CHAPITRE 21

Une nouvelle fois, elle quitta le nid douillet des Gryffondors pour s'aventurer dans la fosse aux serpents, ce que Malefoy avait appelé « la cage aux fauves ». Mais cette fois, Malefoy n'était plus là pour la protéger.

Hermione ne se faisait aucun doute quant au soi-disant secours aux Poufsouffles que James avait prétendu : elle l'aurait croisé en chemin. Et de le savoir en compagnie de Lily ravivait ses vieilles craintes ; elle se remémora le regard fou de désir qu'il posait sur elle tandis que le polynectar lui donnait l'apparence de la rousse, et naturellement, ses pas la conduirent devant la Salle sur demande. Elle y entra, et presque aussitôt une masse se jeta sur elle en poussant un rugissement de rage.

Echevelée et livrée à un soliloque hystérique, Lily Evans recula d'un pas brutal, sans paraître reconnaître son amie.

« Je le savais, je le savais… Putain de salope comme toutes les autres ! Toutes là pour aguicher les mâles, quand c'est d'autres qui y passent…

― Lily ? Qu'est ce que tu racontes ? »

La rousse braqua sur Hermione un regard exorbité, d'où coulaient des larmes rageuses. Elle se mit à hurler :

« Il l'a fait, il l'a FAIT ! »

Et brusquement, elle releva les pans de sa robe de sorcière déjà déchirée, laissant apparaître ses cuisses pâles où coulaient des traînées de sang.

« Cette nuit c'est le mal qui gouverne ! Le mal s'est emparé d'eux ! C'est fini, FINI ! Ils vont toutes nous SOUILLER… »

Elle darda à nouveau des yeux fous sur Hermione, semblant la voir pour la première fois, et poursuivit de sa voix épouvantée, les sombres élucubrations qu'elle proférait. La Gryffondor avisa alors la silhouette de deux jambes étendues au sol, dépassant derrière le lit. Prise d'un malaise, ne désirant pas savoir ce qu'il en était, et jugeant Lily impossible à faire revenir à la raison, elle quitta la Salle sur Demande en courant.


Mais dehors, en l'espace de quelques minutes, c'était devenu encore pire. Les couloirs qui étaient auparavant presque déserts, étaient désormais noyés d'une agitation qui suintait la panique. Des Gryffondors, des Serdaigles, et des Poufsouffles couraient en tous sens, frappés parfois par des sortilèges impardonnables qui les jetaient au sol ; leurs hurlements étranglés retentissaient, mêlés de gémissements de souffrances.

Hermione se faufila parmi la cohue, les yeux baissés, n'osant croiser le regard de personne, et traversa le couloir, zigzagant, craignant à chaque instant de recevoir un maléfice. Elle fut bousculée de part et d'autre, mais arriva saine et sauve dans le Hall d'entrée, étonnée que ses pas l'aient conduis là.

Ici encore, il y avait foule, mais l'atmosphère était différente. Bien pire même. L'air semblait imprégné d'une folie ravageuse, d'une violence sans nom, jouissive. Etait-ce l'odeur de chair calcinée piquant les narines, l'odeur de la mort ; ou la fumée opaque, qui se dégageait des corps humains encore crépitants, et qui embrumait le Hall ignoblement ? Ou encore était-ce les cris ambigus, les rires sans joie, ou les râles d'agonie des torches humaines qui bondissaient à travers la salle, avant de se convulsionner à terre, tandis qu'un grand cercle d'élèves se formait autour d'eux, et assistaient à leur supplice ?

Ici, Serpentards, Serdaigles, Poufsouffles et Gryffondors, tous semblaient frappé par cette même démence excitée qui flottait dans l'air. Hermione assista alors au plus abominable spectacle de sa vie.

Encerclée par un groupe d'hommes, Jéromine gisait étendue sur le ventre, couverte de sang, sa jupe retroussée au dessus de la taille. Ils semblaient la violer à tour de rôle. Avec un hurlement aigu, Hermione fendit le groupe de jeunes hommes. Un nouveau se couchait entre les jambes de son amie ; elle l'empoigna sauvagement par les cheveux et le retourna face à elle. Il avait encore une expression entre l'étonnement et le mépris lorsqu'elle lui planta sa baguette dans l'œil droit, lui arrachant un glapissement de douleur. Il y eut des exclamations surprises de ce rebondissement imprévu, puis des cris d'approbation, encourageant une nouvelle scène de barbarisme.

Elle retira sa baguette, en proie à l'horreur la plus totale ; le garçon, elle ne parvenait plus même à reconnaître un Serpentard d'un Serdaigle, grogna, puis s'affala sur Jéromine. Mais avant qu'Hermione ne puisse le pousser, un autre l'agrippa par derrière, et lui arracha sa baguette brutalement. Ce fut alors elle qu'ils maîtrisèrent, chacun par un bras ou une jambe, essayant de l'allonger auprès de son amie pour lui faire subir le même sort. Elle se débattit avec la force du désespoir mais c'était vain, elle sentait déjà des mains avides déchirer sa robe de sorcier.

Tout à coup, les plus proches d'elle s'effondrèrent, laissant place aux visages inquiets de Sirius, Gary et Lupin.

« Lâchez-la bande de chiens puants ! Lâchez-la ou vous crèverez tous. » Gronda Sirius, s'agenouillant à ses côtés, lui passant le bras autour des épaules. Il l'aida à se lever, non sans jeter des œillades anxieuses autour de lui, mais elle fit un mouvement en direction de Jéromine, encore inconsciente.

« Il faut l'aider…

― Lunard et le Poufsouffle s'en chargent. »

Elle les observa, soucieuse, alors qu'ils la soulevaient soigneusement ; Sirius attrapa Hermione par le bras, et s'élança à travers la foule agitée, bousculant sans vergogne sur son passage.


Tous cinq se précipitèrent tant bien que mal jusqu'à la Salle sur Demande, dans laquelle d'autres lits étaient apparus. La jeune fille suivit du coin de l'œil la délicatesse dont faisait montre Gary tandis qu'il s'occupait de Jéromine, puis elle détourna les yeux, gênée du manque d'intimité.

« Où est Lily ?

― Elle dort. » Et Sirius indiqua d'un mouvement du menton le grand lit principal. Il ajouta, rembruni :

« Ma baguette l'a aidé à trouver le sommeil, Evans était insupportable.

― Et James ? » Demanda Hermione, se souvenant des pieds qu'elle avait aperçu par terre. Mais pour une fois, Sirius eut du mal à parler. Sa tête penchée de manière à ce que ses cheveux dissimulent son visage, il prononça d'une voix étranglée :

« Mort. »

Il fit un geste vague vers la silhouette d'un corps recouvert par un drap, qu'elle n'avait pas encore remarqué. Elle ne sut que dire. James s'était laissé corrompre, il avait mainte fois abusé d'elle, et ce soir là, ne valait pas mieux que tous les barbares qui avaient violé Jéromine. Elle se savait responsable de cette perversion qu'elle avait attisée, et dans cette seule idée, elle éprouvait de la peine à savoir James Potter mort.

Ce fut Gary qui brisa le silence, revenu vers eux, il regarda Hermione très sérieusement, et annonça comme si la chose avait encore son importance :

« La tour Gryffondor a été trahie juste après que tu en sortes. Quelqu'un a donné le mot de passe aux Serpentards, il a fallu faire évacuer tout le monde. »

Elle ne put qu'hausser les épaules, trop éreintée pour s'indigner. Mais quand son regard croisa les prunelles sombres de Sirius, le venin d'une affreuse conviction s'insinua en elle. Elle se contenta de dire, se retournant vers le Poufsouffle :

« De toutes façons, c'est trop tard. Tout est terminé pour Poudlard… Tu n'as pas senti la folie omniprésente qui n'épargnait personne ? Ce comportement bestial qui gagnait les moins pervertis ? Nous sommes foutus…

― Et il n'est que minuit et demi. La nuit sera longue. » Conclut lugubrement Gary.

Hermione Tressaillit. Minuit et demi ? Elle en avait oublié Malefoy. Un dernier espoir la réchauffa, si infime, mais si ultime. Il était l'heure de d'arriver au terme de cette nuit. De savoir… Elle se releva, encore légèrement chancelante.

« J'ai quelque chose à faire… Je… » Elle voulut se justifier, mais les autres la dévisagèrent sans peu de réaction, las de se battre.

« Fais attention. » Lui recommanda juste Lupin, hochant la tête, anéanti.

Seul Sirius se leva également, et l'accompagna à la porte.

« Il faut que je t'avoue une chose.

― Je sais déjà.

― C'est moi qui ai trahi, qui ai donné le mot de passe aux Serpentards tout à l'heure. »

Il chercha le regard d'Hermione, son visage suppliant.

« J'espérais me tromper… » Finit-elle par souffler d'une voix douce. Mais il la prit par les épaules, et plaça son visage proche du sien, les traits ravagés par les remords.

« S'il te plait, reste ici. N'y vas pas, ne vas pas rejoindre Malefoy…

― Je le lui ai promis.

― Ici, tu es en sécurité. Je m'en veux, c'est atroce. Tout ce qu'il t'est arrivé, ce qu'il est arrivé à Jéromine est de ma faute… Tous ces morts… » Il parut s'affaisser, rompu par la douleur, puis enchaîna :

« Mais je veux, je peux me racheter. Restes avec moi, et demain matin, à l'aube, nous nous enfuirons pour nous reconstruire ailleurs…

― Nous enfuir ? Après leur avoir offert les clefs du massacre, tu veux t'enfuir ? Tu me dégoûtes, Sirius. Sincèrement. »

Elle commença à s'éloigner, mais il lui posa la main sur l'épaule, la retenant :

« Quand tu auras besoin de moi, je serai là. Il me faut ton salut pour expier le mal… »

Face à un pareil masque de tortures morales, elle faillit céder, et l'apaiser, mais elle secoua la tête, et quitta la Salle sur Demande, l'ignorant.


« Quand la brume nous enveloppera, je te dirai… » Et le cœur battant, elle pénétra dans la chambre du préfet, ignorant ce qui l'attendait à l'intérieur. Une voix s'éleva, dans la pénombre :

« Serait-ce enfin lui ?

― Cela m'étonnerait, Severus, à moins que Drago ait les cheveux subitement bruns. »

Il s'agissait des mêmes voix que celles qui dialoguaient, plus tôt, dans la Cabane Hurlante. Il y eut un bruissement d'étoffes, et la voix glaciale de Voldemort retentit :

« Approches-toi Hermione Granger. »

Elle s'exécuta, vidée de tout espoir désormais.

« Sais-tu où est Drago ? » Demanda-t-il sans une once de chaleur dans le ton. Elle secoua la tête négativement. Alors, il éclata d'un rire sans joie, aussitôt accompagné de celui de Rogue.

« Drago a toujours été un lâche, quel que soit son camp. Et parfois stupidement téméraire. Mais jamais très longtemps. »

Il posa sa baguette contre le front d'Hermione, et appuya légèrement.

« Il n'a même pas eu le courage de venir, préférant certainement laisser sa sang-de-bourbe terminer le travail à sa place.

― C'est absurde. C'était l'unique occasion pour lui d'avoir une chance contre moi, en seul à seul. »

Rogue s'approcha également d'Hermione, et demanda, d'une voix doucereuse :

« Que fait-on de Granger ?

― Oh, laisses-la macérer dans son désespoir, au moins pour la nuit. Puisque demain, dans quelques heures, je reviendrai, et Poudlard m'appartiendra. »

Dans un crac sonore, Lord Voldemort disparut, abandonnant la jeune fille seule avec Rogue. Elle n'avait même plus de baguette, depuis la tentative de viol dans le Hall. Tétanisée, à l'image d'un animal, d'une proie affolée, lorsque Rogue esquissa un mouvement dans sa direction, elle céda à son instinct de survie et le repoussa brutalement de toutes ses forces. Davantage surpris que meurtri, il recula d'un pas, et comme Drago des mois plus tôt, il trébucha dans le lourd tapis enchevêtré. Sa tête cogna contre le coin de la table basse, il poussa un grognement faible et se tu. Mais il n'était pas mort, et Hermione, horrifiée par son propre comportement, s'empara de la baguette du Serpentard qu'elle lui enfonça sans hésiter dans le thorax. Puis, sans chercher à savoir si il était mort, cette fois-ci, elle retira d'un geste sec la baguette, et jeta une couverture sur le corps, incapable d'en supporter plus longtemps la vision.


Lorsque Malefoy fit irruption dans sa chambre, Hermione n'aurait su dire combien de temps s'était écoulé depuis. Assise sur la fenêtre, un rayon de lune l'éclairant, elle attendait depuis ce qui lui semblait être une éternité. Elle ne bougea pas, mais annonça, d'une voix blanche :

« J'ai appris, il y a longtemps, que le meilleur moyen de s'emparer d'une baguette était encore d'en tuer le propriétaire. »

Elle se tourna lentement vers le jeune homme, et avisa son abattement. Elle poursuivit néanmoins :

« Je t'attendais. Je me suis promis de t'attendre jusqu'aux premières lueurs du jour. Si tu ne venais pas, j'aurai sauté. »

Il fit un pas dans sa direction, alors elle descendit de la fenêtre et s'élança contre lui. Elle ne l'avait plus vu depuis leur séparation devant la salle commune des Poufsouffles. A ce souvenir, il lui parut incroyable qu'il s'agisse toujours de la même nuit.

Hermione s'agrippa au cou de Drago Malefoy comme si sa vie en dépendait, ce qui lui semblait être un peu le cas. Combien de fois avait-elle cru mourir parce qu'il n'était à ses côté ?

« Tu l'as tué ! » Lui souffla-t-il, et elle ne sut si c'était un reproche.

« Avais-je le choix ? »

Elle s'écarta quelque peu et leva vers lui un regard rougi de larmes, les traits tirés, ses cheveux lui retombant lourdement sur le visage. Il lui prit presque violemment le menton entre ses mains, leurs figures infiniment proches, leur souffles se mêlant, et vissa ses yeux durs dans ceux, éprouvés, de la jeune fille.

« Et Tu-Sais-Qui ? » Questionna-t-il avec brutalité, resserrant sa poigne.

« Il était là quand je suis entrée… Il a rit… et…

― Et ?

― Il a dit que… » Elle peinait manifestement à relater les paroles du Lord, craignant la réaction du garçon.

« Que tu as toujours été lâche, quel que soit ton camp… »

Elle vit le visage de Malefoy se contracter.

« Puis, il a disparut, en précisant que demain, Poudlard tombera à ses mains.

― Demain ?... » Il relâcha le menton d'Hermione, ses mains retombant mollement le long de son corps, et s'affaissa sur le lit aux côtés de la jeune fille. Elle lui posa quelques doigts sur le bras, tendrement, le voyant maintenant au bord du désespoir.

« Malefoy… Demain est un autre jour.

― Oui, un autre jour. Un dernier jour… » Sa voix s'était brisée.

« Excuse-moi Granger. Pardonne-moi de mon comportement agressif, j'ai eu peur pour toi… Et maintenant, j'ai encore plus peur. Parce que demain… »

Elle lui scella les lèvres de sa main tremblante, le dévisageant de ses grands yeux effrayés, presque résignés, mais dans lesquels brillait encore une lueur d'amour que nulle appréhension n'éteignait.

« On a bien échoué, hein ? Seulement, crois-moi, ce n'est pas par lâcheté que je ne suis pas venu combattre Voldemort ; je ne rêvais que de ça. Mais j'ai eu quelques démêlés avec des Serpentards qui avaient trop écouté parler Rogue. De toutes façons, ça n'a plus aucune importance, puisque demain tout sera terminé…

― Oui… Demain…

― Demain le Lord nous abattra. »

Les épaules d'Hermione furent secouées de sanglots à l'écoute de cette lucidité qui lui rappelait que trop bien sa propre pensée. Elle fléchit légèrement, s'appuyant à la recherche de réconfort contre Malefoy qui l'enveloppa de ses bras et déposa un baiser sur son front. Ils ne parlèrent pas ; ils n'avaient pas besoin d'échanger leurs opinions sur le lendemain. Il n'y avait plus l'éventualité de quelques plans de dernier recours. Il leur faudrait subir.

Drago se leva avec raideur, enjamba le cadavre au pied du lit, le recouvrit d'un drap, et sans brutalité, il referma les fenêtres qui laissaient un froid glacial pénétrer la chambre.

« Reviens près de moi…

― Je suis là. » Lui murmura-t-il dans l'oreille.

« Je t'aime…

― Ne dis pas ça, ce sont des mots qui sonnent la fin. Demain est un autre jour. » Et il déposa ses lèvres fines sur celle de la Gryffondor, les closant d'un baiser, violemment. Désespérément. Parce qu'ils avaient la certitude qu'ils ne seraient plus de ce monde le lendemain. Parce qu'ils en avaient jamais eu autant envie que dans ce décors macabre qui avait été le théâtre de leur amour, durant les six mois précédents.

C'est, dans le brûlant d'un lit, deux corps qui apprennent à se connaître, qui s'apprivoisent par des caresses, des frôlements sans équivoque, le souffle rauque ou léger. C'est son corps qui se marie tellement aux courbes du mien, et je me dis que cette nuit ne sera jamais assez longue pour la savourer, c'est l'inexorable qui me rattrape, cette lucidité sans indulgence, et je ne veux plus mourir, je veux aimer sa présence jusqu'à la dernière seconde.

Quelques mots chuchotés, inaudibles si je ne les comprenais pas de manière innée, et qui me tordent les reins. C'est sa douce sauvagerie qui me conquiert, m'assène le coup de grâce final ; sa manière de faire courir ses doigts sur mon ventre subtilement, tout en empoignant fermement ma cuisse de l'autre main.

Couvée par sa passion ardente, je me sens comme trop faible, étourdie, il me semble être encore vierge. D'une certaine manière, je le suis toujours, et je m'en aperçois alors que nue sous son corps audacieux, mon cœur bat plus que jamais, dans un mélange d'enfièvrement et d'appréhension délicieuse.

Comme dans un rêve, je passe mes mains sur sa peau rendue argentée par un rayon de lune, sa peau lisse et fine, à la limite de l'irréel. D'un geste fluide, il écarte mes cuisses, m'embrasse mille fois dans le cou, au creux de l'oreille, et je le sens s'enfoncer doucement en moi. Il a relevé la tête, et ses yeux sont noyés dans les miens, ce bleu d'ordinaire froid qui en cet instant se réchauffe. Une oasis chaleureuse, d'un turquoise exotique mêlé au doré du sable tiédissant la délicatesse d'un pied léger, son regard m'ôte, l'espace d'un court moment, de l'âpre précarité de notre situation, pour me faire découvrir cette petite mer au creux des dunes orangées, isolée de tous les maux du monde.

Nos yeux ne peuvent se lâcher, ils s'imprègnent l'un de l'autre, se pénètrent, s'aiment imperturbables, tandis que nos corps prennent lentement possession l'un de l'autre. Le temps semble se liquéfier sous ses coups de reins dans lesquels il met toute sa fougue, et ses mains qui caressent avec ivresse mon corps brûlant de plaisir, à chaque mouvement de ses hanches je frémis toute entière, grisée de cette sensation d'apaisement et paradoxalement de désir encore plus embrasé.

Et plus tard, couvée par le bleu triste de ses yeux, je m'endors, sans savoir si je me réveillerai.


Un vrai plaisir à écrire, ce chapitre, encore une fois ! J'espère que je vous ai plu ! Grooos bisous !

Je réponds individuellement aux reviews par mp dans la soirée, là je me presse de poster pour être ponctuelle et pour manger chaud surtouuuuut !!!

Bref, je vous invite à m'encourager, à me complimenter, à me critiquer quand vous aurez lu cet avant dernier chapitre...