Une petite dédicace avant de commencer la lecture de ce chapitre.
Cette scène est donc tout spécialement dédiée à A smiling Cat (sans qui vous n'auriez certainement pas eu de chapitre aujourd'hui (et sans doute demain on verra)).
Dans une moindre mesure, ce chapitre est également dédié à Leo Poldine et Oceanna qui n'ont pas manqué de me rappeler la promesse que j'avais faite de poster.
Maintenant, passons au chapitre !
Scène 24 : Santé
.
A peine Olaf eut-il terminé de déposer Viviane sur le lit de la dernière chambre de leur appartement que Caelia lui fit des reproches.
« Comment as-tu pu lui proposer de venir ? » lâcha-t-elle à mi-voix.
Olaf ne répondit pas. Arthur les avait suivis.
« Vous n'êtes pas obligé de rester Arthur, dit Olaf.
-Je veux m'assurer de sa santé. » répondit le Prince.
Une chose tout à fait normale puisqu'ils étaient leur hôte mais Olaf, comme Caelia, auraient préféré le voir partir. Mieux valait limiter au maximum les interactions entre Arthur et Viviane.
« Combien de temps faudra-t-il à votre médecin pour venir ici ? demanda Caelia.
-Merlin le préviendra et le ramènera le plus vite possible.
-Sauf que votre serviteur semble être capable de se perdre dans Camelot. » répliqua la sœur d'Olaf.
Elle n'avait pas tort mais Arthur ne pouvait le lui dire. Il décida qu'il était temps de changer de sujet. Il repensa à Eolhsand. La Barde était présente dans le couloir tout à l'heure.
« J'espère que vos retrouvailles avec votre sœur se sont bien passées. »
Silence.
Il n'avait pas choisi le meilleur sujet à aborder apparemment.
« Comment… Comment va-t-elle ? » finit par demander Olaf tandis que sa sœur regardait ailleurs.
Arthur lui lança un regard surpris.
« Elle a toujours été extrêmement douée pour nous cacher son état de santé, expliqua Olaf.
-Gaïus est mieux placé que moi pour vous répondre, répliqua le Prince.
-A-t-elle eu des crises dernièrement ? » demanda tout de même le Roi.
Arthur hésita.
« Elle ne me le dira pas si je le lui demande. » ajouta Olaf.
Le Prince ne répondit pas tout de suite.
« Elle en a eu une il y a un peu plus de deux mois. »
Deux mois…
« Mais je n'étais pas là quand elle a eu cette crise. C'était au moment où il y a eu ces attaques de wyvernes. »
Olaf lui fit signe qu'il était au courant.
« Des rumeurs disent qu'il n'y avait pas que des wyvernes, intervint Caelia. On a parlé d'un dragon. D'un dragonnier même. »
Arthur garda le silence.
« Ces rumeurs sont ridicules Lia. La Vallée est morte. Il n'en reste rien. » rappela Olaf.
Il regarda sa sœur dans les yeux, la défiant de le contredire. Caelia garda le silence. Elle préférait aider Brune à s'occuper de Viviane. Olaf tourna la tête vers Arthur. Le silence du jeune homme l'étonnait.
« Arthur ? »
Le jeune homme n'aimait pas parlé de ce qui s'était passé. On disait qu'il avait de nouveau tué un dragon mais aussi un dragonnier. Son père avait été tellement fier. Il avait même voulu profiter de la réunion des cinq Rois pour fêter le succès de son fils. Arthur avait eu du mal à l'en dissuader mais il avait fini par réussir en lui disant que confirmer la présence d'un Dragon et d'un Dragonnier était le meilleur moyen de faire paniquer les gens. Le Grand Dragon n'était-il pas censé être le dernier de sa race ? Balinor aussi. Si les gens pensaient qu'il y avait des Dragonniers et des Dragons qui leur avaient échappé…
« Il y avait vraiment un Dragonnier. » réalisa alors Olaf.
Le Prince préféra ne rien dire. Son silence ne fit que confirmer les soupçons d'Olaf. Un Dragon… Un Dragonnier… Et sa sœur qui avait fait une crise…
« Ils sont morts ? »
Silence.
« Arthur ? »
Le jeune homme regarda le Roi. Il finit par acquiescer. Olaf fit alors un pas en avant. Il devait…
Mais Caelia l'arrêta.
« C'est ta fille qui a besoin de toi pour le moment. » lui glissa-t-elle à l'oreille.
Oui. C'est vrai. La crise avait eu lieu deux mois plus tôt. C'était du passé mais… Mais il passerait la voir plus tard. Il devait savoir comment elle allait.
« Que fait donc votre médecin ? demanda-t-il à Arthur pour cesser de penser à sa sœur.
-Gaïus n'est plus tout jeune. » rappela Arthur.
Le sujet de leur conversation avait changé. Tant mieux.
Le silence s'installa jusqu'à ce quelqu'un frappe à la porte.
« Va ouvrir Brune. » ordonna Caelia.
La servante obéit et quelques minutes plus tard, elle fut de retour dans la chambre en compagnie de Gaïus et de Merlin. Le médecin adressa un bref salut de la tête à l'ensemble des personnes présentes puis il s'approcha du lit. Son examen fut rapide.
« Elle va bien et elle ne devrait pas tarder à se réveiller.
-En êtes-vous sûr ? demanda Olaf.
-Parfaitement. »
Le Roi ne cacha pas son soulagement.
« Maintenant que je suis rassurée sur la santé de Dame Viviane, je vais vous laisser. » dit Arthur.
Olaf le remercia et lui dit qu'il le reverrait avec plaisir, ce soir, au banquet.
« Sire, appela Merlin avant qu'Arthur ne quitte la pièce, avez-vous besoin de moi ? »
Caelia prit un air choqué. Comment ce serviteur avait-il pu oser ? On ne s'adressait pas à un Prince comme ça. Un serviteur ne pouvait pas s'adresser à un Prince comme ça.
« Gaïus, avez-vous besoin de Merlin ? demanda Arthur.
-Dame Viviane va sans doute souffrir de maux de têtes à son réveil. Je pensais lui préparer une potion pour y remédier
-Merlin, tu viendras dans ma chambre dès que tu auras fini avec Gaïus. »
Le serviteur inclina la tête mais il ne s'inclina pas. Caelia ne put s'empêcher de le remarquer. Qu'est-ce que c'était que ce serviteur ?
« Nous allons également vous laisser Votre Majesté, dit Gaïus.
-Merci pour votre aide. »
Gaïus s'inclina.
« Merlin apportera la potion dès qu'elle sera prête. »
Olaf remercia une nouvelle fois le médecin. Le vieil homme et son apprenti s'en allèrent. Le serviteur s'inclina correctement cette fois-ci, remarqua Caelia.
« Je veux te parler Olaf. » dit-elle après leur départ.
Il s'en était douté. Il lui fit donc signe de la suivre tout en ordonnant à Brune de veiller sur sa fille.
…
Ainsi que vous l'avez remarqué, cette fic n'a pas eu d'update depuis trop longtemps. Pas vraiment parce que l'inspiration n'était plus au rendez-vous. Disons plutôt que l'écriture est, certainement, pour moi un très bon moyen de procrastination et évidemment quand je n'ai rien d'autres à faire… M'enfin, bref, ce que je voulais dire, c'est que ma dernière année n'a pas été tellement remplie si ce n'est pas la recherche d'un emploi. Maintenant que j'en ai trouvé un, je pense qu'on peut dire que la procrastination va revenir en force. Sans oublier que j'ai pas mal de chose à faire avant de prendre mon poste en Septembre (L'écriture sera aussi sans doute un bon moyen de fuite).
M'enfin, bref, je pense qu'on peut dire que je suis de retour (Nan ! Je la ferais pas cette ref !). Je posterai un deuxième chapitre demain mais ce sera sans doute tout ce que je posterai cette semaine car j'aimerais reprendre un peu d'avance dans la rédaction avant de poster la suite.
Scène 25 : Le Bouffon et la Barde
