Bonjour tout le monde.
Euh...oui j'ai énormément de retard. Même si j'estime avoir de bonnes excuses, je suis inexcusable auprès de vous pour les deux choses suivantes :
- Premièrement pour le retard considérable d'un mois que j'ai.
- Ensuite pour la longueur du chapitre qui n'est pas comme promis.
J'ai donc essayé de remédier à cela par un chapitre plus "palpitant", plus sombre et plus osé. Les POV s'inversent ici et l'histoire se verra non plus vu sous le point de vue interne de Zoro mais sous celui du Cook.
Pour compenser ce chapitre peu long, je sortirais, normalement la semaine prochaine (au mieux je dirais) un chapitre de "Plus tu m'offenses plus je t'aime".
En attendant je vous souhaite une bonne lecture à tous!
Chapitre 4 :
Janvier :
- J'aime pas ce temps. Je déteste les mois comme ça.
Je l'écoute se plaindre de la vie, du temps, de sa famille, des élèves de son lycée. J'ai envie de lui dire de la fermer. Il me saoule, il est trop passif.
-Café?
-Okay.
Je me lève. Je le suis et on sort du parc pour notre café habituel de fin de journée.
Tu es tellement con. Trop bon, trop con. Et pas discret en plus de ça. S'il pouvait y avoir écrit Pédé en gros sur son front, ça y serait gravé en lettre d'or. C'est vrai quoi, ce mec, sept jour sur sept, chaque soir, il était là, à courir et à me mater. Sans modestie bien évidement. Chaque jour je sentais ce regard sur moi. Et sans mentir, c'était pas sans me déplaire.
Faut bien se détacher du quotidien... Puis il a fallut qu'on commence à se fréquenter. Ce gars me fait tellement chier, avec ses remarques, ses insultes et son air macho. On est trop différent... Alors ça m'emmerde de voir que ça m'attire plus que je le voudrais.
Je sens le portable vibrer dans ma poche arrière. Je n'ai pas besoin de le regarder pour savoir ce qu'il va y avoir d'écrit.
"Tu es où?"
Je sens que ça va encore être ma fête ce soir. Je rigole en imaginant mille et un scénario. Je suis sûr qu'il va nous dégoter plus qu'un plan cul ce soir. Il est du genre original.
Je fais pas attention à tout cela et je compte profiter de la fin de journée, malgré le noir de la nuit déjà tombée.
...
-Merci pour le café!
-Je t'en prie.
Il sourit, content de faire plaisir. Il regarde mes lèvres là? C'est tellement niais...
Je lui serre la main et je me mets sur le chemin du retour.
Je marche, encore, pendant de longue minutes. Je passe devant un arrêt de bus, sans m'arrêter. Je préfère marcher, histoire de réfléchir. Un flocon passe devant mes yeux. Il neige? J'aime pas la neige. C'est trop blanc, trop pure... pas comme moi. J'aimerais qu'on m'enterre, profondément, loin, trèèèès loin. Histoire qu'on m'oublie, moi et mes conneries.
...
- Lève la tête.
J'obéis et sa main glisse contre ma joue avant que son pouce fasse des cercles contre ma peau. J'aime quand il est doux comme ça. J'aperçois la matière rouge qui glisse en dehors du tube doré. Je tend la bouche et il glisse le produit contre mes lèvres. Il fait un premier passage, intensément, puis me tend un coton et je mord dedans, en le regardant dans les yeux. Il aime ça le cochon.
Je souris quand il repasse une deuxième couche. C'est son gros fantasme à lui. Baiser de manière originale, et son pêché mignon c'est de me travestir, comme ça il a l'impression de baiser en même temps une femme, en même temps un homme. J'ai jamais compris pourquoi. Enfance difficile?
Il glisse son doigt le long de ma bouche, pour enlever le surplus qui dépasse. Il semble satisfait et je me regarde dans la glace qu'il me tend. Si quelqu'un me voyait comme ça... j'ai l'air d'un trans là.
Je soupire et je regarde admiratif le trait noir sur mes yeux. Il est parfait, droit, arrondit au bout. Je regarde par dessus le miroir quand j'entend un bruit de fermeture éclair.
-Viens par là. dit-il, froid, en me demandant d'avancer avec son doigt.
J'ai compris le message. Je me baisse à genoux et je tire sur le jean qu'il porte, afin de le faire tomber à ses chevilles. Je n'ai plus qu'à retirer le caleçon qu'il porte, et dans le mouvement, son sexe tendu se libère enfin et se retrouve contre ma joue.
Une main, impatiente, se pose contre mes cheveux et me caresse tout doucement. Comme un animal. Il m'incite à me lancer alors j'empoigne doucement son pénis réclamant. Je glisse doucement son membre dans ma bouche, sans me précipité, et j'entend le râle de plaisir qui vient de plus haut. Je tente d'aller de suite le plus loin, contrôlant mon reflex de déglutition que j'avais acquit avec le temps.
Je ne me presse pas, et je sens le regard profond qu'il me lance. Je lève les yeux vers lui. Je sens que voir cette bouche rouge, féminine, qui glisse contre lui l'excite complètement.
La main posée sur ma tête s'active afin de m'imposer son mouvement, et les centimètres de membre qui m'encombraient la bouche se retirent vivement afin de revenir plus nombreux. Je gémis à ce surplus de matière qui m'envahit.
- Gémit plus, ça me plait.
Cochon...
Je souris et je prend, de ma main libre, mon membre tendu afin de me donner du plaisir. Je bouge ma langue contre son sexe gonflé entre mes dents et je tente de varier son plaisir, alors que le mien arrive à grand pas. Je soupire bien vite et je sens que ça lui plait bien plus que je le pense. Je le suce obscènement et il grogne.
Plus, plus...je le suce toujours plus. Ça va arriver je le sais, sa main se fait plus pressente, son râle plus long. C'est sans surprise que son sperme coule sur ma langue et mon palais. Son orgasme était peu bruyant, comme d'habitude il n'est pas très expressive. Je laisse couler, comme un alcool fort, le liquide dans ma gorge, doucement.
Je finis de me tripoter rapidement, pour ne pas perdre de temps sur la suite tandis qu'il redescend sur terre. Je viens à mon tour assez rapidement et il me tire le bras pour me relever, face à lui, et il fond sur ma bouche.
Gémissant, je lui accorde ma langue et il m'embrasse sans répugnance. Je suis plaintif, ça dure un long moment, je sens la salive nous couler sur le menton et ma tête me chauffe à retenir trop longtemps ma respiration.
Il me laisse un court instant de répit, me laissant seulement le temps de voir la couleur de mon rouge à lèvre sur sa bouche, avant de reprendre là où il s'était arrêté. On tombe sur le lit derrière et il se relève et m'ordonne de m'agenouillé au fond du lit. J'obéis encore une fois à sa demande et une fois en place il me dit exactement comment me placer. Je me retrouve alors à genoux, penché, les mains contre le mur.
Le baiser et les ordres me font bander de nouveau, et il me faudrait un rien pour venir.
- Ne te touche pas tant que je ne te le dis pas.
J'hoche la tête.
- Et ne dis rien. Rien, rien du tout.
J'acquise à nouveau, habitué par tout cela. Le pire c'est que ça me plait tout autant que lui.
Mes fesses se font violemment empoigner par ses mains qui écartent promptement la chaire. Je sens son souffle sur moi, tout près. Sa langue humidifie tout ce qui est sur son passage, glisse sur le bas de mon dos et ose s'introduire dans mon fort le plus intime. Je pose ma tête contre le mur et je soupire de plaisir. Je sursaute, étonné, lorsqu'il me fesse violemment.
Il siffle un long "chut" sans s'arrêter de m'humidifier. Je me mord la lèvre pour ne plus laisser sortir ni souffle ni gémissements et je prend mon mal en patience.
Sa langue est vivement active en moi, fait des cercles, me caresse, me cajole et je tremble lorsque ce n'est plus une langue chaude mais un doigt humide qui vient à ma rencontre. Mes muscles se crispent à l'entrée du petit membre qui rentre sans mal en moi et qui plonge entièrement entre mes fesses. J'arrive à retenir encore, non sans difficulté ma voix quand un deuxième intrus prend place auprès du premier. Ça se mouve, ça me prépare activement.
Les deux membres s'écartent, bougent, dansent et je pose une main contre mon visage pour ne pas siffler de douleur quand un troisième et dernier doigt ose venir se joindre aux deux membres déjà imposants.
Je siffle et gémis quand les trois doigts s'écartent douloureusement pour me préparer le plus efficacement possible.
Sa main libre attrape et tire mes cheveux en arrière. Il m'en aurait éclaté une vertèbre cet idiot! Je grogne de douleur et je lui agrippe le poignet; regrettable action. En effet, cela se résulte par une belle baffe qui me sonne, face contre le matelas.
Hanches soulevées, tête à plat, mains dans les dos...on sent bien la suite.
Je mord dans le draps en dessous de moi, non pas de douleur, ayant été très bien préparé mais je sais que le moindre bruit pourrait se retourner contre moi. Je subis les premier coup qu'il me donne, sans rien dire, et j'ai ce mauvais goût dans ma bouche qui me dit que ça ressemble beaucoup à du viol. Je m'en fiche, je le laisse faire. Je sais que je pourrais partir si je le voulais, rien ne me retient ici.
Mon existence ne vaut juste rien.
...
Mes pieds s'enfoncent dans la neige alors que j'essaie d'atteindre mon précieux banc.
Et merde! Effectivement, je découvre que celui-ci est couvert de matière blanche, près à fondre au premier rayon de soleil. Sauf que là, le ciel est gris et il fait froid! Je ne poserais sûrement pas mes fesses là, je les ai déjà humide le soir c'est pas pour me les tacher en sortant! Oui j'ai un humour douteux, mais ma vie l'est déjà!
Une main se pose sur mon épaule. Encore lui...
Je me retourne pour regarder en face l'homme aux cheveux vert qui m'aborde. Il a l'air étrangement content de me voir, tandis que moi je n'avais juste rien d'autre à faire. Il aperçoit le banc et me propose donc d'aller marcher.
On s'engage dans les allés du parc et il commence à déblatérer, comme d'habitude, tout et rien. Je ne l'écoute même pas. A la place j'observe les jeunes filles, trop couvertes, qui nous passent à côté, elles ont une belle peau, sans marques, peut-être ont-elle un fiancé qui prend soin d'elles? Qu'est-ce que coucher avec une femme? D'en embrasser une? D'être dévoué pour une femme?
- Oh tu m'écoutes? Me dit pas que tu mates encore?
Je lui lance un regard noir. Comme si tu y comprenais quelque chose toi!
On reprend notre marche après quelques insultes et quelques surnoms bien placés.
-Hey Marimo?
-Mh?
-Tu me trouves comment?
Il semble surprit de ma question et je crois déceler un peu de rougeur sur ses joues, à moins que ce soit le froid...
-Comment ça?
-Tu me baiserais toi?
Il s'arrête complètement. Je l'ai choqué?
-C'est quoi ces questions? dit-il furieusement et gêné.
-Je te demande si tu me baiserais, si tu as envie de moi. Si je te disais que j'étais d'accord tu dirais quoi?
Il ne répond pas, dans ses pensées et choqué de mes propos. Fleur bleue va...
-T'es gay nan?
Ok, là il rougit vraiment. Quoi? Il pensait vraiment que je ne l'avais pas remarqué? Faite moi rire... Dans tous les cas, je m'approche de lui, tout souriant.
-Aller quoi, juste une fois? Je suis sûr que tu en as envie aussi.
Je le regarde bien droit dans les yeux, le sourire tendre.
-Non.
Je me serais donc trompé sur son compte?
-Pourquoi?
-Parce que tu me plais, et que je veux pas baiser avec toi juste pour baiser, j'aurais voulu plus. Si tu as besoin de moi juste pour ça, alors va te trouver quelqu'un d'autre.
Je reste consterné par cette remarque.. et il part en plus. Marimo... Pourquoi? C'est la première fois qu'un mec me dit non. Je viens de me prendre un vrai coup là. Je trottine derrière lui pour le rattraper.
-ATTEND! Je suis désolé, je pensais pas que tu le prendrais si mal...
-Qu'est-ce que tu veux? Que je te serve de pute? Je suis sûr que tu peux te trouver un gigolo pour moins que ça. Et ton coloc bizarre, il te suffit plus?
Je ne l'ai jamais entendu parler avec tant de haine. Jamais on ne m'avait refusé. Je regrette soudainement tout cela mais aussi...
-Pourquoi tu me parles de Law là?
-Parce que vous baisez ensemble non? Tu pues le sexe à plein nez quand on se voit, tu es marqué de coups et de bleus et que ta façon abusive de regarder les femmes me fait croire que tu en as jamais approché de ta vie. Tu veux que je continue la liste?
Je lâche sa manche que j'avais prise en le rattrapant. C'est à moi d'être choqué... alors moi aussi on le voit? Moi aussi quand les gens me regardent j'ai l'air d'un pauvre type que se fait sauter? Ma lèvre tremble... Ma vie est encore plus merdique que je le pensais.
Je fous mes mains dans mes poches et je me casse. Sans en vouloir au Marimo, il a raison dans tout ce qu'il a dit, je peux pas lui en vouloir.
Je veux à moi, et à ma vie de merde.
Voilà, c'est la fin de ce chapitre bien différent des précédents! Plus intense d'ailleurs (comme les lèvres de Sanji . Non Mama, on se calme, on se calme!)
Je suis encore désolée de tout ce retard alors on se retrouve très certainement la semaine prochaine pour un chapitre de Plus tu m'offenses plus je t'aime.
Merci encore à tous ceux/ toutes celles qui me suivent jusque là, m'envoient des review et m'ajoutent à leur favoris! Vraiment ça m'a fait tellement chaud au cœur ;_;.
Je ne donne pas de date pour le prochain chapitre, je ne sais pas si j'arriverais à la tenir, donc je promet de faire au plus vite selon mes possibilités d'écrire!
Gros bisous à tout le monde!
Mama
