps des maraudeurs. Projetée vingt ans dans le passé, sans billet de retour, il lui faut surmonter sa peine face à ceux qu'elle sait voués à la mort, autant que sa haine envers les traitres de toujours dont on vantait la loyauté au bien. Cependant, l'amour se mêle à sa mission, sous les traits tantôt angéliques, tantôt démoniaques d'un serpent venu tout droit de son époque à elle. Pour le sauver, la seule solution est de déjouer le temps, de devenir celui qu'elle combat, et de... Patienter.

Disclaimer : Eh bien... L'univers de Harry Potter appartient à cette merveilleuse J.K.Rowling, ainsi que l'intégralité des personnages de ma fic. Et mon titre appartient à Manau. Pardon, pardon...

Note de l'écrivain : Les écritures en italique sont les pensées d'Hermione. A ne pas confondre avec l'écriture normale qui est d'un point de vue externe Je prévois cette fic assez sombre, et bien qu'il y ait un scénario derrière le point principal reste et demeure l'évolution au niveau social, et amoureux. Oui un peu à l'eau de rose sûrement. Je n'ai pas le talent de nombre de ces auteurs de fan-fiction, mais j'espère que"L'avenir est long passé" plaira malgré tout.

Ceci est un corrigé. J'ai modifié plusieurs fois le chapitre initial, j'espère qu'il plaira davantage.


PROLOGUE

Février 1978

Hermione s'agrippa au cou de Drago Malefoy comme si sa vie en dépendait, ce qui lui semblait être un peu le cas. Combien de fois avait-elle cru mourir parce qu'il n'était à ses côté ?

« Tu l'as tué ! » Lui souffla-t-il, et elle ne sut si c'était un reproche.

« Avais-je le choix ? »

Elle s'écarta quelque peu et leva vers lui un regard rougi de larmes, les traits tirés, ses cheveux lui retombant lourdement sur le visage. Il lui prit presque violemment le menton entre ses mains, leurs figures infiniment proches, leur souffles se mêlant, et vissa ses yeux durs dans ceux, éprouvés, de la jeune fille.

« Et Tu-Sais-Qui ? » Questionna-t-il avec brutalité, resserrant sa poigne.

« Il était là quand je suis entrée… Il a rit… et…

― Et ?

― Il a dit que… » Elle peinait manifestement à relater les paroles du Lord, craignant la réaction du garçon.

« Que tu as toujours été lâche, quel que soit ton camp… »

Elle vit le visage de Malefoy se contracter.

« Puis, il a disparut, en précisant que demain, Poudlard tombera à ses mains.

― Demain ?... » Il relâcha le menton d'Hermione, ses mains retombant mollement le long de son corps, et s'affaissa sur le lit aux côtés de la jeune fille. Elle lui posa quelques doigts sur le bras, tendrement, le voyant maintenant au bord du désespoir.

« Malefoy… Demain est un autre jour.

― Oui, un autre jour. Un dernier jour… » Sa voix s'était brisée.

« Excuse-moi Granger. Pardonne-moi de mon comportement agressif, j'ai eu peur pour toi… Et maintenant, j'ai encore plus peur. Parce que demain… »

Elle lui scella les lèvres de sa main tremblante, le dévisageant de ses grands yeux effrayés, presque résignés, mais dans lesquels brillait encore une lueur d'amour que nulle appréhension n'éteignait.

« On a bien échoué, hein ?

― Oui… Demain…

― Demain le Lord nous abattra. »

Les épaules d'Hermione furent secouées de sanglots à l'écoute de cette lucidité qui lui rappelait que trop bien sa propre pensée. Elle fléchit légèrement, s'appuyant à la recherche de réconfort contre Malefoy qui l'enveloppa de ses bras et déposa un baiser sur son front. Ils ne parlèrent pas ; ils n'avaient pas besoin d'échanger leurs opinions sur le lendemain. Il n'y avait plus l'éventualité de quelques plans de dernier recours. Ils leur faudrait subir.

Drago se leva avec raideur, enjamba le cadavre au pied du lit, le recouvrit d'un drap, et sans brutalité, il referma les fenêtres qui laissaient un froid glacial pénétrer la chambre.

« Reviens près de moi…

― Je suis là. » Lui murmura-t-il dans l'oreille.

« Je t'aime…

― Ne dis pas ça, ce sont des mots qui sonnent la fin. Demain est un autre jour. » Et il déposa ses lèvres fines sur celle de la Gryffondor, les closant d'un baiser, violemment. Désespérément. Parce qu'ils avaient la certitude qu'ils ne seraient plus de ce monde le lendemain. Parce qu'ils en avaient jamais eu autant envie que dans ce décors macabre qui avait été le théâtre de leur amour, durant les six mois précédents.