Chapitre 3: Le prisonier

- Waouh, fis-je intérieurement, ce que les jumeaux ne s'imaginaient pas contrairement à mon ami proche qui lui s'en doutait, c'est que mon cœur faisait un véritable carnaval dans ma poitrine, j'étais aux anges, Aro Volturi avait entendu parler de moi, et bien plus il voulait me rencontrer. Je fis semblant de rester de marbre à cette nouvelle bien que mon cœur c'était emballé, d'ailleurs Alec avait dû remarquer le changement vu qu'il pencha sa tête sur le côté et fronça les sourcils, intéressé par ce que mon cœur faisait. Je me concentrai donc sans rien montrer afin de calmer la pauvre chose dans ma poitrine. Je pris donc la parole d'une voix assurée et ferme, avec le sourire :

- À dire vrai, quand Éric m'a dit que c'était vous qui veniez, j'ai eu une petite idée : j'aurai eu besoin de vos services afin de faire parler un mécréant.

À la fin de ma phrase mon regard et mon sourire se fit plus sadique, ce qui apparemment faisait plaisir aux jumeaux vu qu'ils faisaient la même tête.

- Qui ? me firent en cœur Jane et Éric, bien que la voix de mon ami fût fluette et suspicieuse par rapport à celle de Jane qui n'avait pas changé son ton dur.

Je pensais d'ailleurs qu'elle parle tout le temps ainsi. Ce qui était marrant, c'était que nous parlions pareil bien que moi ça l'était surtout en mission et sa faisait bizarre d'entendre une voix comme la mienne, mais au moins je savais ce que ressentait mes victimes, le respect et aussi, surement la peur. Je repris en me tournant vers Éric :

- Luncher.

Je me tournai donc vers les jumeaux mais surtout vers Jane afin de l'informer :

- C'est un vampire qui a conspiré avec Vladimir et Stefan, les roumains. Quand je l'ai attrapé il a essayé de fuir, avec un enfant de la lune. Le loup est mort je te rassure, mais lui, je l'ai enfermé, je voulais savoir ce que les roumains mijotaient mais il garde constamment le silence, et quand je parle des Volturi il me sourit pour me dire qu'une pauvre humaine comme moi n'osera jamais aller voir les Volturi donc je voulais en profiter.

- Bonne idée, mais pas trop quand même, je connais ta façon de faire, mais je pense que les jumeaux Volturi n'auront pas besoin d'utiliser leurs dons, seul les voir suffira, essaye de jouer avec sa peur, je ne veux pas entendre ses cris. OK ? me fit Éric avec plus d'assurance que tout à l'heure.

Je le regardai d'un sourire en coin l'air de dire "tu as bien appris, certes, mais pas assez pour me donner ce genre d'ordre, ta voix n'est toujours pas la bonne" Il sembla comprendre le message puis Jane parla à son tour :

- Bien mais alors rapidement.

-Ok, lui fis-je du même ton.

Je les menai donc au sous-sol où nous descendîmes des escaliers. Nous traversâmes un grand couloir, à nouveau des escaliers. Je vis Alec relever un sourcil, il y avait des escaliers à droite, à gauche, au plafond, en dessous puis encore au dessus, je lui expliquai donc :

- Il y a beaucoup d'escaliers afin de perdre un visiteur inattendu, ou encore récupérer un prisonnier échappé. Certains mènent aux chambres, d'autres dehors, d'autres encore à nouveau en prison, d'autres sur de fausses portes, et certaines chez moi. Dis-je en rigolant, au moins je les attrape vite, je riais cette fois en disant cela, nous sommes bientôt arrivés.

J'ouvris une porte, puis une deuxième, puis dix autres et Alec me fit :

- Pour les décourager et les confondre mentalement, je présume ?

- Exact. Quand on les amène ils ont un bandeau sur les yeux, répondis-je. J'aime bien jouer à la manipulation avec eux, certains murs se ressemblent comme deux gouttes d'eau. C'est simple, si je n'avais pas construis moi-même cet endroit avec Henri je me perdrais à chaque fois.

- Henri ? Fis Jane

- Notre ancien chef, qui a succombé à une maladie, contaminé par un vampire.

- Oudrie ? Fis Alec.

- Oui, lui répondis-je.

- Il a disparu depuis 5ans, me rétorqua Jane.

- Non il est mort de ma main, lui dis-je.

- Humm … me répondit simplement Jane.

- Au moins maintenant nous savons où il se trouve. Tu aurais pu nous avertir avec tes fameuses lettres anonymes, me reprocha Alec.

- À l'époque je n'osais pas en envoyer, c'est uniquement 1 an après la mort de … je fis une pause une boule dans la gorge.

- De ? demanda Alec.

- De Tia, John et Jet. Ils étaient mes sous-fifres. Comme Éric d'ailleurs. Au fait, comment savez-vous que c'est moi les lettres ? À ton odeur. Démétri t'avait repéré il y a quatre ans déjà. Près d'une poste, il y avait le marché ce jour là. C'est depuis ce jour que nous savons, et que nous avons suivit vos agissements mais notre maitre Aro t-en dira plus lui-même.

Ainsi, cela faisait déjà quatre ans qu'ils savaient pour nous. Je m'en doutais, je savais bien que j'en avait vue un, le jour où j'ai posté cette lettre.

Nous étions arrivés. J'entrai avec les jumeaux, un silence de mort présent dans cette prison. Surement parce que l'on enferme les morts eux-mêmes qui sait ? Je vis le garde et lui ordonnai d'ouvrir.

Ce qu'il fit de suite. Je regardai Luncher qui se tourne lentement vers nous puis vit les deux Volturi. Il les regarda effaré de leur présence et surement effrayé.