Scène 28 : Un somnifère pour Viviane.

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Caelia et Olaf quittèrent la chambre du Roi pour le salon où la servante de leur sœur les attendait. Guenièvre s'inclina à leur arrivée. Celle-ci savait, au moins, se comporter comme il le fallait, se dit Caelia tandis que son frère faisait signe à la jeune femme de parler.

« Dame Eolhsand m'a chargée de vous dire qu'elle ne voyait aucun inconvénient à ce que vous vous partagiez mes services, Dame Caelia. »

Elle avait donc accepté ? Caelia se demanda pendant un court instant ce qu'elle aurait fait si elle avait été dans la même position que sa sœur. Aurait-elle pris la même décision ? Elle regarda ensuite son frère. Oh ! Elle connaissait ce regard. Olaf était sur le point de faire une bêtise…

« Dame… »

Prononcer le nom dont ils l'avaient affublée était une véritable torture mais c'était l'identité sous laquelle vivait sa sœur à Camelot.

« Eolhsand aura-t-elle besoin de tes services pour ce soir ?

-Elle m'a dit de me mettre immédiatement à votre disposition, ma Dame. »

Caelia jeta un rapide coup d'œil à son frère. Le regard était toujours là. Elle devait éloigner la servante.

« Guenièvre, va aider Brune à… »

Une porte claqua avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase. Viviane entra dans la pièce et elle était en pleine forme. Brune la suivait de près. La servante lança un regard désespéré à Caelia tandis qu'Olaf se précipitait vers sa fille pour s'assurer de sa santé.

« Tu vas bien ?

-Pas maintenant père. Je dois…

-Viviane. »

La voix de Caelia avait claqué comme un fouet. Elle fixait durement sa nièce, ses lèvres serrées en une très fine ligne. Guenièvre avait appris à reconnaître ce signe sur un autre visage.

« Lia…

-Non Olaf. »

Elle se tourna ensuite vers Viviane.

« Viviane, suis-moi.

-Mais…

-Obéis. »

La jeune femme se tourna vers son père. Olaf baissa la tête. Il avait vite appris à ne pas se mêler aux disputes qui pouvaient avoir lieu entre sa fille et sa sœur.

« Tu n'es pas ma mère.

-Je t'ai élevée. »

Un coup à la porte empêcha la jeune femme de répliquer.

« Va ouvrir. » ordonna Olaf en se tournant vers la servante de ses sœurs.

Guenièvre obéit immédiatement.

« Merlin ? »

Le jeune homme lui sourit puis lui tendit la fiole qu'il avait à la main.

« J'amène une potion pour Dame Viviane.

-Je n'ai besoin d'aucune potion. Je vais très bien.

-Tu es tombée et tu es restée inconsciente un long moment, intervint son père.

-Je vais bien.

-J'aimerais tout de même que tu te reposes avant le banquet. » dit Olaf.

Le banquet… Olaf et Caelia échangèrent un regard inquiet. Arthur…

Viviane avait pris un air rêveur en entendant le mot banquet. Ce soir, elle allait voir Arthur. Son père avait peut-être raison. Peut-être qu'un peu de repos lui ferait du bien. Elle avait besoin d'être parfaite avant de paraître devant Arthur et avec un peu de repos…

« Je vais aller me reposer, père. »

Le soupir de soulagement d'Olaf n'échappa à personne.

« La potion… »

Tout le monde se tourna vers la porte. Merlin était toujours là, la potion pour Viviane à la main. Il la mit dans les mains de Guenièvre puis il regarda Viviane.

« Gaïus vous conseille de la prendre juste avant d'aller dormir ma Dame. Il m'a aussi dit de vous dire qu'il passerait vous voir demain matin afin de voir si vous vous remettez bien de votre chute.

-Dis-lui que je le remercie, intervint Olaf.

-Je ne manquerai pas de le faire, sire. » répondit Merlin en s'inclinant légèrement.

Il s'en alla sur ces mots. Guenièvre ne ferma pas tout de suite la porte après son départ. Elle voulait savoir où allait se rendre son ami. C'était ce qu'Arthur lui avait demandé.

« Guenièvre ferme cette porte et donne-moi cette potion, ordonna Caelia.

-Tout de suite ma Dame. »

Mais avant de la fermer complètement, Guenièvre vit Merlin s'arrêter devant l'une des portes du couloir.

Oh non…

« Avez-vous besoin de moi tout de suite, ma Dame ? demanda Guenièvre après lui avoir donné la potion.

-Je ne pense pas. »

Caelia voulait parler à Viviane de toute façon. Seule à seule. Les serviteurs pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient en attendant.

« En ce cas, puis-je me retirer ?

-Bien sûr. »

La servante s'inclina et s'en alla. Elle était pressée.


PvC : Les délais d'attente entre les chapitres de cette fic prend des proportions incroyables.

A : J'ai eu beaucoup de choses à faire et je n'ai toujours pas terminé d'écrire ce p(censuré)n de conte de m(censuré)e.

PvC : Mouais… C'est comment l'Allemagne autrement ?

A : ben écoute, j'ai trouvé un appart et je commence le boulot demain donc j'en dirai plus dans mes prochaines notes d'auteur sur le sujet…

PvC : Si tu publies !

A : C'est à cause du Conte !


Scène 29 : L'Espionne d'Arthur