Hello everybody!
Je suis très fière d'annoncer que je poste ce chapitre dans le délai annoncé. *verse sa petite larme* Donc c'est avec plaisir que je vous présente ce chapitre un peu spécial, car étant plus un entre deux d'événements. Donc j'espère qu'il ne vous laissera pas trop sur votre faim et je vous remercie d'être encore là pour ce chapitre 2.
Merci à toutes celles qui m'ont laissé des review, je crois (normalement), avoir répondu à tout le monde (je l'espère du moins). Et merci à Miiloux pour avoir prit la peine de laisser un petit mot sans être une inscrite!
Ce chapitre sera un peu plus court que le précèdent.
Je vous souhaite tout de même une très bonne lecture!
CHAPITRE 2
..
- Ton chez-toi?
- C'est ça. Pas très spacieux, mais on s'en contente.
J'enlève les baskets trempées dans lesquelles pataugeaient mes pieds et j'observe d'un coup d'œil furtif le nouvel environnement qui m'entoure. Simple mais confortable. Tout est accordé, les couleurs et les objets ont parfaitement leur place, sans partir dans l'ostentatoire. Tout est à l'image du propriétaire, comme la cuisine suréquipée qui confirme ses propos précédents.
- Suis-moi.
Je ne me fais pas prier et ce n'est qu'en entrant dans une chambre dotée d'un lit double, aux draps tirés et propres, que je réalise que je vais passer la nuit chez le mec sur qui je fantasme depuis des semaines.
J'aurais pas cette chance tous les jours!
Je lorgne ses fesses quand il se penche sur le tiroir ouvert d'une commode en bois. Je continue de le reluquer et je souris finement. Il était un juste milieu à tout. Maigre mais pas dépourvu de muscles. Peau pale, mais pas comparable à un malade. Cheveux qui retombent sur sa nuque blanche, sans être trop long.
C'est fou l'effet qu'il me fait. Sûr qu'il plait aux femmes!
-Tiens.
Il me tend, en revenant vers moi, une pile de fringue.
-Va te changer, la salle de bain est derrière. Pas envie que tu trempes le canapé.
Et mince, déjà promu au poste de canapéiste. Mauvaise pente vieux!
-Merci.
Je pars me réfugier dans la dite salle de bain et pose les vêtements au sol. Un rouge à lèvre sur le bord du lavabo attire mon attention.
Il y avait-il une infime chance que ce ne soit pas celui d'une femme? Mh, je ne crois pas...
Je pars à la recherche de d'autres indices qui prouveraient l'existence d'une gente féminine dans cet appartement. Gel douche et parfum féminin, trousse de maquillage et je ne parle même pas du pot de cire à épiler sur l'étagère.
Et merde, il a une copine!
J'essaie de passer outre le fait qu'il y avait peu de chance qu'il ouvre ses jambes à un mec et j'enlève mes fringues mouillées.
Je les essore au dessus du bac à douche et je les laisse poser sur le bord. Je vais me positionner devant le miroir à pied pour faire une petit inspection. Je suis content de découvrir que j'ai encore pris en muscles ces derniers temps et que je n'avais rien perdu de mon physique. Par contre il fallait que je fasse quelque chose pour la touffe de cheveux que j'arborais, qui commençaient à devenir "un poil" trop long.
Je ne crois pas être dégueulasse à voir, mais pas sûr que je sois au goût de beaucoup, et encore moins des mecs, ce que j'avais bien sûr comprit à certains moments de ma vie. Je crois que mon air fermé et je-m'en-foutiste n'attirait pas grand monde. Ce n'est pas vraiment quelque chose qui m'inquiétait beaucoup, étant absolument pas ma priorité, mais savoir qu'on pouvait plaire restait flatteur.
J'avise les habits à ma droite et je découvre qu'il a pensé à tout. Serviette, jean, t-shirt noir à rayures et sous-vêtements. Tout ça étant sans aucun doute ceux du blond.
C'est gnongon de se sentir heureux de les porter non?
...
La vache ça sent bon!
Je traverse l'appartement, pour découvrir l'homme au fourneau. Il se tourne vers moi et me sourit.
-J'avais peur que ce soit trop petit, mais ça à l'air d'aller. Les rayures te vont bien.
-Merci. Pour l'hospitalité et les vêtements.
-Ne t'inquiètes pas.
-Tu as une petite amie?
Il se retourne vers moi, quelques secondes perplexe avant de percuter.
-Oh tu as du voir les affaires tout à l'heure. C'est une amie qui est restée dormir ici il y a deux jours.
Au moins on peut dire qu'elle laisse des traces de son passage elle.
J'inspecte les murs à la recherche d'une photo quelconque mais à part les différents objets de la salle de bain, rien ne semble prouver l'existence d'une femme dans sa vie quelle qu'elle soit.
Ce n'est pas plus mal après tout.
-Du curry ça te va?
Je répond évasivement en contemplant le salon. Je ne semble pas encore très bien réaliser que c'est ici que je vais passer la nuit. Je découvre le canapé déplié, qui attendait ses futurs draps.
-J'ai vu qu'il y avait une deuxième chambre dans l'appartement. dis-je assez fort pour me faire entendre de la pièce voisine.
J'entend un bruit de casserole qu'on pose sur la table et des placards s'ouvrirent.
-Oui, c'est celle de mon colocataire. Désolé de pas pouvoir te loger dedans, il est assez maniaque alors...
-Non, je comprend bien.
Il m'appelle pour venir à table et je sens à l'odeur que ça va être le meilleur repas que je n'aurais jamais mangé.
...
.
Le lendemain matin.
-Merci pour tout ça.
-Pas de problème, ça m'a fait plaisir.
Il me tend sa main que je serre, fébrile. Moi et mes réactions de fillette, ça craint. Mais j'arrive pas à m'empêcher d'être heureux.
On se salue encore une fois et je passe la porte qui se trouve derrière moi, avec la promesse de revenir, ses fringues sur moi l'obligeant. Le plus triste est que je n'ai rien tiré de cette affaire. La soirée s'était passée sans que rien ne se passe et la nuit fût des plus classiques, seul dans les draps.
Je commence à descendre les escaliers et je repense au peu de choses auxquelles on avait parlé. Un homme emprunte les escaliers en face et je sens son regard sur moi, avec grande insistance. Qu'est-ce qu'il me veut celui-là?
Le brun me passe à coté et je le sens se braquer quand je tente un regard vers lui. Bonjour l'ambiance chez les voisins.
C'est pourtant le cœur léger que je sors dans la rue, en direction de l'arrêt de bus le plus proche.
.
...
2 jours plus tard.
Je trottine en direction du parc, plus qu'heureux à l'idée de parler au jeune blond. Ma course est plus rapide que d'habitude et le sac avec ses affaires bien accroché dans mon dos. Je suis déjà venu hier mais il n'était pas présent, alors l'espoir de le voir aujourd'hui est d'autant plus grand.
Pourtant, quand j'arrive dans l'allée au banc régulièrement utilisé par le cuistot, je constate qu'il ne s'y trouve pas. J'arrête ma course et je reprend mon souffle. C'est bizarre, il m'avait donné rendez-vous ici hier, avoir oublié pendant deux jours étaient trop étrange pour que se soit crédible. Je me passe la main derrière la tête et tente de réfléchir.
Peut-être le dégoûtes-tu?
Stop! Je ne devais surtout pas avoir ce genre de pensée, puis je n'avais rien laissé paraître alors je ne vois pas comment... Je râle car je ne sais pas encore combien de temps il sera absent. Je m'assoie sur le banc, car peut-être allait-il arriver...
Et je ne peux pas aller chez lui, n'ayant pas une mémoire glorieuse d'orientation. Puis il pleuvait ce jour là alors ça n'avait rien arrangé.
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..
3 jours plus tard.
Inspirer...expirer...inspirer...
Je continue ma foulée comme tous les jours, je tente d'accélérer ma course toujours un peu plus et je contrôle ma respiration au mieux. Je parcours encore une centaine de mètres et je ralentis progressivement avant de définitivement m'arrêter. Je marche encore un peu et je porte la bouteille d'eau à ma bouche. J'apprécie le liquide froid qui humidifie ma gorge sèche.
Je m'étire et je fourre mes mains dans mes poches, le froid de début novembre commençait à doucement s'empirer et je sens que ce mois de l'année allait être comme toutes les autres années : gris, pluvieux et froid.
Je grogne en tournant à l'angle du parc et je lève la tête. Je m'arrête net, surpris de voir le banc de nouveau occupé. J'avance sans pouvoir empêcher un sourire se poser sur mon visage.
-Salut.
Le blond, penché sur ses fiches s'arrête d'écrire et je sens son hésitation à lever la tête. Je fronce les sourcils quand il ose enfin me regarder. Sa mèche habituel sur l'œil était bien plus épaisse que d'habitude et je voyais très bien la compresse dépasser sur sa joue.
-Salut.
-Qu'est-ce qu'il t'est arrivé.
-Oh, ça. Rien, ne t'inquiètes pas, je suis tombé en cuisinant et je me suis brûlé la tempe. Rien de bien grave. dit-il très confiant en me souriant.
Alors je m'efforce à le croire et je percute enfin. Je me tape le creux de la main sur le front.
-Oh merde, tes fringues, je les ai pas sur moi.
-Non, garde les, c'est pas un problème.
-Quoi? Je vais pas les garder enfin, on se connait à peine.
-J'insiste.
Son regard froid me surprend et il semble vraiment vouloir me laisser ses vêtements. Je ne dis rien mais son attitude me surprend.
-Bon, un café, ça te dis?
Je souris et j'accepte de le suivre dans le bar du coin.
Je suis un peu déçue de mon chapitre mais passer du temps sur les moments passés dans l'appartement n'auraient pas été (je le pense) intéressant et je trouve que ce chapitre est un peu un méli-mélo d'événements. Mais voilà, fallait que l'histoire avance car ce n'était vraiment pas là la partie que je considère intéressante.
Donc j'ai tenu le délais, avec difficulté je l'avoue, et pour les lectrices qui me connaissent, vous savez que c'est pas mon point fort de poster en temps et en heure. Du coup je suis assez fière de moi, même si trois semaines c'est très long pour certains, et bien ça ne l'est pas pour moi vu que je ne peux écrire que le weekend.
Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous aura plus autant que le premier, n'hésitez pas à mettre des commentaires, même si cela doit venir de votre plein gré.
Pour le prochain chapitre, je vais le prévoir pour dans deux ou trois semaines, et j'essaierais de tenir ce délai au maximum (et vraiment je devrais me donner à fond car ça va être très dur.)
Merci à toutes (et à tous).
Mama.
