Bonsoir ! Je me suis sentie obligée de scinder ce chapitre (que je prévoyais comme l'avant dernier) en deux car il était trop long. Du coup, ce chapitre là n'est que la moitié de l'original, et j'en suis désolée, car c'est la moitié la plus médiocre à mes yeux... Je me sens mal de poster un truc pareil... M'enfin, bonne lecture.
Ps : Je vous autorise officiellement à sauter quelques lignes, pour ce chapitre exclusivement !
Nomuteiru Doragon : Merci pour cette review... je sais, je me foule pas trop pour ma réponse, mais tu sais très bien tout ce que je pense de tes reviews... et je foulerai davantage quand t'auras posté la suite de Outworld mouahahaha ! Je suis machiavélique !!! (Ca me rappelle quelqu'un xD ) Kiss kiss kiss
Calim : Je m'excuse mille fois en avance, je bâcle un peu cette réponse, honte à moi, pardon, pardon, pardon... Mais je suis claquée... Et d'ailleurs, je voudrai savoir si tu as msn, parce que si j'entame une nouvelle fiction, j'adorerai pouvoir me dire que tu es là pour un coup de pouce au cas où... C'est osé, hein ! En tous cas, je te remercie aussi mille fois pour tout l'espoir que tu parviens à m'insuffler avec tes mots d'encouragement. Grâce à toi, j'ai l'espoir que ma fic plaise ! Bisous !
NandouilletteMalfoy : tiens au fait, je t'ai jamais dit que j'adore ton pseudo ? Il m'a toujours fait délirer xD Et dis-moi, tu le trouves beau Tom Felton ? Parce que moi non berk berk BERK !!! Bisous !
Kaomisha : J'ai honte du torchon que je poste ce soir, quand je relie ta dernière review... Bouhouuuu... Mais je te fais la promesse que le prochain sera meilleur, celui là était une passe obligée. Gros bisous !
Drago-Hermione : tu as le droit de dire que cette suite n'était pas terrible, mais ne lâche pas l'affaire, le prochain sera plus palpitant... Promis juré !!! Gros bisoous !
Jouzetsuka : Alors ce chapître était très porté sur le mal qui a pris possession de poudlard, il a certainement répondu à certaines de tes questions... Mais pour ce qui est des autres, ce sera dans le prochain chapitre... Tu peux me dire que celui-ci est lourd, parce que moi-même je le trouve un peu dénué d'intérêt, mais pourtant paradoxalement, j'ai adoré l'écrire, et j'ai hate de passer au suivant qui est déjà plus qu'entamé, presque fini même. Groooos bisous !
Klo : Un Drago sentimental, oui, c'est le rêve... Raaaah ! Et pour te répondre, après cette fic, je pense à en entamer une autre, une grande, une longue... Relatant les années poudlard de McGonagall qui, précisons-le, était environ la même année que Tom Jedusor... De suite, mon imagination qui tourne plein pot : MacGo/Jedusor, une passion impossible hihihi ! Pour le titre je pense à "Cette vie entière que nous n'avons pas vécu" ou bien "cette promesse non tenue", dis-moi vite ce que t'en penses. Et ne te laisses pas décourager par la médiocrité de ce chapitre décevant, le prochain sera meilleur...
Ninia Black : Elle vaaaaa crever en enfer !!! Comme moi ! Comme toi ! Non pas toi. Ni moi d'ailleurs... et elle non plus. Quoi que l'enfer, elle n'en est pas loin xD Grosses bises affectueuses à toi aussi... !
CHAPITRE 20
« Tu pénètres maintenant dans la cage aux fauves, Granger. » Dit Malefoy, lui enserrant la main avec davantage de fermeté. Il avait parlé durement, mais ne pouvait dissimuler le pli qui barrait son front soucieusement, signe qu'il s'inquiétait pour elle.
« Il y a encore des Serpentards dans les couloirs ? » S'enquit-elle avec une anxiété qu'elle ne parvenait à cacher.
« Peu. Ils sont pour la majorité chez les Poufsouffles. Tu as ta baguette ? »
Il lui conseilla ensuite, tandis qu'ils marchaient d'un pas précipité, d'être prête à stupéfixer le moindre élève qui présenterait une menace.
« Sauf s'ils sont supérieurs à quatre.
― Et dans ce cas ?
― On improvisera. » Son bel aplomb avait disparu.
Au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient de la Tour Gryffondor, un vacarme de cris, de détonations, de grondement sourd leur parvenait, s'amplifiant peu à peu. Inévitablement, ils tombèrent sur un groupe d'élèves tout de noir et vert vêtus, à l'expression peu amène. Ils étaient plus de quatre, compta Hermione paniquée.
« Qu'est-ce que tu fais là, Malefoy ?
― Laissez-moi passer. » Répondit le jeune homme, plus hautain que jamais. Mais elle le sentait trembler de tous ses membres.
« Qu'est-ce que tu fais avec Granger ? » Questionna alors la voix doucereuse de Severus Rogue. Il s'était avancé, son regard sinistre braqué sur le couple.
Drago lâcha imperceptiblement la main de la jeune fille pour lui agripper le bras, qu'il tira avec violence, lui arrachant un léger cri.
« J'en fais une affaire personnelle. Elle m'a causé trop d'ennuis. » Et il la poussa brutalement devant lui, commençant à s'éloigner du groupe, contournant les futurs mangemorts.
« Laisses-le Rogue, tu vois pas qu'il a ses couilles à vider ? » S'exclama un autre Serpentard, avec un rire gras. Mais alors que Hermione et Drago s'en allaient, la voix de Rogue s'éleva, à peine audible :
« Comme c'est drôle. Granger encore vivante, et accompagnée de son chevalier servant… »
Elle sentit le jeune homme blond tressaillir, mais ils ne s'arrêtèrent pas, et arrivés hors de vue de Rogue et de ses acolytes, il souffla :
« Il sait tout.
― Il va tenter de prévenir les autres ? » S'inquiéta Hermione, se massant le bras avec une grimace.
« Je l'ignore. Je t'ai fais mal ? »
Elle haussa les épaules, mais déjà, ils arrivaient devant la salle commune des Poufsouffles. Partout, ce n'était plus que dévastation, mal et terreur. Une partie du mur avait été détruite, par un sortilège certainement, et de sous l'amas de pierres quelques gémissements s'élevaient. Elle entendait les cris d'horreur, et les rires méprisants des assaillants. Elle voulut s'élancer, ulcérée, mais Drago la retint par le bras. Il l'attira à lui, l'étreignant brièvement, l'enveloppant de l'iode qu'elle aimait tant.
« Je vais essayer de distraire un peu les Serpentards ou du moins de les retenir, emmène le plus d'élèves avec toi jusqu'à la tour Gryffondor. » Il la regarda gravement, l'océan de ses yeux dilaté par la frayeur. « Ne t'attardes pas auprès des victimes, des blessés, même si c'est injuste. Occupes-toi de sauver le plus de vie possible…
― Et après ? »
Il ne répondit pas, se contentant de lui caresser la joue avec une douceur que le tremblement de ses doigts rendait maladroite.
« Je te rejoindrai dans ta chambre à minuit et demi, alors.
― Le mot de passe, c'est… » Il hésita, et ses lèvres esquissèrent l'ombre d'un pâle sourire. « Le mot de passe c'est : « Quand la brume nous enveloppera, je te dirai… ». Un peu long, hein ? »
Leurs lèvres s'effleurèrent ; elle partit en courant, et s'engouffra dans la salle commune ravagée. Peu la remarquèrent parmi l'effervescence. Des Serpentards par vingtaine étaient occupés à soulever les pierres écroulées du mur, à l'aide du sortilège « wingardium leviosa », qu'ils prenaient un grand plaisir à projeter contre les plus courageux de Poufsouffles. Ils hurlaient de rire…
Des corps gisaient au sol, un sang pourpre s'étalant autour de certains d'eux, dans la plus grande panique, dans la cohue de centaines d'élèves qui s'affairaient autour des blessés, devenant eux-mêmes cibles des futurs mangemorts. D'autres couraient en tous sens, cherchant vainement une cachette, criants à plein poumons lorsqu'ils étaient fauchés par un sort qui les projetaient à terre, où ils étaient encore agités de spasmes douloureux.
Hermione se fraya un passage dans la salle, et lorsque des mains faibles et rougies lui agrippèrent le bas de la robe, suppliantes, elle serra les dents, se maudissant, et continua son chemin. Reconnaissant Gary, elle s'élança vers lui et l'empoigna au bras sans douceur.
« Gary ! Il faut que…
― Jéromine n'est pas avec toi ?
― Elle est en sécurité. » Répondit la jeune fille, à la fois agacée qu'il s'en inquiète alors qu'une clameur de souffrance montait au sein de sa maison, mais à la fois, son cœur se réchauffa à l'idée que Jerrie avait trouvé quelqu'un de sincère et d'attentionné.
Alors, rassuré, il put laisser éclater son propre désespoir. Il attira Hermione à l'écart des regards, courants le dos courbé, et s'écria :
« Ca dure depuis… J'ai perdu la notion du temps… Mais depuis trop de temps ! Quand ils ont défoncé la porte, outre ceux dont le corps est enfoui dans les pierres, ils ont jeté un sortilège d'incendie à Anthony Chourave… » Il eut un haut le cœur, les yeux humides de larmes. « Parce qu'il tentait de s'opposer à eux… Parce qu'il s'était montré courageux… Il a brûlé VIF, Hermione, brûlé vif ! C'était une torche humaine qui poussait des hurlements inhumains…
― Pourquoi n'essayez-vous pas de fuir ? La porte est devenue assez large pour permettre à tout le monde de s'échapper !
― Pour aller où ? » Il leva vers elle un regard sombre. « Se séparer et courir dans les couloirs serait inutile. Nous n'avons nulle part ailleurs où aller. Ici, nous sommes tous ensemble au moins…Et chez les Gryffondors, vous vous en sortez ? »
Elle marqua une certaine hésitation, embarrassée de leur prospérité, tandis qu'ici la mort frappait…
« Personne ne s'est encore attaqué à notre tour. Le mot de passe n'a pas été transmis…
― Ah, j'imagine que vous devez être à l'aise, dans la chaleur de votre dortoir, sans soucis… Peut-être même riez-vous des pauvres Poufsouffles qui doivent chier dans leurs frocs. » Lança-t-il, cinglant, ses joues rondes dessinant la marque de ses mâchoires contractées.
« Ne dis pas de bêtises, tout le monde s'inquiète. On est plusieurs à être sortis chercher les autres maisons…
― Tu es venue nous chercher ? Nous aider ? »
Elle acquiesça sans faire montre d'aucune fierté.
« Il faut faire vite, Gary. Quelqu'un va tenter de distraire les Serpentards, pendant ce temps, il faut faire bouger le maximum de Poufsouffles jusqu'à la tour Gryffondor. Tu es prêt ?
― Tu mèneras la marche, tandis que je rameuterai tous les élèves possibles. Au moindre problème, ne t'arrêtes pas Hermione, continues d'indiquer le chemin, tu es la seule à connaître le mot de passe. »
Ils se levèrent d'un bond, à découvert, et se lancèrent aussitôt dans l'accomplissement du plan. A l'image du phénomène de la boule de neige, au départ deux Poufsouffles s'écrièrent qu'Hermione les sauvait, et se préparèrent à la suivre, mais bientôt, ils furent des dizaines à la rejoindre, en courant, en boitant, en prenant appui sur une tierce personne… Des élèves aux visages ravagés par des marques de brûlure, par du sang séché, ou simplement par l'épouvante qu'ils ressentaient.
Et pendant ce temps, les Serpentards s'étaient quelque peu détournés, absorbés par un incident hors du champ de vision d'Hermione. Néanmoins, elle crut reconnaître la voix méprisante de Drago. Son cœur s'accéléra l'espace d'un instant. Il était si près, et pourtant si inaccessible. Elle espérait ardemment qu'il ne lui soit encore rien arrivé ; le reverrait-elle seulement ? Oui, se força-t-elle à penser, il y avait ce nouvel espoir d'une vie partagée avec lui. Cette idée la raffermit, et d'un pas plus certain, elle quitta la salle commune dévasté, emplie de pleurs, de gémissements, de l'odeur de la chair grésillante, du sang. Suivie d'une véritable procession de Poufsouffles, elle accéléra le pas.
Les Sepentards… Ils n'avaient encore jamais aussi bien porté leur nom. Les couloirs semblaient infesté de serpents. Il y eut des bruits de sortilège, des cris, tandis qu'elle poursuivait, parce qu'elle devait atteindre la tour.
« Brossdur 140. » Prononça-t-elle, une infime partie d'elle-même soulagée d'être arrivée.
Et de l'intérieur de la salle commune, qui lui paraissait chaude, lumineuse et apaisante, une ovation monta de l'ensemble des Gryffondors et des Serdaigles réunis.
Qu'il y faisait bon, avec sa douce lueur chaleureuse, ses centaines de visages qui souriaient l'espérance d'une victoire prochaine, qui souriaient malgré leurs peurs, qui souriaient avec courage. Ils l'acclamèrent, la félicitèrent, la remercièrent, lui donnant l'impression d'une grande famille qui l'accueillait, qui avait tremblé pour elle, et qui respirait à nouveau. Tous s'agitaient avec douceur autour des Poufsouffles, avec la fraternité que les maisons se réservaient entre elles. Ce soir, nous sommes une grande maison contre des envahisseurs, songea Hermione, le baume au cœur.
Ici, on écoutait avec compassion le récit d'une seconde année ; plus loin on rassurait le préfet sur le sort de ses frères et sœurs qui n'avaient pas suivi le cortège des échappés ; devant la cheminée on avait étendu le corps inanimé d'une jeune fille, et les plus compétents lui lançaient sans succès des sortilèges de soin. Mais elle n'aperçut ses amies nulle part. Evidemment, la salle commune était si bondée que se déplacer y était devenu pénible, alors elle n'espérait pas repérer deux personnes en particulier parmi les centaines de têtes qui s'affairaient. Mais lorsqu'elle interrogea un Gryffondor, il lui répondit, sérieux comme un pape :
« Jéromine Habbot est partie avec Sirius Black et Peter Pettigrow. Ils sont retournés auprès des Serdaigles qui n'ont pas pu les suivre tout à l'heure…
― Et Lily ?
― Avec James, il a dit qu'il venait vous aider chez les Poufsouffles. »
Elle hocha la tête, soulagée, puis soudain tressaillit, en proie à une sombre déduction. Et Gary arriva à pic.
« Toi qui es un Poufsouffle, par combien de couloirs différents peut-on joindre la tour Gryffondor et la votre ?
― Habituellement deux ou trois, mais ce soir, il n'y en a qu'un qui est empruntable.
― Tu en es s…
― Oui ! » Et l'éclat affolé de son regard la convainquit de la véracité de ses propos. Elle lui posa une main tremblante sur l'épaule.
« Je quitte un petit moment la salle commune, il faut que…
― Je t'accompagne. Tu vas chercher Jéromine, c'est ça ? »
Elle secoua la tête avec vigueur, plus par refus de sa présence que pour répondre à sa question, et lâcha :
― Il faut que quelqu'un veille sur ce refuge. » Rapidement, elle lança un sort sur les semelles de ses chaussures. « Au moindre problème, tu n'auras qu'à suivre l'empreinte légère que je laisserai à chacun de mes pas, pour me retrouver. »
Il hocha la tête, livide, et elle s'éclipsa.
Pour ceux qui auraient tenu jusqu'ici, je donne le programme du chapitre prochain.
Une scène avec Lily.
Une scène avec Jéromine et quelques mauvais garçons...
... La mort de quelqu'un... Et... Pour les coquines qui l'attendent : sa nuit avec Malefoy ! hihihi.
Tout ça est posté jeudi entre 18h et 20h. D'ici là, j'espère ne pas vous avoir trop déçu, comme je disais, c'était la mauvaise moitié ce chapitre. Mais du coup, puisque je l'ai séparé, il reste encore deux chapitres avant l'épilogue... (c'est pas que j'arrive pas à m'en détacher hein !!!)
