Bonsoir à tous!
Bon encore une fois ce chapitre a prit du temps à sortir, mais avec les oraux blanc et les TPE j'ai pas eu énormément de place pour travailler ce texte.
Et encore une fois il n'est pas d'une très grande longueur, mais ça prendrait encore plus de temps s'il fallait en rajouter.
Ce chapitre est tout de même vraiment très court mais laisse entrevoir autre chose. Je trouvais mieux de le finir ainsi, la fin est comme elle me plaît, et j'espère que ce sera aussi le cas pour vous.
J'arrête mes blablas et je vous souhaite, comme à mon habitude, une bonne lecture!
CHAPITRE 5
...
J'étais encore couché et fatigué de nos ébats quand le brun se rhabilla, pressé en enfilant un haut et en se recoiffant d'une main négligemment passée dans les cheveux. Je lui fais un signe d'interrogation; puis , se tournant vers moi :
- Je pars jouer au poker, me dit-il à demi-voix, chez Kid. Je rentrerais demain.
Resté allongé sous les draps, si bien que l'on devait à peine m'apercevoir, je le regardais d'un œil discret, se vêtir.
Il n'était que de quelques années mon aîné et haut d'un bon mètre quatre-vingt cinq. Il avait les cheveux bruns en désordres, comme les brins d'herbes sous une légère brise. Même s'il n'était pas incroyablement musclé, son corps restait agréablement proportionné et bon à toucher.
Je commence à m'agiter à la recherche de cigarettes. Il me regarde bouger et me lance sans grande conviction le paquet qui est à ses côtés.
Nous avons l'habitude de cette atmosphère froide entre nous, de nous jeter ainsi les choses, afin de garder, bizarrement, une distance entre nous. Il faut mettre les choses au claire : pas ce cliché sur les gays doux, respectueux, gentils... Merde deux hommes, fierté et virilité comprises, ensemble dans un même ménage, en plein dans leur forme physique, d'où ça créer un couple de bisounours?
Violence, coups, soumission... C'est pour moi la seule définition de mon quotidien.
J'ai un petit rire à peine feinté quand je le vois passer la porte de l'appartement. Il ne m'avouera jamais aimer le sexe anal. Il réserve cette faveur à son ami le rouquin, je le sais. Trop de fierté encore une fois.
Tout reprit son calme une fois l'appartement refermé et j'étire douloureusement mon corps. J'ai atrocement mal aux fesses, dû aux nombreuses fessées que j'avais reçues et je courbe le dos, à la recherche d'une position confortable.
Je suis resté là deux heures encore, calmant mon mal-être, demeurant immobile et seul dans ce lit. Dehors la nuit venait de tomber, laissant place à mes pensées obscures.
Je suis resté ainsi, seul, jusqu'à m'endormir.
...
Le serveur repart, note en main. J'attend patiemment que l'on m'apporte mon petit-déjeuner, café et croissant. J'aime ce café, qui commence à devenir une petite habitude qui ne me déplaît pas. Il est encore tôt, le soleil se levant tout juste et le brun n'était toujours pas rentré. Sa nuit a dû être mouvementé.
Je suis près de la vitre, étendue confortablement sur ma chaise et je me frotte les paupières, ayant mal dormis. J'aurais en effet pu dormir un peu plus mais la douleur m'a empêcher de me reposer complètement.
Je regarde autour de moi, constatant le vide dans la pièce. Encore trop tôt, je dois être un des premiers clients. L'homme au bar, un gars avec une tête de rasta et des dreadlocks, finit de préparer mon plateau, puis il siffle en direction des cuisines. Un jeune homme, portrait craché du plus âgé, débarque et son aîné lui fait un signe de tête vers moi. Il part alors avec ma commande et la dépose en sifflotant sur ma table. Je le remercie et il repart toujours avec sa bonne humeur.
Je porte la tasse à ma bouche, soufflant au préalable dessus et je laisse couler la boisson chaude doucement sur ma langue pour en apprécier le goût.
Je regarde, en savourant ma boisson, le soleil qui s'étale sur les toits de la ville, les quelques piétons qui passaient. Des vieux, des jeunes, des étudiants, des têtes verts.
Des têtes verte?
Je manque de m'étouffer avec mon café et je regarde le Marimo passer le long de la vitre, sans qu'il ne me voit.
Sans réfléchir je prend ma veste, j'engloutis mon café et j'emporte mon croissant, déposant un billet, payant largement le pourboire, sur la table. Je ne sais même pas ce que je fais, en poussant la porte du café, suivant le vert qui venait de tourner au coin de la rue.
Manquerait plus qu'il se retourne et je n'aurais pas les mots pour m'expliquer. Il marche droit devant lui, un sac à la main, pendant de longue minutes. J'ignore où il peut se rendre si tôt. Je reste à une distance assez important derrière lui, marchant silencieusement.
Ça m'amuse, de jouer comme un enfant au détective.
On marche ainsi pendant de très longue minutes, et nombreuses sont les rues qu'on traversa. Fait froid à cette heure de la journée mais je m'en préoccupe guère. J'observe le dos du Marimo, musclé sans aucun doute. Ça m'excite d'imaginer toute sa musculature, bien plus développée que celle de Law je suis sûr. Il doit être bien formé, de partout.
Le Marimo passe un grand portail forgé et des tas de jeunes devant discutent, le saluent ou fument des clopes (et pas que). Un lycée?
C'est vrai, il m'a dit qu'il était prof de sport. Comment ça a pu m'échapper, un jour de semaine, il n'y a que dans un lycée qu'il pouvait aller si tôt. J'ai l'impression de m'infiltrer dans une vie qui n'est pas la mienne. La sienne a l'air tellement plus respectable.
Il se tient en forme, est prof en plus de ça, semble apprécier de ses élèves qui lui lancent tous un joyeux salut. Il est beau, indéniablement, et il ne m'aurait pas baisé juste un soir. Ce jour là il m'a aussi dit qu'il aurait voulu plus. J'ai longtemps médité dessus d'ailleurs.
Je suis de l'autre côté de la rue, le regardant traverser toute cette foule et je me rend compte de mes sentiments. Je suis jaloux. Mort de jalousie. J'aimerais cette vie, et non celle où je passe mes journées à traîner, à donner un coup de main au vieux au resto ou me faire baiser tous les soirs pour finir la nuit seul.
Je jette mon mégot et j'attrape mon portable qui vibre. Un message non lu. Je clique dessus.
' Zoro : "Alors on m'espionne maintenant?"'
Mon étonnement est bien visible. Il ne s'était pas retourné pourtant, je ne comprend pas. Il m'aurait remarqué depuis longtemps?
'"Tu te laisses espionner mtnt?"'
La réponse ne tarde pas.
' Zoro : "Pas envie de sentir ta clope dès le matin"'
'" T'as vu que c'était pas des sucettes qu'avaient tes élèves en bouche..."'
' Zoro : "tu fais qqchose ce soir?"'
'"Ça dépend. Tu m'invites manger?"'
' Zoro : "Un rencard?"'
'"Un vrai de vrai"'
' Zoro : " 18h00 devant le lycée "'
Je répond que ça me convient et je range mon téléphone à sa place.
Je me laisse mollement tomber sur le banc derrière moi. Qu'est-ce que je venais de faire? Je n'arrive toujours pas à croire que j'ai parlé de rendez-vous, MOI. L'homme au coup d'un soir. Je ne suis pas celui qu'il lui faut. Mon passé me rattrapera toujours.
...
-Et c'est comme ça que j'ai voulu enseigner.
-Très paradoxal.
-Ouai, ça en a étonné plus d'un, vu que j'étais un peu le premier à vouloir quitter le lycée, et arriver dans la vie active.
Nos plats de spaghettis arrivent et on remercie celui qui les a apporté. Le resto italien qu'on est venu à choisir c'est fait d'un commun accord. On ne voulait pas se faire un kebab ou tout autre fast-food, mais les restaurants trop chic ne rentraient pas non plus dans nos critères, ou dans ceux de nos portes-monnaie.
-Et toi? La cuisine?
-Je suis né dedans, mon grand père.
-Et tes parents? Cuisiniers aussi?
-Non.
Réponse trop froide à priori, il lève la tête de son assiette et il s'excuse.
-C'est rien. Ne parlons pas d'eux. Sinon oui j'adorais voir le vieux cuisiner, rien que le couteau tu vois, à force de le voir le manier, j'ai su moi aussi l'utiliser.
-Comme ça?
-Comme ça.
La discussion tourne en rond. Aucun de nous en vient à l'essentiel du problème, ça ne me ressemble pas. Je me racle la gorge.
-On va pas tourner autour du pot comme ça.
-...
-Excuse moi pour la dernière fois.
Il ne dit rien et enroule ses pâtes dans sa cuillère.
-Répond. C'est rare que je présente mes excuses.
-Que veux-tu que je te dise. C'est ta vie. C'est ta façon de faire, j'ai rien à y dire.
Je me pince les lèvres, il fait son hypocrite et ça m'énerve.
- Quoi?
- Dit franchement à quoi tu penses.
Il soupire et se gratte l'arrière de la tête.
- Disons que à première vu tu as pas l'air du genre...
- Du genre.
- Ben...
Il complète cela par des gestes et une tête qui m'indiquent l'évidence.
- Du genre du mec qui se fait facilement baiser par n'importe qui?
- Dit pas ça de toi.
-C'est pourtant la vérité.
On se défit du regard et je vois que mon attitude l'exaspère.
- Tu es plus.. sage que moi.
Il rigole en entend ça, comme s'il n'était pas d'accord.
- Forcément, c'est pas dur.
Je tique et je fronce les sourcils.
- Ça veut dire quoi ça?
- Hey te vexe pas, c'est pas du tout pour ce que tu penses. C'est moi, j'ai...pas d'expérience dans la matière.
-Oh..tu n'as connu que des femmes pour l'instant?
Il rougit un peu, c'est rare, la seule fois que c'est arrivé c'est lorsque je lui ai demandé s'il était gay, il semble hésiter.
-Non plus.
Je cligne des yeux, sans comprendre le sens de cet aveux. Et..oh..d'accord.
-T'es puceau? m'exclamais-je
- Cris pas !
Je me penche sur la table, et je fais plus discrètement.
- Rappelle moi ton âge.
- J'ai eu 23 ans...
J'avale ma salive, je réalise qu'il a encore plus de choses que je désire que je le pensais. Merde ce mec... il a ... il a .
- Vas-y, lâche toi rigole tu attends que ça.
- T'es sérieux? Tu as..tu as...tellement de chance putain.
Il semble comprendre ce que je viens de dire et me regarde comme s'il avait mal interprété mes paroles.
- Comment, comment tu as fait? Donne moi ton secret. Franchement, je sais pas quoi dire.
- C'est plutôt moi, c'est rare que les gens réagissent comme ça.
- Alors ils ont rien compris.
On en arrête là pour l'instant, dégustant plutôt nos pâtes. Sa gêne semble toujours là, on se lance des coups d'oeil, sans rien dire et on reprend la discussion une fois nos assiettes vide.
- Ça fait si longtemps que toi tu l'as.. enfin que tu as perdu ta..
Il me fait rire avec ses phrases en suspens.
- Oh oui, trèèèès longtemps malheureusement. Putain je me trouve tellement con maintenant de t'avoir demandé l'autre jour, je..
- Hey c'est bon, je suis pas une sainte-nitouche non plus, je suis pas différent d'un autre.
- Quoi? Tu rigoles, bien sûr que si. Tu as réussis à surpasser tous ces cons du lycée qui se sentent obligé de le faire. Mec tu as tellement géré sur ce coup.
Il me regarde les sourcils levés et il explose de rire. C'est à moi de ne pas comprendre. Il se fend littéralement la poire.
-Quoi?
-Et c'est toi qui disait tout à l'heure que j'étais paradoxal. Ben putain...
-Arrête, je te jure qu'à force de le faire fréquemment ça devient banal, alors que çe devrait être explosif, un déluge de sensation. Sans déconner faut apprendre à savourer. C'est comme un plat ou une musique qu'on aime particulièrement, tu peux toujours t'en lasser à manger ou écouter la même chose tout le temps.
- Tu veux jour le sexologue de service?
-Exactement. Je te jure, là maintenant je te respecte.
Je recommence mon baratin, à fond dans mon discours, trop heureux. C'est fou. Il est mille fois mieux que je le pensais. Il est tellement l'opposé de moi. Il ne doit pas faire les même conneries. Je me mets à déblatérer des choses sans queues ni tête et il m'écoute en buvant son verre de vin, me lâchant pas des yeux.
On rigole, on discute, et je retrouve le sourire.
On est resté ainsi jusqu'à la fermeture, ne faisant pas attention aux appels et messages que je recevais du brun.
...
J'espère que vos yeux se seront remis de mon écriture et de mes fautes, et que ça n'a pas entravé le plaisir de lire .
Je ne promet plus de date, j'écris dès que je peux, dès que j'ai accès à un ordinateur. Je vais recommencer à retravailler mon ancienne fic 'Entre tes mains' et bientôt je posterais un chapitre de "Plus tu m'offenses plus je t'aime" (qui aurait du sortir avant celui-ci d'ailleurs).
Merci pour celles (ceux) qui sont toujours présents, ça me touche malgré que je ne trouve pas mes histoires extraordinaires!
Merci !
Votre Mama !
