Scène 36 : Le Nom
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« Merlin ? »
Le jeune homme était en train de vaciller dangereusement. Guenièvre le prit par le bras pour l'empêcher de tomber. Une fois stabilisé, le serviteur prit son crâne entre ses mains.
« Non… Non… Non…
-Merlin ? »
Il secouait maintenant la tête de droite à gauche.
« Merlin, ça va ? »
Le jeune homme inspira profondément. Une seconde plus tard, il baissa les bras et tourna la tête en direction de la grande salle. Guenièvre le lâcha.
« El… »
Merlin se mit à courir jusqu'à la salle où avait lieu le banquet. Eolhsand l'avait appelé. Elle avait crié mentalement son nom mais il en avait entendu un autre en même temps et l'instant suivant… Trop de pouvoir… Trop de voix… Trop de…
Il s'était donc coupé mentalement de la barde avant d'être pris dans la tempête mais elle avait besoin de lui.
Il ne fut pas surpris par la scène qu'il trouva en arrivant en courant dans la grande salle. Eolhsand était à genoux, son bras droit levé, sa main sur le visage, l'autre bras autour de sa taille. Elle respirait bruyamment et à un rythme effréné. Gaïus. Elle avait besoin de Gaïus.
Le Roi Olaf était à genoux, lui aussi. Il la tenait par les épaules tout en l'appelant pas son nom, son vrai nom.
Merlin fut bientôt à genoux, lui aussi. Il posa la main sur l'un des bras du Roi pour l'obliger à lâcher Eolhsand tandis que l'autre se posait sur la main gauche de la prophétesse pour la serrer.
Je suis là, El…
Mais la pensée se heurta contre un mur. Cela n'étonna qu'à moitié l'Enchanteur.
Olaf n'avait toujours par lâché sa sœur et il continuait de prononcer son nom, son autre nom.
« Taisez-vous bon sang. » ordonna Merlin.
Le Roi lui lança un regard courroucé.
« Comment oses-tu…
-Je suis l'apprenti du médecin du Roi. » le coupa Merlin sans hésiter.
Eolhsand baissa le bras et son regard affolé alla d'Olaf à Merlin. Elle murmura :
« Embrasse-la. »
…
A Suivre
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PvC: Eh ! Mais ça veut dire que je peux enfin dire ce que je veux dire depuis que tu as commencé à écrire cette fic !
A : Non.
PvC : Mais ça fait 2 ans que j'attends !
A : Rien à foutre.
PvC : Je vais bouder...
A : Toujours rien à foutre...
PvC : Je vais piquer les scènes de la partie II déjà écrites et les cacher.
A : Je suis sûre que ça va leur faire très plaisir.
La suite sera là bientôt, c'est-à-dire le 1er février.
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