Youpi les gars! JE SUIS DE RETOUUUUUUUUUUUR! YAHOUHOUUUUUUUU!

Alors, que je m'explique, je ne vous ai point abandonné (que nenni mes petits choux crémeux que j'aimeuh! ... Crème... Donc lait... Donc vache... Donc meuh... M'ENFIN QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ D'AUTRE POUR EXPLOSER DE RIRE LA?! Faites un effort bon sang!) mais il se trouve que, dieu seul sait pourquoi, mon compte sur voulait plus marcher. Mais genre j'ai pas compris le délire quoi, wesh-wesh, yo-yo. Enfin bref, tout semble réglé, alors on va faire comme si rien ne s'était passé, et je vous balance mon chap dans la tronche histoire de vous abrutir un peu avec mes bêtises. Allez, avouez que ça vous manquait de plus lire les péripéties de miss Lyra et de mr Jackie! :D (... Ahem... Cachez votre joie surtout...)

Donc, pour ne rien changer, je ne suis toujours pas en possession des personnages des cinq légende. J'aimerais, oh oui, que j'aimerais, mais c'est pas le cas, donc... Ben on fait sans... (je sais, ça parait dingue comme ça, mais on apprend à vivre avec avec le temps^^)

Dans tous les cas, merci à tous de lire cette fic, et merci encore plus à ceux qui laissent des commentaires! Ça me fais énormément plaisir! Et ça me touche beaucoup!

Bonne lecture! (et, pssst, dans 146 jours c'est noël ! C'est'y pas beau, ça!)


Aujourd'hui est un grand jour ! Le marché de noël ouvre enfin ! Et dieu seul sait à quel point J'ADOOOOOOOORE les marchés de noël ! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je trépignais d'impatience devant la porte d'entrée, main sur la poignée, en pestant parce que les autres étaient trop lents à mon goût :

-Allez, mais alleeeeeeez ! On va rater l'ouverture !

-Lyra, le marché sera ouvert pour toute la journée, et ensuite toooooout le mois de décembre, alors qu'est-ce qu'on s'en tape d'être là à la première minute ! soupira Jo en enfilant ses bottes

-Comment ça, « on s'en tape » ?! m'étranglai-je. MÔA, MADAME, JE NE M'EN TAPE PAS !

-Arrête de crier, tu me donne encore moins envie de me dépêcher, me dit simplement Andy

Je lui lançais un regard noir et lui tirai la langue.

-Gamine.

-C'est toi le gamin ici, gamin !

-Oui mais c'est toi qui agit en gamine ! T'as quel âge, rappelle-moi ? demanda Jo en nouant Son écharpe autour de son cou

-J'ai seize ans, déjà ! déclarai-je fièrement en faisant voler mes cheveux (l'oréal…)

-Seulement sur les papiers… grommela Andy que je fusillais du regard

-Toi, je te déconseille de m'énerver, je suis la reine des vengeances mesquines je te rappelle ! Tu vas voir ce qu'il va te tomber dessus si tu continues comme ça. Tu ne sauras pas où, tu ne sauras pas comment, tu ne sauras pas quand, mais tu sauras pourquoi ! le menaçai-je

-Ca me fais penser que ton poil à gratter dans mes chaussettes, je l'attends encore.

-Vous avez pas un peu fini de vous chamailler tous les deux ? grogna Jo qui était fin prête

Je m'apprêtais à lui répliquer que c'était lui qui avait commencé, parce que c'était vrai d'abord, mais oncle Carter interrompit d'avance mon discours grandiloquent :

-Bon, tout le monde est prêt ? On peut y aller ?

-Moi j'suis prête depuis belle lurette ! J'étais même prête avant d'être prête !

-… Euh… Quoi ? se risqua à me demander Jo alors que tout le monde me lançait un regard perdu

-Boah, rien, laissez tomber. Allez, allonzy allonzo ! C'est parti mon kiki ! A moi la première crêpe du marché !

Ma cousine et son petit frère roulèrent des yeux, Zackie m'acclama en criant « Lia ! » en applaudissant, ma tante sourit en l'installant dans sa poussette et mon oncle poussa un profond soupir. On parti vers le centre ville à pied en papotant de tout et de rien (surtout de rien d'après Jo) et on arriva à l'endroit où devait se tenir le marché vers dix heure trente-deux.

-ON A RATE L'OUVERTURE DE DEUX FOUTUE MINUTES ! C'EST LA FIN DE MON MONDE ! hurlai-je de désespoir avant de m'écrouler à genoux sur le sol et d'enfouir mon visage dans mes mains

-Mon dieu, mais pourquoi ai-je accepté de venir… J'aurais dû me douter qu'elle se donnerait en spectacle, râla ma cousine alors qu'Ady m'engueulait avec des « mais y'a personne andouille ! On est les premiers ! Tous les stands ne sont même pas encore ouverts ! ».

-Lyra, tiens-toi un peu tranquille s'il te plait, montre un peu l'exemple à Zack, me gronda oncle Carter avant de se tourner vers sa femme :

-On commence par quoi ? Un petit tour de carrousel pour les enfants ? Tant qu'il n'y a personne, comme ça ils pourront monter sur ce qu'ils veulent.

-Ouais ! Du Carrousel ! m'écriai-je soudainement revigorée en bondissant sur mes pieds

Tout le monde me lança un regard blasé, sauf Zack qui riait, comme toujours à chaque fois que je sautais de joie.

-T'as passé l'âge du carrousel, je crois, me fit remarquer Jo

-Et puis quoi encore ? Le carrousel, ça me rend heureuse, et il n'y a pas d'âge pour être heureux, DONC je peux monter dans un carrousel si je veux, d'abord !

-… Et c'est censé être logique ?

-En plus je croyais que tu voulais manger une crêpe avant tout le monde, ajouta Andy

-… Oh mais oui, c'est vrai ! Arghl, comment je vais faire… Je suis partagée entre l'envie de manger une crêpe en première, la TOUTE PREMIERE crêpe du TOUT PREMIER jour du marché de noël, ou du faire LE TOUT PREMIER tour de carrousel ! Quel dilemme, mais quel dilemme ! terminai-je en tirant sur mes deux nattes

-C'est n'importe quoi, conclut simplement ma cousine en haussant les épaules

Finalement, après moult réflexion, j'optai pour la crêpe. Je parti avec oncle Carter qui prit, lui, une gaufre au sucre, alors que moi je voulais à tout prix ma crêpe au Nutella, et on discuta un moment avec le marchand qui s'avérait être une type vachement sympa, et pour preuve : il avait une moustache à l'italienne ! Dans ma tête, ca donnait quelque chose comme « moustache à l'italienne=gentil ! » donc, forcément, c'était un brave type ! Puis, on reparti vers le carrousel rejoindre le reste de la troupe. Il était déjà onze heures maintenant, et le monde commençait à affluer.

-Ah, on vous attendait ! nous annonça Jo quand on rejoignit tout le monde, Zack a encore un ticket de manège, mais il voulait absolument faire son dernier tour avec toi, Lyra.

Mon visage s'illumina d'un sourire immeeeeeeense :

-C'est vrai ?! Oh, c'est bien mon Zackie ça ! Dans mes bras p'tit bout d'chou ! T'es si adorable avec ta vieille cousine !

-Sa vieille cousine de seize ans qui en a deux d'âge mental… soupira Andy

-Toi, on t'as rien demandé ! persifflai-je en direction de ce dernier

-Bon, tu vas le faire ce tour, oui ou non ? s'enquit ma cousine d'un air pressé

Je levai les yeux au ciel et parti en direction du manège, Zackie dans les bras, et ticket en main. On choisit de monter dans la fusée, et durant tout un tour je parti dans l'espace avec mon petit cousin pour rendre visite à de la famille éloignée qui vivait sur la planète « betterave » où tout était rose, rouge, et pourpre, et on attrapait des maux de crâne du tonnerre parce que l'air empestait la betterave pourrie. Hélas, quand le manège s'arrêta, il nous fallu bien redescendre sur terre…

On passa l'heure qui suivit à se balader de stand en stand, ma cousine proposa de manger un truc avant de repartir tranquillement à la maison. Ce qu'on fit donc, sauf qu'arrivée vers ma sixième bouchée et demie de sandwich, elle me pinça soudain le bras et m'indiqua un point d'un doigt fébrile en ouvrant et refermant la bouche sans qu'aucuns sons n'en sorte. Je haussais un sourcil devant son comportement ma foi fort inédit. WTF chère cousine ?

-Ow… Ow… Ow…

-Tu as mal quelque part ? demandai-je sans trop y croire

-Owen ! finit-elle par lâcher d'un coup comme une bombe

Je clignais des yeux un instant avant de bien saisir ce qu'elle disait et de suivre la direction de son doigt :

-Où ça ? Où ? Montre-moi, je veux voir !

-Lààààààà ! Le type avec le bonnet rouge et le pompon noir et la parka grise foncée !

-… Euh… Ouais, je le vois…

-Aaaaah, n'est-il pas magnifique, s'extasia-t-elle en joignant ses mains sur son cœur et en papillonnant d'un air abrutie

Je lui lançais un regard lourd de sens avant de fixer le type en question. Il était grand, au moins un mètre quatre vingt-cinq à vue de nez, un nez aquilin, une peau mate, des cheveux noirs et ondulés…

-Mouais… Jack Frost est plus beau, quand même… constatai-je simplement

-… Pardon ? Jack Frost ? s'étrangla ma cousine d'un air abasourdi

-Je vais lui dire, me fit savoir Andy avec un petit sourire en coin

-Tu ne lui diras rien du tout, parce que je t'aurais réduis en charpie avant, lui déclarai-je d'un ton tranquille

-Si tu crois que ça me fait peur.

-Hé, tous les deux, vous pourriez arrêtez votre délire de « Jack Frost » cinq minutes ? Même toi Alice, sérieusement, que lui ai besoin d'un ami imaginaire à sept ans, je comprends, mais que toi tu sois désespérée au point de le rejoindre dans son délire et de t'en faire un petit-ami imaginaire !

-QUOI ?! m'écriai-je rouge de fureur, mais je ne suis pas désespérée du tout ma pauvre amie ! Toi, par contre, c'est clair que tu l'es… Et pour ta gouverne, Jack Frost n'est pas imaginaire !

-C'est vrai, confirma mon cousin, d'ailleurs il est juste là !

-Hein ? dis-je en même temps que ma cousine

Andy leva les yeux vers le toit d'un stand de jouets en bois juste en face de nous. Je fis de même et remarquai l'esprit de l'hiver tranquillement assit, les pieds dans le vide, cool, peinard, en train de nous regarder d'un air amusé. Et merde…

-C'est vrai que je suis plutôt bien foutu, dit-il d'une voix goguenarde à mon intention

Je me plaquais une main sur le front. Et merde. Et merde. Et merde. Et je pourrais le répéter encore toute une décennie que ce ne serait pas assez. ET. MERDE.

-Ma langue a fourché, tentai-je de dire pour rattraper ma petite bévue, je voulais dire que Jack SPARROW était plus beau, pas Jack FROST !

-On te croit, fit mon cousin d'un air navré alors que le Jack Frost en question éclatait de rire

-Vous parlez dans le vide… remarqua soudain ma cousine en nous fixant Andy et moi d'un air presque effrayé

-Mais non ! On parle avec Jack Frost, parce que figure-toi que cette commère nous écoute depuis tout à l'heure ! Radio potin bonjour, grommelai-je en croisant les bras d'un air boudeur

-Ca va pas mieux toi… dit-elle simplement en reculant d'un pas prudent

-Tu veux une preuve qu'il existe vraiment ? Parfait : Jack ! Envoie-lui une boule de neige en pleine tronche, comme tu sais si bien le faire, petit sacripant ! ordonnai-je d'un ton impérieux

Pendant quelques secondes, rien ne se passa et ma cousine continua de me fixer comme si je m'étais transformée en détraqueur. Je tournai la tête vers Jack.

-Ben, qu'est-ce que tu attends ? Vas-y quoi !

-Je ne frappe pas les femmes, dit-il le sourire aux lèvres

-Alors ça, c'est un peu fort de café ! T'y a jamais été de main morte avec moi, je trouve !

-Toi c'est pas pareil. Tu n'es qu'un… Comment t'avais tourné ça, déjà ? Ah oui, j'y suis. « Rien de plus qu'un obstacle sur le chemin de la réussite ».

-Espèce de ramassis de bêtise coagulé à de la prétentiosité de haut niveau.

-Ce mot n'existe même pas.

-Ben si, puisque je viens de l'inventer ! Crétin de Jack Frost !

Et BIM ! In my face la boule de neige ! Mon popotin et moi, on se retrouva encore une fois par terre. Je levais la tête vers Jo qui continuait de me dévisager :

-Bon, tout ne s'est pas exactement déroulé selon mon plan, mais tu vois ! Il m'a lancé une boule de neige ! Jack Frost existe.

A ces mots, mon cousin hocha la tête d'un air entendu et ma cousine se contenta de nous regarder tour à tour avant de marmonner un « ils sont contaminés par un mal étrange… » atterré. Je roulai des yeux en soupirant. Elle nous prenait vraiment pour des nouilles apparemment…

-Vous fatiguez pas, elle ne me voit pas, c'est tout, pas la peine d'insister, nous dit Jack d'un ton tranquille

-Quand même, elle pourrait faire un effort… grommela Andy. Lyra a bien réussi à te voir, elle…

-Oui, mais bon, en même temps…

Ils me regardèrent tous les deux d'un air qui en disait long…

-QUOI ?! Me regardez pas comme ça, bon sang ! Et n'insinuez pas que je suis hors-sujet ! Parce que je ne le suis pas !... Pas vrai que je ne le suis pas ? dis-je en me tournant vers ma cousine d'un air inquiet

-… Tu as pris ta chaussette fétiche, aujourd'hui ? me demanda-t-elle simplement

Je la regardais un instant sans rien dire avant d'ouvrir la bouche pour pousser un cri de terreur silencieux. MA CHAUSSETTE ! NOOOOOOOOOOOON !

-This is the end of me ! déclarai-je en m'étalant sur le sol d'un air théâtral

-Ouaip, ça confirme ce qu'on insinuait, soupira Jack

-Ohlala, mais t'es vraiment un cas désespéré ma pauvre… Je t'interdis de m'approcher pendant qu'Owen est dans les parages. Pour l'instant, on ne se connait plus. Pigé ? fit ma cousine en contemplant le désastre

-En parlant de ton Owen, je ne le vois plus, remarqua mon cousin

Jo virevolta sur elle-même pour tenter de l'apercevoir.

-LAAAAAAAAAAAA ! s'écria-t-elle soudain

-Quoi, làààààààà, soupirai-je d'un air éteint, toujours pas remise de l'oubli tragique de ma chaussette fétiche

-Il est au niveau de la grande roue ! Il FAUT absolument que je fasse un tour avec lui ! IL LE FAUT !

A ces mots, elle couru à la table de ses parents demander de quoi faire un tour de grande roue alors que mon cousin m'obligeait à me relever, sous prétexte que « je lui faisais honte » apparemment. Et pendant ce temps, Jack se foutait de ma gueule sans lever le moindre pouce pour aider mon cousin. Un vrai soutien ce type… Faites-moi penser à le contacter le jour où j'aurais un coup de mou…

-Allez, mais lève-toi bon sang ! Tu ne veux pas venir observer Bianca et son probablement futur petit-copain ?

-Ah, cet argument n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, m'écriai-je en me redressant d'un coup et en époussetant vite fait mes vêtements

-Et c'est moi qu'on ose traiter de commère ? Vraiment, t'es gonflée comme fille, remarqua Jack

-La ferme Frosty ! Tu m'as assez énervé comme ça au jour d'aujourd'hui, alors n'aggrave pas ton cas !

-Blablabla, je t'entends mais je ne t'écoute pas ! dit-il d'un air enfantin en se bouchant les oreilles

Je lui tirai la langue en lui faisant un pied de nez et il me répondit par une grimace de son cru qui me fit franchement halluciner.

-Quand vous aurez fini votre concours de grimaces, on pourra aller espionner ma grande sœur et mon futur beau frère ? nous interrompit Andy

-Heureusement que tu es là pour nous rappeler les priorités mon p'tit chou ! TAIOH ! déclarai-je en fonçant vers la grande roue avant de m'aplatir derrière une poubelle pour observer avec un sérieux et un professionnalisme admirable le spectacle qui se déroulait sous mes yeux

Mon cousin me passa tranquillement à côté en m'informant que je serai passée plus inaperçu si je n'avais pas hurlé comme une timbrée avant de sauter derrière ma planque stupide, puis ce fut au tour de Jack de venir me critiquer avec un « ouarfouarfouarf, quel spécimen celle-là » avant de filer rejoindre mon cousin.

Je les désintégrais avec mon rayon laser intégré à mes yeux de cyborg toute option avant de me relever, de faire un grand sourire aux gens qui me regardaient d'un air étrange en poussant leur enfants dans le sens opposé au mien et emboîtai le pas en faisant semblant de siffloter (parce que je savais pas siffler pour de vrai, alors bon) à mes deux compagnons de fortune.

-Alors ? leur demandai-je en arrivant à leur hauteur, ça se passe comment ?

-Elle est montée dans la même nacelle que lui, prétextant qu'il n'y avait plus de place dans les autres, ce qui est vrai pour une fois. me répondit mon cousin avant de me montrer ladite nacelle du doigt

-La chance est de son côté, observa Jack tandis que je levais le nez et plissais les yeux pour apercevoir ma cousine assise en face du fameux, ténébreux, bioutifoul OWEN ! Je lâchai un profond soupir :

-Mais qu'est-ce qu'elle fiche ?! Pourquoi elle reste plantée là à fixer le paysage sans rien dire ? Non mais regardez-moi cette empotée, à ce rythme-la elle ne lui aura pas adressée la parole avant la saint Glinglin ! C'est carrément déprimant ! Parce que ça veut dire qu'on va devoir supporter ses « Oh, Owen, quel homme » pendant des années sans qu'elle ne fasse rien d'autre que rêvasser ! QUE QUELQU'UN INTERVIENNE OU JE VAIS DEVENIR FOLLE !

-Mais tais-toi un peu ! soupira mon cousin d'un air agacé

-C'est vrai que t'es lourde, confirma Jack alors que je lui lançais un regard noir

-Tu voudrais pas te transformer en cupidon et donner un petit coup de pouce à cette nouille fermentée qui me sert de cousine plutôt que de m'enquiquiner à longueur de journée ? lui rétorquai-je

-Moi, ma spécialité, c'est les farces. Ne me demande pas d'endosser le rôle d'une autre légende.

-Pffff… T'es encore plus inutile que dans mes pires cauchemars… grommelai-je

Il m'assomma avec son bâton pour toute réponse alors que je m'offusquai en me frottant le crâne

-Arrête de répondre toujours par la violence à chaque fois que je dis quelque chose qui te déplais, espèce de grosse brute primitive !

-Continue comme ça et tu n'auras plus de dents pour articuler tes insultes !

-Tssk, si tu crois que tu me fais peur, comme dirait l'autre, répliquai-je fièrement

-L'autre a un nom, et il aimerait bien que vous arrêtiez de vous disputer dans son dos ! s'énerva Andy

-Roh, c'est bon hein ! On se distrait, c'est tout, pas vrai mon pote Jackie ? lui demandai-je en lui donnant une bonne bourrade bien virile de potos vieux comme le monde

-Halte là ! Pas de familiarité avec moi ma petite, on a pas gardé les cochons ensemble. répliqua ce dernier en me donnant une pichenette derrière le crâne

-Mais-euuuuh ! Méchant ! Puisque c'est comme ça, je ne te parle plus.

-Pas de problème, ça me fera des vacances, et de toute façon, comme tu le dis si bien, ma façon de communiquer à moi c'est de taper, vu qu'apparemment je suis juste une brute épaisse, alors établissons un code, comme ça plus besoin de parler pour se comprendre. Quand je te tape sur la tête avec mon bâton, ça veut dire « bonjour », quand je t'assomme à coup de boule neige, ça voudras dire « comment ça va », et quand tu glisseras sur mes flaques de verglas, ça signifieras « coiffe-toi, t'es moche ». Bon, ça, c'est pour les bases, passons aux choses un peu plus élaborées…

-JE VAIS T'ATOMISER ! lui hurlai-je dessus

-Ça se traduit comment dans notre langage codé ?

-QUE JE VAIS T'ATOMISER !

-Ok, merci, je prends note.

-Prends-moi plutôt au sérieux, parce que je rigole pas !

-Alors, « prendre au sérieux », ça veut effectivement dire qu'on ne « rigole pas », tu dois avoir des super notes à l'école vu l'état de ton ciboulot.

-… Je le hais, mais je le hais ! marmonnai-je en me massant les tempes

-Merci, je te hais aussi. répliqua-t-il en riant tout en me tapotant le dos comme pour me soutenir

-Vous m'avez entendu quand je vous ai demandé de vous calmer ? soupira mon petit cousin (c'est pas possible d'avoir sept piges et d'être aussi sérieux quoi). J'ai l'impression d'être une baby sitter qui se coltine deux enfants terribles, ajouta-t-il d'un air navré en observant sa sœur du coin de l'œil

-On n'est pas des enfants ! Enfin…. Lui peut-être, mais pas moi !

-Et en ce qui me concerne je ne suis pas si terrible, puisque d'après mademoiselle on peut facilement me qualifier de « beau mec », fit Jack en se frottant les ongles de sa main gauche contre son sweat en me lançant un regard en coin

-Ah, je me demandais quand exactement est-ce que comptais me la ressortir, celle-là… soupirai-je d'un air excédé

-Elle lui parle ! Regardez, elle lui parle ! s'écria soudain Andy en pointant ma cousine du doigt

Mon cousin et moi on se pencha par dessus la barrière en fixant les lèvres de ma cousine.

-Elle lui demande, quoi à ton avis ? me demanda Andy

-Chut, je me concentre, j'essaie de lire sur ses lèvres, maugréai-je, les yeux fixés sur ces dernières

Je l'entendis lâcher un profond soupir navré avant de demander à Jack d'aller voir pour nous ce qu'ils pouvaient bien se dire, parce que d'après lui j'étais capable de m'inventer une conversation toute seule et d'y croire… Je le bombardai intérieurement avec des flèches empoisonnées à l'arsenic tandis que notre Jack national s'envolait écouter ce qui ne le regardait absolument pas.

-Concierge… grommelai-je dans ma barbe en fusillant le garçon du regard

Je ne sais pas COMMENT il m'a entendu, mais toujours est-il que vu le sourire qu'il me fit, j'allais le payer très cher… Je ne me démontais pas néanmoins et lui fit un doigt d'honneur, histoire de bien chercher les embrouilles, parce que c'est vrai quoi, je m'ennuie moi, faut me comprendre aussi ! (prière de bien noter le sarcasme)

-Ah, on va enfin savoir ce qu'ils se disent, soupira mon cousin en voyant redescendre l'ami Jackie.

-Alors, en gros, il a éternué, elle s'est empressée de lui tendre un mouchoir, et il l'a remercié.

-… Et… C'est tout ? demanda Andy d'un air désespéré

Jack hocha la tête et je roulai des yeux avec exaspération.

-C'est teeeeeellement romantique… constatai-je simplement

-Je veux changer de famille, renchérit mon petit cousin en se plaquant une main contre le visage

-Allons, ne désespérez pas comme ça, ça va sûrement s'arranger. Je peux faire bouger la nacelle de manière à ce qu'il lui tombe dessus si vous voulez, suggéra Jack

-NON MERCI, CA IRA COMME CA ! m'écriai-je en même temps qu'Andy

-Calmez-vous, je n'ai pas dit que j'allais les balancer par-dessus bord.

-J'aime autant ne pas prendre le risque. Avec toi dans les parages, la prudence devient notre meilleure alliée, l'informai-je

Il m'asséna un nouveau coup de bâton sur la tête, ce qui me fit grimacer de douleur et rouler des yeux mon petit cousin.

-Vous ne pouvez pas arrêter de vous chercher des noises cinq minutes ? s'enquit ce dernier

-C'est lui qu'à commencé !

-Non, c'est toi !

-C'est toi !

-Toi !

-Toi !

-Toi !

-TOIIIIIIII !

-Toi !

-Stop ! cria Andy avec exaspération en agitant ses bras dans tous les sens pour attirer notre attention

-Ouuuh, mais que t'es mignon toi, quand tu te fâche tout rouge ! Il FAUT que je te fasse un câlin ! déclarai-je en me penchant vers lui du haut de mes 1mètre53

-Non, il ne FAUT pas, tu VEUX le faire, mais tu ne DOIS pas le faire, y'a une nuance, remarqua Jack, en homme avisé, tandis que je le fusillais du regard

-Ne te fais pas passer pour plus érudit que tu ne l'es, toi !

Il faillit s'étouffer avec sa salive :

-Tu insinue quoi, là ? Que je suis idiot ?

-Naaaaaan. Je le clame haut et fort. Y'a une nuance, lui rétorquai-je dans un grand sourire

Il était sur le point de répliquer (ou de m'assommer, qui sait, ce type est siiiiiii varié après tout…) quand la voix de ma cousine nous interrompit.

-Qu'est-ce que vous faites là vous ? Enfin bref, on s'en tape, vous avez vu ça ?! J'ai fais un tour de grande roue avec Oweeeeeeeeen ! s'extasia-t-elle en gesticulant comme une anguille

-Pire qu'une fangirl… observai-je simplement

-Oui, on a vu. On a tous vu. C'était parfaitement navrant d'ailleurs. lui dit Andy d'un ton tranquille avant de prendre sa main, puis la mienne, et de nous entraîner vers le reste de la famille. Allez, on y va, vous avez assez flirter comme ça pour aujourd'hui.

-FLIRTER ?! m'étranglai-je en même temps que ma cousine

On le fusilla toutes deux du regard alors qu'il nous tirait vers oncle Carter et tante Leslie (et OH, mon Zackie tout choubidou s'est endormi dans les bras de sa maman ! Ouuuuh, il est vraiment TROP ce gosse). Dans notre dos, j'entendis Jack qui se tordait apparemment de rire.

-Je ne vois vraiment pas ce que ça a de drôle… ruminai-je en me laissant traîner par mon petit cousin de sept ans

-Owen me manque déjà… soupira Jo de son côté

On lui lança tous les deux un regard morne. Elle me blase cette fille…